Il n’y a que la nuit que j’ai les idées claires

Il n’y a que la nuit que j’ai les idées claires. 
Il n’y a que la nuit que j’ai des idées tout court. 
Certaines idées ne me viennent que la nuit. Et je le regrette. Ce sont des idées sur lesquelles j’aimerais bien travailler. Non pas sur les idées mêmes, mais sur les réalités qu’elles cherchent à saisir. Des réalités de ma vie quotidienne. 
Ainsi, crois-je que toutes les nuits je m’effraie du temps qui passe. De l’oubli. Et de ce que je ne parviens pas à faire pour le contrer. 
Voilà, à tout le moins, ce dont je me souviens concernant les pensées de cette nuit.
Le pressentiment effleuré que ce n’était peut-être pas la réalité qu’il conviendrait de

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livre de cuisine
— n'être pas à la hauteur du réel

Je ne sais pas très bien à quelle place je mets les livres, une place idéale. Même la cuisine pour moi devrait sortir des livres. Je ne sais pas du tout cuisiner. Je me garde bien de savoir cuisiner. Et régulièrement, j’achète des livres de cuisine. Dont je dois croire à chaque fois qu’ils me changeront la vie. Ce qu’on est en droit d’attendre de tout livre. Quand je lis un livre, et que j’ai le sentiment qu’il pourrait me changer la vie, changer ma vie, je suis un peu triste. Car je sais bien, à force, non que ça arrive si souvent, que je ne serai pas à la hauteur du changement que le livre convoque. Du coup, un

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— n'être pas à la hauteur du réel

vendredi 20 décembre 2019

Hier. Commencé journée trop tôt matin par écrire lettre à l’analyste pour lui dire qu’arrête l’analyse. Ensuite, bonne partie de la matinée passée au lit à ressasser. Quand finalement levée, amère discussion avec F, à ce propos, la lettre, la séance d’hier, passée lui-dis-je à essayer de nous sauver. Il me dit qu’il ne veut pas être comme mon père ou mon frère ou son père et nous écraser de paroles, nous voler la parole. Je lui dis que pour autant, il ne peut pas se taire, ne rien dire. Il dit qu’il n’aime que les artistes contemporains. Qu’il peut aller voir Le Greco, mais que cela ne le touche pas. Je lui demande si ce n’est pas une raison


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Miller, l’être et l’Un, Extraits

j’ai été formé par l’enseignement de Lacan à concevoir le sujet comme un manque-à-être, c’est-à-dire non-substantiel.
 
dans le dernier enseignement de Lacan, le manque-à-être, la visée du sujet comme manque-à-être, s’évanouit, disparaît.
Et, à la place de cette catégorie ontologique à proprement parler vient celle du trou.
 
 
Au fond, ma première  pratique s’est réglée sur le désir, entendu comme ce qu’il s’agit d’interpréter – et sans méconnaître, instruit que j’étais par Lacan, qu’interpréter le désir c’est aussi bien le faire être – l’interprétation, en cela, est créationniste. Et si ma pratique a évolué, ce n’est pas d’avoir abandonné l’interprétation du désir, mais c’est de ne pas s’y régler, de se régler sur un terme que l’on ne peut pas se

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travail de désengagement – doutes

Je n’ai plus envie de faire du tai chi .

Aller au cours me fait du bien, quand je suis sur place j’apprécie mais ça s’arrête là. Je sais que ça me fait du bien d’avoir ces RV fixes, de sortir de l’agenda indéterminé de ma vie, de devoir me lever laver habiller sortir rouler à vélo ou prendre le RER me dépêcher puis ces heures de cours, mais, ça s’arrête là. Le tai chi ne m’ accompagne pas dans le reste de ma vie. Pas ou peu. Si parfois la nuit, c’est la seule réponse, opposition que je peux faire à mes mauvaises pensées, insomnies. 
 
Peut-être qu’il y a une part de déni dans ce que j’écris ici. Je

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la valise

Tâche : recopier ici tout ce que j’ai pu écrire autour des valises, principalement des rêves.
Toute cette angoisse, ce type d’angoisse-là, la résumer, la chapeauter de ce seul terme : valise.
Écrire : l’avalise. Ou : l’avalyse.

Peut-être écrire à propos du train du livre d’Hélène Bonnaud récemment lu. Le corps, le meuble, le train. Non, ce n’est pas ça qu’elle disait, dont elle parlait, dans son livre, comment s’appelle-t-il, sur l’oubli, non sur l’attente. Monologues de l’attente.

Qui se passe dans des salles d’attentes de psy. Le train des pensées dans les salles d’attente de psy. Dans les gares aussi il y avait des salles d’attente, autrefois. Aujourd’hui, ce sont des halls. Transformés en espaces commerciaux. Plus de …
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