samedi 5 août 2023 · 15h16

#02  |  de la préparation du lieu

Atelier François Bon #02 | du lieu au personnage, via Jane Sautière et les cartes postales de Balzac (18 juin) . Ecrit à Brux, le 5 août.

Nous aimerions qu’il y ait un lieu

Pour aller vers le récit, allons d’abord vers le lieu.

Tout d’abord, il n’y en n’a pas. Au départ. Il n’y a pas de lieu.

Nul lieu qui soit identifiable.

Au départ, il n’y a nul autre lieu que celui de la présence et de la sensation.

De la présence et de la sensation corporelles.

Il y a la pensée aussi, comme lieu, comme lieu d’habitation.

Comme lieu de sensations.

Plus largement, le langage.

Le langage est lieu d’habitation.

Autour et en dedans du corps de la présence, il y a la possibilité du silence. [...]  Lire la suite >

samedi 5 août 2023 · 19h46

#02 | 0=du lieu au personnage, via Jane Sautière et les cartes postales de Balzac

Atelier François Bon #02 | du lieu au personnage, via Jane Sautière et les cartes postales de Balzac (18 juin)

Délires / Souffle

Bruxelles, bout de la nuit d’insomnie, agenouillée au pied du canapé. Encore un atelier où j’aurai dû commencer par ruser. Où j’aurai dû commencer par nier. Nier la possibilité d’un lieu. Nier le lieu. Cela s’est imposé. Après des jours d’élucubrations inabouties, de mâchonnages. C’est qu’il n’y a pas de lieu au corps qui n’a pas nom. Ou de lieu qui ne soit de l’étendue de son corps. Ou encore, et c’est moi qui découvre : qu’il n’y ait à ce corps d’autre lieu que celui, imaginaire, du langage, tant qu’il est à portée de corps. Ou d’autre lieu que celui de la pensée. Ca serait à cause de la précédence de la sensation sur le nom, la sensation sans nom. C’est une hypothèse. Bien sûr, j’ai parlé des images aussi. Mais, les images sont une extension du corps. Juste, on n’y pense pas.  [...]  Lire la suite >

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