vendredi 30 septembre 2016 · 14h09

RE: Rembrandt!
— REMBRANDT INTIME - Du 16/09/16 au 23/01/17 - MUSÉE JACQUEMART-ANDRE

Rembrandt, Les Trois Croix, 4° état.
Pointe sèche et burin.
~1653

États des gravures

Ce qui m’a le plus immédiatement frappée, touchée, parlé : les deux états qui sont données à voir de deux gravures, dans l’avant-dernière salle. Celle du Christ présenté au peuple (dont c’est un des premiers états qui était affiché dans la cuisine de mes parents) et celle des Trois croix.

D’abord, l’inexorable et  dramatique réduction à l’essentiel que donnent à voir les deux états du calvaire à trois croix. Avec un dernier état devenu noir, sombre, ravagé, sa pluie de lumière (dans un océan de noirceur ;)).

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samedi 8 octobre 2016 · 15h25

Showgirls, de Paul Verhoeven, en ce moment, au cinéma Grand Action

Quelle est cette énergie dont elles font montre les filles, et dont rien ne répond. Dont elles font montre quand elles dansent, dont rien ne répond. Quelle est cette force, ce pouvoir, cette séduction.   Qu’est-ce qui les habite,  les porterait à l’amour, dont rien ne répond. Ou si mal. Cherchant à les  ramener vers quels en-deçà. Dont il faut qu’elles se préviennent alors, qu’elles se gardent.  L’insolence que ça leur donne en retour, l’ascendant sur tout, tous et toutes, ce qui les entoure. Dont rien ne répondra jamais et qui les sépare, les isole profondément. Cette force vive qui éclate alors sur les scènes de Showgirls.  [...]  Lire la suite >

lundi 21 août 2017 · 10h52

l’art, mais alors à la façon des Nouveaux barbares de Benjamin : au départ d’une table rase de la culture

l’art, à la façon des Nouveaux barbares de Benjamin : au départ d’une table rase de la culture. Dans les suites d’un trauma innommable qui vous coupe de la relation de toute expérience (pour Benjamin, il s’agissait des horreurs de la première guerre mondiale, des « déchainements barbares de la technique »), dont il faut renoncer à se plaindre, qui choisit l’oubli et retrouve pour aborder le monde, la vie, l’état d’enfance et le jeu : il n’y a plus alors de répétition qui tienne, mais une expérience toujours refaite, entièrement revécue. [...]  Lire la suite >

samedi 9 avril 2022 · 13h28

neue sachlichkeit / nouvelle objectivité

Amaryllis, Franz Lenk, 1930

Exposition / Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander

La vie d’avant était si différente!
Ceux qui le nient, tu le sais, ils mentent!
Nous étions tous, du réveil au coucher
Sous l’emprise d’une grande nervosité
Si dans sa cage un oiseau mourait
Pendant des semaines la famille pleurait
Mais aujourd’hui dans l’air du temps
Si tu vois Monsieur Koch ton ami
Tu lui demandes, tout objectivement:
« Comment, Monsieur Koch, toujours en vie? »

Il y a dans l’air une objectivité
Il y a dans l’air comme des épines hérissées
Il y a dans l’air , il y a dans l’air, dans l’air
Il y a dans l’air quelque chose d’idiot
Il y a dans l’air quelque chose d’hypnotique
Il y a d ans l’air, il y a dans l’air
Quelque chose qui semble s’y plaire
Qu’y a-t-il donc dans l’air aujourd’hui? [...]  Lire la suite >

jeudi 14 mai 2026 · 15h09

This is what you can do when something unexpected happens, give it form, give it language, make it small enough to handle

https://www.instagram.com/p/DYSGAF8gsZ3/?img_index=1

At four o’ clock in the morning, the telephone began to ring patiently. The sound slipped into a dream and waited. On-the eighth ring, the dreamer woke, and for a moment, there was only darkness and the soft ticking of a clock. Then the awareness came-the strange hour, the waiting sound, the sense that something, somewhere, had already gone wrong. The receiver was lifted. A voice spoke. It was careful. Too careful. « There’s been an accident. »

Miles away, beyond the sleeping houses and the empty city, stood a factory. It was a place of ordinary industry: metal breathing steam, machines turning with tireless certainty, people in bright helmets moving through tasks they knew by heart. Pipes ran through it like veins through a great mechanical body. Valves blinked small red lights. Gauges watched with unblinking eyes. And in the hour before dawn, one of those veins gave a shudder. There was a sound-a long, quiet rupture. Gas, pale and ghostlike, slipped into the air. [...]  Lire la suite >

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