Langagement

Paris, repartons vers Bruxelles tout à l’heure

Chester vient de me labourer le ventre pendant 10 bonnes minutes, voire plus, je n’osais pas le repousser, il s’est maintenant couché sur moi, la douceur de son pelage me soulageant des griffes qu’il m’a faites au ventre.

Je voulais écrire, au lieu de quoi j’ai passé du temps sur Instagram.

Il faut que je trouve du courage pour faire ce qu’il y a à faire.

Je lis maître Tchouan et c’est tout le contraire de ce à quoi nous sommes dressés.

(tentative)
Je suis
Celle
Qui ne veut pas
Faire
Ce qu’il y a
À faire.
Je dé-fais.
Je non-fais.

Il y a ce qu’il y a à faire
Et il y a moi

Je ne peux rien faire
De ce qu’il y a à faire

Chère HB,

Je voulais vous dire, se peut-il qu’un jour je puisse échapper à cette volonté en moi de détachement, désengagement, séparation.

Se peut-il que je comprenne ce qui anime mes pensées, me pousse à trouver les mille raisons plus valables les unes que les autres de me désister.

Quel est ce désistement ? Cette impossibilité pour moi de me maintenir dans le moindre engagement ? Pourquoi faut-il que ce soit si douloureux ? Qu’est-ce qui ainsi me pousse à me rétracter?

Comment avancer en dehors de tout engagement vis-à-vis d’un autre quelconque ?

Et ne suis-je à moi-même mon pire autre ?

Le Tao serait comme une voie possible pour le désengagement, pour échapper à la contrainte de l’engagement. Car le Tao toujours ramène au réel, à la chair des choses. Ma vie passée à me battre contre mes pensées.

Qu’est-ce que recouvrirait l’engagement ?

(drôle de penser, à écrire cela, que ce qui m’est reproché en tai chi, c’est justement de « ne pas m’engager » , « l’engagement » consistant, au moment du coup, à porter 30% de son poids dans la jambe avant, dans la jambe libre, au moment du coup, à libérer la jambe d’ancrage dans le sol, la jambe d’appui, de 30 %. Il ne s’agit certainement que d’une pure coïncidence, que ce soit ce mot-là qui aie été choisi pour désigner ce mouvement. )

L’engagement est le nom de ce qui me lie à l’autre dans le symbolique (dans le langage, dans la parole). Cet engagement se transforme pour moi rapidement en pure contrainte de désengagement, de soustraction.

Comment soulager la part d’observation, d’auto-observation, de jugement, qu’implique un engagement dans le symbolique quel qu’il soit ? Pourquoi faut-il que cela tourne à la persécution? Comment formuler cela ?

(je ne vois de voie que celle de la poésie. Il n’y aurait de voie, possible pour moi, que celle de la poésie, celle propre à la poésie. Avancer là où ça n’offre aucune résistance. Comment cela s’appelle, quand une chose peut être dite, dite dans sa singularité, son unicité, son exception, sans que son contraire ne soit seulement évoqué. Dire l’amour sans offusquer la haine. Dire l’instant de connaissance sans faire honte à l’ignorance. Appeler la mort et que ce soit la vérité de la vie. Une chose et son contraire sans que tout l’être s’en offusque. Où cela arrive-t-il qu’une porte soit à la fois ouverte et fermée. Cela n’arrive que par le langage. L’impossible du langage n’est rendu possible que par le seul langage, du moment qu’il s’incarne. L’hallucination arrive par la rencontre du corps et du langage. Ce que j’appelle faiblement l’hallucination est ce qui en nous nous porte à dépasser perpétuellement les limites du langage qui dépassent perpétuellement celles de la réalité. La réalité cependant ne tolère pas qu’une porte soit à la fois ouverte et fermée. Tout me sépare d’une porte ouverte, ce qui m’ouvre à elle, c’est sa portée métaphorique, la capacité du langage à ouvrir en moi l’ouverture de cette porte sur tous les possibles (qui sont autant d’impossibles), aussi bien que sur sa fermeture. Aussi l’ouverture de la porte peut-elle m’éclater, dans tous les sens du terme, que je n’aie d’autre ressource pour revenir de ce fol éparpillement que de tenter de rejoindre la porte, dans son degré exact d’ouverture, unique, dans son ignorance même de la signification de l’ouverture, dans son ignorance d’elle-même. Revenir à la chair de la porte, au silence de ma propre chair, me désengager du langage qui m’avait ouvert trop de possibles. Revenir à la porte en deçà du langage. )

Langage ment.

Ce qui lie le langage et la réalité. Le réel de ce qui lie le langage et la réalité.

Bernard Stiegler : « Retourner le confinement en liberté de faire une expérience »

« Ecrivains confinés, écrivains libérés » (5). Le philosophe revient sur ses années de détention (pour braquage de banques) entre 1978 et 1983, et les conditions par lesquelles il a pu en faire vertu.

Par Bernard Stiegler Publié le 19 avril 2020 à 13h30 – Mis à jour le 19 avril 2020 à 20h05

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, lorsque j’appris au mois de février 1983 que j’allais être libéré dans les jours suivants d’une peine de réclusion que je purgeais au centre de détention de Muret [Haute-Garonne], passé le premier moment de la joie de me savoir bientôt revenir auprès des miens, j’en vins presque aussitôt à me demander comment j’allais maintenir ce qu’il y avait de meilleur dans la situation carcérale qui avait été la mienne depuis quatre ans et huit mois que j’explorais ce que j’appelais la vertu de la prison.

Ayant eu l’année précédente deux permissions de sortir, j’avais tout de suite compris que la libération pouvait tout aussi bien devenir une aliénation plus grande – plus grande que celle qui m’avait conduit en prison. Durant la période carcérale, et avec le soutien de Gérard Granel [philosophe, 1930-2000], j’avais méticuleusement élaboré une discipline extrêmement stricte, laquelle, au fil des ans, m’apporta des satisfactions de plus en plus intenses – évidemment au prix de peines, mais il en va toujours ainsi (comme dans l’escalade ou le marathon).

Commencer par la lecture d’un texte de Mallarmé

Je compris très vite que, pour ne pas souffrir du vide absolu qu’impose la détention, il me fallait travailler intensément. C’est pourquoi je parvins en quelques semaines à établir un programme quotidien grâce auquel dès mon réveil ou presque, je me dirigeais vers ce que Karl Popper a appelé « le troisième monde »« qui est surtout le monde de la pensée scientifique, de la pensée poétique et des œuvres d’art ». A cette époque, je prenais toujours cette direction en commençant par la lecture d’un texte de Mallarmé : cela mettait les idées en place. Je finissais la journée avec Proust, et entre les deux, j’étudiais en lisant le matin et en écrivant l’après-midi (avant tout à partir de mes lectures).

Il est bien connu que la neutralisation, la suspension ou l’interruption (on dirait en grec l’épokhè) de la relation à ce que Popper appelle le premier monde et le deuxième monde (les états physiques du monde et les états mentaux du sujet) favorise ce que dans le langage de la psychanalyse on appellerait la sublimation. J’expérimentais cela jour après jour, sans aucune échappatoire possible, et cela devint une extraordinaire aventure dans ce troisième monde – étayée par l’encadrement universitaire de l’UFR de philosophie de Toulouse le Mirail, et grâce au télé-enseignement (par courrier postal, et non par vidéo).

Le confinement actuel, quant aux conditions dans lesquelles il pourrait être fructueux, est comparable à celui que j’ai connu en détention

Ce ne fut possible que grâce à Granel, aux soutiens que je reçus de ma famille, à l’intelligence du directeur de la maison d’arrêt, et parce que j’étais seul en cellule. Il n’y avait alors dans les prisons ni téléphone ni télévision – seulement la radio, les journaux (pour qui pouvait les acheter) et les livres (empruntés à la bibliothèque ou apportés par Gérard). La radio me permettait de suivre l’actualité brièvement (j’écoutais le journal de 12 h 30 en déjeunant), et les livres me donnaient accès au troisième monde dont je tentais de me nourrir pour devenir capable d’un jour revenir aux premier et deuxième mondes.

Le confinement actuel, quant aux conditions dans lesquelles il pourrait être fructueux, est comparable à celui que j’ai connu en détention, malheureusement d’abord en cela que très peu de détenus bénéficient de leur période de réclusion, et ce parce que, pour la plupart d’entre eux, les conditions ne sont pas réunies, à commencer par le fait qu’ils vivent dans la promiscuité (sauf en centres de détention), que souvent ils ne savent pas lire, que désormais la télévision est dans les cellules, etc. – outre qu’ils ne sont pas accompagnés par un ange gardien tel Gérard Granel.

Cet état de fait n’est cependant en rien une fatalité. L’exécution de la peine peut être l’occasion d’une chance autant qu’il est possible – tout comme une maladie peut être une chance, ainsi que l’enseigne Georges Canguilhem en citant Ludovic Dugas puis Frédéric Nietzsche : « La maladie est (…) une expérimentation de l’ordre le plus subtil, instituée par la nature elle-même dans des circonstances bien déterminées et avec des procédés dont l’art humain ne dispose pas : elle atteint l’inaccessible. » (Dugas cité par Canguihem). « La valeur de tous les états morbides consiste en ceci qu’ils montrent sous un verre grossissant certaines conditions qui, bien que normales, sont difficilement visibles à l’état normal. » (Nietzsche cité par Canguilhem).

L’invention d’une nouvelle façon de vivre

Le confinement (carcéral, sanitaire ou guerrier) est une sorte de pathologie sociale, et lorsqu’il s’impose, il convient de le retourner en liberté de faire une expérience – laquelle peut procurer d’extraordinaires surprises portant en elles un potentiel salvateur de bifurcation, et engendrer ce que Canguilhem appelle une normativité – c’est-à-dire l’invention d’une nouvelle façon de vivre. Mais tout comme la maladie, cette expérience peut détruire, annihiler, tuer : cette possibilité en est le prix.

Pour la plupart des détenus, le confinement carcéral est une catastrophe, qui les enfonce toujours plus terriblement dans la fatalité. Et cependant une telle expérience, pour autant précisément que l’on en puisse faire une expérience, et non un châtiment, peut être d’une richesse sans pareil.

Le confinement devrait être l’occasion d’une revalorisation du silence, des rythmes que l’on se donne, plutôt qu’on ne s’y plie et de tout ce qui, survenant du dehors, distrait l’homme d’être un homme

Le confinement en cours devrait être l’occasion d’une réflexion de très grande ampleur sur la possibilité et la nécessité de changer nos vies. Cela devrait passer par ce que j’avais appelé, dans Mécréance et discrédit (Galilée, 2004), un otium du peuple. Ce devrait être l’occasion d’une revalorisation du silence, des rythmes que l’on se donne, plutôt qu’on ne s’y plie, d’une pratique très parcimonieuse et raisonnée des médias et de tout ce qui, survenant du dehors, distrait l’homme d’être un homme. Préserver en particulier la virginité du matin de toute intrusion médiatique est essentiel : le matin peut alors devenir une fructification du vierge, du vivace et du bel aujourd’hui pour autant qu’il soit conduit avec ce que les stoïciens appellent tekhnè tou biou et Foucault « technique de soi ».

Lire cet entretien de 2016 :Bernard Stiegler : « Je propose la mise en place d’un revenu contributif, qui favorise l’engagement dans des projets »

 

C’est un tel apprentissage, c’est-à-dire un effort – qui devrait venir au cœur des réflexions de ceux qui devront à l’avenir trouver les voies d’un après-Covid-19. Lorsque, avec Patrick Braouezec, nous avons proposé d’expérimenter un revenu contributif sur le territoire de Plaine commune [établissement public territorial dont il est le président, en Seine-Saint-Denis], c’était une façon de soutenir un tel otium du peuple, et sur le mode des intermittents du spectacle qui ne trouvent des emplois intermittents que pour autant qu’ils cultivent un tel otium, c’est-à-dire une fructification de leurs singularités.

Un confinement d’ampleur biosphétique

Je pense ici tout particulièrement à la génération de Greta Thunberg, en direction de laquelle, avec Jean-Marie Gustave Le Clézio, nous avons créé l’Association des amis de la génération Thunberg, et avec laquelle nous tentons de créer une école itinérante cultivant un tel otium en vue d’« étonner la catastrophe », pour citer Patrick Boucheron citant Victor Hugo, et inventer ainsi une nouvelle normativité.

La génération Thunberg fait l’expérience du confinement d’ampleur biosphétique qui caractérise la fin de l’ère anthropocène dans laquelle nous tous nous sentons enfermés, et où nous tentons de vivre toujours plus près du désespoir. Le désespoir est aussi une expérience, dont il peut être beaucoup appris (n’est-ce pas le sens de Pâques chez les chrétiens ?), pour autant qu’il en soit pris soin comme de ce qui peut, dans certaines circonstances, devenir une forme sublime d’énergie.

Source : https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/04/19/bernard-stiegler-retourner-le-confinement-en-liberte-de-faire-une-experience_6037085_3260.html

avoir un corps

Après toutes ces années de tai chi, de chi et de tai chi, il me semble que j’acquiers, que j’ai acquis un nouveau corps.

C’est un fait, c’est l’acquis, un corps. Par sa jouissance. La jouissance par les traçages intérieurs, enchanteurs. Les traçages de mondes, les dessins. Les géographies.

Être dit encore, reste. Reste à dire. Cela reste à dire encore. Ce corps acquis. La jouissance.

Les explorations auxquelles on procède, les manipulations intérieures, le bonheur qu’on y trouve, donnent un corps où il n’y en n’avait pas. Le corps se met à exister.

C’est une tentative de le dire. Ce n’est pas la première fois que je m’y essaie. Ce n’est pas dit très joliment. Cela ne se laisse pas attraper comme ça.

Ces jours-ci, avec tout ce que j’ai fait pendant les stages et les cours en ligne, tout ce que j’ai fait comme chi, mais comme tai chi aussi, j’ai pu à nouveau l’éprouver. combien, également, le corps se ré-érotise. combien, se libèrant des marques du passé, il s’ouvre, il porte à l’amour. c’est énigmatique.

Jeudi 10 septembre 2020

10:20

Réveillée depuis 5h30, je crois. 

Pour première fois depuis longtemps, travaillé chi au lit, petite circulation, essayé, comme hier au café. Hier, pas continué à écrire. Hier, finalement pris médicament le… comment s’appelle-t-il, Ariprazole est son nom générique. Dans l’après-midi, pour me calmer, m’étais tellement énervée contre E, me sentais si troublée par ce que l’analyste avait indiqué que je ne devais plus rêver de le quitter, songer que cela soit possible, souhaitable. « Pensez-vous que vous iriez mieux ? » Oui, je le crois. J’ai parlé de partir lorsqu’Anton aurait 18 ans, mais selon elle, ce sera toujours douloureux, quelque soit l’âge. Et alors, et alors? Le médicament m’a endormie, mais ensuite, au réveil… Aaah, je n’ai jamais vraiment aimé écrire un journal. Je pensais ne plus retourner voir H. J’oublie toujours son nom. De famille. Je suis partagée. Suis je en difficulté à cause du manque de cigarette ? Autre chose ? Édouard dirait que c’est à cause d’autre chose, que je me suis mise en manque de cigarette. Un manque pour couvrir un manque. Enfin, celui-là est bien réel, maintenant, même s’il n’agit que comme couverture. Je crois que je devrais attendre pour en juger, d’être sortie de sa zone. Je pensais m’aider à en sortir par le médicament. Mais, j’ai l’esprit embrouillé par tous ces écrits de psychotiques que je lis en ce moment. Est-ce qu’il s’agit de psychose chez Carrère ? Maniaco-dépressif ? Bipolaire de type II, dit-il. Et moi ? 

11:02 

Je viens de circuler dans tout ça sur internet. Toutes ces définitions. Il semblerait que les anti-dépresseurs puissent être vraiment mauvais dans le cas de troubles bipolaires. Le médicament que la psychiatre aurait voulu me faire prendre est indiqué dans le cas de schizophrénie et de troubles bipolaire de type 1. Aripiprazole. Impossible de jamais retenir ce nom. Abilify. Je me demande si je vais écrire à propos de tout ça à mon analyste. Je me demande si je peux en savoir plus. Je ne détesterais pas un diagnostic précis. Peuvent-ils se tromper ? Y a t il d’autres traitement possibles ? Ai-je envie de continuer à voir ce psychiatre : pas du tout. J’ai tenu jusqu’à maintenant, grâce probablement aux stages de tai chi en ligne et au fait qu’on était en vacances, qu’on n’attendait donc rien de moi si ce n’est de m’empêcher de craquer, suite à ce qui s’est passé, et de me reposer. Et d’accompagner Anton dans ses vacances. Ça a marché. Très bien. Jusqu’à l’épisode N provoqué par le retour sur le scène de Nathan. La fin des vacances, la rentrée, le retour d’Édouard au travail, notre cohabitation obligatoire, hier, les paroles de H. P. (je viens de retrouver son nom). 
Je ne lui ai jamais parlé de ce symptôme : l’oubli et la confusion systématique de tous les noms propres.

L’Un tout seul avec Parménide

L’Un tout seul avec Parménide

Par Dominique Rudaz

De ce qui est, de ce qu’il y a

La question de l’ontologie, de ce qui est, et de l’existence, de ce qu’il y a, est centrale dans notre expérience analytique, puisque la position que nous prenons par rapport à notre pratique varie singulièrement selon qu’on l’ordonne à ce qui est ou à ce qu’il y a[1]. Si, comme Miller nous explique, « le secret de l’ontologie »[2] est que l’être n’est que du semblant, si l’être ne tient qu’au discours, à ce qui est dit (l’être de langage), alors qu’est-ce qu’il y a, qu’est ce qui existe en deçà ?

Ce qu’il y a, ce qui existe, ce qui est du réel et non pas du semblant est noué au signifiant. C’est ce qui du signifiant s’imprime, s’inscrit, se marque sur le corps et qui « commémore une irruption de jouissance inoubliable »[3] : ce qu’il y a, c’est la rencontre matérielle d’Un signifiant et du corps ; le choc contingent et singulier, à prendre au cas par cas, du langage sur le corps[4]. Cependant, soyons attentifs au fait que ce signifiant n’est pas celui qui note la parole, le signifiant rhétorique, le signifiant qui renvoie à un autre signifiant et qui nous fait entrer dans la machinerie signifiante, avec ses effets de signifié. Ici c’est le signifiant en tant que Un, l’Un tout seul : c’est l’ « essaim »[5], le S1 sans le S2 qui répondrait et qui ferait sens, voire fonction, copule : justement, ça ne copule pas ! Nous sommes dans ce qui résonne et qui s’itère en boucle comme la pulsion, qui est « l’écho dans le corps du fait qu’il y a un dire »[6]. La rencontre contingente du signifiant Un et du corps, c’est « (…) l’événement originaire et en même temps permanent, c’est-à-dire qu’il se réitère sans cesse, (…) [c’est] la réitération inextinguible du même Un »[7].

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