mardi 22 novembre 2005 · 18h33

autour de l’écriture considérée dans son processus

à  propos de « la prééminence du processus sur le résultat » (dans le texte de jp balpe, Écriture sans manuscrit, brouillon absent)
que le processus est un procès. tant qu’il dure le procès dure. (et que là  où il y a procès, il y a juge.)

écriture-procès / et le blog / cet écran / surmoi — comme l’analyse
(en quoi aura, pour partie, consisté l’analyse pour moi : un procès)
l’Autre, juge (regard sur/moi (jouissance) de mes pensées sur/moi (jouissance) (regardez-les jouir) (c’est encore toujours l’esclave qui jouit, tant qu’il restera un maître pour le regarder)) [...]  Lire la suite >

jeudi 24 novembre 2005 · 10h45

les matins quand ils sont légers

n’éveiller son tout petit, 10 mois, pas avant 10h30 au son de Belle & Sebastian*.    gratter à  sa porte prononcer doucement son nom m’accroupir près de son lit la façon qu’il a immédiate de se relever s’asseoir m’envoyer un sourire se lever s’accrocher aux barreaux danser se balancer aux sons de la musique qui lui parviennent les yeux dans le vide et sans un regard pour moi plaquer sa main sur ma bouche dans un souffle léger lui échappe un court mélange mangé doux de consonnes et de voyelles

plus tard, comme le cd n’est pas même terminé, se dire lui dire, ça y est maintenant tu sais boire au verre [...]  Lire la suite >

jeudi 24 novembre 2005 · 16h14

presque, très rapprochée

la pleureuse le ruisseau ( comme dans ce film japonais l’écoulement soufflement le reçu, la caresse de ce qui est de l’autre côté (reçu, reçu aucun point de l’espace de ce que je vois qui ne me touche ( qui ne m’aille à  l’âme ( comme si comme si l’aveugle, cela que je vois me voyait ( avec la douceur infinie contenue en chaque point de la distance où trouve presque à  se définir cette sorte de regard dont je suis séparée dont je suis séparée ( aucun point de cet espace qui ne m’agenouillerait pas la respiration presque arrêtée égarement c’est ça, c’est le don, que je reçois fermer les yeux, des ruisseaux. à  pas de loup tu sors de la pièce. c’est l’or.
dimanche 27 novembre 2005 · 11h28

v iv e

– tiens, curieux, on dirait qu’il fait plus froid dans le frigo que dans la cuisine

liste des choses difficiles
– le week-end
– les vacances
– terminer qq chose
– ne pas passer à autre chose
– ne pas écrire (sur internet)

to do list du jour 
– ranger chambres
– passer canapé de chambre j à salon
– forêt
– envoyer factures
– lessive, etc.
– (dada malgré que) : oui
– planning semaine
– repassage
– cheveux (couleur)

hier
– mrjen valérie ( eau sauvage)
– le magnifique Katerine
– les doux mails, le froid mou, le bus [...]  Lire la suite >

lundi 28 novembre 2005 · 10h28

(tempoRarely) closed

       
we are fundamentally gazed upon beings; in the spectacle of the world,
there is always an Other who in some way is looking at us; in other
words, we are always a little framed in the skylight of the phantasm of
the Other, with all that this suggests of discomfort, of embarrassment
or of anguish.
Yves Depelsenaire
mercredi 7 décembre 2005 · 14h29

i a m symptomaticly YOURS !!!

dear dear dear SYMPTOM have a seat please come on in back, you’re it’s all symptoms !!! s o think i lost nothing but symptom we wish you my a happy symptom , we wish you _______ good tu aim eras a happy symptom ton symptôme AND A happy comme toi-même ________________ it’s all so SYMPTOM old symptom s y m p t o m MY SYMPTOM AND I - HI! - hi! - how are you & how’s your SYMPTOM once - GREAT! thanks! how is YOURS ??? upon it’s all but symptom a symptom never without my symptom. do you like my NEW symptom? nothing like a good symptom gimme back my symptom will you  [...]  Lire la suite >

vendredi 9 décembre 2005 · 16h36

oignions, ognions, c’est trop con

ce soir
l’autre soir/quel soir
ses je ne t’aime pas ses tu ne m’aimes pas et ses etcaetera
   son calcul-là de moi
   petite bête cherchais, des jours et des jours tenue calme, voilà je tombais
   l’amour faire l’amour, pas faire d’amour pas d’amour, et combien de jours?
suis-je venue nue au salon (salle de vie, tu entends) allons te dire salut salon je vais me coucher couchon tu vas quand même pas croire grognon que c’est moi chiffon qui de gong dirons salon allons allons tout rond baisons baisons-là tout rond besognons oignions-nous pas tous mous pour le coup sacré coup allons charles tout de même tu crois pas tu te magnes, tu crois pas tu te magnes non non bon salut je te dis pas salons j’vais me coucher pas cochon ma tête enrageons extrêmons renfonçons oh l’air mauvais imaginons je m’en vais couloir l’air mauvais : ce hère, ce toi d’au-delà : envoyé.
je me couche ça me tousse ça me mine ça me monte ça me gonfle ça me tourne me retourne : je me relève / salle de vie : tu es là : toi : couché là, canapé vert ordi vert portable vert et verre vert point-virgule moi : air minable, je te dis je ne t’aime pas je te dis je ne t’aime pas
or ça or ça or ça tu dors tu dors tu dors comment après ça. tu vis tu vis tu vis mais tu vis comment après ça, ce bête ça
tu viens t’es pas bête  me rejoins t’es pas bête au lit t’es pas pas bête tu me dis. or ça rien rien rien mais non rien rien toute façon y a plus rien jamais rien y aura rien s’en ira (je ris pas je pense pas que peut-être seulement ça je voulois de ta loi je louvoie: tu crois pas que grognons que salon que loignions que mauvions t’es trop con j’me tairons : ah surtout me touche pas).
toute la nuit pas dormi toute la nuit, je t’aime pas tu m’aimes pas on s’en va on s’en fout je t’aime pas je m’en vas tu t’en vas il m’aime pas on s’en fout je dors pas tu dors pas tu t’en vas tu t’endors, or ça, tu t’endors toi
t’en vas là t’endors toi t’en vas là salon là, salle de vie, canapé, vert
je te regarde, tu sais je te regarde je te regarde,
probablement cette personne existe (mais la raison est au fond tout au fond au tréfonds trépanée)
puis
les jours et les jours et les jours ont passé les jours et les jours et les jours ont passé
les jours et les jours et les jours ont passé les jours et les jours et les jours ont passé
et j’ai et tu as et j’ai et tu as recommencé à chanter à jouer à parler à manger à danser et j’ai et tu as
recommencé chanter jouer parler rêver danser
la raison résonner te le dire te le rire ce mourir ce pour rire de moi ce pour toi qui chez moi va vers toi ma raison résonnée je te le dis c’est pour toi ma raison résonnée veut de toi veut que toi
ah ah ah si tu ah si tu si toi tu
si tu toi
ce que ça me fait mon amour mon désir mon vouloir de toi [...]  Lire la suite >

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