– Vous lisez le journal?
de la nuit
maintenant il faudrait pouvoir aller vraiment très vite, très très très vite
de la nuit
voudrais pouvoir foncer à travers tout
good bye
j’abricole. nous partons. demain, j’ai 42 ans.
rêvé que je faisais du théâtre
rêvé que je faisais du théâtre autres comédiens "professionnels" sont 2 ou 3 sommes disséminés sur la scène, complètement nue. je n’ai pas grand chose d’autre à faire que de rentrer en scène, suivre une trajectoire assez longue qui la coupe en oblique. dire ou faire qq chose. de là retraverser la scène, de nouveau trajectoire assez longue, vers un comédien à qui je dois dire qq chose et qui probablement aussi me dit qq chose. les autres non plus, n’ont pas grand chose à faire. une ou deux trajectoires sur la scène qui la coupe en diagonales, en zigzags, non en V. des phrases, des paroles qu’ils se lancent. il ne s’agit pas seulement…
coincée (l’acropole)
Et si nous nous demandons (Freud parle ici de lui-même et de son frère, avec qui il avait entrepris ce voyage en Grèce) pourquoi nous nous étions gâché dès Trieste le plaisir d’aller à Athènes, nous touchons à la solution du petit problème. Il faut admettre qu’un sentiment de culpabilité reste attaché à la satisfaction d’avoir si bien fait son chemin : il y a là depuis toujours quelque chose d’injuste et d’interdit. Cela s’explique par la critique de l’enfant à l’endroit de son père, par le mépris qui a remplacé l’ancienne surestimation infantile de sa personne. Tout se passe comme si le principal, dans le succès, était d’aller plus loin que le père, et…
un père à faire
— (coincée)
rêvé il y a deux nuits que mon père n’était pas mon père.je rencontre mon "vrai" père. lui parlant de mon père (du vrai dans la "réalité"), je dis "mon père" et m’en excuse auprès de lui : c’est lui qui toute ma vie a fait pour moi office de père, qui a été un père pour moi, non pas celui qui aujourd’hui se présente comme étant mon père. il ne m’en veut pas, il sait que mon père, qui s’avère donc n’être pas mon père, est mort.ce nouveau père est physiquement assez massif. plutôt muet. il ressemble à un personnage du téléfilm dont j’avais vu la veille la fin où il s’avérait être un…
coincée
depuis hier enfoncée. coincée. il y a très longtemps, à ça, ce "coincée", un ami m’avait répliqué : qu’est-ce que tu sais dans ton coin? presque rougissante, j’ai cru qu’il me disait : qu’est-ce que tu sais dans ton sexe? ce matin, plutôt je me dis, d’abord je me dis (méthode) : que faire de ce savoir que je reste seule à savoir (savoir qui n’est dès lors qu’en puissance, en passe).
je vais bien
— la jouissance est une limite. tant que c'est le désir qui est à l'oeuvre.
je n’ai pas le temps d’écrire ici . je ne le prends plus . vouloir coller à la réalité pour la décrire est absurde, il y a toujours quelque chose qui la dépasse de très loin. * céder ce qu’il faut de jouissance afin de ne pas avoir à céder sur mon désir. * je pensais : "les faux impossibles" : ceux qui se mettent en place pour que le désir ne trouve pas son chemin, sa limite. * lacan : la jouissance est une limite. j’ajoute : alors, elle en ferait office tant que le désir est à l’oeuvre. tant qu’elle s’inscrit dans le champ du désir. hors ce champ, elle est limite illimitée. lacan…
– les voleurs volent, les assassins assassinent –
[nous qui sommes d’après la shoah. - les travailleurs travaillent (JLG) -. mais nous avons le pain, et nous avons les jeux.]
to the street
__< __ >__
tte s v r, et puis ~ ce qui fait mal
(tte sa vie la rue) sur le souffle : parler de la générosité des m_achines, À vous
(comment c’est)
toute sa vie la rue...
untitled 07
plus tard nous nous reparlerons quelquefois de ce monde qui nous paraît plus beau depuis que nous pouvons si facilement le prendre en photo * la mise à disposition des moyens de reproduction. reproduction, la cause, celle du désir. le voile du doute. le voile de la beauté. (ce moment, encore récent, dans l’histoire de l’art où il aura été voulu le lever, l’enlever). or, le masque ne mime que le masque. est-il de reprodution autre que signifiante Vorstellungsreprà¤sentant nous assisterions à la prise de pouvoir par la vérité (soeur aînée de l’impuissance)
par ailleurs
il ne me semble pas qu’un écran puisse refléter autre chose qu’une image (tandis que je ferais mieux d’apprendre à cuisiner).
tempOrarely
Histoire de temps ( celui qui peut projeter le passé dans le futur)
Quand je me réveille, toutes les difficultés afférant* au travail dans lequel je suis, toutes sortes d’idées inquiètes m’engorgent la tête le cerveau. Ce matin il me sera apparu** comment le blog oblige à faire des choses qui puissent accrocher « le visiteur de hasard».*** Que tout y soit sur une seule page, celle de garde, l’index. Chaque note, chaque article devant constituer une petite entité qui puisse être indépendante des autres. Sans doute m’aura-t-il paru difficile de poursuivre une réflexion - une réflexion qui en passe par l’écriture, de la mener à son terme, peut-être lointain, à coups d’autant de moments de réflexion qui contiennent ou évoquent suffisamment leur propre terme qu’on puisse les séparer…
le pet (suite)
parvenir à «hystériser» ce que j’écris ici. parler du point de vue de celui/celle qui remet en cause, interroge le discours du maître. du point de vue où ça sait pas. voilà ce que j’entends par hystériser. que ce que je ponde ici reste fidèle à ma structure. je ne sais plus où, et j’aimerais bien le retrouver, miller, toujours lui, jacques-alain, disait que du moment où on use du signifiant, on est dans la maîtrise, on est dans la prise de pouvoir. comment au mieux s’en garder, de cette prise de pouvoir, cette illusion de maîtrise, probablement pas en brandissant des références. à quoi j’ajoute que c’est lacan qui disait que la citation, à …
pet (vent air souffle courant brise zéphyr alizé blizzard)
spinoza nietzche duchamp lacan, j’m’la pète. ah oui, j’oubliais cioran. j’oubliais bataille et un "s" à nietszche. ça vole. (qui + est, y a celui que je n’ai pas cité.)