plus tard, tu me demandes
ce que je fais
je fais ce que je veux
puis je tremble
voilà, ce que je fais
.
cela est juste et bon
.
puis je prends un demi-solian
.
et ça devient mauvais
le monde à distance d'une lettre
plus tard, tu me demandes
ce que je fais
je fais ce que je veux
puis je tremble
voilà, ce que je fais
.
cela est juste et bon
.
puis je prends un demi-solian
.
et ça devient mauvais
souvent, jules s’exprime par litote. exemple : « maman, le goûter, c’était pas trop. » curieux.
L’addiction, c’est la racine du symptôme, qui est fait de la réitération inextinguible du même Un. C’est le même, c’est-à-dire précisément ça ne s’additionne pas. On n’a jamais le « j’ai bu trois verres donc c’est assez », on boit toujours le même verre une fois de plus. C’est ça la racine même du symptôme. C’est en ce sens que Lacan a pu dire qu’un symptôme c’est un et cætera. C’est-à-dire le retour du même événement. On peut faire beaucoup de choses avec la réitération du même. Précisément on peut dire que le symptôme est en ce sens comme un objet fractal, parce que l’objet fractal montre que la réitération du même par les applications successives vous donne les formes les plus extravagantes et même on a pu dire les plus complexes que le discours mathématique peut offrir. [...] Lire la suite >
…puisque l’analyse est censée lui avoir permis de lever les refoulements responsables des blancs ou des incohérences dans la trame de l’incessant monologue du moi. Mais une fois complétée de cette manière, votre vie n’est plus racontable au tout-venant. Le démon de la Pudeur se dresse : il faut mentir, ou être indécent. Et puis, l’analyse fait éclater la biographie, elle polymérise la vérité, elle ne vous en laisse que des fragments, des éclats. »
→ Extrait de l’intervention de jacques-alain miller au congrès de la NLS, 3 avril 2011
C’est ainsi que Joseph Jacotot se trouva par hasard, dans les années 1820, enseigner à des étudiants flamands dont il ne connaissait pas la langue et qui ne connaissaient pas la sienne, par l’intermédiaire d’un ouvrage providentiel, un Télémaque bilingue alors publié aux Pays-Bas. Il le mit entre les mains de ses étudiants et leur fit dire par un interprète d’en lire la moitié en s’aidant de la traduction, de répéter sans cesse ce qu’ils avaient appris, de lire cursivement l’autre moitié et d’écrire en Français ce qu’ils en pensaient . Il fut, dit-on étonné de voir, comment ces étudiants auxquels il n’avait transmis aucun savoir avaient, sur son ordre, appris assez de Français pour s’exprimer très correctement, comment donc il les avait enseignés sans pour autant rien leur apprendre. [...] Lire la suite >
femme a-journée.
je me souviens qu’il y a beaucoup de raisons de pleurer.

paris, ce matin
d’août.
trouver le courage d’avancer dans l’angoisse même.
un
pied
devant
l’autre
tête baissée.

what is it i like the most
daydreaming sleeping dreaming?
what have i been doing all these years?
Total crash de mon gros PC ce matin. Et CDs d’instal (lation), pour la réparation, introuvables. Je suis sur le portable. Travaux d’aménagement à avancer, travaux de peinture. Un an après le déménagement, toujours pas déballé mes cartons. Mes vêtements dans les rayons de la bibliothèque restée vide. Si je jetais mes livres? Si c’était ça qui était juste : des vêtements plutôt que des livres? Aucun des 14 cartons de livres ouvert. Sauf celui des bouquins de psychanalyse. De nouveaux livres achetés. [...] Lire la suite >
Cette page évoque une exploration intime de la féminité, mêlant images poétiques et réflexions sur l'identité. À travers des métaphores de couloirs et de nature, une femme navigue entre souvenirs et sensations, questionnant son être et son rapport au monde. Le texte jongle avec des symboles comme la fourmi, le vagin et le sang, pour exprimer des thèmes de jouissance, de transformation et de vulnérabilité, tout en oscillant entre émerveillement et angoisse. Une quête de sens et d'émergence dans l'espace qui l'entoure.
Robe qui part du cou, l’enserre comme un collier, d’esclave, descend sur la poitrine, les seins, sans passer par les épaules, se resserre sur le ventre, repart sur les hanches, jusqu’aux genoux.
C’est très joli.
Je m’aperçois cependant que le bonnet droit de la robe est vide, mon sein droit manque. J’ôte la robe et vois avec horreur que toute la peau a « joué » sur les seins et sur le nombril. C’est indescriptible.
La peau du trou du nombril n’est plus en face du trou.
La matière à l’intérieur du téton n’est plus sous la peau du téton.
Le sein n’est plus sous la peau du sein.
La matière du sein n’est plus sous la peau du sein.
La peau du sein est vide et la matière est ailleurs. [...] Lire la suite >
lundi 22 août
10 :52
arrivés à donn hier soir.
au dîner, beaucoup bu (( il faut toujours quand j’arrive à donn, et que mes beaux-parents y sont, que je m’assomme, alcooliquement, dès que j’arrive, pour m’aider à les affronter. en général, dès que je me sens un peu assommée, j’arrête, mais là, j’ai continué.)) , parlé plus que de raison, mais sans en souffrir. j’ai essayé de dire, du mieux que je pouvais, et en tous les cas je n’ai pas été comprise. à peine entendue. aussi par des personnes qui pensaient avoir beaucoup moins bu que moi. [...] Lire la suite >
—–Message d’origine—–
De : ld
Envoyé : jeudi 25 août 2011 10:41
À : vm, jfm, jpm Objet : Frans
Mes très chers,
Je viens de téléphoner à Lieve : Frans rentre aujourd’hui. C’était le désir de Frans de mourir à la maison.
Les enfants et leur maman ont décidé cela hier. Il y aura un lit d’hôpital dans la pièce arrière et il y aura toujours un ou plus d’enfants à la maison. Et quelqu’un viendra pour les soins.
Ce qui fait que je n’irai que demain. Ca fait plaisir à Lieve d’avoir une de ses soeur aussi.
Véronique, je regrette de ne pas te voir ce week-end et Frédéric et Jules.
Peut-être à plus tard, j’espère.
Je vous tiendrai au courant bien sûr.
Je vous embrasse, fort
maman
1.
en me réveillant me demande si à arrêter de penser je ne disparaîtrais pas. à arrêter de penser à moi, je précise.
au fond, je fais vraiment ce travail constant d’essayer de retenir. comme si vraiment, si je ne retenais pas, je disparaîtrais…
si je ne retenais pas ma vie. si par mes pensées je ne retenais pas ma vie, je disparaitrais ?
que perds-je si j’arrête de retenir ? si j’oublie ?
si je m’oublie?
2.
cela me vient comme je cherche un moyen de cesser de penser, cesser de penser à moi. [...] Lire la suite >