mercredi 4 mars 2009 · 13h14

~ provoke a frenzy in me and my love provoke a frenzy in

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Dans une maison à une grande distance brille la lumière d’une fenêtre. Je la vois, et je me sens humain des pieds à la tête. Fernando Pessoa, Le Gardeur de troupeaux via folie m i n u s c u l e

 

 

Par-delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant. Baudelaire, Le Spleen de Paris, “Les fenêtres” via folie m i n u s c u l e  [...]  Lire la suite >

lundi 16 mars 2009 · 10h30

sans titre (vrac)

Mike Kelley, Monkey Island Travelogue, 1982-83

mercredi 4 mars

hm. après les urgences de la salpêtrière la semaine dernière, celles de trousseau hier soir. pas mal . attente si longue que jules a le temps de guérir.

jeudi 5 mars

je n’ai pas la moindre méthode de travail. jules au bain. ce matin, parodontiste. arrivée en retard : j’avais oublié de regarder où elle habitait (!)

+
perdu le (beau) livre emprunté à la bibliothèque que j’avais commencé

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maxime

lettre

(lunule, intersection. la lettre, à l’intersection de la vie et du livre. ma barque.)

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maxime

r u e

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paradoxe

en vérité, dès que je sors, dès que je suis dans la rue, je me sens prise d’une immense sensation de liberté (air, vent). ne sors en général que pour des rendez-vous, des courses. à chaque fois je me dis, ça y est, je suis dehors, le monde est beau, c’est magnifique, à chaque fois, je me dis que je vais tâcher de prolonger l’escapade, me balader de ça de là au hasard. mais quelque chose d’autre toujours me retient, et je rentre à la maison. où j’essaie de tout faire pour éviter d’avoir à ressortir. je sors, je suis surprise. à chaque fois.

+

en vérité, je crains qu’après le lave-vaisselle, la chasse d’eau, le robinet de la salle de douche, celui de la salle de bain, le percolateur, la bouilloire électrique, le lave-linge ne nous quitte également.

+

méthode

pour nettoyer

je vide

je jette

+

retrouvaille

retrouvé

ma ceinture

+ économie méthode ESSAYER D’UTILISER TOUTE LA JOURNÉE LA MÊME TASSE LE MÊME VERRE + perte

perdu

ma crème de jour

+

perte

perdu

ma brosse à dents électrique

+

le blog. l’inhibition. l’écriture de l’inhibition. en ce qui me concerne. l’inhibition même.

+

maxime blog en bord de lettre.


vendredi 6 mars 2009


Car Crash Ctudies, Untitled # 7. 2009. Lightbox #2. 127×157 cm. Ed 1/1+1AP.
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mardi 17 mars 2009 · 20h02

(le salut par l’angoisse)

11:17

c’est parce qu’il finit toujours par y avoir quelque chose d’encore plus angoissant à faire que ce que j’ai à faire que je fais ce que j’ai à faire.

11:31

je vais donc maintenant téléphoner à mme V , aux impôts, c’est très facile, et je vais lui demander ce que je dois faire avec ce 2065-k et elle va me répondre.

f. veut que j’appelle le plombier (peur de rien)

hier, je me suis agenouillée. je ne dis pas ça pour me  vanter ou pour jouer à plus mystique que je ne suis mais. je me suis tout de même demandée si ça n’allait pas changer quelque chose. le fait d’avoir pris cette position, physiquement. il s’agissait de rendre grâce aux difficultés auxquelles je faisais face. (vouloir ce qui vous arrive, même ce qui vous fait mal.) je l’écris ici, mais je ne l’ai pas dit à l’analyste, hier. parlé de jpd dont j’avais rêvé. me suis étonnée d’en parler avec autant d’aménité, de rancoeur. étonnée aussi qu’il me suive, l’analyste. qu’il abonde. je dénonce des collègues. [...]  Lire la suite >

vendredi 20 mars 2009 · 23h55

20 mars 2009

  Stitching is good for what you have

09:49. hier c’était le 1er mars.

09:45. commencement du jour. mettre un chèque dans une enveloppe. un nom sur une autre.

09:41. il y a une limite c’est votre corps c’est la seule moi je ne supporte pas qu’on me touche parfois quand on le fait je hurle.

09:35 il était écrit : tout est à vendre. et j’ai trouvé ça triste. il était écrit  qu’avez-vous acheté aujourd’hui? et j’ai trouvé ça triste.

abraham a mis un commentaire. il a écrit : lu. (je n’ai pas trouvé ça triste). je m’arrache.

en fait, j’en ai assez.

je ne lis presque pas de blogs, vous savez. [...]  Lire la suite >

lundi 23 mars 2009 · 17h26

21 (saturday night)
— - seule contre la bande de cons du monde

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21:11 bad day ou pas jvais mcoucher déjà ( quand jules met sa main sur mon bras je hurle certainement pas. f au concert, jvoudrais fumer, la gorge me gratte. seigneur keskon a trop mangé. quelle drôle de journée. tout ça parce que c’est si difficile entre f et moi. et probablement entre moi et n’importe quel homme de la terre. fumer me satisferait. no télé tonight (je ne sais pas pourquoi). ) et demain no bouchées (à la reine) car nina a annulé. et demain no bouchées. 21:49 boire alors, 22:28 video0000j’ai essayé de poster un film. mais ça n’a pas marché. bon. j’envoie le texte qui allait avec: j’ai filmé ces gens qui m’émouvaient. chacun ces souvenirs. à une certaine époque, j’ai passé vraiment beaucoup de temps dans les bistrots, j’avais seize ou dix-sept ans. beaucoup de temps. je ne buvais pas vraiment, même si c’est là que j’ai commencé, appris. cest idiot. mais lalcool était moins cher que l’eau gazeuze. non pas seize ou dix-sept. 22. je me souviens. lambert, qui me demande mon âge. 22. qui rit. qui dit quelque chose sur les flics. il était à sa table de sérigraphie. alors des gens, comme on en voit là, sur cette vidéo, j’en ai beaucoup fréquentés, j’en ai beaucoup regardés, pendant un an ou deux, nuit, après, nuit. et le jour. ce soir-là, il s’agissait d’un fils et de sa mère. d’un « mauvais fils ». il était question d’avocat de prison de coups. il était question de coups donnés à la mère. j’avais d’abord remarqué les baskets et les tennis blanches de l’homme, son pantalon de training, blanc, son air un peu endimanché. « les pauvres gens, les prols ». j’ai de l’amour (ou du bonheur à – regarder – « les pauvres gens, les prols » ). je ne sais pas comment le dire d’une façon qui ne soit pas choquante. le fait de parler des « pauvres gens, des prols ». (parfois, l’amour, c’est seulement ça, regarder; n’est-ce pas. je dis l’amour pour dire que je suis là, que je regarde, et que c’est bien.) je suis tordue. à force d’avoir passé du temps avec eux , moi sans rien dire , juste là. lambert disait il faut savoir pouvoir parler avec n’importe qui. claude lambert . il le faisait. lui. parler. vraiment. avec n’importe qui . parler, de cette façon dont on a envie d’entendre parler des choses, à 22 ans. nina, qui ne viendra pas, demain, non pas ce soir, a 22 ans. belle-fille. quand je parle de ma lâcheté, je sais de quoi je parle. mais à cette époque. je pensais qu’ i l suffisait que je sois là. simplement. c’est ce qu’il me semblait. je n’aurais pas pensé à de la lâcheté. j’étais là, avec ma jeunesse, mon corps, mon silence, ma gentillesse, des hommes me suivaient aux toilettes, me faisaient des déclarations enflammées, j’aimais lambert, je buvais avec lui. parfois, je cachais dans mes poches ses gains au jeu – à la passe (le jeu s’appelait comme ça, jeu de dés, très rapide). parfois seuls à table, parfois seuls à une table, nous regardions le monde, nous pleurions. c’est très étrange que j’aie un jour arrêté tout cela (en vérité pas moi, la police – anti-terroriste – ha ha). une page s’est tournée, tout seule. et ce soir je bois un picon vin blanc. santé, lambert. 23:22 alors aujourd’hui comme les choses glissaient, dérapaient, prenaient plus de temps qu’elles n’auraient dû, et jules, si fatigué, tout d’un coup, j’ai mangé plus, que d’habitude. ce goûter, dans ce lieu, ce glacier italien où, jy pense, les murs repeints me faisaient penser à l’appartement de ma tante, elle que plus tard, j’ai même cru voir arriver, mais en chaise roulante, plus jeune et en moins bon état. j’ai pris une glace énorme, celle dont j’avais vraiment envie, et une noisette; et je sentais que je pourrais me mettre à faire ça, manger, des glaces, des glaces, et encore des glaces, et tous les jours. je pensais à f. qui allait au concert ce soir, et je me disais, je me mangerai des glaces tandis qu’il ira au concert habillé comme un … régisseur de théâtre belge. mais f. m’a fait remarquer que ce n’était pas dans nos moyens (la glace tous les jours). il, frédéric, m’avait fait pleurer, avant ça, au matin. non pas m’avait fait pleurer, avait fait quelque chose qui m’a fait pleurer alors que je passe mon temps à faire des choses qui me feraient pleurer si j’étais une autre que moi, si ce n’étaient pas moi qui les faisait. jules résiste bien, s’en sort bien. le soir quand nina a annoncé qu’elle ne viendrait pas demain j’ai décidé qu’on mangerait aussi ses chips à l’ancienne, sa bouteille de… picon. jules a dit tant pis pour nina. j’ai dit oui. il y a pourtant tellement d’expositions que j’ai putain envie de voir. il ne faut plus aller à la bibliothèque le samedi après-midi, et à trois en plus. j’avais pensé que ce serait bien. maintenant voilà je vais continuer de livre le livre d’umberto eco. la mystérieuse … de loana… comment cette semaine a-t-elle pu être si fatigante. pourquoi faut-il que j’aie toujours ce sentiment de faire des choses héroïques. j’exagère. tout ça pour oublier que quand on me touche je hurle. revenir sur cette phrase, la sélectionner, la mettre en italiques. les très incroyables rêves de cette nuit. les très incroyables rêves de cette nuit !!!!

sauvée tout de même par un homme, très costaud. mon enfant aussi, je crois, sauvé (ou pas?). sauvés par un homme très costaud qui aurait m’achever taillader mettre en pièces et qui ne le fait pas - mon charme - envers et contre le monde qui le lui a commandé pourtant. f. dans ce rêve me trahit. dans ce rêve, eh bien, et pour la première fois de ma vie : le monde entier se retourne contre moi (parce que je ne veux pas participer à une mascarade de relation sexuelle rapport sexuel mise en scène spectaculaire et ridicule comment suis-je arrivée à la dénoncer démontrer démonter,  m’y soustraire, soustraire f et mon enfant, car ces salauds, aussi mon bébé, tâchaient de l’inclure, dans le spectacle rince-l’oeil atroce et télévisuel mais en direct, pauvres cons - car ils la voulaient, leur mise en scène, leur spectacle de merde [...]  Lire la suite >

mardi 24 mars 2009 · 10h59

chou, genoux

o_mann_10

(The physically divided are also the conquered and the controlled) becca mann:née à los angeles en 1980 où elle réside_img 1 : Seascape, 2008, Graphite on paper, 28.6 x 29.8 cm ; img 2 : April, oil on canvas, 60 x 60 cm

[24 mars, 10 h. 59m.] j’ai expliqué à jules qu’avant ((évidemment, c’est une sorte de facilité de parler ainsi, de parler d’avant)) les gens s’agenouillaient pour prier dieu. et que, petite, il m’arrivait donc, parfois, de m’agenouiller. je lui ai montré comment. en échange et contre toute attente, il m’a demandé comment il fallait faire pour devenir dieu. je n’ai su que répondre. je lui ai conseillé de demander à son père.

je garde de ma foi religieuse le goût de la prière aux lieux d’abord où elle était douce – où elle est un acquiescement et donne à votre corps cette figure du deux qui est une posture juste et correspondant à une vérité. je garde d’elle son sens de l’au-delà, sa connaissance du désir. le goût du rien (un évanouissement, etc.)

(et parfois jules et moi nous payons-nous une petite tranche d’agenouillement, à deux, au sol, nous dessinons. je dis ça, c’est juste pour l’image. au delà, rien. j’ai bien conscience que cet enfant me rend souvent très heureuse. je me doute que cela ne durera pas. à seize ans, moi-même, j’a i hurlé à ma mère, dans les escaliers, dans la cage d’escalier, que je la haïssais.)

mardi 24 mars 2009 · 22h49

a scheme is not a vision / verossity / Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison.

+ S Z U G Y I C Z K Y + (velocity) (férocity, verosity)

Mar 24th, 2009 11:17am

j’aime beaucoup vous montrer des images. les images qui sont qu’il est à ma portée de vous montrer. les images que je vous montre sont des images qui

je ne sais pas si elles sont à proprement parler n’importe qu’elles images, je ne le crois pas, en fait, mais dans ces images compte également, et indépendamment d’elles, de façon extrinsèque, cette qualité qu’elles acquièrent – du moins à mes yeux – du fait que je vous les montre. elles comportent également ceci : que j’aimerais également physiquement les faire, qu’à mon tour, ma façon, les fabriquer me plairait. (et qu’elles sortent de l’ordinateur) (l’ordinateur, la virtualité étant, restant suspecte). [...]  Lire la suite >

vendredi 17 avril 2009 · 09h58

rêve : je vais rater un examen parce que je fais trop de mise en page

vendredi 17 janvier 2025. à la recherche de quelque chose qui s’est passé en 2009, je recopie ici un rêve trouvé dans un vieux carnet. la date indiquée est « avril 2009, vendredi ». donc, ce peut être le 3, 10, 17 ou le 24. je le publie au 17. c’est à une période « où je ne fais plus d’internet », où le blog est fermé.

avril 2009 – vendredi

donc « je ne fais plus d’internet ». je n’écris plus de blog.

rêve de cette nuit :

je ne peux pas m’empêcher de retravailler à une mise en page, à un dessin.
me viennent de plus en plus d’idées pour des dessins.
au lieu de ça, je devrais revoir mon examen, l’examen qui va bientôt avoir lieu.
cet examen que j’aurais dû réussir, je sais que je vais mainteant le rater parce que je m’occupe trop de cette mise en page.
je décide que si je rate cette année et la recommence (pour la 3ème fois), j’apprendrai à dessiner.
je suis fâchée sur mes parents (nous nous sommes auparavant disputés).
ma tante arrive, Titi – je lui dis à elle – que je vis un enfer à attendre cet examen. mais que je vais le faire et que si je rate, j’apprendrai à dessiner. [...]  Lire la suite >

lundi 18 mai 2009 · 11h37

la tentée du futur antérieur

lundi 18 mai 2009 · 11h50

ennui, angoisse, divertissement et futur antérieur

non, je connais pas l’ennui, mais je connais l’angoisse. et si je me divertis, c’est pour la vaincre elle. (probablement n’aurai-je pas beaucoup plus que du mépris pour ce qui me divertit.)(futur antérieur, point de vue du mort, de la mort, du moment où ça sera arrêté, du point de vue de l’arrêt.) (point de vue du suicidé, aussi: de l’attentatée du suicide. tentée, ratée, du s. , de ce que l’on dirait du mort, de la morte. )

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