mercredi 19 juin 2013 · 12h55

Simon Hantaï, « s’engendrer soi-même »

 du "se parare" ou "se parere", l'objet dans la refente [ Comment l'Un fait-il pour être à la fois le plus impersonnel et le moins ? Le plus indifférent à la qualité et la qualité même, sa racine. Reste ultime du trauma.] L'Un répété des carrés de couleurs de Hantaï, ce pur Un des Tabulas, ou Tables comme il les appelle également, "Tables du Un", reprend, lui ramène, lui restitue, une jouissance qui n'appartient qu'à lui. La substantifique moelle. Et, elle, ce précipité de jouissance, paradoxalement, est ce qui passe à l'universel. Peut être comprise, jouïe, en dehors même de la connaissance du trajet de Hantaï - même s'il faut probablement avoir avec lui quelques…

jeudi 21 novembre 2013 · 20h51

Le corps comme objet, né au XXè siècle
— Gérard Wajcman à l'Erg

Erg, séminaire 2011, Gérard Wajcman le corps comme objet né au xxè siècle / quel serait le maître-mot du xxI ? ça pourrait être la transparence / facebook - transparence de la vie privée, exposition de la vie privée ; wikileaks - transparence du pouvoir / sommes regardés / dans notre corps / soumis à des machines qui voient l'intérieur de notre corps "pour notre bien" _ neuro spin : voir la pensée / idée que tout peut se voir, y compris l'inconscient / projet du tout visible / vidéo surveillance / innocents en sursis / / corps lié aux machines depuis l'origine : le miroir / Le stade du miroir de JL / idée…

lundi 12 mai 2014 · 14h50

Ce qui est nouveau et ce qui est important dans «Flamme éternelle» par Thomas Hirschhorn

«Flamme éternelle» en tant qu’œuvre d’art - contrairement à une manifestation culturelle - prend position pour l’expérience «Art». «Flamme éternelle» veut marquer une percée au- delà du consensus et de la consommation culturelle. Seul l’art compte, seules la poésie, la philosophie et la littérature peuvent aider. En tant qu’artiste j’invite des philosophes, des écrivains et des poètes parce que je pense que se confronter à leurs idées, à leurs pensées peut nous aider à nous confronter au temps dans lequel nous vivons. Elles peuvent nous aider à nous confronter à la réalité dans laquelle nous nous trouvons et elles peuvent nous aider à nous confronter au monde dans lequel nous vivons. C’est pour cela que je…

lundi 12 mai 2014 · 16h20

flamme éternelle – les images

      Quand on arrivé, c'était comme ça, tu vois, . Ah oui, nous avons rencontré Meda. Elle s'en allait. Elle nous a dit qu'ils avaient déjà beaucoup parlé. Et nous avions convenus de nous revoir là. Nous voyions les gens qui parlaient, assis autour de la flamme, avec ce grand panneau au-dessus d'eux, sur lequel il était écrit "ICI ON PEUT ENTRETENIR LA FLAMME. VENEZ ET PARLEZ, ON VOUS RÉPONDRA ", et c'était signé Jean-Luc Nancy (que j'aime bcp, et que F n'aime pas). Mais nous ne sommes pas restés là, nous étions trop curieux du reste. Ensuite, nous

mardi 13 mai 2014 · 09h34

flamme éternelle, parenthèse (prolégomènes sur le désir)

enchantée donc l'autre jour par soirée passée avec Dominique au Palais de Tokyo, une conférence avec Didi-Huberman (par ailleurs annoncée entrée libre sur papier et sur le site, sans qu'il soit fait mention qu'elle était conditionnée par l'achat d'une entrée pour l'exposition (10 euros (qui deviendraient zéro si je m'inscrivais comme demandeuse d'emploi)).) Arrivées tard, nous n'avons pas eu le temps de voir l'expo avant la conf, tandis qu'après, comme j'eus l'idée qu'il fallait que nous nous posions d'abord un petit peu, rapidement, avec une petite bière, pour pouvoir la visiter ensuite - avant la fermeture des lieux, à minuit, la petite bière est rapidement devenue 4 ou  5  - moyennant quoi nous sommes évidemment sorties sans…

mardi 13 mai 2014 · 11h42

Je te parlais de Flamme éternelle, l’exposition de Thomas Hirschhorn au Palais de Tokyo

Dear Annick, Il fallait que je te parle de Flamme éternelle, l'exposition gratuite au Palais de Tokyo, https://flamme-eternelle.com,  de Thomas Hirschhorn.  Jules ça l'a rendu fou. Il disait que c'était le paradis. Il disait  "On aurait dit qu'il n'y avait pas de loi C'était le chaos. J'ai  de nouveau eu le sentiment très fort que tout était possible. J'ai pensé que maman allait le sentir aussi,  qu'elle allait sentir que j'avais raison, que tout était possible." Il disait ça à son père, dans la voiture,  au retour. "Qu'il y aurait pu y avoir la révolution." Il y avait du papier, de grands panneaux, où on pouvait écrire, dessiner - mais aussi sur les fauteuils, sur…

vendredi 16 mai 2014 · 11h43

Didi-Huberman, ses Histoires de fantômes lors de la conférence

et l'incessance, Didi-Huberman, ses Histoires de fantômes lors de la conférence : que m'y a-t-il plu ? (en vérité, le travail, le travail et sa lenteur, le travail et sa démesure)  la question de la méthode, l'Atlas Mnemosyme comme méthode, instrument de pensée. de par sa matérialité, la place qu'il prend dans le monde; son existence matérielle ( vs l'immatérialité de mes "matériaux" sur l'internet). cette existence appréhendable directement par les sens, dans leur multiplicité - les yeux, bien sûr, la vue, mais le toucher aussi, la main, l'odorat peut-être, etc. matérialité qui aura la vertu d'imposer la coupure, la découpe (de limiter l'infinitude...). parmi les milliards d'images accumulées par aby warburg pendant des années,…

vendredi 16 mai 2014 · 12h25

il n’y a de tout que de jouissance,

pour y revenir. encore. / là, où Jules a raison / où ? / tout est possible dit-il quel est ce tout? le tout nécessaire la nature du tout est d'être nécessaire la nécessité c'est le tout Et au tout Il ne peut être renoncé. le tout,  fondamentalement, est la singularité même. et il n'y a de tout que d'un. car il n'y a de tout que de jouissance, et à aucun d'un,  il ne doit être renoncé (au nom de l'autre qui n'encaisserait pas l'un? ) ce qui m'a amenée à renoncer à tout. en vérité, la raison. tout n'est qu'un mouvement, un flux, et ne s'obtient jamais de l'autre. mon erreur aurait été…

vendredi 16 mai 2014 · 12h57

rêvolution

Pour moi, le plus intéressant de l’œuvre de Didi-hub, Nouvelles histoires de fantômes, exposée au Palais de Tokyo, ça a été la rencontre qui a eu lieu le vendredi 9  (voir description ici), avec les films suivis de la discussion. Cela même justement que Hirschhorn offre lui comme œuvre, avec sa Flamme éternelle.  Un dispositif qui offre à chacun de vivre un moment de "tout possible" (comme le disait Jules et que je n'avais pas compris.) (un moment de "tout possible" et que ça ne soit ni péché ni interdit - ce qui pour certains  revient à penser l'impensable, du conceptuel en acte. (d'où l'impression possible de tout possible. et qu'un enfant d'aujourd'hui, 2013, 2014,…

dimanche 8 juin 2014 · 14h50

ce qui tombe

ALL THAT FALLS Sur une proposition de Gérard Wajcman Date: 06/06/2014 - 07/09/2014 Avec Ronald Amstutz, Vasco Araújo, Julien Bismuth, Jean-Pascal Flavien, Dominique Ghesquière, Lola Gonzàlez, Camille Henrot, Willy Kautz, Agnieszka Kurant, Julie Legrand, Urs Lüthi, Michael C. McMillen, Steve McQueen, Philip Metz, Deimantas Narkevicius, Tony Oursler, Daniel Pommereulle, Benoit Pype, Delphine Reist, Lili Reynaud Dewar, Jimmy Robert, Miri Segal, Pablo Vargas Lugo. Et avec la participation de : Felix Baumgartner. « Du Mur de Berlin aux Twin Towers, le XXIe siècle est né dans les chutes. Traumatiques ou libératoires, réelles ou métaphoriques, entre crises, krachs, crashs, tsunamis, déboulonnages de régimes et sauts à l’élastique, par les temps qui courent, ça tend à tomber. Mais tout…

dimanche 8 juin 2014 · 15h01

au final, il ne restera plus que le don de son corps pour signifier son existence

là : http://www.flamme-eternelle.com/JOURNAL36.pdf "Cinquante-deux jours à ce rythme, ce sera dur? Dur, non, mais nécessaire. Tout d'abord, je n'ai rien d'autre à faire. Et surtout, comme l'ont démontré les Occupy Wall Street ou les manifestants sur la place Maïdan à Kiev, je vais donner mon corps, ma présence. C'est quelque chose dont je me sens capable. C'est le fait des gens qui doutent de la démocratie représentative et d'un système de délégation essoufflé. Au final, il ne reste plus que le don de son corps pour signifier son existence. Je serai peut-être fatigué, de mauvaise humeur, mais je serai là."

dimanche 22 juin 2014 · 21h58

Le but n’est pas d’en finir avec le sens. Il n’est même pas de s’entendre : il est de parler à nouveau.

"Il n'y a pas de sens pour un seul, disait Bataille. Ce qui fait sens, c'est ce qui ne cesse pas de circuler et de s'échanger, comme la monnaie en effet, mais comme une monnaie qui aurait une valeur incommensurable à aucune équivalence. Le sens est partagé où il n'est pas. [...] il s'agit de ceci : ce qui fait sens, c'est l'un qui parle à l'autre, de même que ce qui fait l'amour, qu'un(e) le fasse à l'autre. Et que l'autre soit tour à tour et simultanément, sans qu'il y ait de fin à ces allées-et-venues. Le but -s'il faut parler de but- n'est pas d'en finir avec le sens. Il n'est même pas de s'entendre…

vendredi 3 octobre 2014 · 13h04

Artistes sans œuvres de Jean-Yves Jouannais,
— I would prefer not to

On trouvera ici des extraits du livre de J-Y Jouannais (les italiques [entre crochets, souvent]  indiquent mes propres annotations) que je note au fil de ma lecture, pour m'en souvenir.  Les numéros que l'on rencontre çà et là correspondent aux numéros de page.  Il arrive aussi que je me renseigne sur internet à propos des personnes ou des textes cités et que j'inclue ici ce que je découvre. Artistes sans œuvres 1. Publier ou non son cerveau « L’homme parfait est sans moi, l’homme inspiré est sans œuvre, l’homme saint ne laisse pas de nom. »  —Tchouang-Tseu p. 9 "Pendant un siècle, les Wittgenstein ont produit des armes et des machines, puis, pour couronner le tout,…

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