dim 18 juillet :: une invitation facebookienne (II)

Publié le Catégorisé comme envoyé, Hélène Parker Étiqueté , ,

tours, dimanche, 9h41

cher monsieur, vous voudrez bien m’excuser j’espère pour ce que je vous écrivais hier. je sortais d’heures d’insomnies, stériles, l’angoisse s’épaississait que j’aurai tenté de dissiper en m’adressant, par écrit, à l’un ou à l’autre, c’est tombé sur vous.

pour autant que je m’en souvienne, c’est cette phrase de vous qui m’a fait réagir : qu’est-ce que vivre : participer au fait de la cité ( et non pas « simplement vivre »- Walter Benjamin).
je m’en serai sentie exclue, de par l’impossibilité où je suis de participer d’aucune façon à la vie de la Cité.

et puis… je sortais d’un mois de d’abstinence FB… et me sentais glisser à nouveau dans son étang de consommation – de jouissance – effrénée à la lecture de malheurs variés auxquels on ne peut rien mais à propos desquels on donne son avis. il y va aussi de la participation, ou du désir de participation, à un grand blabla, à la mise en place d’un discours commun qui vous fasse sentir, justement, comme partie prenante de la Cité, alors que le plus souvent il n’en n’est rien. et tandis que l’effort de participation à ce discours se fait… d’autres efforts se voient négligés qui ne relèvent que de la solitude. on se distrait. on quête un like, une approbation, une reconnaissance. alors que ce qui me pèse tellement, me handicape, c’est ce qui justement au monde n’est pas approuvé. réprouvé. non pas dans un désir de pardon, mais d’élucidation, d’apaisement. (car les voix de ce qui manque à l’entendement, sont les plus fortes et sourdes et incorruptibles).

blanche

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