J’ai eu peur de tout.
De moi, des autres, de ne plus sentir.
J’ai eu peur d’avoir peur pour rien.
J’ai eu peur que ce soit tout ce qu’il reste.
Et au-delà, les portes.
Portes vraies, fausses, entrouvertes, murées, répétées.
Une infinité de seuils pour un seul passage.
On entre. Toujours.
Je suis passé.
Je ne sais plus où.
J’ai refermé, peut-être.
En codicille au très beau texte ci-dessus, son Boost #10, Patrick B écrit sur le site de l’atelier, Patrick B écrit :
Il existe, en marge du chant 1 , une autre version.
Une voix seconde, discrète, fragmentaire, plus exposée.
Dans cette variation à deux voix, le texte se dédouble :
une voix pousse, l’autre vacille ;
l’une scande l’élan, l’autre murmure le doute. [...]