mercredi 25 avril 2007 · 15h29

mercredi 25 avril suite

j’ai fait des milliards de trucs. maintenant, il faut absolument que je travaille. ai-je envie de mettre les virgules au bon endroit? en fait, oui. les maujuscules, non, trop lent. mais les virgules. les virugles, c’est où je veux. pas la grammaire. enfin, cesser d’y penser, sinon, ça ne sera plus du tout naturel. je doist ravailler. travailler. jules dort, ça tombe bien, il a fait très chaud, ça s’améliore, là, on dirait. bises, bises.

j’ai fait des milliards de trucs. je pense que cette fois, je resterai contente du rouge à lèvres que j’ai acheté, de sa couleur. je vais me faire un café. c’est très agréable d’entendre les bruits du dehors, quand ce bruit n’est pas celui de machines électriques. oiseaux. cris d’enfants. voix de femme. voix d’homme. bruits de vaisselle (le resto en bas). je dois travailler. je vais me faire un café. [...]  Lire la suite >

vendredi 27 avril 2007 · 09h14

vendredi 27

épuisée hier, douleur dans les jambes et les bras et le haut du dos, par course vers l’anpe pour arriver à temps + poussette (35 min. à l’aller, une heure au retour)

école des enfants: sympa, très. jules beaucoup amusé, nous aussi. barbecue hier où nous étions invités pour faire connaissance. seul hic: c’est loin, injoignable en transport en commun, sinon à prendre 3 bus. possibilité d’y aller à vélo, traverser le bois de vincennes, ce qui en fait est un grand bien – mais fatiguant, difficile.

dimanche 29 avril 2007 · 11h50

dimanche 29 avril

moins chaud, courbaturée toujours, 200 grammes de perdu, ah, et ne prends plus de solian (censé me faire grossir, gonfler mes seins et avoir provoqué l’arrêt de mes règles). vu hier le dernier film de oliveira, sommes ensuite allés boire un verre, fort agréable en terrasse, où nous avons vraiment bu et beaucoup parlé.

je ne sais pas comment je vais me conditionner pour arriver à écrire autour de la dernière séance.

dimanche 29 avril 2007 · 20h43

Avril, 28 ou 29, dimanche, 16h28, 2007

Je voudrais arriver à écrire à propos de la dernière séance, de jeudi, mais je ne me souviens de rien. J’écris au porte-mine, dans un carnet de dessin, c’est plaisant. Je suis couchée sur le lit, la fenêtre de la chambre est ouverte. On attend l’orage. Malgré le bruit qui persiste, j’aime le calme des dimanches. Jules m’embête, il n’a pas voulu faire sa sieste, il est joliment habillé, d’un short vert et d’un petit sweat rayé, dans les verts également. Il s’est installé sur mon dos. Frédéric, lui, est dans la salle, lit ; cela ne lui arrive pas souvent. Il faudra que je lui demande ce qu’il lit. Ca sent le dimanche à plein nez. Avec cette chance que demain ce soit congé. Congé ? Vraiment ? Frédéric prend-il congé ? Fait-il le pont – c’est le premier mardi – Fête des travailleurs. Mamyline probablement nous enverra du muguet. J’ai aujourd’hui planté des fleurs dans la jardinière de la fenêtre de la chambre et réparé une porte d’armoire cassée dans la cuisine. Dimanche, encore, dimanche toujours. Je crois que par la fenêtre derrière moi, Jules regarde dehors des enfants rouler à vélo. Retour à séance ? Ou l’oubli vaut-il mieux ? (Jamais, je n’aurai le courage de recopier tout ceci dans le blog ; je trouve mon écriture vieillotte). [...]  Lire la suite >

lundi 7 mai 2007 · 11h08

premier samedi 2007, 13h02

Mauvaise nuit que cette nuit où un souvenir est redevenu mauvais. Comme la semaine dernière, je m’attelle maitenant à écrire la dernière séance et ses suites. Je n’en ai pas envie ou ça me fait plutôt peur, mon esprit est vide, en fait je redoute de ne pas y arriver. Essayer de le faire sans y penser. Plonger, ou plutôt descendre les marches qui pénètrent la piscine. Tant que je ne le fais pas, je crains de restée hébétée, hébétée et tentée de garder les yeux clos. Trêve de précautions oratoires, ouvrons l’œil, allons-y. J’ai abandonné Fred à Jules (le pauvre. Le stylobille roule sur le carnet). [...]  Lire la suite >

lundi 7 mai 2007 · 11h38

week end

très affaiblie par ces souvenirs.

et toujours cette grande fatigue, incroyable.

ça s’est très mal passé, samedi, quand frédéric est rentré dans la chambre pendant que j’écrivais – ce que je viens de retaper ici -, rentré avec jules, disant que jules devait être rassuré, voir sa mère, qu’il fallait lui expliquer (ce que j’avais fait). Je me suis levée, alors. j’ai donné à manger à jules. puis, je n’ai plus voulu écrire. sous prétexte qu’on m’en empêchait. malheureusement, je me suis fâchée, très fort, et devant jules, j’ai accusé frédéric de toutes sorttes de choses. il a fallu que je dorme pour me récupérer. ensuite, nous avons été faire des coursses. le soir, de peur de ne pas m’endormir, de recommencer à penser à ce souvenir mauvais, j’ai pris un somnifère. hier, nous avons été voir une expo. sarkozy a été élu.  [...]  Lire la suite >

lundi 7 mai 2007 · 13h33

muji (lendemain de week end)

je sais comment m’habiller, je ne pourrais pas me mettre au boulot, c’est mal, c’est mal, c’est mal, j’ai besoin de douceur, de me traiter doucement, pourquoi est-ce que je ne travaillerais pas, peut-être parce que jules est là, que c’est difficile de travailler en sa présence, peut-être parce que je ne me remets pas d’avoir crié devant lui samedi, que j’ai peur qu’il ait attrapé peur de moi, qu’il faut retrouver une confiance, complicité, lui donner du bon, j’ai décidé d’aller chez muji, m’acheter des cahiers, jules aime le métro, nous irons en métro, voilà, voilà, voilà, il ne me reste plus qu’à m’habiller, je sais comment m’habiller, je sais comment m’habiller, ensuite, il faudra que j’habille jules, puis, nous partons. [...]  Lire la suite >

samedi 12 mai 2007 · 20h44

enfermée dans la chambre (venue aux faits)

samedi 12 mai 12:57

rêve de cette nuit. ma mère à la clinique. on découvre qu’elle est très malade. qu’elle a un cancer, je ne sais plus de quoi, des poumons peut-être, enfin, ça reste vague. on lui dit qu’elle doit se reposer. on lui dit qu’elle doit se faire aider. je suis là, on me fait comprendre que je dois l’aider, absolument. je vais de mon côté à un hôpital. je suis malade aussi. on me met des pansements. beaucoup. je vais voir ma mère, je lui dis que je suis très malade. moi aussi, très malade. je lui dis « mais tu sais, c’est vrai, je suis très malade. » elle n’a pas l’air de me prendre au sérieux. nous sommes à l’hôpital. je crois qu’elle est en soins intensifs. on la traite comme si elle était très malade. qu’elle pourrait mourir. je me retrouve à l’école des dames de marie, où j’ai fait mes humanités. je crois que je suis sur une sorte de chaise roulante. j’explique que je suis très malade, je découvre mes plaies. ma chair est à vif. [...]  Lire la suite >

mardi 22 mai 2007 · 17h01

le lendemain, dimanche, 14 :18, sur le lit. fenêtre ouverte, vent dans les arbres, ravie.

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revenir sur ce que j’ai écrit hier, à propos des 2 rêves : c’est non, c’est non, c’est idiot, ça n’est pas ça, faut laisser tomber, ces interprétation bidons.

x2, double, reflet, paire
ma mère et moi, 2 maladies, 2 maladies mortelles, 2 mères, 2 frères, 2 amies, 2 amis, grand appartement, 2 blondes, jumelles, reflet,

les contraires
ancien/moderne, 1 brun/1blond

les méchants, les gentils = l’explication du monde
méchants/méchante, faire travailler/travailler

les mères et leur maladies de mère, qui sont en réalité, 1 maladie de femme, 1 maladie mortelle. 1 maladie de jouissance – cancer / brûlée vive. [...]  Lire la suite >

dimanche 27 mai 2007 · 13h42

quand l’histoire, la scène, devient un rêve (et retour sur la paire)

Deux séances non racontées.

Une Anna est venue loger ici
– amie de F.

Il y a deux séances donc
– y suis allée avec des pieds de plomb – rien, me semblait-il, à dire. Fatiguée de ce que j’avais commencé à développer ici autour des rêves et de la scène (l’histoire) (des 2 hommes). En séance, lapsus: au lieu d’en parler d’« histoire », je parle de « rêve ». Il, l’analyste, tape du pied. Me dit quelque chose, quoi, je ne sais plus. Puis me parle du fait que c’est quand on ne sait plus quoi dire que ça commence, l’analyse, la psychanalyse. C’était lors donc de l’avant-dernière séance. Et c’est depuis que je n’écris plus ici, à propos des séances. Cours de Miller aussi, troublant. J’ai fait aussi beaucoup de rêves dont je ne me souvenais plus. Dans l’un, je ne retrouvais d’une paire qu’une seule chaussure. Dans un autre, apparaissait à un moment donné, en bas à gauche dans l’image du rêve, un sceau. J’ai retrouvé le mot hier, après l’avoir cherché. Un sceau en cire, de forme ronde et dont le motif était effrayant, m’a réveillée.

Cours de Miller sur le tout dernier enseignement de Lacan (TDE)
, remise à plat, en cause par Lacan lui-même, à la fin de sa vie, de toute son œuvre :
– le sujet supposé savoir
– l’inconscient structuré comme un langage
– la définition du sujet
– la primauté du signifiant sur les registres de l’imaginaire et du réel.
Et son idée d’approcher le réel via l’imaginaire. Ça, c’est pour moi, ce qu’il y a de plus mystérieux. [...]  Lire la suite >

jeudi 7 juin 2007 · 16h37

(l’art ) et le temps

Anyone can write a sentence on a sheet of paper. Everybody can do it! And why don’t they? Because they don’t find it relevant to spend ten or fifteen minutes every day with this kind of practice. OK, it helps that I’m an artist, while they do other things; but I want to believe that it’s the only thing that makes a difference, just because I decided to spend these fifteen minutes. It’s only about that, because I take the time to do it.

« So every morning, every single day, I would wake up and write, or better, trace the same sentence on the exact spot where I had done it on the precedent day. At the end of the six months, whatever would be, would be. It wouldn’t matter, I would frame the two sheets of paper and this would be the work. It’s a diptych that should ideally be shown not on a single wall, but on two separate adjacent walls of a corridor that is not too wide. » [...]  Lire la suite >

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