États des gravures Ce qui m'a le plus immédiatement frappée, touchée, parlé : les deux états qui sont données à voir de deux gravures, dans l'avant-dernière salle. Celle du Christ présenté au peuple (dont c’est un des premiers états qui était affiché dans la cuisine de mes parents) et celle des Trois croix. D'abord, l’inexorable et dramatique réduction à l’essentiel que donnent à voir les deux états du calvaire à trois croix. Avec un dernier état devenu noir, sombre, ravagé, sa pluie de lumière (dans un océan de noirceur ;)). Je découvre qu’il y a eu une exposition à la BNF sur ces gravures et tous leurs états : http://expositions.bnf.fr/rembrandt/grand/048_1.htm Ensuite, en moins directement dramatique, Le…
RE: Rembrandt!
— REMBRANDT INTIME - Du 16/09/16 au 23/01/17 - MUSÉE JACQUEMART-ANDRE
Showgirls, de Paul Verhoeven, en ce moment, au cinéma Grand Action
Quelle est cette énergie dont elles font montre les filles, et dont rien ne répond. Dont elles font montre quand elles dansent, dont rien ne répond. Quelle est cette force, ce pouvoir, cette séduction. Qu'est-ce qui les habite, les porterait à l'amour, dont rien ne répond. Ou si mal. Cherchant à les ramener vers quels en-deçà. Dont il faut qu'elles se préviennent alors, qu'elles se gardent. L'insolence que ça leur donne en retour, l'ascendant sur tout, tous et toutes, ce qui les entoure. Dont rien ne répondra jamais et qui les sépare, les isole profondément. Cette force vive qui éclate alors sur les scènes de Showgirls. Vous savez, la séduction des jeunes filles, qui les…
l’art, mais alors à la façon des Nouveaux barbares de Benjamin : au départ d’une table rase de la culture
l'art, à la façon des Nouveaux barbares de Benjamin : au départ d'une table rase de la culture. Dans les suites d'un trauma innommable qui vous coupe de la relation de toute expérience (pour Benjamin, il s'agissait des horreurs de la première guerre mondiale, des "déchainements barbares de la technique"), dont il faut renoncer à se plaindre, qui choisit l'oubli et retrouve pour aborder le monde, la vie, l'état d'enfance et le jeu : il n'y a plus alors de répétition qui tienne, mais une expérience toujours refaite, entièrement revécue. "Comment considérer la pauvreté autrement que sous le seul aspect du manque et de ses tristes corollaires, la nécessité soit de le combler, soit de le…
découverte de Rita Ackermann
Au Grand Palais, découverte de cette peintre, dont le trait, la matière, me fait penser à la peinture de mon père.
neue sachlichkeit / nouvelle objectivité
Amaryllis, Franz Lenk, 1930 Nature morte de petit déjeuner, 1927, Bernhard Dörries Exposition / Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander La vie d'avant était si différente!Ceux qui le nient, tu le sais, ils mentent!Nous étions tous, du réveil au coucherSous l'emprise d'une grande nervositéSi dans sa cage un oiseau mouraitPendant des semaines la famille pleuraitMais aujourd'hui dans l'air du tempsSi tu vois Monsieur Koch ton amiTu lui demandes, tout objectivement:"Comment, Monsieur Koch, toujours en vie?" Il y a dans l'air une objectivitéIl y a dans l'air comme des épines hérisséesIl y a dans l'air , il y a dans l'air, dans l'airIl y a dans l'air quelque chose d'idiotIl y a…