samedi 10 décembre 2005 · 21h56

les jours ont passé

<? $tok2 = "ce soir l’autre soir/quel soir ses je ne t’aime pas ses tu ne m’aimes pas et ses etcaetera son calcul-là  de moi petite bête cherchais, des jours et des jours tenue calme, voilà  je tombais l’amour faire l’amour, pas faire d’amour pas d’amour, et combien de jours? suis-je venue nue au salon (salle de vie, tu entends) allons te dire salut salon je vais me coucher couchon tu vas quand même pas croire grognon que c’est moi chiffon qui de gong dirons salon allons allons tout rond baisons baisons-là  tout rond besognons oignions-nous pas tous mous pour le coup sacré coup allons charles tout de même tu crois pas tu te magnes, tu crois pas tu te magnes non non bon salut je te dis pas salons j’vais me coucher pas cochon ma tête enrageons extrêmons renfonçons oh l’air mauvais imaginons je m’en vais couloir l’air mauvais : ce hère, ce toi d’au-delà  : envoyé. je me couche ça me tousse ça me mine ça me monte ça me gonfle ça me tourne me retourne : je me relève / salle de vie : tu es là  : toi : couché là , canapé vert ordi vert portable vert et verre vert point-virgule moi : air minable, je te dis je ne t’aime pas je te dis je ne t’aime pas or ça or ça or ça tu dors tu dors tu dors comment après ça. tu vis tu vis tu vis mais tu vis comment après ça, ce bête ça tu viens t’es pas bête me rejoins t’es pas bête au lit t’es pas pas bête tu me dis. or ça rien rien rien mais non rien rien toute façon y a plus rien jamais rien y aura rien s’en ira (je ris pas je pense pas que peut-être seulement ça je voulois de ta loi je louvoie: tu crois pas que grognons que salon que loignions que mauvions t’es trop con j’me tairons : ah surtout me touche pas). toute la nuit pas dormi toute la nuit, je t’aime pas tu m’aimes pas on s’en va on s’en fout je t’aime pas je m’en vas tu t’en vas il m’aime pas on s’en fout je dors pas tu dors pas tu t’en vas tu t’endors, or ça, tu t’endors toi t’en vas là  t’endors toi t’en vas là  salon là , salle de vie, canapé, vert je te regarde, tu sais je te regarde je te regarde, probablement cette personne existe (mais la raison est au fond tout au fond au tréfonds trépanée) puis les jours et les jours et les jours ont passé les jours et les jours et les jours ont passé les jours et les jours et les jours ont passé les jours et les jours et les jours ont passé et j’ai et tu as et j’ai et tu as recommencé à  chanter à  jouer à  parler à  manger à  danser et j’ai et tu as recommencé chanter jouer parler rêver danser la raison résonner te le dire te le rire ce mourir ce pour rire de moi ce pour toi qui chez moi va vers toi ma raison résonnée je te le dis c’est pour toi ma raison résonnée veut de toi veut que toi ah ah ah si tu ah si tu si toi tu si tu toi ce que ça me fait mon amour mon désir mon vouloir de toi je vais pas te le redire je vais pas te le redire je vais pas te le redire 1000 x: baise-moi oh mon amour oh mon amour fais-le moi ça, je te le dis: baise-moi"; $pieces = explode(" ", $tok2); $leave_separated = implode("« , $pieces);

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dimanche 11 décembre 2005 · 15h16

que le désir d ’écrire puisse contenir ce qui de moi déborde quand _
parce que souvent ça me le fait trop
   ( « envoyée en l’air », je – ce que ça veut

chère laurette,

que le désir d ’écrire puisse contenir ce qui de moi déborde quand _
parce que souvent ça me le fait trop
   ( « envoyée en l’air », je – ce que ça veut

_et que le désir
_d’écrire
_contienne
_fasse contenant
_à  ce qui
_
s’en va (s’envoie)
_
accueille fasse accueil
(voix).

les mots, incriminés, qui t’ont choquée, sous ma plume,
je ne dis pas qu’ils veuillent
dire
grand chose (ce qu’ils veulent voudraient dire je ne le sais pas , le monde mon monde ne serait pas le même s’il n’y étaient pas, si je ne les avais eus (on me disait hier l’âme, ça ne veut plus rien dire, ça n’est pas moderne, je me suis dit, je ne sais, ce que ça veut dire, pour moi, je ne, l’âme, mais, sûre je suis que rien ne pourra faire que ce mot ne joue dans sur ma vie alors que (un de ces mots qui pour moi contient (ce dont il me rassure qu’il soit ( contenu, malgré qu’il en déborde, et probablement seulement pour partie, et évidemment, seulement pour partie (au point que je puisse me dire qu’il vaut mieux, que je ne le sache pas, ce que ça veut dire, pour moi, l’âme, que cela même, fait partie d’elle ( et que je me la laisse seulement tressaillir quand je lis : l’âme, c’est le corps
ces mots-donc, sont un moment,
acquiescement. ils ne sont pas le dire mais ils disent, pour moi, à  lui, à  qui je sais qu’ils parlent, ce qui chez moi, autrement (autrement sombrerait) (autrement sombre) (fais-moi cette chose où nous nous rejoignons depuis que je sais que nous mourrons ensemble [...]  Lire la suite >

dimanche 11 décembre 2005 · 20h14

ou être ou avoir (I)

olala quand je pense tous ces efforts que je fais pour essayer d’ un peu moins être et d’avoir un peu plus (supporter d’avoir un peu(parenthèse ouverte : même ce qui y cherche refuge ne trouve pas à  s’y enfermer/clore)de vraiment très gros efforts (eux disaient la jouissance d’être privée, le prestige de l’apauvre qui au vent au ravin jette cela qu’elle possède de plus précieux, le m’être prestige qu’elle en retire, aux yeux de ses petites camarades (retrouver texte d’e. laurent rapportant ce cas). (plus platement: tant que je n’ai pas, que je suis sans possession, je peux me croire volée, et tant que je suis volée, j’ai des petites ailes, et tant que j’ai des petites ailes, je suis l’être. (et tant que je suis l’être, je suis volée, ce qui va de soit, cfr, j. lacan, les écrits, la lettre volée) (ah, des explications qui ne le soient pas, plates)
vendredi 16 décembre 2005 · 10h56

(le retour)

retour de barcelone (tourisme). devant l’immensité des choses à  faire, se taire, devant l’immensité, taire, y aller, de proche en proche, ne pas se poser de questions, ne pas évaluer, il faut ce qu’il faut, croiser les doigts mentalement, fermer les yeux mentalement, une chose et puis l’autre, et espérer que ça s’arrête, à  un moment, arriver au bout du bordel ambiant, du bordel dans la tête. (vivre dans le noir.)

vendredi 16 décembre 2005 · 11h41

À  barcelone

hôtel

des cauchemars, toutes les nuits. dans un lit immense.

dans la chambre, de moi des images toutes trop différentes. celle de la salle de bain tout à  fait acceptable (mais je suppose que c’est comme dans les miroirs de magasins de vêtements, ils y accrochent des miroirs flatteurs et quand vous rentrez chez vous, vous vous rendez compte de l’immense erreur que vous venez de commettre), et puis l’image dans le miroir de la penderie : abomination.

le vieillissement : ça a commencé. c’est là .

j’aurai remarqué ça, comment les miroirs s’apprivoisent, mais c’est lentement, se font à  vous, à  l’image que d’eux vous attendez. ne me regarder que dans ceux qui me connaissent. dans le même esprit je me serai quelquefois demandée si je devais calculer le degré d’amitié que l’on m’on porte à  la joliesse des photos que l’on prend de moi (( ex.: d’une certaine k., j’ai compris vu jusqu’à  quel point elle ne m’aimait pas en voyant les photos qu’elle avait prises de moi. d’une autre annick j’aurai vu qu’elle m’aimait. ou encore qu’elle m’aimait comme je m’aime. qu’elle veuille m’aimer comme je voudrais m’aimer. qu’elle aie de moi la même image idéale. celle qui me rassurerait. )) . dans le même esprit : au monde rien qui soit moins fiable que mon image. peut-être rien qui ne me perturbe plus. [...]  Lire la suite >

vendredi 16 décembre 2005 · 13h09

Un nous, mon on, la castration, le don

On nous parle de la castration, on nous parle de l’horreur.

Et là, il faudrait que je précise qui j’entends par «on» «nous», au nom de qui crois-je, veux-je parler quand je dis «on» «nous». Ce que déjà je peux en dire, c’est que c’est du côté de ce qui pour moi serait le public, du côté de ceux à qui l’on parle – peut-être les édictés.
Y aurait d’autres choses très évidentes à dire sur ce «on» «nous », mais bon, je passe. Ca réduirait. Mais bon, j’y reviens : un «on» «nous» qui dirait « on nous», les analysants. Pf.  Ts.  C’est très réduit, du coup, comme «on» «nous». Ca serait un wishful «on» «nous». As if «I wished all of us would be interested into castration, into horror». Un «on» «nous» où je souhaiterais que nous soyons nombreux à nous intéresser au réel et à sa jouissance, sa dite horreur. Ts. Bon, «on», eux, ça aurait été les analystes.

Les édictés et qui ne voudraient plus l’être, ça, nous sommes nombreux, non?  Qui se mettraient à parler à leur tour. Qui n’iraient plus supposer le savoir à d’autres.

Du coup, je ne sais pas bien comment on continuerait une analyse, dans la mesure où l’analyste se définirait également comme SsS, sujet-supposé-savoir. Quand suis arrivée ici, en France, ici, à Paris, ils se sont tous concertés, à croire, pour me dire que mon analyse était terminée, le mal que ça m’a fait, ça, est-ce que je m’en remets, deux ans après, trois, peut-être, années après, oui. 

Cependant, tout de même, on fait comment quand plus vraiment on ne suppose le savoir à l’autre? Quand plus grand chose du savoir ne tient. Et que malgré tout on voudrait en garder/retrouver le goût. Parce qu’on en garde un bon souvenir, de son désir.

Et puis par ailleurs, analyse terminée ou pas, le sujet-supposé-savoir, c’est quelque chose qui ne tient plus très fort la route, de nos jours. Ça aussi qui me fait parler au nom d’un certain «on» «nous». La science-supposée-savoir, mieux, la science-sachant, c’est autre chose.  Tenez, exemple, la gym qui sait, la gym qui sait du corps, qui sait des choses du corps, la bonne santé qui tiendrait aux exercices qu’on ferait, les coacheurs ex-champions sportifs qui vous expliquent que pour vous dépasser il faut aller loin dans la douleur dans l’effort et que cet effort soit sportif. Comme si télé et PMU (française des jeux) n’étaient pas plus nuisibles à la santé que la cigarette. Plus de sujet-supposé-savoir donc, mais science-sachant calculant évaluant. Ou encore, plus de sujet-supposé-savoir sinon ayant rendossé ses  habits religieux, ses habits de dieu.

Tandis que de mon côté,
ça se précise : de moins en moins je sais je comprends en quoi pourquoi à quoi ça consiste tient, l’horreur du réel. En quoi pourquoi si bien ça tient, alors que justement j’en saurais un peu plus, indiquant dès lors que je n’en sache en fait rien.
Au plus j’y vais là où je croyais que c’était*, l’horreur du réel, où je fais cet effort d’y aller de me dépasser comme les sportifs, hein, je me dépasse, je vais là où ça me fait peur, où je croyais que ça me faisait peur puisque je n’arrivais pas y aller (de tous les chemins prends celui que tu ne connais pas – de la X, jean, saint),
au plus j’y vais au plus au moins j’en sais et au plus ce que je croyais se délite.
Ça paraît tout naturel logique tomber sous le sens (ça ressemble même odieusement à toutes les histoires qu’on nous raconte partout).
Pourtant
pour moi ça ne l’est pas du tout, ni logique ni naturel ni tombant sous le sens.  [...]  Lire la suite >

mardi 10 janvier 2006 · 15h59

mal aux transitions

or – je ne sais faire que ça : chercher, en pensée, comment je l’écrirais, ce qui a lieu, et ça, jusqu’à ce que, comme on dit, les caresses se fassent plus précises. alors. alors. ce vide-à-dire qui s’ouvre, abrupt. ce trop brusque passage de la pensée possible à l’impossible pensée. l’impossible transition (dont je retiens le cri).

(nous avons de nouveaux préliminaires à inventer. nous aurions, à inventer, des préliminaires.)

lundi 16 janvier 2006 · 16h08

croire avoir

« Le parlêtre adore son corps parce qu’il croit qu’il l’a. »  (( Jacques Lacan, Séminaire XXIII, Le Sinthome (1975-1976), Le Seuil, Paris 2005, p. 66. ))

plutôt tu vois, je nous aurais vus, toi et moi, ensemble adorant ce corps, en tiers, ce corps de moi, et cette adoration venant recouvrir ce qu’il est pour nous comme corps-de-femme, parlerait de cette distance, séparation où nous serions maintenus, toi et moi, de lui. tu vois, je vois, je ne suis pas vraiment sûre non, de l’avoir ce corps, ce corps-là que j’adore comme dora adorait la femme de celui qu’elle gifle, quand il lui fait l’aveu, de ne l’aimer pas tant que ça, sa femme, elle qui est sa madone à elle, dora. sa madone, madame K. ce-corps ≡ corps-de-femme ≡ madone ≡ madame K [...]  Lire la suite >

mardi 17 janvier 2006 · 16h26

la distance à elle

en observation d’elle.

« elle la donne à qui la prend. »  (( duras marguerite, je ne sais plus où))

il y a un rapprochement que je ne peux pas opérer, entre nous, une distance que je dois maintenir. c’est la distance à elle. je nous maintiens à distance d’elle. en observation d’elle. et je t’observe, te débrouiller avec elle, moi qui n’ait plus le moindre avantage sur toi, tandis que tu conserves celui de n’avoir pas, pour m’atteindre, à traverser mes pensées, elles qui sont seulement le faux mur de moi à elle (où je cherche son esquisse), elles qui seulement matérialisent la perte où je suis de moi, ce moment où ça ne pense plus, qui dès lors, d’ailleurs, ne s’opère pas, se dressant comme un mur entre moi et une distance abolie. [...]  Lire la suite >

mardi 17 janvier 2006 · 16h30

symptôme femme, symptôme d’un autre corps

ça continue:

Le symptôme femme par contraste, c’est d’être symptôme d’un autre corps.  […] C’est par ce tour de s’accomplir comme symptôme et de s’offrir que Lacan peut dire de Joyce qu’il se tient pour femme à l’occasion, tout en sachant bien qu’il ne choisit pas la voie du “pousse à la femme” comme “Le président Schreber”, il n’est pas femme de Dieu. Il choisit “le dire à la pointe de l’inintelligible”.
La morale de l’histoire, de Joyce avec Lacan, c’est de savoir le poids du corps propre, une jouissance de la langue à exclure le sens.
« LOM du XXI siècle », Marie-Hélène Roch, Onicar? digital  [...]  Lire la suite >

mardi 17 janvier 2006 · 19h55

avoir ~ LOM cahun corps et nan-na Kun

LOM, LOM de base, LOM cahun corps et nan-na Kun. Faut le dire comme ça : il ahun… et non: il estun… (cor/niché). C’est l’avoir et pas l’être qui le caractérise. Il y a de l’avoiement dans le qu’as-tu? dont il s’interroge fictivement d’avoir la réponse toujours. J’ai ça, c’est son seul être. Ce que fait le f…toir dit épistémique quand il se met à bousculer le monde, c’est de faire passer l’être avant l’avoir, alors que le vrai, c’est que LOM a, au principe. Pourquoi? Ça se sent, et une fois senti, ça se démontre.
(…)
L’S.K.beau c’est ce que conditionne chez l’homme le fait qu’il vit de l’être (=qu’il vide l’être) autant qu’il a – son corps: il ne l’a d’ailleurs qu’à partir de là. D’où mon expression de parlêtre qui se substituera à l’ICS de Freud (inconscient, qu’on lit ça) : pousse-toi de là que je m’y mette, donc.
(…)
Avoir, c’est pouvoir faire quelque chose avec.
Lacan, Jacques, Autres écrits, « Joyce le Symptôme », pp. 565-566 (Actes du 5ème Symposium James Joyce, Paris 16-20 juin 1975), [...]  Lire la suite >

mardi 31 janvier 2006 · 07h33

les pensées qui réveilleraient

Semaine dernière avais pensé que si pensées me réveillaient, c’est peut-être qu’elles le voulaient , que je me réveille. Quelques temps déjà que je les incrimine de mes réveils nocturnes – mes pensées ou ce désir de pensée – et que je me demande ce qu’elles viennent faire là, pourquoi elles veulent, persistent.
Et donc, m’étais dit que peut-être c’était simplement ça : elles le veulent, me réveiller, que je le fasse – me lève. (Me lève et travaille).
Je n’obéis pas. Sauf aujourd’hui, voilà

mardi 31 janvier 2006 · 12h12

mot d’ordre : travail

Obéisseuse

 

cela dit, si j’en crois ce qui me réveille la nuit, je ne ferais fondamentalement pas la différence entre écrire et n’importe quoi d’autre. et ce qui me réveille la nuit, ça n’est pas tant le désir d’écrire que le travail, que mon travail, celui auquel je travaille trop, qui n’a d’autre raison que de me nourrir et dont je ne suis pas particulièrement fière. celui que je fais à défaut d’arriver à en faire un autre (inhibition). pourtant, c’est lui, qui me réveille. lui, bien plutôt que l’écriture qui sur une échelle de valeur de l’idéal vaudrait pourtant mieux. pourquoi donc ce travail auquel je ne tiens pas, me réveille-t-il, la nuit. ce travail, et aussi, la colère, la rancœur. [...]  Lire la suite >

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