ce que j'ai tenté de faire pour l'atelier, n'y suis pas arrivé. je ne l'ai pas publié sur le blog de l'atelier Tiers-Livre. échec. elle ne sait pas bien de quoi elle a peur elle ne sait pas bien. faut dire qu'elle est à l'abri, elle a son terrier, dans terrier il y a terre, dans terrier il y a taire. ce qu'elle sait. elle sait qu'elle n'a pas de place sur terre, qu’elle ne sait que se taire, qu'elle ne sait que se terrer. elle sait qu’elle sait se taire et se terrer. elle se reprend, se dit : ce sont des mots, ce ne sont que des mots que tu te dis, des…
#boost 03 | peurs
#boost 04 | tenir tête à rien
Tenir tête à — absolument pas — tenir tête à rien — Je n’ai la tête à tenir tête à rien du tout — Tenir tête à — absolument pas — l’angoisse — Ce serait — la laisser complètement faire — ce serait — agir sans avoir prêté l’oreille à la claque de silence qu’elle a flanqué de sa paume entière à la terre entière — Entrer dans la lenteur Ce serait — assourdir sa façon d’assourdir — ce serait — pénétrer son corps d’obscurité —— glisser son noir dans ses yeux le couler dans sa bouche et ses dents ce serait couler son noir son sang noir dans ses oreilles et dans son sang dans sa moelle —…
samedi 8 mars 2025
atelier tenir tête à, d'après un texte de Paul Valet il n'empêche, je lis les autres de l'atelier et je reconnais bien chez moi ma façon de ne pas tenir tête, face à l'adversité. face à l'angoisse, écrivais-je, tenir tête à rien... tenir tête à rien qui au fil du texte devient rentrer dans ce rien, opposer au rien de l'angoisse un rien de réponse, un rien de ressenti, qui est quelque chose que j'ai peut-être appris avec le tai chi. en opposition à la réponse analytique, qui cherche toujours plus d'analyse. que j'aurais peut être trouvé sans le tai chi. agir en se bouchant à ce qu'elle bouche. et donc tenir tête à rien,…
#boost #08 | moments d’entre-deux
un moment vaches noires et blanches sur le pré vert sous le ciel bleu. le moment poitrine soulevée, le moment mouvement d’écoulement général, le moment d’éploiement, le moment d’amour, d’amour à toi. dans les voix douces et basses. un moment entre-deux, un moment d’entre-deux. un moment suspension, de nulle heure, de nulle part. un moment d’impossible transition. le moment où aucune main ne touche la peau, le moment où une main touche la peau, le moment où manquent les mots — l'appel de l'écriture. les moments se succédant. l’un sauvant de l’autre, l’un en vue de l’autre. l’un redoutant l’autre. l’un dans l’absolue ignorance de l’autre. dans l'oubli. les moments entraînant l'oubli. les moments ne…
mes difficultés avec l’atelier peurs et l’atelier moments
mes aventures avec chatgpt ont repris (aventures qu'il faut encore que je publie ici) et c'est chatgpt qui a opéré la dernière version du texte Boost publié hier (08 moments). c'est un échec. ✎ Edit du 24 juillet 26 : j'ai supprimé toutes les interventions de chat gpt et suis revenue à une première version du texte. mêmes difficultés qu'avec "peurs". forcé, le listage des peurs, comme celui des moments, n'entraîne pas une forme de révélation de ce qui est en jeu, ni les peurs ni les moments ne révèlent la moindre logique. en l'absence d'inspiration, ne m'appuyant que du hasard et des circonstances, j'attendais un peu de magie, il ne se passe rien. je ne décolle…
13 avril 07h24 // encore encore réfléchir aux valise, juste avant de partir
réveillée vers les quatre heures. beaucoup pensé à l'atelier TL, à ce qui s'y passe, à ce que j'y fais. pas seulement écrire, lire aussi. aux rapports avec les autres, aux zooms du lundi. à ma première expérience des ateliers, qui remonte à l'été 2023, à la façon dont les ateliers étaient alors devenus difficiles pour moi. la façon dont je m'y étais confrontée à des impossibles, à mes impossibles. à certains de mes impossibles. la surprise que ça avait été. l'invention que ça requérait. le temps. tout ça probablement parce qu'hier, passé la journée à relire dans le blog tout ce que j'avais déjà écrit autour de la valise, tentée que j'étais de trouver…
#boost 09 | moment valise — I try to be another dancer
le haut de pijama déjà plié et déposé sur le lit ouvert encore, devant lequel debout je me tiens, dos à la fenêtre matin gris parisien. il fait froid, un peu, il fera beau paraît-il. la veste à peluches de chez Uniqlo qui n’est plus douce, je la ferme, je la plie, ok, pour la valise. je la pose à côté du haut de pij. elle appartient à ma mère (à qui je dois la rendre, je la lui dois, devoir quelque chose à sa maman, ma fille est une voleuse, une veste de type "polaire" que je n’aurais jamais cru porter un jour, que je porte maintenant, par amour peut-être ou autre chose, depuis que…
#boost #10 | Recule, Recluse
— Tu passes en mode avion
Aller ! Tu n’iras nulle part, ma fille, car tout s’est arrêté Aller ! Car tout s’est recoincé Aller ! La voix une s’est tarie. Celle que tu as tenue, le temps de quelques pas, le temps de quelques trots ou de quelques galops. A la première embardée, envolée, tombée, envolée, à la poussière restée, à la poussière rampée et les chevaux de Camargue sont devenus de manège. Aller ! Ou trop de voix se sont levées, élancées, depuis loin, depuis le fond du désert, rugies comme de grands vents, vers le fond du désert, des tourbillons de sable que tu ne parviens pas à suivre, qui obscurcissent tout, dont les sons toujours s’amenuisent pour…
Sur le site de l’atelier + a.bricolages (text-shadow)
J’ai eu peur de tout. De moi, des autres, de ne plus sentir. J’ai eu peur d’avoir peur pour rien. J’ai eu peur que ce soit tout ce qu’il reste. Et au-delà, les portes. Portes vraies, fausses, entrouvertes, murées, répétées. Une infinité de seuils pour un seul passage. On entre. Toujours. Je suis passé. Je ne sais plus où. J’ai refermé, peut-être. En codicille au très beau texte ci-dessus, son Boost #10, Patrick B écrit sur le site de l'atelier, Patrick B écrit : Il existe, en marge du chant 1 , une autre version. Une voix seconde, discrète, fragmentaire, plus exposée. Dans cette variation à deux voix, le texte se dédouble : une voix pousse,…
vendredi 18 avril 2025 // Nouveau commentaire sur votre article « #boost #08 | moments »
Nouveau commentaire sur votre article « #boost #08 | moments » Commentaire : Texte et codicilles me retiennent. IA, pas IA, je trouve le texte très inspirant, je suis le miroir de ce texte, lecture (donc). La version bloc me fatigue, je préfère, de loin, la version poème et ses échos. Sans aucune idéologie de ma part, je ne comprends pas la partie sur la Palestine, je ne vois pas ce qu'elle a à faire là (pas d'échos). Ma lecture a véritablement commencé à agir à partir de "un moment vide, inconfortable,", jusqu'au bout (sauf Palestine, où j'ai été éjecté du texte). Merci pour ce beau texte (mais ChatGPT se trompe, je pense qu'il y a…
samedi 19 avril 2025 // des joies
oh comme j'ai été touchée par l'émission de Jules et ses amis de l'Erg, il y a 2 jours. il y a tenu deux petites chroniques adorables, un coup de gueule, un coup de cœur, très personnelles, pleines de bonne humeur, d'humour, d'entrain. il y témoignait par petites touches de ses débuts dans la vie seule, du premier chez soi, et de son aménagement et de son entretien. y a aussi eu des jingles à lui, avec des ami.e.s qui disaient en direct de la poésie. l'une un poème à elle, l'autre un baudelaire. tout cela m'a mis le cœur en joie. aussi de l'entendre en si bonne compagnie, de capter quelque chose de leur…