jeudi 10 novembre 2005 · 11h55

terrors of tinseltown

{

à  quoi je tends ce que je cherche
avec ces histoires de méta
(phores)
méto(nymies)
je ne __
je n’en.

seulement que ces métaphores métonymies
et ce que j’en ai lu
essentiellement ce que j’en ai lu
– d’ailleurs

ce qu’à  propos d’elles, méta_ méto_, j’ai (lu)
se trouve s’appliquer
à  ce que je
vis
observe. (la ville.)

le sens celui qui était servi par le nom-du-père,
et de façon univoque,
le mal est le mal le bien est le bien,
son déclin quant à moi je le situe, je ne trouve
à le situer qu’à  ce moment de l’histoire où dieu meurt.

à  quoi il a mis du temps.

dont la relève fut prise par les règles scientifiques.

comme il commençait son agonie,
faisons-la remonter au 17è s.,
le sujet, lui, naissait

( je pense : donc je suis).

let me tell you about the breath of vinyl. alors ne pointons pas trop vite
du doigt l’individualisme. puisque si vite,
au fur et à  mesure qu’il s’est individualisé, le sujet,

il perdait

la parole

qu’il ne sera resté que
sur le point de prendre,

s’inféodait-il à  la canaille,
ces nouveaux maîtres, qu’il convient d’appeler
par leur nom: capitalistes,
dont la science, en reine, mère, s’est fait la pute.

baby, are you paranoid, lost in the void. are you afraid of yourself. and everyone else. are you afraid to die. are you afraid to get hurt. so what makes you cry. are paranoid, lost in the void. or just destroyed. are you afraid of me. and the things that i said. are you afraid to say something case i walked away. i you afraid of truth. inside of your soul. are you paranoid. or just destroyed.
aucune parole qui (n’) échappe au sexe. qui puisse y échapper. vous les voyez parler à la télé cela vous suffit ils ne parlent pas ils ânonnent
les leçons bien apprises qu’ils vous apprennent à  leur tour maintenant que l’homme est seul à  savoir à  ce qu’il doit faire, il faut bien qu’il se l’entende dire. déclin du nom-du-père, déclin de l’autorité. liberté. liberté. pourvu que nous ignorions que nous logeons l’horreur.
ils ne parlent pas ils ânonnent ils servent
la nouvelle loi, celle qui ne mérite même plus ce nom, humain, de loi, elle qui fut le désir même, qui comprend cela pourquoi antigone est descendu vivante au tombeau, les lois non écrites, l’usage, la coutume, nulle part écrites, mais sur lesquelles on s’accordait, celles du bon sens, qui n’écoutaient que la vie, cela qui de la vie ne rentrait pas dans les petites cases, échappait au décret, restait inévaluable. échappait aux rapports, médicaux ou autres, échappait à  l’image. la loi du capitalisme aussi est virtuelle : elle exclut ce qui du corps échappe à  la science. elle exclut la parole quand celle-ci prend le risque du lapsus. elle réduit le désir au besoin en en préservant la capacité d’insatisfaction. elle coince la jouissance dans la satisfaction de la pulsion. elle éjecte la mort, elle éjecte la filiation, elle éjecte ce qui du sexe n’appartient pas au fantasme masculin, ne se laisse pas cadrer, ne va pas sans dire. tandis que dans l’oubli du temps, faire l’amour c’était le dire.
young flesh city got beautiful skin ne parlent pas, ce sont des images. ce sont des fantômes. ce sont des monstres.
i was the son of a black and white dream. in a technical world. i was a hollywood child.
où tout cela s’aperçoit le mieux, se conçoit le mieux, c’est dans les peintures de la renaissance flamande, avant donc le 17è, c’est l’annonce. c’est l’arrivée des commerçants. c’est l’arrivée des petites gens. c’est l’arrivée des pommes. c’est l’arrivée des natures mortes. des petites fleurs, des plats de poissons. le libéralisme, dieu s’éloigne, l’auteur vient au monde, regardez dürer, son autoportrait. dieu s’éloigne, tout va se mettre à compter. ça se voit plus vite dans la peinture flamande, parce qu’il n’étaient pas catholiques, qu’ils étaient moins idéalistes et que leurs contours géographiques, et politiques, étaient plus labiles. on sort de la grande fable. on sort de la croyance. rien, plus rien qui ne mérite d’être interrogé, observé. on est très vite très loin de la scène de la cita idéale, de ses vastes places vides. de la scène de la mise en scène. vous allez bientôt voir les choses déborder du cadre. dites choses, pensez métonymie. pensez petit a. c’est comme naît la bourgeoisie petite-capitalisante que l’objet va prendre le devant de la scène. objet à  quoi le sujet qui commençait à  peine de s’énoncer va aller à  s’identifier. we only live our live on the super screen. ce n’est pas l’individualisme, le coupable. le coupable c’est ce qui a éjecté ce que les mystères religieux occultaient, mais qui avait le mérite de faire exister cela même qu’il interdisait, le péché, comment ça cloche entre les hommes et les femmes. tous les jours, aujourd’hui la pomme est bouffée avec de la sauce à zéro pourcent de calorie.
we’re turning round and round in the terrors of tinseltown et c’est à  force de ce tout,
où les objets seulement s’additionnent,
s’enfilent,
que l’unité sémantique que formait la phrase a éclaté,
s’est dissoute.
que la phrase est passée au slogan.
que les majuscules se sont perdues.
et c’est à  force de ce tout,
que le rien s’est échappé.
quand le rien est perdu il ne reste plus qu’à s’y identifier. n’allez pas croire que nous en soyons tous à  nous la péter.
plus haut que notre cul.
ils sont nombreux ceux qui se dégoûtent tristes
broken dreams are blown away un corps ne se résume pas

à  ce que la science peut en dire

quels que soient ceux qui survivent

en salle de soins intensifs.

are you paranoid.

what are doing i a m talking to you
derrière la métonymie il y a l’objet (la valeur). il n’y a pas de métaphore sans métonymie préalable. derrière dessous la métaphore, il y a le sujet (inconnu). sujet qui n’est rien d’autre qu’une place, place qu’il n’a rien d’autre qu’à  prendre. et la prendre, c’est prendre la parole. aller contre le discours courant, disque courcourant. the world has changed. we saw it all on tv. the world has changed. all our dreams have been rearranged. the world has changed. very strange.dream factoryje suis triste aujourd’hui.
samedi 12 novembre 2005 · 22h57

du manque, du don, du vol. la solution de l’emprunt. de l’autre femme

j’avais un rv à  l’extérieur j’ai mis, une robe de ma «belle-fille» un manteau de mon beau compagnon pour le reste qui ne s’emprunte pas j’ai mis culotte soutien-gorge bas bottes cheveux bouche yeux doigts cuisses mollets creux des genoux bras mains épaules dos oreilles seins cils sourcils ongles ventre et le dedans et l’entre. voix odeur marche silhouette
les allées les venues le monde les hommes les femmes circulant circulation circulation la librairie le bar en face le mur de fenêtres sur paris la terrasse d’éparses chaises la chaise qu’on m’offre une main posée sur mon bras salutations échangées les écrans diffusent trop peu de monde encore pour me voir mon manteau sur le bras où sont-ils je reçois du ma belle ventre creux exclamations sur le paris toujours chic et le 93? le 93 ça n’est pas paris rions échangeons circulation circulation à  la librairie j’achète un livre de mathématique que demande le peuple?

 

je suis partie.
samedi 12 novembre 2005 · 23h53

l’étrangeté (pensé)

Larry
 

penséque s’il m’était donné de me voir me montrant me présentant à  toi ce serait dans cette étrangeté-là , cette étrangeté-là  à  moi-même.


(me dirais-tu qu’il est noir, je
dirais : cette étrangeté-là . me rappellerais-tu autour de quoi tourne cette série de Larry Sultan,
 the Valley,
je
je dirais je me détournerais je dirais je baisserais les yeux, je dirais
c’est autre chose)
jeudi 17 novembre 2005 · 09h25

pierre tombale

cela que certainement j’aurai le plus pris au sérieux de la psychanalyse
   le désir est inconscient
   l’amour est inconscient
(si j’avais dû compter sur ma conscience)
et si sur ma pierre tombale on peut écrire
elle aimait, désirait, a fini par le savoir
(ou qq chose dans ce goût-là )
ça serait déjà  bon.

vendredi 18 novembre 2005 · 11h36

de l’autre fem (À  qui je réserve le (du bonheur d’être ___

alors n’aller pas chez le coiffeur alors n’acheter pas larobe – et puis le ce mon bon plaisir le ce mon bon bonheur d’ « être pauvre » (nice to meet you call me poria will you, rolling the r) (or ça: quand il faut il faut(no prob) )
L’économie du supplément d’altérité qui la distingue et qui pour ainsi dire constitue le degré zéro de la méconnaissance de l’altérité qui est en elle, va se placer dans l’autre femme. L’hystérie féminine transpose dans l’autre féminin le cœur de sa propre altérité, dans le parcours d’une véritable aliénation pour ce qui fonde son être propre. Elle échange l’autre qu’elle est pour elle-même, pour l’autre femme qui l’allège du poids de l’énigme en s’en faisant le contenant. La voie de l’excès peut, en l’occurrence, se nourrir ici de la prévalence des phénomènes de captation imaginaire, de tensions rivales.
La clinique du féminin est une continuelle mise à  l’épreuve de l’articulation logique entre, les identifications régies par le signifiant, et le supplément. Ce qui déborde du signifiant est dans le féminin, de structure, et définit des positions qui ne s’inscrivent pas dans une /continuité qui irait de la soi-disant normalité jusqu’au pathologique. C’est ce qui fait dire à  Eric Laurent dans son cours sur les positions féminines de l’être, que dans la féminité, chacune des positions de l’être se définit à  partir du supplément. Le supplément ouvre l’être de jouissance de la femme à  une dimension « Autre », comme le dit Lacan. De fait, il intègre la problématique de l’excès à  plein titre de la structure, pour ce qui concerne la femme. Dans certaines pathologies la clinique de l’excès est au premier plan, dans d’autres non.
 

vendredi 18 novembre 2005 · 19h28

corps de fer, armure de pensées

Les corps de fer et les armures de la pensée*

En 1974, Jacques Lacan soulignait, comme un trait de notre époque, la perte de la dimension amoureuse, renvoyant à  la substitution du Nom-du-Père par un ordre « rationalisé, bureaucratisé » supporté par le « être nommé-à quelque chose ». C’est-à -dire que la chute des Noms-du-Père ne produit pas un vide anarchique mais qu’elle restitue un ordre que Lacan « avec des résonances weberiennes » appelle « de fer » , véritable signe d’une « dégénérescence catastrophique ». En effet, le « nommer-à » dans cet ordre de fer est avant tout nominaliste et aspire à un fonctionnalisme radical en tant qu’il méconnaît ou délocalise le réel de l’autre, sa dimension d’objet, de reste incalculable. [...]  Lire la suite >

samedi 19 novembre 2005 · 22h30

ding (une pensée de fer)

et d’ailleurs ne dit-on pas une santé de fer

C’est drôle, pour MIR (http://www.20six.fr/mir-mir) je suis HAMLET – hamlet tobeor etcaetera dessus ça me tombe comme un verdict (entendez interprétation)
je me dis alors relire lacan sur ham est-ce qu’il dit d’ham – qu’il est obsessionnel je ne dis pas autre chose

– j’a
vais pensé
j’avais bien pensé expliquer m’expliquer, ce nom, de ce blog, to be or,
or ça, je n’aurai rien fait d’autre que ça, jusqu’à  présent,
que de
m’expliquer justifier n’aurai
rien pu faire d’autre que d’é
taler mon symptôme au grand

 bah

( hamlet alors armure alors de fer avéré – casque) les titres j’y arrive pas je me force m’y force les noms to be or nom d’une aliénation j’ai pensé que ça irait de soi que le blog viendrait à la place du mot des mots qui manque qui manquent et que ce mot ces mots pourrait pourraient ( ) n’importe lequel , lesquels – to be or… or WHATEVER
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mardi 22 novembre 2005 · 09h03

dans la série les écrits volent les paroles restent

Dans le De bello gallico (VI, 13), décrivant la société gauloise du Ier siècle, Jules César
rapporte ceci des druides celtes : « Un grand nombre de jeunes gens viennent s’instruire chez [eux], beaucoup viennent de leur propre chef se confier à  leur enseignement, beaucoup sont envoyés par leurs parents et leurs proches. On dit qu’ils apprennent là  par coeur un très grand nombre de vers : certains restent donc vingt ans à  leur école. Ils sont d’avis que la religion interdit de confier cela à  l’écriture ».
[…]
Les études, en Irlande, duraient douze ans, vingt ans en Gaule d’après César, et la matière de l’étude, uniquement orale et versifiée, comportait, outre la récitation des scéla («récits»), le droit, la généalogie, la poésie et tout ce qui concernait la spécialisation. Pourtant les Celtes n’ignoraient pas l’écriture […] Mais l’écriture était interdite en tant qu’archive ou moyen de transmission du savoir traditionnel parce que, par rapport à  la parole, elle est morte et fixe éternellement ce qu’elle exprime. Tous ses emplois ne peuvent être que magiques ou incantatoires. Le gaulois, langue sacrée et savante, a disparu avec toute sa littérature parce qu’il
n’a jamais été une langue écrite et, sans la christianisation qui a propagé l’étude des écritures, l’irlandais aurait subi le même sort ou au moins n’aurait presque rien laissé de sa littérature mythologique. Le droit irlandais considère encore comme seule preuve concluante «la mémoire concordante » de plusieurs personnes.
[…]
Le livre EST donc le problème ; le livre est même tout le problème ou plutôt
l’industrialisation du livre
avec tout ce que, dès son origine, elle implique et qui, peu à  peu, s’enchaîne dans un ensemble de dispositifs de plus en plus contraignants : la standardisation, le formatage, les conventions, les collections, le marketing, les publics, les critiques, les auteurs, les autorités, les genres, les éditions critiques, originales, princeps, etc. C’est le livre et ses principes de « fixation », de figement temporel, qui rendent intéressants la recherche des antécédents aux écrits qu’il enferme.
[…]
Or, la littérature, comme nous le savons tous, même si nous ne voulons pas toujours
accepter toutes les conséquences de ce savoir, existait bien avant le livre et, dans beaucoup de régions du monde encore – mais là  encore notre ethnocentrisme culturel occidental nous aveugle souvent – existe sans aucun recours au livre. [...]  Lire la suite >

mardi 22 novembre 2005 · 09h48

(hors livre, littérature, voix sans organe) I

L’apparition de l’informatique,de l’ordinateur, … médium, …
désormais un texte peut ne plus être cet objet fermé d’un tissage de langue voulu littérature se trouve soudain … libérée du livre

prééminence du processus sur le résultat
potentialités, la littérature redevient totalement contextuelle, c’est-à -dire dépendante du temps, du lieu et même de l’espace dans lequel elle se produit et à  la fois totalement procédurale. toutes ses productions sont à  la fois totalement brouillons ET résultats.

Dans un contexte de non-oralité, elle retrouve ainsi quelque chose comme une forme d’« oralité technicisée» : elle demande à  être sans cesse jouée car sa littérarité ne se manifeste plus principalement dans un texte, mais bien davantage dans des virtualités de textes[...]  Lire la suite >

mardi 22 novembre 2005 · 10h16

série des a-volées

l’a-volée porte , l’a-volée lettre , l’a-volée corps (que les mères des filles sont des « voleuses de corps »)

l’a-volée volée , l’a-volée valée , l’a-volée folée . l’a-volée foleuse . l’a-volée valeuse . l’a-volée voleuse . (pendant des années) .

l’a-volée d’Esc. l’Esc à lier.

|l’a-battue (comme le clit)]

bib:


  1. […] le ravage est le ravissement. […] que le ravissement est lié au corps, ou plus précisément au fait d’avoir un corps, qui, par conséquent, peut être dérobé. Le ravissement est du registre de l’avoir, mais il touche aussi a l’être. La mère est sans doute une grande voleuse de corps, de structure pourrait-on dire, puisqu’elle parle. Mais c’est aussi une ravisseuse d’enfant. L’irruption du ravage dans la relation analytique vient mettre l’accent sur le corps, et plus précisément sur le corps dont le sujet est pour ainsi dire privé.
  2. les cervelles fraîches de Kris
  3. les écrits de J.L.
  4. Pourquoi les femmes aiment-elles les hommes (et non pas plutôt leur mère), m.c. hamon
  5. la féminité en tant que mascarade, joan rivière IN féminité, mascarade, m.c. hamon
  6. sig. fr., « un enfant est battu », 1919
  7. souvenir, L’Avalée des avalés, r. ducharme
  8. etcaetera etcaetera etcaetera (le roi)

qu’une analyse ne serait pas terminée tant qu’on n’aurait rencontré son rvge (proncz:ravage) – d’elle encore, m.h. brousse — le mien d’anal, l’ancien, de l’autre pays, auquel j’ai claqué la porte, « vous savez, le rvge, ça ne souhaite à  personne ». ravagées .
rêveuse .
 [...]  Lire la suite >

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