samedi 3 mars 2012 · 12h22

du trauma d’une conversion à l’envers

depuis donc que l’homme qui me sert d’analyste m’a dit une certaine chose, que j’ai très rapidement oubliée, je n’ai plus cessé d’être malade, en dehors du séjour à donnery où il me semble que j’ai surtout pénétré plus avant un désir de tout quitter rien emporter dont j’ai du mal à revenir. que m’a dit cet homme? m’a-t-il seulement découragé (interdit!) de demander à être membre de l’acf? ou m’a-t-il également interdit d’être analyste? quels ont été ses mots, sur quoi portaient-ils? – vous avez fait cette démarche malgré mon interdiction? – ah, bon, oui, quoi, vous me l’avez interdit? dites-moi? – mais, je ne vous l’ai pas spécifiquement interdit, enfin cela fait 6 mois (6?) que j’essaie de vous prévenir de (…) – ah, bien, j’aime autant que ça soit plus clair… – il y a d’autres moyens de faire partie de la grande famille… – mais, ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit? s’agissait-il du terme d’interdiction? bon, c’était au moins aussi fort. comment ai-je alors réagi? sur quoi ai-je sur le moment même cru que portait cette interdiction? pourquoi ai-je accepté sans frémir ce qu’il me disait? souriante? pourquoi souriais-je? je lui ai dit que c’était très important pour moi ce qu’il me disait et que je ne souhaitais pas l’empêcher de parler, parce que ça m’intéressait et qu’il me semblait que ça avait pu m’arriver, dans des moments « cruciaux » comme ça d’avoir empêché un analyste de me parler. il essaie de me dire que ce n’est pas important ce qu’il à me dire, que ce qui compte c’est ce que j’ai à dire. nos paroles se chevauchent, tout en lui disant de parler, je parle. car, immédiatement dans la foulée de ce qu’il vient de me dire, disons,  « j’entame un nouveau chapitre ». je pars sur autre chose. quelque chose me soulage dans ce qu’il me dit, et je dis « oui, peut-être que tout cela, toutes ces complications, c’est peut-être encore pour m’empêcher de faire autre chose, c’est pour camoufler un autre désir encore. – lequel? – eh bien, celui d’écrire. fin de séance. au retour j’envoie un texto à f., que je dois retrouver, de cette façon j’aurai les paroles exactes, je lui dit (selon donc mon souvenir) : X m’interdit de devenir membre de l’acf ou X m’interdit d’être analyste. ce qui est sensiblement différent. mais je ne dispose plus de ce texto, je viens de le vérifier. le soir, quelque chose comme de l’angoisse et de la fureur rampe vers moi, en moi. la fureur d’abord contre mon précédent analyste. et puis le désespoir. la nuit-même, je suis malade. le lendemain, je suis malade. un sorte de grippe gastro avec de la fièvre. je ne peux pas conduire ju à l’école, je reste au lit. j’envoie des mails désespérés à l’analyste, dont je ne dispose plus parce que je les envoie depuis mon téléphone qui ne garde pas les mails au-delà de 3 jours. ces mails restent sans réponse. mon désespoir s’accroit. il me semble que tout ce que j’ai entrepris récemment est réduit à néant. je sais que je dois résister au fantasme de m’être vue interdite dans mon désir, mais c’est difficile. une image stupide me vient à l’esprit : celle de saint paul rejeté à bas de son cheval sur la route de damas. je sens que c’est idiot, que cette image-là me vienne à l’esprit.  quelques jours plus  tard cependant je garde cette image en omettant de préciser qu’il s’agit de saint paul, je ne garde que celle de la chute, du rejet en bas de ma monture, pour annuler le rendez vous pris avec le responsable de l’acf. je lui parle de mon désir qui ne serait pas si décidé que cela puisqu’il suffit d’une intervention venant de presque n’importe qui pour m’abattre.  je suis sur pied pendant un jour. je retombe malade. une grippe avec fièvre. je me rétablis. je fais une crise d’eczéma puis je me choppe une orgelet à l’oeil gauche. nous partons à donnery où je ne suis pas malade. au retour il me semble être très déprimée. et l’angoisse monte comme approche le moment des résultats d’analyse du méningiome de ma mère. c’était hier. c’était une bonne nouvelle, celle à laquelle je ne croyais pas, même si j’avais rejeté toute spéculation. elle ne devra pas se faire opérer. la situation est stationnaire et donc bonne. malgré cela, je constate que l’intense sentiment de dépression ne me quitte pas. ma gorge et mes oreilles s’enflamment. j’en suis donc à soigner ça ainsi qu’un tour de rein que je viens de me faire. cette nuit je fais un rêve. au réveil, je ne sais ce que je dois écrire, ni à qui. j’écris ceci, ici. dans, oserais-je dire, un sentiment absolu d’incrédulité. l’idiotie de cette image: c’est qu’il me semble plutôt avoir fait une conversion à l’envers.
samedi 3 mars 2012 · 12h54

rêve : Les animaux fantastiques

3 mars 2012, 12h54

les animaux fantastiques, rêve de cette nuit

une pièce qui comporte de très nombreux animaux, dont je me souviens seulement d’un ours brun. de cette pièce, de ces animaux qui vivent là en toute quiétude mais aussi en toute indifférence, je décide de m’occuper.

je les nourris, leur parle, circule entre eux. du coup, ils se réveillent. l’un ou l’autre s’échappe. ils se réveillent, ils se battent, ils se réveillent, l’un ou l’autre m’attaque.

un ours brun, deux loups blancs. l’un ou l’autre chien. un singe.

j’avais laissé des pots accrochés en hauteur, d’oiseaux, se dessécher complètement, je décide de les faire revivre également, or, lorsque je les arrose, ai-je mis trop d’eau, si cela leur permet de retrouver instantanément leur forme première, ils meurent malheureusement immédiatement après, en se dissipant, disparaissant complètement.  je ne sais pas s’il s’agit de papillons ou d’oiseaux, de tout petits oiseaux. je fais cela, essayer de les ranimer avec l’aide des autres animaux, les grands. cela nous inquiète, eux et moi. [...]  Lire la suite >

lundi 12 mars 2012 · 21h48

quel support pour l’écriture

L'auteur exprime une profonde lutte intérieure liée à l'acte de l'écriture. Elle ressent une quête de liberté par l'écriture, mais est coincée par des questions pratiques sur le lieu, le moment et le support adéquat pour écrire. Elle s'interroge sur le fait d'écrire sur des supports existants, comme dans les pages de livres ou des fichiers Word, cherchant à s'installer dans un espace déjà défini qui lui offrirait une sécurité. Elle évoque aussi son passé d'écriture, où elle s'est lancée dans la fiction et a connu une perte importante : le vol de son sac avec ses carnets, suivi de la saisie de ses écrits par la police, ce qui a profondément altéré sa capacité d'écrire librement dans des carnets. Cette expérience traumatique semble l'avoir dissuadée d'écrire de la même manière par la suite. En somme, le texte illustre une recherche de liberté créative entravée par des problèmes matériels et des souvenirs douloureux. (Extrait Chat GPT)

vendredi 23 mars 2012 · 16h01

lit

Il m’est difficile de l’affirmer, mais la nécessité d’écrire m’apparaît de plus en plus clairement. Je ne vois plus ce qu’il me reste d’autre à faire. D’autant que je renonce à la psychanalyse, à être analyste, ainsi qu’à insérer mon travail, d’une façon où d’une autre, à celui de l’École de la Cause freudienne. Ce détachement de l’École, résultat d’une suite de circonstances, voire de déboires que j’ai eus avec elles, ainsi que de ma dernière, et ultime, séance d’analyse, se renforce du sentiment de la liberté que ce détachement pourrait me procurer et d’une valeur nouvelle que j’accorde à cette liberté. Parce que leur rencontre est encore très proche, j’ajoute que ma récente découverte de l’oeuvre de Walter Benjamin et celle de l’artiste chinois Ai Weiwei n’ont pas été sans incidences. Ni l’un ni l’autre n’ont opposé de résistance à la nécessité d’écrire.

samedi 24 mars 2012 · 10h10

« laisse tomber l’essentiel » (citation)

Jules a des difficultés avec les jeux et la télé. Enfin pas lui, moi. Moi, je lui fais des problèmes avec ça. Ça m’inquiète qu’il ait tout le temps envie de ça, que ça soit « tout le temps dans sa tête » comme il dit. Je ne sais pas comment réagir.

Quelle serait la meilleure manière d’accueillir cette première manifestation d’addiction?

Je refuse, j’interromps. Nous refusons, nous interrompons. Moi, plus souvent que F. Et nous, moins souvent que nous ne « devrions », crois-je. Et puis aussi, parfois nous disons « OK pour une heure », et nous le laissons plus longtemps que ça, devant son écran (et d’ailleurs, il le sait, bien sûr, qu’il peut compter là-dessus…) Parce qu’au fond ça nous arrange, que pendant ce temps nous avons la paix, nous n’avons pas à nous occuper de lui, et nous pouvons nous-mêmes nous engloutir dans nos écrans. [...]  Lire la suite >

samedi 24 mars 2012 · 11h41

de la nécessité de faire table rase

Puisque évidemment il y a addiction et addiction. Et que ce serait très intéressant de faire passer à l’addiction tout ce qui pour nous est important. Se servir de l’addiction pour jouer un tour à l’inhibition.

Pressentez-vous, comme moi, qu’il pourrait y avoir un lien entre addiction et  « nécessité » – « ce qui ne cesse pas de s’écrire »?

Amener l’addiction ( jouissance de l’un, du one more) au service du désir (absence de l’autre, nevermore)

Le lien entre l’addiction à l’internet, aux ordinateurs, aux écrans, et « ce qui ne cesse pas de s’écrire »: [...]  Lire la suite >

dimanche 25 mars 2012 · 12h28

Sans titre

11h59, nouvelle heure d’été. Me réveille. Pris Lysanxia pendant nuit cause cigarette fumée hier. Veux écrire, suis installée comme hier, pour le faire, mais. Bois des cafés. Fume ma cigarette électronique. Et écris dans le lit sur mon petit téléphone. Je ne sais pas pourquoi écrire sur mon téléphone me convient. Peut-être parce que c’est plus discret et que ça convient à mon besoin de faire les choses secrètement. Peut-être simplement parce qu’il est plus rapide à allumer qu’un ordi. Ou parce que je n’y suis pas distraite par toute sorte d’autres programmes, ni par internet, accessible mais trop péniblement.
Enfin, toujours est-il que je voulais écrire quelque chose, mais je ne sais plus quoi.

mercredi 11 avril 2012 · 09h02

rêve: Arrivée dans un pays, je perds tous les autres.

Première pensée du réveil qui vient de sonner : « Je crois que je fume trop de cigarettes électroniques ». Qu’est-ce que c’est que ça? Oui, mais pourquoi n’aurais-je pas ce genre de pensée? Oui, mais pourquoi l’écrire? Pourquoi, tout de suite, vouloir l’écrire, ce vouloir l’écrire ? J’ai la bouche empâtée. Je ferais mieux de boire un café. Qu’est-ce qui cloche? Tiens oui,  j’ai rêvé, triste rêve.

« Arrivée dans un pays, je perds tous les autres. Plutôt les autres me perdent-ils m’oublient-ils, m’omettent-ils, me lâchent-ils. Je tourne en rond pendant des heures, j’ai des lettres à distribuer – trois je crois.  Je ne sais plus comment s’appelle l’hôtel, je ne sais plus quel bus il faut prendre. J’interroge des gens, je ne connais pas la langue du pays. Reconnaissant finalement quelque chose dans mes balbutiements, quelqu’un me donne le nom de l’hôtel et le numéro du bus. Je cherche cet arrêt de bus partout. 46/48. Je tombe sur deux hommes qui me paraissent travailler au bus, mais, au moment de leur parler, les mots, que je ne cessais de me répéter,  disparaissent. Je parviens à les entrainer, les deux hommes peut-être en mélodique, dans ma recherche. [...]  Lire la suite >

mardi 17 avril 2012 · 09h08

Donnery, premier jour 

Matin, j’aère dans la chambre, hier anti-poux, mais ça gratte encore. Je connais le bruit de ces oiseaux,  c’était le même chez ma grand-mère. Beaucoup d’odeurs et de poussières trainent ici. Peut-être aurais-je pu embarquer Barthes. Qu’il m’apprenne ce qu’est écrire. Peut-être que c’est ça que je dois faire, si je veux en finir, écrire un livre sur mon analyse. Je me demandais hier matin s’il fallait que je contacte le grand analyste, que je prenne rendez-vous avec lui? Je n’arriverai pas, je pense, à faire quelque chose de tous ces blogs que j’ai rassemblés. [...]  Lire la suite >

vendredi 20 avril 2012 · 14h47

combattre le sacrifice

Je crois que l’idée qu’il faut combattre, c’est le sacrifice. Je crois que j’ai toujours eu affaire à un autre qui se sacrifiait. Je songe à ma mère. Comment ça a agi sur moi, ce sacrifice par ma mère de son désir pour nous.
Le sacrifice consiste à faire passer son désir après celui de l’autre. Le sacrifice consiste en celui de son désir.
Ma mère a sacrifié son désir au nôtre. C’est que je sens en moi l’insondable appel du sacrifice de mon propre désir. Mon désir est coupable du sacrifice de celui de ma mère. Dont elle jouissait. 

lundi 23 avril 2012 · 11h30

lundi 23 mai 2012, 11h30, sortir de là sans se faire tuer

lundi 23 mai avril 2012, 11h30, toujours à donnery, partons je crois demain, je suis très triste, j’essaie de le cacher, j’essaie ça. lu hier le dernier livre de jean-philippe toussaint, est-ce bien de ce prénom qu’il s’agit? je ne sais pas. je ne sais plus. l’urgence et la patience. il y parle de l’écriture et de ses lectures, des lectures qui l’ont marqué. beckett, dostoievski, kafka, proust. il me donne envie de les relire. il a commencé à écrire à 20 ans. je ne vois pas comment je pourrais m’y mettre à 48. urgence et patience, je crois ça s’appelle.
 
cauchemar, cette nuit:
 
le lieu de mon =&0=&, très immense lieu, à bruxelles, en partie sur l’avenue =&1=&, envahi par des =&2=&(!), armés, des armées d’arabes. des bataillons de femmes aussi, voilées, vêtues de =&3=& différentes; enfin, leurs vêtements comportent quelques =&4=& de couleurs. beaucoup de peur. il s’agit d’arriver à sortir de là, sans se faire tuer. 
 
je note ce rêve pour avoir songé qu’il fallait absolument que je sache pourquoi des arabes.
 
/ ZA / RA / BES /
 
les femmes, surtout du fait de la touche de couleur que leur vêtement comporte, chacune sa touche, me font songer à quelque chose, mais je ne sais plus à quoi. « =&5=& j’en ai probablement eu récemment sous les yeux. j’ai dû y songer. mais à quel propos. il me semble que j’en ai eu envie. mais à quel propos. il est même possible que j’ai voulu en créer un, d’assortiment. les femmes voilées, mettons qu’elles évoquent un assortiment de =&6=& de =&3=&.
j’ai pu récemment songer à la coquetterie qu’elle pouvaient continuer à mettre dans le choix de leurs =&8=&, les femmes arabes, les musulmanes, quand elles choisissent de porter le voile. c’était à paris, il me semble, aux =&9=&, où nous cherchions ensemble un cadeau pour nin. une ou plusieurs jeunes femmes voilées se choisissaient des =&8=&. ce court épisode me serait revenu en mémoire à Orléans avant-hier, où nous sommes passés également devant des =&9=& que J a nommées, rappelant qu’il en existait également à PARIS. A Orléans, je me suis acheté du bleu pour mettre sur les yeux. un pinceau doux aussi, très doux aux paupières. bleu gris, bleu acier, un bleu peut-être trop proche de la couleur de mes yeux. un bleu dont j’étais contente. j’y avais vu une femme, dans le magasin, qui sur les yeux portait un bleu outremer, électrique qui aurait pu m’avoir fait envie. qui m’aura fait envie. le pinceau se vantait lui de poser sur les paupières de la couleur en voile. sur Twitter, isabelle disait être au désert, vêtue d’un djellaba  sur son avatar, or je la sais déjà de retour. peut-être voulait-elle dire qu’elle n’en est pas encore revenue. j’ai appris que les autres étaient à buenos-aires (congrès). cela m’a rendue triste. à orléans, j’ai eu envie de foulards. de foulards doux. 
 
sur la route hier jules me demandait pourquoi il était écrit « songez à eux (aux enfants), roulez tout doux. »
 
le lieu de travail, du rêve. je n’avais rien à faire. j’attendais de partir. c’était vendredi, fin de journée. le patron était déjà parti. peut-être depuis tôt dans l’après-midi. je n’osais pas m’en aller. si j’étais partie au moment où j’en avais eu envie, je n’aurais pas vécu l’arrivée des =&2=&. les arabes chassent ou tuent tous les travailleurs et ne s’intéressent qu’aux =&13=&, les démontent.  
 
hier, c’était le premier tour des élections. 
 
le travail. j’ai choisi récemment de ne pas travailler. choix pour partie forcé. pour partie libre, volontaire. choix, et sacrifice de mon futur, de ma retraite, possibilité évoquée pour moi de finir à la rue. forcé, parce que l’angoisse que le travail provoque est trop important, libre parce que cette angoisse est juste, le travail est injuste, le travail ne devrait pas exister. ne devraient être autorisés à travailler que ceux qui aiment leur travail. non pas en raison du prestige qu’il leur procure, ou de l’argent qu’il leur apporte, de la satisfaction qu’il y trouvent à s’y jouer esclaves, ou tortionnaires, mais uniquement de la passion, la passion particulière qu’ils y engagent. évidemment, cette pensée, ces pensées, ces décisions sont inquiétantes, non point tant en raison de mon futur, mais de mon enfant. c’est vraiment le contraire de l’éducation que je me vois lui apporter. et je redoute les conséquences que ce choix pourront avoir sur sa vie, les terribles difficultés. c’est pourquoi j’aimerais être moins triste. que ce choix au moins assume sa gaieté. mais il ne l’est pas, gai, je ne le suis pas, gaie. car je ne suis pas sans ambition. et que c’est œuvre aussi que je veux accomplir. et c’est là que je me vois ridicule. 
 

aussi était-ce peut-être bien pour poutou qu’il fallait voter, [...]  Lire la suite >

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