je pense beaucoup à mon amie Annick. j'arrive au bout de cette histoire de bail, dont j'ai beau avoir écrit ce que j'ai écrit, qui m'a beaucoup coûté, sans que je sache pourquoi. ça m'a coûté physiquement, je n'arrive même pas à le décrire. je ne veux pas en parler beaucoup plus. j'ai publié ici hier en privé un texte là-dessus. ça aura pris du temps, je ne serai pas arrivé à l'écrire, mais j'ai tout le temps qu'à un moment ça serait fini, que ça passerait à l'oubli. je pense beaucoup à mon amie Annick à cause d'un livre que je lis d'une femme qui n'est pas une amie, dont je ne sais si…
une autre fin du monde
retour de la mycose
mycoseje me suis rendu compte hier que j'avais de nouveau une langue blanche, une mycose buccale. est-ce que ça veut dire candida albicans ? je crois. alors que j'avais fait ce régime si drastique si longtemps. combien de temps ; août 2025 ? jusqu'à quand? ] et l'invraisemblable quantité de compléments alimentaires que j'avais avalés. est-ce que ça veut dire que que c'est reparti pour un tour ? langue blanche, presque brûlante au fond de la bouche. j'essayais de me souvenir de ce que j'avais fait autrefois. par quoi commencer ? ce régime ? si drastique !!! depuis, je n'ai pas recommencé à manger du sucre. mais, petit à petit recommencé à manger des produits…
sur l’hilarité, encore
— hilarité 3
écrit à Boris, qui passait par ici, le blog, et qui trouvait que détonnait le mot ennui dans ce que j'écrivais. je réponds usant du mot joie, et je n'en suis pas non plus satisfaite: galvaudé, au moins quand je l'utilise, et son lien immédiat à la mystique dont je suis si loin et qui m'a tant fait rêver. cela ne m'arrivera pas, je ne saurais y prétendre, ou y prétendre par l'utilisation de ce mot, me paraît mensonger. c'est pourquoi aussi j'avais usé du terme d'hilarité dans ce texte. hilarité dont je souhaitais dessiner l'ombre, la figure statuesque, la faire compter dans le tableau, dans le regard, mais une ombre en majesté. hilarité, ce…
un rêve retrouvé
Le hasard veut que je retrouve ce rêve du samedi 4 juin 2022, "Mes amies ont envie de frites1", je retrouve le fichier audio que je retranscris. J'ai l'idée de le télécharger sur YouTube... Enfin, il s'agit surtout de le faire entendre à Annick. J'avais dû l'enregistrer au réveil. Je suis touchée par la voix. La clarté, me semble-t-il, de mes paroles. Enfin, je me rends bien compte que le rêve est fort long.... C'est drôle que ça se passe justement dans un grenier. Alors que j'ai passé une grande part de vacances dans un grenier, où j'ai travaillé, où je me suis si bien sentie, et alors que j'avais justement envoyé à Annick une…
mais quel escabeau? en finir avec l’escabeau?
Nous sommes le premier octobre 2026, les rideaux du salon sont encore tirés, il fait noir, les ouvriers du chantier de l'autre côté de la rue ne sont pas encore arrivés, je me suis levée pour lire cet article publié hier ici, sur l'escabeau lacanien, auquel apparemment je m'intéressais en avril juin 20221 et qui me met sur des pistes concernant mon être de malade, de cas, de cas clinique, que je trouve intéressantes — je suis due à découvrir et redécouvrir, en boucle, les arcanes de mon fonctionnement. Depuis peu, et sans que ça ne se formule, s'ouvre à moi, s'esquisse , se propose , s'évoque la possibilité de trouver les moyens qui me…
vendredi 2 octobre 2026 ^Fermer les volets
Mon état s'aggrave. Je fais semblant de rien, n'en fais état à personne, mais je ne vois pas que ça s'améliore. Le projet de F d'aller en Chine me fait peur et pourrait se concrétiser. J'ai commencé tellement de choses ce jours-ci, des projets1 toujours ambitieux, puis qui ne tiennent jamais la nuit. Je veux dire, je les oublie, quelle tristesse, en fait. Hier, commencé à réécrire Le bail. Je le fictionnalise, mais c'est bien trop long et... je n'irai pas jusqu'au bout. Avant-hier et avant-avant-hier, le rêve que je voulais donner à Annick, le film2 et le mois de juin 22 (en voie de reconstitution) qui me renversait à l'aube hier tandis que j'y…
samedi 3 octobre 2026 ^écrire tout petit
pas mieux ; je ne sais pas comment on fait pour écrire tout petit, comme on parlerait tout bas, dans le noir. qu'il n'y ait qu'un murmure et derrière, le bruit d'un ruisseau - plutôt qu'un sifflement d'oreille. "Selon Nunez, « l’usage proportionné de la force ne doit jamais inhiber l’action pour rétablir l’ordre »" je me suis levée car je voulais écrire à A. Savelli. je suis terrassée par la violence de ce qui se passe aux abords des lycées. par la violence de la police. je voudrais que ça s'arrête. je voudrais que les jeunes arrêtent de s'exposer comme ça. je ne comprends pas qu'ils puissent prendre de tels risques. est-ce que j'ai…
dimanche 4 octobre 2026 ^ fermeture
décidé la nuit dernière de cesser d'écrire. de cesser de publier ici. ne sais encore si je fermerai le blog. ou si je l'abandonnerai, juste. j'écrirai peut-être pourquoi je fais ça . ou pas . je ne vais pas bien . enfin la confrontation une fois de plus à toutes ces choses que je commence à faire et que je ne parviens pas à poursuivre, à terminer, c'est insupportable . je ne sais pas ce que je vais faire à la place . pas la moindre idée .
vendredi 9 octobre 2026 ^ « Je n’écris pas pour m’exprimer mais pour me taire »
"écrire... le fixe à une jouissance mortifère dont il ne peut se défaire." il est certain que ce qui me pousse à fermer le blog, à arrêter d'écrire, ce qui a causé cette brutale dépression, c'est la redécouverte du rêve de frites, dont je n'ai pas envoyé l'enregistrement à Annick (pas terminé le sous-titrage de la vidéo), et dont je n'ai pas poursuivi l'analyse, jusqu'à un point que je puisse considérer de clôture, sans que je prétende d'ailleurs en résoudre l'énigme. il y a ce lourd sentiment de poursuivre dans l'abandon de projets. cette damnation, cette aggravation. mais c'est aussi la (re-)lecture, saisissante pour moi, de cet article de M-H Blancard, sur l'escabeau de l'écriture.…
vendredi 9 octobre 2026
je suis toujours dans l'arrêt de l'écriture, réveillée à 4 heures, hier à 2. même si je vais mieux que les derniers jours, comment dire, je suis à deux doigts d'appeler un analyste. enregistré ce matin un commentaire de texte de Marie-Hélène Blancard, celui qui m'a un peu bouleversée . commentaire qui sera publié un jour ici ou pas. ensuite publié deux ou trois textes, le premier d'août 26 (avec trop de photos) et le dernier de juillet (we were in Brussels). https://www.disparates.org/iota/2026/08/cest-lincompletude-qui-est-desirable-en-tout-mauvaise-est-la-regularite/ https://www.disparates.org/iota/2026/07/dernier-jour-de-juill-26/ contente parce qu'envie de bouger, de me lever. hier, publié... je ne sais plus quoi, du 8 octobre 2018.... https://www.disparates.org/iota/2018/10/la-fete-de-la-mere/ je sors. Vu sur Insta, ça se passe à la télé…
Sam edi `bêta-amyloïde
06:40. Il faudrait que je retourne me coucher, levée. Rectificatif: assise. Les points, les virgules. Le gras. Les blancs, les temps. le taptap des touches du clavier du Macbook. Découvert un nouveau traitement d’Alzheimer, c’est ce qui m’a fait lever, voulais trouver le livre – l’ai trouvé sur Z-library. Le lire maintenant. Qui va dans le sens où je vais déjà, de toutes façons. Je remets les majuscules aux endroits où il faut. Ça contribue à induire un rythme. Un peu différent, plus classique. On n'écoute pas tout le temps la même musique. Versus, la longue continuité. Alzheimer, je disais, oui. Le peu que j’en ai lu , du livre, retenu : anti-inflammatoire, l’alimentation. Dans…
L’inconscient et le corps parlant par Jacques-Alain Miller
07H42Je publie le début de ce texte de Jacques-Alain Miller consacré à "l'Inconscient et au corps parlant", dans l'idée de poursuivre ce sur quoi je tombais récemment avec l'escabeau. Le texte examine le corps dans tous ses états, ça part de celui de Freud et de la Reine Victoria, pour très vite aboutir et s'attarder à celui du porno, ça passe du coup par celui de l'imaginaire pour se cogner alors aux mystères du corps parlant, que ça éclaire en allant chercher Descartes, son indubitable Je pense donc je suis qui est aussi un Je pense et le corps ne font qu'un, tandis que cet extrait se termine avec la chair de Husserl. Tout ça…
jeudi 15 octobre 2026 ~ don’t mess with my continuum
— 761 mots
06:56 ne pas savoir écrire. ne pas savoir parler. ça ne devrait pas compter. ça ne devrait plus compter. ça devrait l'enchanter. il est autant enfermé à l'extérieur de lui-même qu'elle l'est à l'intérieur d'elle-même. tu ne sais pas de qui je parle. ne pas savoir parler aussi bien que Philémon. ne pas savoir écrire aussi bien que Géraldine. F nous envoyait hier, à son fils et le mien ainsi qu'à moi-même, un film avec lequel je n'arrivais à être d'accord, et pourtant. (ça a à voir avec l'impératif de professionnalisation dans ce monde.) il ne me resterait plus qu'à appeler cette analyste. OR nous partons la semaine prochaine à B et celle d'après à…