vendredi 10 septembre 2010 · 11h12

éléments d’interprétation : le voisin et le coiffeur


1. élément de la veille (( comment est-ce qu’il les appelle, Freud, encore, ces éléments de la veille??))

La veille au soir du rêve comme je pénétrais dans la chambre sombre, j’ai surpris un voisin d’en face,  pas celui que nous avons l’habitude de voir, un autre, que je voyais pour la première fois accoudé sa fenêtre qui fumait et me regardait. Je me lavais les dents. J’ai pensé qu’il avait une vue directe sur le lit. Je me suis plus tard approchée de la fenêtre, et alors qu’il était encore en face de moi, l’air de rien, j’ai tiré les rideaux. J’ai dû plus ou moins consciemment pensé que j’aurais pu lui plaire. [...]  Lire la suite >

lundi 13 septembre 2010 · 09h37

Alain, parler sans savoir, s’autoriser à se tromper

alain gilet noir

Je pensais avoir lu dans le livre d’Alain (( Souvenirs sans égards : Suivi de Traité des outils et Dix leçons d’astronomie – 1 septembre 2010, Aubier)) quelque chose à propos du plongeon en quoi consistaient pour lui ses conférences : ne pas savoir avant de parler, ne savoir qu’au moment où il se lançait dans la parole, de préférence face à un auditoire acquis, dont il lui semblait qu’il le soutenait, qu’il relançait son travail d’élaboration, avec lequel il vivait une sorte d’osmose, d’expérience mystique. Mais  je n’ai pas retrouvé ce passage qui m’avait frappée (que je n’aurai pourtant pas inventé, que j’aurais aimé recopier ici). Reste néanmoins ce passage-ci que je trouve joli, à propos des erreurs que l’adoption d’un certain ton, dans le dialogue, permet de faire : [...]  Lire la suite >

mercredi 15 septembre 2010 · 14h31

et plus si affinités

« Chaque pierre que je trouvais, chaque fleur cueillie et chaque papillon épinglé représentait déjà à mes yeux le début d’une collection et tout ce que, d’une manière générale, je possédais constituait une seule et unique collection.

‘Ranger’ , c’eût été détruire un édifice plein de marrons avec leurs épines (en fait des masses d’armes), de papiers d’étain (un trésor d’argent), de cubes de bois (autant de cercueils), de cactus (qui étaient des totems), et des pièces de cuivre (qui étaient des boucliers). Ainsi croissait et se métamorphosait l’avoir de l’enfance dans les tiroirs, les coffres et les boîtes ». [...]  Lire la suite >

jeudi 16 septembre 2010 · 10h23

détruire me dis-je

les cheveux coupés.


entre-temps je découvrais ma volonté de te détruire. enfin, elle s’ajoutait à ( la liste de) mes symptômes.

– en quoi il avait plutôt raison.

– oui oui absolument, je ne croyais pas du tout à ce que je lui disais. je disais ça juste pour lui faire du mal.

– vous vouliez lui faire du mal.

– oui, c’est ça.

jeudi 16 septembre 2010 · 12h59

une « pulsion de lire » s’écrirait-elle

Extrait du chapitre 3 d’un livre intitulé Vincent,
écrit à Bruxelles en 2002 

Une pulsion de lire s’écrirait-elle, pourrait-on avoir :

L’objet = le livre

Dans la pulsion, l’objet est indifférent. Il n’est là que pour permettre à la pulsion d’atteindre son but : la satisfaction.
N’importe quel livre ? N’importe quel ivre ?
Quand l’objet n’est plus indifférent, il est du fantasme, celui pris dans le fantasme.

 » L’objet de la pulsion est ce en quoi ou par quoi la pulsion peut atteindre son but. Il est ce qu’il y a de plus variable dans la pulsion, il ne lui est pas originairement lié : mais ce n’est qu’en raison de son aptitude particulière à rendre possible la satisfaction qu’il est adjoint. Ce n’est pas nécessairement un objet étranger, mais c’est tout aussi bien une partie du corps propre. Il peut être remplacé à volonté tout au long des destins que connaît la pulsion; c’est à ce déplacement de la pulsion que revient le rôle le plus important. Il peut arriver que le même objet serve simultanément à la satisfaction de plusieurs pulsions : c’est le cas de ce qu’Alfred Adler appelle l’entrecroisement des pulsions. » (( Sigmund Freud, Métapsychologie, Pulsions et destins des pulsions, p. 18.)) [...]  Lire la suite >

jeudi 16 septembre 2010 · 14h28

addiction

réponses (rapides) à MHB :

 1 quelles sont les conséquences symptomatiques de cette montée au zénith du surmoi et de cette chute de l’Idéal  dans le traitement du Réel? –> les addictions diverses et variées

2 quelles modifications entraînent-elles dans la cure et la théorie analytiques sur le statut de l’inconscient par exemple? –> heureusement l’inconscient aussi est addictif

3 quelles forces mobiliser dans ce nouvel ordre symbolique contre les forces obscures du surmoi?
–> repartir à zéro (et s’en trouver soulagé), témoigner de la présence réelle de l’inconscient, pointer son goût du jeu, écouter, travailler à la formalisation du symptôme, dénoncer tant que possible les dénis scientifiques [...]  Lire la suite >

vendredi 17 septembre 2010 · 12h09

à propos de Vincent

il est 11h40, je recommence à passer bcp trop de temps ici, sur le blog.

donnais  hier ici l’extrait d’un texte (je n’ose pas dire d’un livre, mais ma foi, il en a au moins la longueur, si je n’ose lui en reconnaître l’intention)  que j’ai écrit il y a des années et des années et fort sobrement intitulé Vincent. dans l’extrait dont il s’agit, j’essaie, au départ de textes de Freud et de Lacan, de décrire une pulsion (qui serait) de lire et  j’en examine les possibles éléments princeps, source objet but, … Vincent est essentiellement fait de cela:  j’y essayais d’appliquer à un rêve – qui avait été très important pour moi – certains concepts freudiens et lacaniens qui me restaient obscurs.  je commence par la métaphore, j’y découvre l’objet a, et je termine, je crois, parce que je n’ai certes pas relu ce texte, par la pulsion. j’avais prévu d’écrire encore deux chapitres à ce, appelons-le par le nom que j’aurais aimé lui donner, livre : « la barre de ma mère » et « pourquoi je n’ai pas de culotte ». le premier chapitre me prit tant de temps, m’amena si loin, bien plus loin que tout ce que j’aurai pu imaginer, mon père mourut au cours de son écriture, que je n’éprouvai plus le besoin, ni le désir d’écrire ces chapitres de passer du nom-du-père à ma mère. je précise cela sans regrets, je me trouvai fort changée après cet exercice, mon rapport à la psychanalyse s’en trouva complètement modifié. je pensais avoir trouvé ma voie. je ne fus plus capable de lire quoi que ce soit qui eut trait à la psychanalyse. tant me sembla que le temps était venu pour moi de me faire lire. et auquel je m’éternise. et  si je reprends ce texte, c’est de retomber maintenant, bien des années plus tard, sur un toujours la même chose : passer d’un  « être » à un se faire – le « se faire » comme moment de séparation de l' »être ». quelque chose dans l’écriture de ce texte n’a pas été franchi. [...]  Lire la suite >

mercredi 6 octobre 2010 · 09h18

De la rigueur de la science

En cet Empire, l’Art de la Cartographie fut poussé à une telle Perfection que la Carte d’une seule Province occupait toute une Ville et la Carte de l’Empire toute une Province. Avec le temps, ces Cartes Démesurées cessèrent de donner satisfaction et les Collèges de Cartographes levèrent une Carte de l’Empire, qui avait le Format de l’Empire et qui coïncidait avec lui, point par point. Moins passionnées pour l’Étude de la Cartographie, les Générations Suivantes réfléchirent que cette Carte Dilatée était inutile et, non sans impiété, elles l’abandonnèrent à l’Inclémence du Soleil et des Hivers. Dans les Déserts de l’Ouest, subsistent des Ruines très abîmées de la Carte. Des Animaux et des Mendiants les habitent. Dans tout le Pays, il n’y a plus d’autre trace des Disciplines Géographiques. [...]  Lire la suite >

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