lundi 1 juin 2009 · 13h37

une fuite de gaz

vendredi 17 janvier 2025. je recopie ici un rêve de juin 2009.

premier juin 2009, chaud, on parle de canicule, fenêtres toutes ouvertes pour faire courant d’air lequel à peine cirucle. Jules est à la maison, nous sommes dans la cuisine.

rêve de cette nuit:
jules, f, moi
f s’en va
jules et moi
jules touche à quelque chose à la cuisinière provoquant une fuite de gaz. je m’affole, j’essaie de réparer, ça ne marche pas.
je veux téléphoner à frédéric depuis mon portable. ça ne marche pas, la coque du téléphone a disparu et je ne sais pas sur quelle touche appuyer.
finalement, frédéric revient.
mais il s’est fait attaquer. son visage est complètement déformé, un oeil plus bas que l’autre. il est couvert de pansements, il revient de l’hôpital.
je lui dis : oh, tu t’es fait attaquer ! mais ici c’est très grave, il faut faire quelque chose. il dit qu’il ne peut rien faire. il va se mettre dans le canapé. heureusement, Jules n’est plus visible, est parti, c’est rassurant parce qu’il échappe à la fuite de gaz, en même temps c’est un peu inquiétant. [...]  Lire la suite >

mercredi 1 juillet 2009 · 09h25

2994

panique. aveugle.

le contexte : oublié de prendre mon deroxat hier soir. mis un patch pour ne pas fumer. lu un livre qui m’a perturbée (TD). jules à la maison. qui plus est plus de prescription de deroxat, et plus de deroxat, obligée de fouiller dans papiers. et dois travailler.

présence de jules augmente désordre et sensation de désordre.

mercredi 1 juillet 2009 · 10h48

3012

panique passée. belle chaleur. nue. taches de sang sur pij. avancée du jour. passe à l’habillement.

l’habillement etcaetera (ce qui va, avec).

(cette indécence : ) une tête passée au travers de la fenêtre. l’angoisse passée dans  mini-moulinette de quelques phrases, à peine  – un signe)

vendredi 3 juillet 2009 · 15h02

(aujourd’hui c’est vendredi)

(ce que ta langue a dit, c’est avec mes oreilles que je l’ai entendu)

pénible vendredi. i hate FREI-DAYS. talk to me not about freedom. for freedom is where i die, where i loose arms and legs, fall, like in a hole). (so talk to me not, never, more, about it. the one who gives me conditions

pina bausch est morte cette semaine. aveu : la danse est mon vrai regret. mais non, faux, elle aussi, aurait constitué une impasse.

dimanche 5 juillet 2009 · 14h00

Deucalion et Pyrrha : Métamorphose de pierres en humains (1, 313-415)

« Éloignez-vous du temple,
voilez-vous la tête, dénouez la ceinture de vos vêtements
et jetez derrière vos dos les ossements de votre grande mère. »

Ils restèrent longtemps interdits. Et Pyrrha, rompant le silence,
prend d’abord la parole ; elle refuse d’obéir aux ordres de la déesse
et d’une voix tremblante implore son indulgence : elle redoute
d’outrager l’ombre de sa mère en jetant ses os en tous sens.
Cependant, tous deux repensent aux paroles obscures de l’oracle
au sens secret et caché ; ensemble ils les tournent et les retournent.
Puis le fils de Prométhée apaise la fille d’Épiméthée
et la rassure par ces paroles : « Ou mon intuition m’abuse,
ou les oracles respectent la piété et ne conseillent pas un sacrilège.
La grande mère est la terre ; les pierres dans le corps de la terre,
ce sont, à mon avis, ses os, que nous devons jeter derrière nous. »
Bien qu’ébranlée par l’interprétation de son époux, la Titanienne
hésite cependant à espérer, tant tous deux restent défiants
devant les avis des dieux ; mais quel mal y aurait-il à essayer ?
Ils descendent, se voilent la tête, dénouent leurs tuniques
et sur leurs pas, derrière eux, selon l’ordre reçu, lancent les pierres.
Ces pierres – qui le croirait, si l’antiquité n’en témoignait ? –
commencèrent à perdre leur rigidité et leur raideur,
à ramollir progressivement et, une fois ramollies, à prendre forme.
Bientôt, quand elles eurent grandi et pris une nature moins dure,
une certaine forme humaine put sans doute apparaître,
non évidente toutefois, mais comme des ébauches de marbre,
pas assez achevées et très semblables à des statues grossières.
La partie de ces pierres pourtant, constituée de terre mêlée
à des sucs humides, est métamorphosée pour servir de corps ;
la partie solide qui ne peut être pliée se change en ossements ;
ce qui naguère était veine, reste veine, et conserve donc son nom.
En très peu de temps, par la volonté des dieux, les pierres
que lancèrent les mains de l’homme prirent un aspect masculin
et celles jetées par la femme firent reparaître une femme.
C’est pourquoi notre race est dure, rompue à l’effort ;
et nous prouvons ce qu’est l’origine de notre naissance. [...]  Lire la suite >

lundi 6 juillet 2009 · 10h27

Désormais dit seulement.

de vouloir. Inapaisable vain mini-
mum de vouloir encore.

Voudrait que tout disparaisse.
Disparaisse la pénombre. Dispa-
raisse le vide. Disparaisse le vou-
loir. Disparaisse le vain vouloir
que le vain vouloir disparaisse.

Dit est mal dit. Chaque fois que
dit dit dit mal dit. Désormais dit
seulement. Désormais plus tantôt
dit et tantôt mal dit. Désormais dit
seulement. Dit pour soit mal dit.

Retour est encore. Tant mal que
pis encore. Désormais retour seu-
lement. Désormais plus tantôt re-
tour et tantôt retour encore. Dé-
sormais retour seulement. Retour

48 [...]  Lire la suite >

mardi 7 juillet 2009 · 08h43

(où il est question de l’abjection)

la journée d’hier s’est extrêmement bien terminée (une fois que j’ai eu fini d’écrire ici, et que je sois allée à mon rendez-vous psy).

réveillée ce matin en sursaut à quatre heures et demi en pensant à « l’abject ».  à « l’abjection » dont parle miller   dans son dernier cours de cette année, comme d’un concept auquel lacan tenait particulièrement. à cette lecture je m’étais demandée où se se situerait l’abject dans ma vie, où je situerais l’abject dans ma vie…

« Jadis, c’était en 1966, je lui disais, ayant sous les yeux et compulsant les épreuves, comme on dit, de ses Ecrits, qu’il aurait fallu faire un « Index des concepts » de son enseignement. Il me répondit : « Faites le ! » […] Il me le laissa faire à mon gré et ne me fit qu’une seule recommandation : ‘Ça doit commencer par le mot abjection’. […] Lacan voulait que ce soit l’alpha sinon l’oméga de son enseignement. […] dans la mesure où le psychanalyste, pour ou contre Lacan, est, par lui, assigné à la position de l’objet dit petit a, et cet objet, comme il lui est arrivé de le dire plus tard, est aussi bien un abjet. D’une façon générale, la jouissance a ses racines, plonge dans l’abjection. Quels sont les antonymes de ce mot? La dignité. L’honneur. […] Dans l’expérience analytique, ce qui concerne le plus intime de la jouissance prend toujours la forme de l’aveu de ce qui mérite d’attirer mépris, opprobre, comme l’indique le dictionnaire, l’abjection étant l’extrême degré de l’abaissement. Le sujet du signifiant, celui de la parole, n’y touche, ne consent à s’avouer son rapport avec qu’en témoignant que la répulsion accompagne, est inséparable de l’attirance invincible qu’il éprouve dans ce rapport. » Jacques-Alain Miller, cours du 10 juin 2009 [...]  Lire la suite >

mercredi 15 juillet 2009 · 13h00

ce n’est pas comme si le fait que vous me connaissiez encombre des milliards de panavinengen

SNV80151-1024

paris, 14 juillet

trop de télé hier

aujourd’hui : rien d’autre que du ménage – tandis que je me promettais d’écrire ce que j’avais fait hier. mais pourquoi au fond, écrire,  je ne sais plus.

il y a deux nuits, rêvé qu’on m’avait volé ma selle (?) – la selle de mon vélo, je précise. je voulais m’en aller, m’enfuir, retrouve mon vélo : mais il n’a plus de selle.

étions à donn. ce week-end.


quelques longueurs dans la piscine, du bonheur. manger parler boire et (… grossir). peut-être que nous faisons tous des efforts et ces efforts s’avèrent faciles. des efforts pour être gentils. pour faire attention les uns au autres. [...]  Lire la suite >

jeudi 16 juillet 2009 · 09h49

où il sera entre autres question du vendredi seize

mercredi 15 juillet 2009 Bien sûr ce serait mieux de décider le matin de ce que je ferai dans la journée. Et de m’y tenir, je m’y suis (tenue) : j’ai été nager. C’était bon, l’eau. Trois euros. Prendre un abonnement de trois mois? Or/Mais je sais que la fatigue consécutive à l’effort physique m’exaspère. Ce rêve de discipline.

+

De Thierry Levy l’avis sur cette importante affaire  :

La loi, rappelons-le, ne permet pas à la partie civile de faire appel d’un arrêt de cour d’assises. Dans cette affaire, le parquet fait appel sur un ordre du gouvernement que celui-ci a cru pouvoir donner en interprétant de manière extensive les dispositions légales qui lui permettent d' »enjoindre au ministère public d’engager ou de faire engager des poursuites » (article 30 du code de procédure pénale). On crée là un précédent.
[…]
La garde des sceaux n’a pas assisté aux débats, elle n’a entendu ni les parties, ni les témoins, ni les arguments échangés. Sa décision, allant à l’encontre de celle du ou des représentants du ministère public, s’est évadée de la réalité concrète du dossier, a pris un caractère nécessairement politique. Il ne s’agit pas, pour la ministre, de maintenir une cohérence dans une politique pénale, mais de remplir les exigences d’une partie privée. Les parties civiles auront désormais la voie ouverte pour s’adresser au gouvernement quand les décisions de cour d’assises ne leur plairont pas, ce qui est inévitable dans un très grand nombre de cas.
[…]
Ce précédent les invite à contourner, par la voie politique, la loi qui leur interdit de faire appel. La politique des intérêts particuliers s’est introduite dans les prétoires.

Thierry Lévy est un avocat pénaliste du barreau de Paris. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de réflexion sur la justice, dont Eloge de la barbarie judiciaire (éd. Odile Jacob, 2004) dans lesquels il dénonce « la pandémie victimaire« . Son dernier livre est un court essai provocateur intitulé Lévy oblige (Grasset & Fasquelle, 2008). [...]  Lire la suite >

Top