combien de temps, je m’accorde pour écrire ici? le matin? le soir? (puisque je n’ai pas-tout mon temps)
histoire de temps (I)
puisque nous partons en voyage
se faire honte
jarrivenchantéelaveillej’ai luterminédanslavoiture la note de miller sur la honte (je ne dis pas que ce n’est pas pénible d’écrire tout ça, ça l’est) à l’analyste mardi je dis : « le problème, ça a toujours été de signer. comme si...» là, j’hésite presque longuement. je crois que je lui ai dit « ...comme si rien n’était à la hauteur, ne pourrait être à la hauteur de ce nom». surprise, pas convaincue, j’ajoute que non, ce n’est pas ça. je parle de la note de miller, sur la honte. je n’en dis pas vraiment grand chose. mais ça me mène tout de même à dire que je crois que maintenant je pourrais signer de mon nom.…
[ le surmoi
(le surmoi, la parole même)
[ comme si ]
( au rythme de la parole, une parole qui n’aurait de cesse, la voix en moins )
pour tout vous dire
j’en ai assez je veux d’ire dire d’ici ce lieu cet endroit dont l’habillage ne me convient pas avec l’habillage duquel je n’arrive pas à me mettre d’accord pour tout ça a toujours été comme ça pour tout dire - toujours c’est comme de passerdesheuresdevant son miroir à essayer mille vêtements parures avec ou sans maquillage et puis les cheveux est-ce que ça ne serait pas mieux et comme ça n’est jamais ça ça n’est jamais la bonne image se retrouver après minuit cendrillon jamais partie au bal nue nue nue sur le lit et dégoûtée (machines célibataires) (résister à ça : à se/ce voir image impossible, comment? ici, je parle pour moi veronic, image…
pour . encore
les yeux éblouis la terre dorée l’ombre je veux le regard nourrir puis aller vers toi (la douleur, presque.) re ce voir (douleur DOUJE viens) ensuite aller vers l’oubli
dimanche après-midi
Hier, milieu de journée, couchée dans canapé. Je lis le journal, les articles sur lesquels on a attiré mon attention. Je suis fascinée par le papier. Par la mise en page, les colonnes. L’encre. Exaltée. Ce que je lis ne m’a pas l’air neuf. Mais une photo m’émeut plus que de raison. Il devait s’agir du soulagement de me trouver enfin loin d’un écran. Du soulagement, de l’avidité aussi : je n’étais pas sans me demander comment transposer ici cette matière ce papier ce noir ces colonnes. Cette matité. (A tout le moins si ça pouvait servir à ça : faire que le monde devienne merveille du moment où je lève les yeux d’ici.)
histoire de temps (II) (d’intention dé claration)
bonjour, bien le bonjour, en ce qui me concerne je m’arrange pour ne plus_passer_tout_mon_temps,_ici. ( facilement, je pourrais, je me suis, laissé prendre - toute. ) (or c’est mauvais, pour moi, "toujours trop une à une seule chose". ( " un clou chasse l’autre ?") . ne plus me fondre dans cet écran) . ( j’opte pour l’inconstante présence, les absences discontinues la dé mult-ti pli ca tion ( et donc, je cherche/trouve du boulot. un truc qui combine mon amour du rien ma décision de n’y pas complètement céder - mon amour de la psycha-nalyse . je dé-cède à la seule cause perdue (ô mère) je prends ma part de la charge de nos (ô combien modestes) besoins (gros…
de la semaine
bilan de la semaine du point de vue de ce que j’ai publié ici, je n’ai rien fait que de m’y plaindre, du temps, ce temps en trop qu’il se trouve que ça me prend . j’ai trouvé du travail . j’ai négligé d’emmener j. chez le pédiatre . j’a i rajouté qq vieux textes (juste vieux du mois de juin de cette année + 1 extrait d’1 texte datant de 2002, avant que je n’arrive à paris, le rêve du portable qui devient aussi lisse, fermé sur lui-même qu’une pierre) . de substantiel : rien. hier soir je me relis, à propos de ce qui ne cesse pas de s’écrire – la chose s’est…
f o i r a d e
- insomnie , o b s e s s i o n a l i s a t i o n . hier soir documentaire jean rouch, griaule; 1 phrase dans 1 article sur la boulimie et l’absence de signe du manque dans l’Autre, puis 1 autre "... à nourrir le symptôme, le réel, de sens, on ne fait que lui donner continuité de subsitance"; 1 histoire triste "mon grand appartement", oster christian . dans le noir la nuit, je tente en silence d’aller vers toi . -
Christian Oster, Le grand appartement (Quand aimer s’écrit ne pas aimer)
oster. son grand appartement. ce qui m’y plaît d’abord. la façon qu’a son personnage, gavarine, luc, de se moquer de lui-même, d’aller jusqu’au bout de l’absurde (sa serviette, qu’il perd au début du livre, dont il explique comment nulle part il n’irait sans elle, contenant seulement ses clés, pour le reste : vide). je m’interroge hier soir sur ça, comment les pratiquants de l’auto-dérision me touchent, comment ils peuvent me surprendre, et chez moi provoquer le rire. je pense à a. w., que je trouvais si drôle, qui a compté tellement pour moi, et qui ne riait que d’elle-même. je me trouve une sorte de cruauté, à aimer ça. c’est comme si, se moquant ainsi…
en garde (I)
La femme qui écrit les mots sur cette page s’est vue prise en défaut. Quelque chose, une petite chose, une chose importante, malgré sa vigilance, son application, le quadrillage qu’elle tente d’opérer des heures de sa vie, lui a échappé, s’est vu happé par l’oubli. Elle a raté un rendez-vous. Cela l’a mise dans une colère noire.
en garde (II)
This place is just a place where words are written, images shown. These sometimes being read, sometimes being watched.