jeudi 30 juin 2011 · 12h13

The necessity of loss hits the subject with particular virulence: rather than losing something, the subject sacrifices itself.

mardi 5 juillet 2011 · 08h57

à corps perdu et moyen de communication
— 5 juillet 2011

« L’écriture machinale prive la main de son rang dans le domaine de la parole écrite et dégrade la parole en moyen de communication[…] « 

« Lorsque par conséquent l’écriture fut arrachée à son origine essentielle, c’est-à-dire à la main, et lorsque l’acte d’écrire fut transféré à la machine, une mutation est advenue dans le rapport de l’être à l’homme ».

Heidegger

*

Je me suis quant à moi détachée d’une parole à laquelle je tenais beaucoup (l’analyse). je payais pour ça. j’y suspendais mon être (avec tout ce que je sais / ne sais pas de l’être grâce à ce que ce cher miller cette année m’a enseigné…), mon être , en devenir. j’y trouvais du plaisir, et disais la seule parole qui à mes yeux me paraissait compter, quoi d’autre? ma dignité? deviens-je indigne ? ou ni l’une ni l’autre ? ni digne ni indigne? [...]  Lire la suite >

vendredi 15 juillet 2011 · 10h48

eh bien après cette

image

petite collation dont je n’ai mangé ni le dessert (je me restreins, sur le sucre) ni l’entrée ni tout le pain, je vais passer à la lecture de mon drôle de bouquin de jacques rancière. hu hu.  j’ai toujours fait bien attention à ne PAS pousser jules à TOUT manger, et ça ne lui pose aucun problème (ça fait même de de lui qq d’extrâmement raisonnable).  moi, c’est différent; j’ai été poussé à tout manger.

mercredi 3 août 2011 · 18h33

Jacques-Alain Miller, Lire

« … Et donc, tout bien pesé, j’ai choisi le titre suivant : lire un symptôme, to read a symptom. Ceux qui lisent Lacan ont sans doute ici reconnu un écho de son propos dans son écrit ‘Radiophonie’ que vous trouvez dans le recueil des Autres Écrits, page 428. Il souligne là que le juif est celui qui sait lire. C’est ce savoir lire qu’il s’agira d’interroger en Israël, le savoir lire dans la pratique de la psychanalyse. Je dirais tout de suite que le savoir lire, comme je l’entends, complète le bien dire, qui est devenu parmi nous un slogan. Je soutiendrais volontiers que le bien dire dans la psychanalyse n’est rien sans le savoir lire, que le bien dire propre à la psychanalyse se fonde sur le savoir lire. Si l’on s’en tient au bien dire, on n’atteint que la moitié de ce dont il s’agit. Bien dire et savoir lire sont du côté de l’analyste, c’est son apanage, mais au cours de l’expérience il s’agit que bien dire et savoir lire se transfèrent à l’analysant. En quelque sorte qu’il apprenne, hors de toute pédagogie, à bien dire et aussi à savoir lire. L’art de bien dire, c’est la définition de cette discipline traditionnelle qui s’appelle la rhétorique. Certainement la psychanalyse participe de la rhétorique, mais elle ne s’y réduit pas. Il me semble que c’est le savoir lire qui fait la différence. La psychanalyse n’est pas seulement affaire d’écoute, listening, elle est aussi affaire de lecture, reading. Dans le champ du langage sans doute la psychanalyse prend-elle son départ de la fonction de la parole mais elle la réfère à l’écriture. Il y a un écart entre parler et écrire, speaking and writing. C’est dans cet écart que la psychanalyse opère, c’est cette différence que la psychanalyse exploite.  [...]  Lire la suite >

jeudi 4 août 2011 · 23h56

#7468

et de nuit la pluie d’été

et toi qui dors

 

quand l’eau ruisselle / dans l’éclat géométrique des lampadaires / le vrombissement lent des voitures qui hésitent qui s’en vont / le cliquetis des griffes du chat sur le plancher / le chat est toujours

ou pas

le chat et notre enfant dort de fatigue, enfin la nuit enfin l’été et la pluie je peux fermer les yeux un instant

le campari sirupeux, la rape de la langue du chat sur le fond de la poêle

une calme fête

un court moment

je te souhaite

et je ne te réveillerai pas

vendredi 5 août 2011 · 10h26

#7481

je voudrais oublier partir. il faudrait pouvoir décider à un moment d’oublier. non pas mourir, mais oublier. effacer sa mémoire. savoir que l’on vit ses derniers instants avec elle, et puis pfuit. qu’elle s’efface. repartir à zéro.

.

cher,

je voudrais partir une semaine, loin de vous. laisser moi partir, une semaine, à bruxelles. restez sans moi. que je sois sans vous.

.

plus jeune, je rêvais d’être frappée d’amnésie.

.

l’écriture fait partie de la vie de each and single living human being.

. .

rêvé de MHB, marie-hélène brousse. elle faisait qq chose comme me remercier pour ce site, empreintes digitales, mes retranscriptions du cours de miller. elle me parlait gentiment, m’interrogeait. je lui répondais, fis un lapsus. nous en rîmes. j’en fus complètement étonnée. ma vie bascula. elle me parlait en toute confiance. non pas comme une potentielle analyste. il était question de savoir si je ferais ou pas sans analyste avec ce lapsus. elle me présentait à d’autres analystes. ils, elle en fait, me parlaient gentiment. je craignais de ne pas me souvenir d’eux, d’oublier leur nom. j’avais craint de parler à MHB et qu’elle se propose à moi comme analyste, mais non. elle m’écoutait, avec bienveillance intérêt, elle me laissait libre. [...]  Lire la suite >

vendredi 5 août 2011 · 12h03

#7488

hier vu gentil docteur g. qui souligne le lien entre « tumeur » et « suicide » – les angoisses dont je dis qu’elles ne me prennent que quand je fume, cela découvert récemment, liées je dis, liées je crois à ma maladie aux dents qui se propage à la mâchoire, aux oreilles, à la gorge, puis, au cerveau. le moment de la propagation au cerveau est le moment faux. ça n’est pas à proprement parler au cerveau (c’est à l’alma mater, la dure mère, les méninges). la conviction qui me prend alors d’avoir la maladie de la mort, une tumeur, un cancer. d’être celle qui sait qu’elle va mourir, qu’elle meurt. le sentiment physique que j’en ai. et le désir insoutenable qui me vient que ma tête soit fracassée. crâne.  et alors la pensée du suicide qui revient. cela que je lie maintenant à la cigarette, et à ma maladie des gencives. la certitude liée à cela. ce sentiment que tous les os de ma tête sont malades. [...]  Lire la suite >

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