tout de même, c'est curieux, ce coup de déprime. pourrais pleurer. préférerais dormir. comment est-ce que j'ai pu tenir, jusqu'ici? qu'est-ce qui m'a fait tenir? qu'est-ce qui a disparu? ce pourrait être physique. d'ailleurs, ça l'est. ce pourrait être de l'angoisse. et puis pour jules, heureusement, une réserve de sourires et de rires conservée.
journal
un petit coup de déprime
coup de déprime en ce moment. qui me donne à penser qu'éventuellement écrire un petit peu ici m'aiderait. trop de routine. trop d'habitudes. pas assez de lecture pas assez d'écriture pas assez d'étude pas assez de sport pas assez d'amis pas assez de rencontres trop de sommeil, trop de travail difficile d'être seule, de travailler et de garder jules en même temps. et même si j'étais seule, sans jules, je pense que j'aurais ces jours de découragement, où je ne sais pas quoi faire, où j'ai seulement envie de dormir, et où je ne travaille pas.
du transfert de la certitude de l’angoisse à la certitude de l’acte
Angoisse constituée, angoisse constituante [...] La seule théorie qui nous intéresse, c'est la théorie de la pratique. S'agissant du Nom-du-Père, s'en passer s'en servir veut dire exactement, c'est au moins ce que je propose ici, se passer d'y croire, tout en s'en servant comme d'un instrument. Le hiatus de la croyance et de l'usage ne recouvre pas mais déplace celui de la théorie et de la pratique. Le hiatus de la croyance et de l'usage, à vrai dire, est essentiel au structuralisme, à toute approche structuraliste. Ce hiatus est au principe même de ce que Lévi-Strauss appelait "le bricolage", qui consiste à réutiliser, à recycler comme on dit, les produits maintenant déshabités des croyances d'un…
médications
Je suis contente parce qu'aujourd'hui j'ai vu le docteur G. et qu'il pense que je ne devrais pas divorcer à cause du Stilnox. Je lui expliquais la situation en ce moment, comment je suis particulièrement "taiseuse", lui croit que c'est probablement un effet du Solian qui me fait prendre trop de distance. résultat, on change les doses. C'est bien. C'est ennuyeux de ne pas toujours savoir jusqu'où on est jouet des médicaments, mais en même temps, j'adore ça, les médicaments. Qui m'ont déjà bien aidée. Là, on diminue le Stilnox, le Solian, et on augmente le Deroxat. C'est bien, il me semble. Puis, je le revois dans dix jours. De toutes façons, par ailleurs, l'analyse…
séance, 8 mars 2007
En arrivant, je reviens sur la séance précédente. Comment depuis cette séance, je ne me sens pas bien. Ce que j’y ai dit, ce qu’il a dit, sur quoi il revient. Dit qu’il n’aurait pas dû dire ça, n’aurait pas dû dire qu’il ne fallait « jamais en rabattre sur l’œuvre ». Que ça portait trop à l’idéalisation. J’explique que l’œuvre est pour moi un mot impossible. A cause du père que j’ai eu ( moi, justement, « artiste sans œuvre »). Peut-être qu’il y aurait moyen, dis-je, de le rendre un peu plus possible, ce mot. Il acquiesce [père avec œuvre, moi sans.] Je parle des sempiternels doutes mis sur tout. De Frédéric, sa façon…
Untitled
ce qui est mal, c'est que je n'arrive plus à parler avec frédéric en ce moment. j'ai des tas de petites choses à lui dire, et, no way, ça ne sort pas. dès que je fais un petit effort, la situation se dégrade, je m'énerve. nous devrions partir en vacances bientôt, c'est peut-être ça qui est en cause, je ne sais pas. les vacances m'angoissent toujours. (j'entendais baudrillard ce matin qui disait que les causes, c'était bien le moins intéressant, le plus trivial, et que les effets, par contre, quand il y en avait, ça, c'était étonnant. disait également que nous vivions une époque de cause, et que c'était parce qu'on s'occupait à ce point…
Le «Loft» vaut comme une métaphore universelle de l’être moderne, l’homme numérique devenu sa propre souris blanche.
Tous télé-guidés Par Jean BAUDRILLARD LIBERATION.FR : mardi 6 mars 2007 Ce texte est paru dans Libération du 7 septembre 2001 Avec Loft Story, la télévision a réussi une opération fantastique de consensualisation dirigée, un véritable coup de force, une OPA sur la société entière formidable réussite dans la voie d'une télémorphose intégrale de la société. Elle a créé un événement (ou mieux, un non-événement) où tout le monde s'est trouvé pris au piège. «Un fait social total», dirait Mauss sinon que dans d'autres cultures, cela signifiait la puissance convergente de tous les éléments du social, alors qu'ici, cela marque pour toute une société, l'élévation au stade parodique d'une farce intégrale, d'un…
jean baudrillard
… les perversions de la sensualité des femmes
« Qui sondera jamais les perversions de la sensualité des femmes ? Qui comprendra leurs invraisemblables caprices et l’assouvissement étrange des plus étranges fantaisies ? Chaque matin, dès l’aurore, elle partait au galop par les plaines et les bois ; et chaque fois, elle rentrait alanguie, comme après des frénésies d’amour. J’avais compris ! j’étais jaloux maintenant du cheval nerveux et galopant ; jaloux du vent qui caressait son visage quand elle allait d’une course folle ; jaloux des feuilles qui baisaient, en passant, ses oreilles ; des gouttes de soleil qui lui tombaient sur le front à travers les branches ; jaloux de la selle qui la portait et qu’elle étreignait de sa cuisse.…
(retour vers le secret)
je vais donc essayer d'écrire de l'autre côté de la barrière. c'est-à-dire sans public continuer d'écrire dans ce blog, puisque des tonnes de choses ici sont commencées, et parce que je me sens bien incapable de faire autre chose. cette autre chose, je ne sais pas ce qu'elle est. elle est ce que j'imagine que je ne saurais pas faire. le blog me convient parce qu'il me permet l'un petit peu quand je veux et sans nécessairement de fil, de continuité, sinon celle des jours, ce qui, je l'ai déjà fait remarquer autrefois, se rapproche de la façon dont se fomentent les choses en analyse. ce dont je ne sais quelle conclusion tirer, si ce…
(poussière, tu retourneras)
ne pas faire les poussières quand il y a trop de soleil.
pulsion dem ort point d’inter rogation
hier soir voyais film où meurt, trop jeune, une mère, et d'un cancer. ah, ah, me disais-je, comme moi-même, j'aimerais, d'un cancer, et trop jeune, et ne pas me soigner, alors. rêverie qui m'accompagne depuis longtemps, maladie grave et ne pas me soigner, mourir. en journée avais pensé, hier donc encore, un dimanche passé à rien d'autre que lire - tu dis que je suis silencieuse depuis quelques temps, c'est possible -, hier donc, me suis demandé, si... hélas je n'arrive pas à reproduire cette sorte de question qui me vient par morceaux qui ne prennent pas la file indienne pour former une phrase, c'est à propos de la mort, de mon désir de mort,…
Fermeture
j'ai fermé le blog au public.
Le paysage nous englobe et nous repousse à la fois, nous laissant anéantis sur son seuil, comme vidés de notre propre substance humaine.
« Enfant, lorsque, en vacances, je regardais un coucher de soleil, j’étais pris immédiatement à la gorge par l’angoisse la plus douloureuse. J’ai compris plus tard que c’était mon rapport avec la mort, la perte du corps . [...] Le paysage est tout pour moi, parce qu’il est, après le mamelon maternel, la deuxième attache identitaire. Le reste vient après. [...] Dans mes romans, je ne décris jamais le paysage, parce que, j’en suis convaincu, on ne peut pas le faire. Tu peux parler de ce qu’on ressent, mais notre langue n’a pas les moyens de rendre ce qu’on voit. Le paysage nous englobe et nous repousse à la fois, nous laissant anéantis sur son…
Notre interprétation, c’est le processus de fabrication même…
« Nous ne détournons pas les objets, en assénant un point de vue, ou en les interprétant d’une manière supposée artistique, nous ne faisons que reproduire l’objet, comme de l’artisanat, poursuit Fischli. Notre interprétation, c’est le processus de fabrication même ; nous prenons notre temps, ou plutôt perdons notre temps, à imiter ces objets manufacturés. Et nous rendons un peu de valeur à quelque chose qui n’en aurait pas normalement. Notre idée est de restituer sa dignité au gobelet en plastique. » Libération, « Fischli et Weiss – Le parti pris des choses », Jeudi 22 février 2007 (Autour de l'exposition "Fleurs et question", au musée d'Art moderne de la Ville de Paris) ça me…
dernière séance (sur l’oeuvre d’une vie)
sur « l'œuvre ». le mot n'est pas de moi, de l'a. parfois, quand je veux écrire, tout se ferme. concernant ce qui se dit en séance, de plus en plus, ça se ferme. ça ne veut pas. « Mais est-ce que vous ne me parlez pas de l'oeuvre? Est-ce qu'il ne s'agit pas d'une définition de l'oeuvre, exactement ? » Je dis « oui ». Je dis « oui, oui... » Je suis étonnée. En pensée, j'ajoute que probablement s'il fallait mettre un mot sur ce que je viens de dire, ce serait celui-là. Fin de séance, il ajoute encore, l'a., enfin, je ne me souviens plus des termes exacts : « Il ne…
… (le point d’où) (pour memo)
- C'est une façon que j'ai de me voir (méchante). (le point d'où le sujet se voit aimable. «[...] un autre mot lui permettant tout d’un coup de s’apercevoir différente, ce fameux "point d’où" , où elle se verrait différente, et que Lacan développait dans son Séminaire Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse*.» * Lacan J., Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1973, p. 132 et 211.) Méchante - C'est certainement un point d'où je me vois aimable par ma mère. Un point de l 'épreuve d'amour de ma mère.
chose,
elle a travaillé, travaillé. j'ai cassé mon ongle, celui de l'index de la main gauche, et ça ne se voit pas encore, parce qu'il tient encore un peu, et qu'il y a du vernis, 2 couches. de rouge à lèvres, aussi, 2 couches. elle, elle a joué avec les oreillers (seule au dortoir des filles. sotte, et ses larmes coulaient). nous, nous en avons trop. (moi l'amour, c'est à plat; je dis). (l'amour à plat, le bon départ, plaqué pour les verticales.) ne faites pas attention, n'essayez pas. elle m'épate. tenez. bises.
névrosé de guerre
séance. invitée à parler de mon père. en sortant je pense à ce fait, qu'il ne serait jamais arrivé qu'il ne parle pas de la guerre. quelle qu'était la personne qu'il rencontre, il fallait toujours qu'il lui parle de la guerre. (le jour où il lut un bouquin de freud et m'annonça gravement : je suis un névrosé de guerre.) mon père, lui, parlait de la guerre. mon père parlait sans difficulté. il pouvait parler avec n'importe qui. il parlait de l'histoire, il parlait des actualités, il parlait de l'art, il parlait de la guerre. il était d'un commerce agréable, ne manquait pas d'humour, et avait toujours qq chose à vous apprendre à propos de…
(monday morning, vraiment)
vraiment dormi, cette fois, toute la nuit. à plusieurs reprises réveillée, à partir de 5h30, mais rendormie à chaque fois dans les 5 mnutes. il me semble que j'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui : rassembler déclarations d'impôt bruxelloises rassembler fiches de salaire parisiennes téléphoner à la halte, demander si dessiner un plan pour pat. lui téléphoner est-ce que vraiment, une fois ça fait, ça serait fini? j'ai peine à le croire. il y a les cheveux aussi et la préparation de la réunion de mercredi et alors, vraiment, ça s'arrêterait là? je n'ai plus qu'à m'y mettre? m'arranger pour que jules ait un pantalon demain poste paiement partena il n'y a vraiment pas…