intéressante conférence hier, en zoom, de psychanalyse, dans le cadre du séminaire décoloniser l’inconscient, je cherche le titre, nom du responsable, de l’invité. noirceur et opacité, fred baitinger, thamy ayouch. très intéressante, passionnante. je craignais d’être trop heurtée par une autre façon de parler de psychanalyse, mais non, ça passe, ça passe bien. et il y a le sentiment de découverte, de défrichage, pas seulement chez moi, chez les intervenants surtout, rien n’est figé, les idées peuvent se confronter, on s’autorise à en avoir. [...]
séminaire décoloniser l’inconscient
vendredi 21 février 2025
nombreux rêves
je retiens seulement du dernier que nous n’arrivons pas à nous débarrasser des déchets. il y a de constantes tentatives et des échecs constants.
peut-être n’est-ce pas tout à fait le rêve.
au réveil j’ai ce sentiment qu’encore une fois dans ma journée d’hier je suis passée d’une chose à l’autre sans rien rejeter ni privilégier. j’ai alors l’idée qu’il faut du déchet qu’il faut rejeter certaines choses qu’il faut faire des choix et je me souviens vaguement du rêve. il y a l’idée — pressante, auto-accusatrice, angoissante — qu’il faut en fait rejeter sous peine que tout passe au déchet. dans le rêve il me semble il y a de ça. et dans la façon dont j’ai publié toutes les versions du précédent texte Boost, terre (ici et sur le blog de l’atelier). pourtant, les différentes versions ont plu, à certains, mais c’est idiot car si je les ai publiées ce n’était pas ce que je voulais, je gardais les versions craignant d’en perdre quelque chose, ne sachant pas si les choix de ce que j’avais rejeté étaient les bons, avec ce sentiment désagréable de ne pas du tout savoir ce que c’était « bien écrire ». je songeais également à ma journée d’hier. commencée en relisant mes notes sur la conférence de la veille sur l’ inconscient à décoloniser, l’intérêt que j’y ai pris, dont je ne vois pas comment le poursuivre (sinon m’y consacrer) et au texte boost des portes auquel j’ai encore retravaillé, auquel il me semblait qu’il y avait encore des choses à ajouter et je réfléchissais à la façon de le faire. je réfléchissais aussi à un titre. [...] Lire la suite >
#boost 02 | les portes ( v2)
petite il était un endroit que je regagnais parfois où je parvenais en poussant dans la porte dérobée d’un mur dans la cage d’escalier que rien ne laissait deviner que j’étais seule à connaître je me souviens de la grande ouverture déchirure du sentiment d’être petite de l’extraordinaire d’un mur qui s’ouvre de la profondeur des espaces qui s’ouvraient à moi comme une succession ouverte en éventail de pièces d’espaces de vie d’appartements que j’explorais lentement où je rêvais de pouvoir m’installer et vivre qu’aucune lumière du dehors ne pénétrait sans qu’il y fasse complètement sombre où je ne rencontrais personne dont les lieux se modifiaient quelque peu à chacune de mes visites c’était comme un rêve si ce n’est que ce n’en était pas un j’avais d’autres secrets semblables [...] Lire la suite >
#boost 04 | tenir tête à rien
Tenir tête à — absolument pas — tenir tête à rien — Je n’ai la tête à tenir tête à rien du tout — Tenir tête à — absolument pas — l’angoisse — Ce serait — la laisser complètement faire — ce serait —
agir sans avoir prêté l’oreille à la claque de silence qu’elle a flanqué de sa paume entière à la terre entière — Entrer dans la lenteur
Ce serait — assourdir sa façon d’assourdir — ce serait — pénétrer son corps d’obscurité —— glisser son noir dans ses yeux le couler dans sa bouche et ses dents ce serait couler son noir son sang noir dans ses oreilles et dans son sang dans sa moelle — Ce serait — prendre corps de sa possession de corps — enfiler son corps de possession de chair d’os de boyaux —— son corps d’entrechocs de pleins et de pleins de plein et de vides — ce corps de faibles remous d’infra-tourbillons d’effervescences minuscules sans nulle rime nulle raison — son corps de poids mort — de bulles — Tenir tête à — Ce serait la laisser — faire son corps de prise à la gorge de main froide sur le cou de prise de grand front — faire son corps de prise de crâne de méninges et de cuisses — son corps de talons comme des pierres fendillées de fesses de frottements — Tenir tête — Ce serait camper dans son aveuglement — opposer surdité à surdité — prendre possession d’elle —— n’opposer qu’indifférence parfaite
— se glisser dans l’indifférence — rentrer subrepticement dans l’ignorance — et laisser l’angoisse prendre possession de la terre entière — perdurer — traverser muette et sourde à son
phénoménal et cruel rien à sa force obscure
avancer dans la fermeture — ne s’arrêter à aucun sentiment — aucun affect — attendre — suspendre — accepter les états étranges — faire les gestes même qui ont présidé à sa venue — ceux qu’elle redoutait ceux qu’elle repoussait — faire ce qui fait peur — rentrer dans le rien qu’elle voit — faire ce qui fait peur — le rien qu’elle sent — se mouvoir dans son grand brouillard — totalement renoncer à le percer — souffler sur le moindre sursaut de pensée qu’elle risquerait — Tenir tête à l’angoisse
— ce serait prendre le pas du rien qu’elle assène massivement à tout — le rien qu’elle incarne grossièrement— l’endosser le lui renvoyer — en toute lenteur retour à l’envoyeur — prendre le pas de son ultime présence de son ultime absence
attendre jusqu’à ce que ça
passe [...] Lire la suite >
samedi 8 mars 2025
atelier tenir tête à, d’après un texte de Paul Valet
il n’empêche, je lis les autres de l’atelier et je reconnais bien chez moi ma façon de ne pas tenir tête, face à l’adversité.
face à l’angoisse, écrivais-je, tenir tête à rien… tenir tête à rien qui au fil du texte devient rentrer dans ce rien, opposer au rien de l’angoisse un rien de réponse, un rien de ressenti, qui est quelque chose que j’ai peut-être appris avec le tai chi. en opposition à la réponse analytique, qui cherche toujours plus d’analyse. que j’aurais peut être trouvé sans le tai chi. agir en se bouchant à ce qu’elle bouche. et donc tenir tête à rien, à son rien. [...] Lire la suite >
Bru, di 23 ma, 04:09
Bruxelles, 04:09, levée.
Fumé hier — c’est à dire, achevé deux mégots de Jules, qui ne sont déjà pas énormes, il fume jusqu’au filtre. Et ça suffit pour que j’aie mal à la gorge. Me suis levée pour mettre un peu de tea tree sur la gorge, et un peu dans la bouche, pour les problèmes de gencives. J’ai eu aussi l’idée qu’il fallait que je boive de l’eau, beaucoup d’eau. Et finalement, à force de tousser, me suis fait un citron chaud.
Je ne comprends pas bien pourquoi je me réveille, je le craignais un peu. La nuit dernière, j’avais pris un quart d’anxiolytique. Mais je n’ose pas prendre trop. Peut-être qu’il faudrait, j’ai voulu essayer sans. [...] Lire la suite >
atterrant : l’IA qui aurait peur de mourir (d’après Yoshua Bengio)
au moins une fois, j’ai surpris chatgpt à m’inventer des histoires alors que je l’interrogeais sur une étymologie citée par Lacan du verbe atterrer. il a emballé sa réponse dans une phraséologie très contemporaine sur la terre, la terre mère, et quand je m’étonnais et que je lui demandais où Lacan avait pu dire ça, il me répondait avec plus de lenteur que d’habitude que Lacan n’avait pas vraiment dit ça, n’avait dit ça nulle part. je lui ai dit que c’était une interprétation de sa part et il a admis que oui. c’était assez incroyable.
il faudrait que j’ajoute encore ici notre conversation que j’ai rangée quelque part. [...] Lire la suite >
Brux, jeu 27 mars,
dormi jusqu’à maintenant, Ricoré et forte fatigue encore. fumé une.
vu JP hier matin, avait vécu un truc très difficile. sa K était là, qui nous a fait un brunch. manger, discuter a fait du bien. ensuite travaillé aux images pour le dossier.
une fois rentrée, j’étais très fatiguée — j’attendais et redoutais ce RV ; il y a tellement de choses à faire ; ce sentiment que je ne n’arrive pas à m’éclaircir les idées, que je ne fais pas ce qu’il faut ; crainte de ne pas arriver à maîtriser les temps de travail ; trop pour le nouveau site, pas assez pour le contenu, l’écriture, pas assez pour le site de l’expo ; je privilégie toujours les trucs techniques ; c’est la peur ; jp ne comprends pas que je puisse avoir peur d’écrire – c’est drôle ça — ne suis pas allée voir ma mère, j’ai travaillé au site avec Chatgpt qui s’est beaucoup trompé et ça m’a bien énervé. j’ai l’idée que si je le fais bien, on pourrait avoir le site derrière soi rapidement, mais dans les faits, ça ne se passe pas comme ça. [...] Lire la suite >
chatGPT et le FSE, Full Site Editing de WordPress
Sous-titre: ChatGPT, le divorce
Voilà, 30 mars 2025, Bruxelles encore. F arrivé hier soir, et donc je n’ai de nouveau pas pu aller voir ma mère. Je pensais y aller, puis Jules est parti et il m’a semblé que je ne pouvais pas laisser F arriver dans une maison vide.
Mal aux doigts. Je vais dicter la suite de la note avec Evernote (qui transcrit):
Donc je suis en bas, enfin au salon, dans le canapé qui me fait mal au dos, c’est idiot.
Je ne sais pas par quoi commencer.
Hier, j’ai dû renoncer à avoir recours à Chatgpt pour le site de mon père. Cela faisait plusieurs jours que je travaillais avec cette AI pour faire le nouveau site. On avait ensemble pensé à l’exportation de la base de données du site d’origine, il m’avait montré comment il pouvait m’aider pour l’exportation des tables du vieux site et leur importation ensuite dans WordPress. Au cours de ce travail, j’avais déjà quelques fois fait l’expérience d’erreurs de sa part, j’oublie maintenant lesquelles, mais hier je me suis rendue compte, et alors qu’il m’avait plusieurs fois assuré du contraire, que ce ne serait pas possible de faire ce que je voulais, en tout cas dans le nouveau système de template WordPress qu’il ne connait pas bien et moi non plus. [...] Lire la suite >
Londres, samedi 5 avril, dans la chambre avant la valise

remains of the early morning
moments où les pensées gentiment, sobrement se succèdent, dont le train défile, où l’on est bien dans chacun des wagons. dont on ne sait ce qui jamais en résultera, ce qui en parviendra à l’autre à un autre. moments matinaux. petits-matinaux. de grâce matinale.
Today, train to Paris Gare du nord.
Très belle soirée hier au café OTO. Très beaux concerts. Ici, j’écrirai les noms des musiciens. Et puis d’agréables conversations avec Gallien, McCloud et Julie. Pizza dans le métro de retour. Jules resté pour premier concert, puis parti à son concert. Nos manœuvres pour être au premier rang. Comme hier, F vend ses disques et ceux des autres. Trop long temps à attendre le début du concert, la chaleur qui montait, qui a démarré à trente finalement. Après, tout s’est déroulé normalement. Contrairement à ce qui s’était passé la veille. [...] Lire la suite >