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jeudi 3 novembre 2005 · 09h48

olala, de l’histoire et autres calembredaines

du travail encore trop. la nuit trouée par l’idée que je dois fermer ici, faute de temps.

mon histoire? je la connais, à  un siècle ou deux près. je retiens plein de choses, pas les chiffres. idem pour les noms de pays. ça tient à  ma structure, l’hystérie. enfin, c’est ce que je crois, ai longtemps cru. condamnée à l’atemporel.
entendais à  la radio hier deleuze, encore, dans son abécédaire, parlant de ce que ce serait pour lui, être de gauche : penser le monde, pouvoir penser au-delà  de son quartier.*
lui, n’avait pas pensé à  moi.
le monde, j’y pense, je le conçois, mais à  moins d’un grand effort, il est ici et maintenant et de toujours et de partout. c’est ce qui m’a poussé à  dire que l’histoire, c’était la castration.
la hache de l’histoire vient ordonner. je n’arrête pas de la retourner sur moi et puis aussi aux alentours, rien n’y fait : les morceaux se recollent par miracle, le chaos redevient magnifique. à noter aussi que l’inconscient non plus ne connaît pas le temps. c’est ce que j’appelle être hystérique :
d’une part maintenir le savoir, 1 certain savoir, auquel il est nécessaire de croire, dans l’Autre, de préférence masculin et assez souvent mort ( S barré –> S1, Sbarré dans le désir de S1, S1 dans l’Autre). d’autre part, vouloir promouvoir seulement ce qui à  la hache échappe (S barré sur petit a, petit a le secret, la vérité). le silence n’y suffit pas. [...]  Lire la suite >

mercredi 2 novembre 2005 · 13h20

l’insavoir

rêvé cette nuit que je n’en n’avais pas le droit, pas le droit de dire, parce que   je ne suis pas diplômée. mon étonnement, ma stupéfaction.

de cela pourtant dont il est question pour moi.  trouver comment dire ce qu’il est  à  ma portée de dire.   depuis mon inintelligence même, mon ignorance, dire  depuis ce qui me retient de savoir à  la façon universitaire, la culture que je n’ai   pas, mon histoire & ma géographie que je n’arrive pas à  retenir, malgré mes efforts nombreux.

m’étais endormie hier, pensant que si ma mère, elle nous angoissait tant, c’est qu’elle est une femme, elle aura beau eu, recouvrir ce trou, de son silence, de sa bonté, du don d’elle-même, rien n’y fait.
il y aura eu quelque chose de l’ordre de l’horror feminae.
inventer une autre parole. ne pas faire à  l’instar.
de la difficulté-même, se réjouir. [...]  Lire la suite >

mercredi 2 novembre 2005 · 11h55

doute matinal (léger)

tu mets ta main sur mon sexe, sous la culotte. ça me fait quelque chose (que je devrais vouloir).
ce que ça me fait
« Il saute aux yeux que cette Versagung intraduisible n’est possible que dans le registre du sagen, en tant que le sagen n’est pas simplement l’opération de la communication, mais le dit, l’émergence comme telle du signifiant en tant qu’il permet au sujet de se refuser.
Ce refus originel, primordial, ce pouvoir de refus dans ce qu’il a de préjudiciel par rapport à  toute notre expérience, eh bien, il n’est pas possible d’en sortir. »
Lacan, J., Le Séminaire, Livre VIII, Le transfert, p. 378.
MON AMOUR

Donc dire, sagen, et avec le dire ( vient versagen, échouer) vient la Versagung, dit Lacan, le déni, la frustration, le dire que non, avec le dire, avec le signifiant, vient la possibilité de dire non. Cette possibilité du refus, vient précéder le jugement, l’emporte sur lui.

 

lundi 31 octobre 2005 · 15h03

car c’est ça qui m’intéresse, le délire, pour moi la pensée c’est le délire,

oui, je lis (enquête en cours)
tenez tenez tenez:

car c’est ça qui m’intéresse, le délire, pour moi la pensée c’est le délire, c’est la même chose, or délirer c’est précisément, et c’est mon hypothèse depuis le début, franchir des seuils d’intensité, passer d’un seuil d’intensité à  un autre, c’est à  dire qu’avant de délirer, le délirant c’est quelqu’un qui sent et sentir c’est sentir des passages intensifs sur le corps sans organes,
DELEUZE / ANTI ŒDIPE ET MILLE PLATEAUX
Cours Vincennes – 18/04/1972

(je suis triste aujourd’hui en me lavant les dents les gencives ont saigné j’ai fait la liste pour le boucher qui suis-je d’où viens-je où vais-je ; pas mal le vélo adossé à  la clôture mon père m’en avait offert un pareil jadis en Poméranie de beaux vélos comme ça on n’en fait plus.) [...]  Lire la suite >

lundi 31 octobre 2005 · 14h19

sans titre

avoir parlé sans savoir. alors, je lis. DELEUZE / ANTI OEDIPE ET MILLE PLATEAUX
Cours Vincennes – 18/04/1972
. je suis triste je lis. j’ai trop de travail je suis triste je lis. j’ai supprimé hier la télévision. nous nous sommes disputés. j’ai trop de travail. je suis triste. je lis. j’ai des remords je suis triste je lis. j’ai écrit sans savoir
ce qui me passait par la tête
remords
suis triste
lis

triste alors en état de péché triste alors en état de péché triste alors en état de péché triste alors en état de péché triste alors e
idée que lacan reprend
la tristesse la dépression
ça vous vient d’avoir cédé sur
votre désir [...]  Lire la suite >

dimanche 30 octobre 2005 · 00h42

sans titre

hier matin, à  la radio, fr c, j’entends parler du corps sans organe de deleuze que je ne connaissais que d’ouà¯-dire et à  peine plus d’ailleurs maintenant. j’aime bien deleuze, j’ai pratiqué ses cours un moment, trouvés sur le net, ceux sur spinoza*, que j’aime plus encore, pour de toutes petites parties de son oeuvre que je connais – mal d’ailleurs, pour le reste. je l’aime de ce qu’il ait considéré la tristesse comme un péché. ça m’a convenu. ça venait s’ajouter à l’incessant procès, ça m’indiquait encore comme coupable, et jamais, on n’est trop coupable. triste et donc coupable. deleuze, lui, il explique bien. sa lecture de l’éthique, c’est une délectation, son approche de la philosophie, itou, le concept, si ça n’est pas vivant, vraiment vivant, alors ça n’est rien. et pourtant. donc. ce corps sans organe, je l’entends à  la radio, et on me dit que c’est par exemple ce corps qui se crée à  ce moment même au travers des connexions qui se nouent, aussi celles qui usent des ondes radiophoniques (lacan lui disait : lathouse). j’apprends donc que deleuze croyait à  un corps qui est celui qu’aujourd’hui on appelle virtuel et je me dis ah! c’était donc ça, ça quoi ?, ça, la faille, c’était donc ça. et je me demande, mais à  quoi, ça lui servait de croire en ça, de vouloir croire en ça. évidemment je n’ai pas écouté l’émission, aller et venir dans la maison, le matin, les menues choses, ménagères ou celles de toilette – et mes pensées qui se poursuivent et ces pensées qui me poursuivent. c’est le jour qui se lève. deleuze était un philosophe. [...]  Lire la suite >

dimanche 30 octobre 2005 · 00h15

– Vous lisez le journal?

Vous lisez le journal?
Je ne lis pas souvent le journal. J’ai l’impression que ce serait
mieux que je liseplusouventlejournal. Intimement, je ne le sais pas. Je ne sais pas pourquoi. Pour la conversation, c’est certain, c’est mieux. J’ai ouvert le journal aujourd’hui, lu, ce chiffre, et qu’est-ce qu’il peut bien vouloir dire, lu donc, et je l’aurai oublié très vite, d’ailleurs, tout de suite, je me suis demandée et le tsunami, combien de morts ça a fait, plus aucune, la moindre idée, quelle importance, fondamentalement, le chiffre, et pourtant, 54.000 morts, au Pakistan. J’en fais quoi, moi, de ça. Je l’oublie. Le chiffre. Pas le désarroi. Autrefois, je disais l’impuissance. Je disais: ces informations nous confirment dans une certaine impuissance (or ça, laquelle, d’impuissance, si ce n’est pas celle-là , se sentiment-là  qu’il s’agirait de (définir, (dénoncer, (débouter))) (en ce qui me concerne). Une impuissance dont nous nous arrangeons accommodons). Et déjà  ce chiffre, que je cite ici, de mémoire, je n’en suis plus sûre. Et déjà  le pays, c’est flou, c’est vague, je n’en suis plus sûre. Est-ce qu’il est possible que je sache, que je m’apprenne, que je le sache pourquoi c’est bien, de lire le journal. Alors que j’ignore le sens que ça puisse faire?
Sinon que, de la chance j’en ai. [...]  Lire la suite >

samedi 29 octobre 2005 · 17h00

– Vous lisez le journal?

– Est-ce que vous savez pourquoi vous lisez le journal ? – Vous lisez le journal plutôt que de regarder la StarAc ? Et puis quoi ? – Ce serait une affaire morale, voire, mieux, éthique, que de lire le journal ?

// Â« La lecture du journal est la prière du matin de l’homme moderne Â», Hegel
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