15 novembre 2013

Les points sur le U

Je m’étais couchée raisonnablement tôt, après une journée particulièrement banale –  j’avais dû regarder quelques épisodes de série ( la finale d’Enlightened), je n’avais pas eu envie de lire, cela je m’en souviens, et je m’apprêtais à m’endormir dans un sentiment inhabituel de satisfaction. Soudain, couchée sur le côté – c’est autre chose. Une sensation dont j’aurais probablement tout oublié si je n’avais rapidement jeté ces quelques notes le lendemain matin– des mots que la nuit-même je m’étais répétés, anxieuse de les retenir, même si je les notai ensuite un peu à contrecœur, consciente encore de tout ce qui s’y perdait  :

« Nuit
Corps sous couette, souffrance vide
corps & mots
Certain souvenir
Des mots
S’en viennent, s’en vont

— L’idée d’un livre, l’intituler « Trauma » et qu’il n’y soit jamais raconté. –

Trauma. Tréma. Umlaut.1
Trauma. Tréma. Umlaut.
Ces points sur le u que je restituai à mon nom au sortir de l’analyse.
Müller, l’ü en double i. »

Il y avait eu les Journées d’étude de l’ECF2 sur le trauma.  Je n’y étais pas allée mais j’en avais lu de nombreux textes préparatoires sur un blog publié par les directrices de ces Journées3. Je m’étais alors dit que je n’avais aucun souvenir de trauma, que je n’avais rien repéré comme tel au cours de mon analyse. Je ne manque pas bien sûr de mauvais souvenirs,  et c’est d’ailleurs l’un d’entre-eux qui m’était revenu cette nuit-là,  ses mots. Mais je ne leur ai jamais accordé de « valeur » traumatique. Ce sont de mauvais souvenirs. Point. Ils ne me semblent pas rattachés à grand chose de ce que je suis devenue — j’irais jusqu’à dire qu’ils ne me paraissent pas faire partie de mon histoire ( ou alors aux endroits qui s’arrêtent sur un gouffre, dont les chemins ne sont plus repris,  bords oubliés d’un monde sinon rond). A moins qu’ils n’appartiennent à l’histoire honteuse  ( ne pas raconter non pas à cause de l’indicible mais à cause de la honte). J’ai cherché à les oublier, cela oui, et ce n’est pas eux que j’ai oubliés, mais la souffrance qui se liait à eux. Ils sont vidés. Autant que l’était mon corps cette nuit-là. Lourd, recourbé en virgule sur rien, seul. Absolument, fondamentalement. Devenu seul et les mots, vides, sont juste là – satellites, mouches.  le corps est la souffrance et la souffrance est vide. C’est une impression unique qui vient ( subrepticement) en suite de ce travail de l’École de la Cause freudienne sur le traumatisme. En réponse inattendue.

Il n’y a pas, il n’existe pas, me dis-je, d’interprétation de ces mauvais souvenirs, de possibilité d’interprétation.  Je ne sais pas ce qu’ils m’ont fait. De son côté, mon corps, lui, a-t-il pu « arrêter une interprétation » ? Qu’il ait noué des liens spéciaux à certains mots de ces souvenirs, certains signifiants, sans m’inclure dans la partie, est possible. C’est bien ce que donne à penser ma transcription de cette nuit-là. La juxtaposition des mots et le corps, le vide de leur relation, la souffrance de ce lien en souffrance. Les mots étant la souffrance même, du corps seul, vides de sens,  en un endroit d’étrangeté.

C’était comme ça. Comme je le dis, là.

Il y aura eu une façon d’interprétation de mon corps, de la part de mon corps, de mon corps en cet endroit inédit de solitude ; mais rien qui aie pu, aurait dû être interprété par moi et rejoué dans un scénario fantasmatique quelconque, destiné à être répété. Plutôt s’agirait-il d’une inscription.

ü

De pür douleur, dont l’un des noms s’est donné, aperçu alors, dans l’Umlaut de mon nom, le tréma, les points sur le « u »…

Oui, c’est drôle, tout d’un coup j’ai vu ça, que dans tréma, il y avait trauma.

Au départ, il y avait un tréma sur le u de mon nom et sur celui des autres membres de ma famille. Or ce tréma, au gré des passages par les guichets de l’administration belge, s’est vu disparaître. Moi-même, ni d’ailleurs mes parents, je ne l’apposais pas à mon nom, puisque ce n’était pas français. C’était un petit en-trop.  Mais quand mon analyse s’est interrompue, brusquement interrompue et que je suis venue m’installer à Paris, j’ai voulu restituer ce tréma à mon nom, et je l’ai, à partir de là, retracé sur le « u ».  J’ai fait cela sans réfléchir,  je l’ai fait et je m’y suis tenue. Me séparant d’ailleurs sur ce point et avec plaisir du reste de ma famille, qui continue d’écrire ce nom sans ses points dus.

… que « le désir de l’analyste n’est pas un désir pur » et que « c’est un désir d’obtenir la différence absolue ». Il précise alors que la différence dont il s’agit est celle qui « intervient» quand le sujet, « confronté au signifiant primordial», « vient», pour la première fois, « en position de s’y assujettir». –Pierre Naveau, Désir de l’analyste

Donc, la proximité inhabituelle où j’étais de mon corps, d’une certaine vie de mon corps, non liée à ma conscience, mais à des signifiants vides de sens, sans pathos, me permettait de relever dans  le tréma de mon nom sa résonance avec le terme trauma ; pointait ce  « u», ce  « u » aussi de l’avoir « eu »,  du corps « eu ».  J’assistais à sa solitude, elle d’ordinaire inaperçue, et percevais les mots qui la hantent. Et même si mon corps est aujourd’hui couvert de mille petits points (mini tumeurs bénignes qu’une dermatologue patiente et blonde m’enlève à l’électricité depuis peu), en devint-il, au moment de ces événements, de cet éventuel trauma, pour autant plus sexuellement malade qu’il ne l’était déjà ? N’étais-je pas sans savoir déjà ce qu’il y avait à (ne pas) savoir du sexuel ? Non, non non, non.  Dénégation, pourquoi niai-je mon ignorance d’alors ?  Mais ce que je savais surtout ne pas savoir, qui couvrait tout le reste,  c’était la possible méchanceté des hommes. Ce que je ne savais pas. C’est. Je ne savais pas qu’il pouvait m’arriver des malheurs. Je me croyais protégée. De Dieu. Je pensais que mon innocence me protégeait. Je ne perdais pas mon innocence, mais elle rencontrait dans le monde des réponses auxquelles elle ne s’attendait pas. Et ces mauvaises réponses étaient sexuelles. Et ces mauvaises réponses furent recouvertes par la méchanceté – qu’il était à ma portée, alors, de connaître déjà. Que sus-je alors de plus? Que je n’étais pas la princesse charmante – et que me restait-il alors à être?  Que le monde résiste à la sainteté. Que le monde résiste à Dieu. Qu’un corps n’appelle pas que l’amour.  Cependant, je restai püre. Alors que le sexe se séparait de l’amour.

C’est quoi la pureté?

Dieu, le sexe, l’amour, Un.

Conviendrait-il aujourd’hui que je ramène à ces souvenirs leurs tristes affects? Même tristes, malencontreuses, horribles éventuellement, ces histoires racontées, le pathos qu’elles appellent, dont elles relèvent en surface, n’est pas ce qui compte.  C’est pourquoi je ne les ai jamais considérées comme des traumas, et que j’ai accepté que mon analyste ne les traitât pas comme tel.

 

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Cela dit. Par ailleurs. D’un point de vue strictement théorique4.

 

Comme le traumatisme n’était pas tellement en vogue avant que l’ECF ne décide de lui consacrer ses Journées, j’avais supposé – parce que je ne suis la vie de cette École qu’à une certaine distance – que cette remise à l’honneur devait faire suite au cours de Jacques-Alain Miller en 2011 sur L’être et l’Un (que j’avais très bien suivi). Où l’on apprenait que l’être était de sens = de l’infinie interprétation, du fantasme, tandis que le Un concerne ce qui n’arrive jamais qu’une fois, le traumatisme dans ce qu’il a d’inassimilable au symbolique, voué à la seule réitération de sa marque (hors sens).

L’Un est la marque de ce qui manque à la représentation, de ce qui n’appartient pas et n’est jamais destiné à appartenir au symbolique ; cet Un dans sa nudité, dans son isolement, dans sa séparation, est ce dont on peut seulement constater l’existence, sans le faire rentrer dans l’essence = le sens, les mots, la pensée ou la représentation.

Par rapport à quoi, il est intéressant de distinguer répétition et ré-itération.

Quand le sens se répète, il s’autorise toutes les variations, il surfe sur tous les glissements, toutes les déclinaisons possibles et imaginables propres au symbolique. La réitération, elle, est réitération du Un en tant que se condense en cet article indéfini le réel de ce qui a fait trauma. Cette réitération est toujours la première fois, et cette première fois sera toujours première et unique fois. Elle n’inaugure aucun temps second, au contraire, elle l’annule. Elle annule, oublie aussitôt ce qu’elle vient remplacer. Ainsi, là où la perte, l’entropie, est le propre de la répétition, la réitération en ignore tout, est reprise à l’identique, battement. De la jouissance, l’Un actualise ce qui arrive au corps et qui est perdu pour la représentation, dont rien n’est d’ailleurs su de sa façon de marquer le corps, dont on ne peut que constater l’existence, « l’il y a ». Il y a de l’Un, « Yad’lun » – ainsi que le transcrira Miller en 2011.

Le sens seul varie. La marque, le Un est toujours d’origine. Unique.

C’est cet Un, cet irréductible qui se rencontre en fin d’analyse, avec quoi l’on reste ( à moins que ce ne soit plutôt après l’analyse, après la passe) qui rend nécessaire l’invention d’un nouveau mode de cure, de « post cure », « post passe »,  de cure  pour l’ «outrepasse » ainsi qu’elle fut nommée par Jacques-Alain Miller. Cure de l’au-delà du fantasme qui bâtisse au départ de cet Un, cet Un qui rend compte de l’irruption dans la vie d’un sujet d’un réel, la jouissance, que son corps encaisse, dont son corps garde seul le témoignage. L’outrepasse cherche à bâtir au départ de cette percussion originaire, traumatique, l’espace qui la répercute (outre-corps, au-delà du corps, dans le monde).

Solitude alors du sujet avec le reste du trauma dont la blessure reste actuelle, dans un vivre avec qui ne supporte et ne se supporte d’aucune théorie préétablie, mais d’une théorie toujours à réinventer et toujours déjà obsolète, qui ne se soutient que de l’incomplétude et d’une décision à reprendre, indéfiniment.

D’une décision en raison de ce que l’ objet réel en jeu fonctionne au delà des significations, au delà du dialectisable, au delà des valeurs, dans une zone de la pulsion où la valeur est indifférenciée fondamentalement, multiple donc, et ne s’arrête que d’une décision du sujet, décision prise sur le doute – qui ne vaut que pour le moment de cette décision et de l’acte qu’elle implique. Une théorie de l’au-delà de l’analyse, de l’au-delà du Père, quantique.

 

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Cela dit. Je fis état à mon psychiatre, le Docteur G, de mes élucubrations autour du trauma : les journées d’étude où je ne m’étais pas rendue, les traumatismes que je n’avais peut-être pas subis. Avoir ou n’avoir pas été traumatisée, telle était devenue la question.  Ces événements de mon adolescence, en furent ou n’en furent-ils pas, des traumatismes?

Intéressé, le docteur G  m’interroge, je lui réponds, au passage j’écarte rapidement ( d’un petit geste de la main)  la proposition de raconter les événements suspects.  Après quoi, j’enchaîne sur ma trop grande fatigue, dont je ne peux ni ne veux plus.  Et dont je finis par dire qu’elle n’est pas si neuve que cela (cette fatigue). Où  donc, je re-bute sur « le » trauma :

– Au fond, ce n’est pas nouveau-nouveau, lui dis-je, cette fatigue. Ainsi, m’est-il arrivé, petite, adolescente, de dormir une semaine entière… ( Un temps d’hésitation.) Pour oublier…
– Oui, oublier, certainement.

Il est assis en face de moi, dans son fauteuil, dans son costumé foncé, les jambes croisées que terminent ses souliers noirs. Son grand visage clair, sa voix familière.
– Oublier, reprends-je, oui.
– Il s’agissait certainement d’un traumatisme, vous pensez bien, pour avoir dormi une semaine entière !

Là-dessus les jambes probablement se décroisent-elles. Je m’étonne, un peu; j’opine, du chef.
– Oui, vous pensez? Oui?
– Mais bien sûr, etc.

Or sûr n’était-ce pas du tout pour celui qui en entendit le récit pour la première fois. Je parle ici de celui qui me servit d’analyste pendant une petite quinzaine d’années, il y a une autre petite dizaine d’années. Si je lui racontai autrefois quelque chose des dits événements, il ne m’aura pas semblé qu’il s’y soit arrêté, qu’il s’y soit d’une quelconque façon appesanti. Je ne sais pourquoi. C’était le tout début de mon analyse. J’arrive, je suis couchée, j’ai lu Freud, un peu, Lacan, un peu, je raconte ce dont je crois que c’est ce qui se raconte en analyse, l’attendu, le possible trauma.

En retour c’est « le silence de l’analyste ». J’accepte. Je prends. On n’est pas sans s’étonner, on accepte =  on interprète. Ne disant rien, dit-il : Ce n’est pas ça, sers-moi autre chose, ne va pas croire (que tu racontes ici la chose… adéquate). Ou :  Non, ne va pas (si facilement) t’identifier, ne va pas t’arrêter. A ces petites choses, tu n’as encore rien vu, les grandes sont devant nous, je ne demande qu’à, moi. On a confiance en l’analyste. Et on se méfie de soi aux endroits où il vous est arrivé quelque chose, on se méfie du drame. On se méfie, je parle de moi, de la jouissance qu’il y aurait à avoir une histoire à raconter. On se méfie de la jouissance qu’il y aurait à rentrer dans l’histoire.  Il ne dit rien parce qu’il ne veut pas m’influencer.  Oui, je le sais. D’ailleurs, peut-être en aura-t-il  dit, des choses, l’une ou l’autre, et que je ne m’en souvienne plus, simplement.  Comment on passe d’une chose à l’autre, en analyse, c’est comme un fleuve, qui ne s’arrête pas. Il regarde passer le fleuve.

F, à qui je racontais récemment certains de ces événements qui me re-visitent ces temps-ci, et qui l’ont toujours fait dans les moments les plus intimes de notre relation, F en pleurait et me disait qu’il savait, que je lui avais déjà raconté semblables choses, qu’il savait « qu’on m’avait fait du mal », et que l’analyse justement aurait dû me guérir de ça et que ça ne l’avait pas fait.

Alors, j’ai pensé que j’avais dû croire ça, aussi, que je guérirais, que j’avais dû croire en une guérison possible, que la vie pourrait me devenir… sexuellement plus facile… Et que ça aurait été une raison de reprendre une analyse. Que ça avait toujours été la raison de la prolonger, l’analyse.

Mais quelques jours plus tard, j’ai vu que la guérison de ça, précisément, était impossible. Et que jamais je ne saurais ce qui s’était passé alors à l’intérieur de moi.

Cela dit, ceci dit. D’un autre  côté, mon psychiatre, lui. Ce jour là de mon récit, de mon bout de trauma, a drastiquement augmenté mes doses d’antidépresseurs (m’en a même ajouté un deuxième et un troisième. Ça n’est pas rien).

Comme s’il avait voulu par la prescription acter qu’il y avait bien eu trauma.

[ Alors c’ est quoi,  cet événement traumatique s’il en est, qui, à un endroit donné,  est vécu exactement comme n’importe quel autre événement. Considéré comme n’importe quel autre événement. C’est l’événement à l’endroit où il est dit. L’en dire le réduit à n’importe quoi qui (en)  est dit. L’en dire le réduit. C’est le dit qui réduit. Le dit du discours rentre dans un régime d’équivalence. Une chose est dite, et que vaut qu’une chose soit dite? En soi, une chose dite ne vaut rien. Cette chose ne trouve de valeur que dans le dire, que dans l’acte de dire / encore faut-il alors que cet acte soit acté / qu’il aurait fallu acter ce que j’en disais au moment où je le disais. Me dis-je. Car sinon c’est bientôt ma vie entière, qui, par contagion, confusion, devient traumatique.)

 

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Alors voilà. Les faits. Eh bien les faits, mettons que je ne les raconte pas. Non, que ça soit impossible, non que je ne l’aie déjà fait. Non que le déroulé exact des faits ne reporte pas quelque chose de l’horribilité des faits, mais que les donner à lire me soit insupportable et que sur eux je choisisse de maintenir le voile de la pudeur. Il n’y a pas lieu de tout dire, de tout partager. Le déroulé des faits retrace l’horreur et pourtant ce n’est pas ça. Ces faits ne sont dus ni à l’écriture ni à la lecture, qu’à ma seule solitude. Là où je suis seule avec une autre écriture. Que je me démerde avec ça.  Je n’en rapporterai qu’un seul terme, rien de plus.

 

Seul ce rien de plus peut rendre compte du déroulé des faits. L’événement c’est le malheur, le rien de plus répond du malheur. De ce rien, les conséquences seront très nombreuses. De ce rien dont je ne sais s’il n’eut d’autres lieux de naissance qu’à ce  moment-là, mais qui certainement trouva alors lieu de se solidifier.

– Pourquoi trouve-t-on un paysage beau précisément quand il n’y a rien me demandait Jules, mon enfant Jules, l’autre jour que nous roulions dans la campagne du Loiret. Précisément  parce qu’il présente rien. ( Enfin, tous les lacaniens connaissent cet objet-là, le mieux dissimulé au monde.) –

Rien seul est signifiant.  De même cet autre terme venu le seconder, dans l’après-coup : ESCALIER. C’est aujourd’hui que je m’en aperçois.

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(A SUIVRE)

15 novembre 2003 / 18 avril 2014

 

 

Notes:
  1. Umlaut (Wikipedia) : En phonétique, le processus d’ Umlaut (de l’allemand um-, « autour, transformation » + Laut, «son »), ou métaphonie (terme grec de même sens ; ne pas confondre avec le paronyme métatonie) ou encore inflexion, désigne le changement de timbre d’une voyelle à la suite de l’amuïssement d’une autre voyelle dans une syllabe suivante. La voyelle altérée garde pour ainsi dire une trace de la voyelle disparue en récupérant une de ses caractéristiques. C’est un type complexe de dilation. []
  2. l’École de la Cause freudienne []
  3. Mmes Marie-Hélène Brousse et Christiane Alberti, toutes deux psychanalystes et membres de l’ECF []
  4. et donc foncièrement pratique []
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