du trauma d’une conversion à l’envers
rêve : Les animaux fantastiques
3 mars 2012, 12h54
les animaux fantastiques, rêve de cette nuit
une pièce qui comporte de très nombreux animaux, dont je me souviens seulement d’un ours brun. de cette pièce, de ces animaux qui vivent là en toute quiétude mais aussi en toute indifférence, je décide de m’occuper.
je les nourris, leur parle, circule entre eux. du coup, ils se réveillent. l’un ou l’autre s’échappe. ils se réveillent, ils se battent, ils se réveillent, l’un ou l’autre m’attaque.
un ours brun, deux loups blancs. l’un ou l’autre chien. un singe.
j’avais laissé des pots accrochés en hauteur, d’oiseaux, se dessécher complètement, je décide de les faire revivre également, or, lorsque je les arrose, ai-je mis trop d’eau, si cela leur permet de retrouver instantanément leur forme première, ils meurent malheureusement immédiatement après, en se dissipant, disparaissant complètement. je ne sais pas s’il s’agit de papillons ou d’oiseaux, de tout petits oiseaux. je fais cela, essayer de les ranimer avec l’aide des autres animaux, les grands. cela nous inquiète, eux et moi. [...] Lire la suite >
5 mars, 2012 // anniversaire

quel support pour l’écriture
L'auteur exprime une profonde lutte intérieure liée à l'acte de l'écriture. Elle ressent une quête de liberté par l'écriture, mais est coincée par des questions pratiques sur le lieu, le moment et le support adéquat pour écrire. Elle s'interroge sur le fait d'écrire sur des supports existants, comme dans les pages de livres ou des fichiers Word, cherchant à s'installer dans un espace déjà défini qui lui offrirait une sécurité. Elle évoque aussi son passé d'écriture, où elle s'est lancée dans la fiction et a connu une perte importante : le vol de son sac avec ses carnets, suivi de la saisie de ses écrits par la police, ce qui a profondément altéré sa capacité d'écrire librement dans des carnets. Cette expérience traumatique semble l'avoir dissuadée d'écrire de la même manière par la suite. En somme, le texte illustre une recherche de liberté créative entravée par des problèmes matériels et des souvenirs douloureux. (Extrait Chat GPT)
lit
« laisse tomber l’essentiel » (citation)
Jules a des difficultés avec les jeux et la télé. Enfin pas lui, moi. Moi, je lui fais des problèmes avec ça. Ça m’inquiète qu’il ait tout le temps envie de ça, que ça soit « tout le temps dans sa tête » comme il dit. Je ne sais pas comment réagir.
Quelle serait la meilleure manière d’accueillir cette première manifestation d’addiction?
Je refuse, j’interromps. Nous refusons, nous interrompons. Moi, plus souvent que F. Et nous, moins souvent que nous ne « devrions », crois-je. Et puis aussi, parfois nous disons « OK pour une heure », et nous le laissons plus longtemps que ça, devant son écran (et d’ailleurs, il le sait, bien sûr, qu’il peut compter là-dessus…) Parce qu’au fond ça nous arrange, que pendant ce temps nous avons la paix, nous n’avons pas à nous occuper de lui, et nous pouvons nous-mêmes nous engloutir dans nos écrans. [...] Lire la suite >
de la nécessité de faire table rase
Puisque évidemment il y a addiction et addiction. Et que ce serait très intéressant de faire passer à l’addiction tout ce qui pour nous est important. Se servir de l’addiction pour jouer un tour à l’inhibition.
Pressentez-vous, comme moi, qu’il pourrait y avoir un lien entre addiction et « nécessité » – « ce qui ne cesse pas de s’écrire »?
Amener l’addiction ( jouissance de l’un, du one more) au service du désir (absence de l’autre, nevermore)
Le lien entre l’addiction à l’internet, aux ordinateurs, aux écrans, et « ce qui ne cesse pas de s’écrire »: [...] Lire la suite >
Sans titre
Enfin, toujours est-il que je voulais écrire quelque chose, mais je ne sais plus quoi.
rêve: Arrivée dans un pays, je perds tous les autres.
Première pensée du réveil qui vient de sonner : « Je crois que je fume trop de cigarettes électroniques ». Qu’est-ce que c’est que ça? Oui, mais pourquoi n’aurais-je pas ce genre de pensée? Oui, mais pourquoi l’écrire? Pourquoi, tout de suite, vouloir l’écrire, ce vouloir l’écrire ? J’ai la bouche empâtée. Je ferais mieux de boire un café. Qu’est-ce qui cloche? Tiens oui, j’ai rêvé, triste rêve.
« Arrivée dans un pays, je perds tous les autres. Plutôt les autres me perdent-ils m’oublient-ils, m’omettent-ils, me lâchent-ils. Je tourne en rond pendant des heures, j’ai des lettres à distribuer – trois je crois. Je ne sais plus comment s’appelle l’hôtel, je ne sais plus quel bus il faut prendre. J’interroge des gens, je ne connais pas la langue du pays. Reconnaissant finalement quelque chose dans mes balbutiements, quelqu’un me donne le nom de l’hôtel et le numéro du bus. Je cherche cet arrêt de bus partout. 46/48. Je tombe sur deux hommes qui me paraissent travailler au bus, mais, au moment de leur parler, les mots, que je ne cessais de me répéter, disparaissent. Je parviens à les entrainer, les deux hommes peut-être en mélodique, dans ma recherche. [...] Lire la suite >
Donnery, premier jour

Matin, j’aère dans la chambre, hier anti-poux, mais ça gratte encore. Je connais le bruit de ces oiseaux, c’était le même chez ma grand-mère. Beaucoup d’odeurs et de poussières trainent ici. Peut-être aurais-je pu embarquer Barthes. Qu’il m’apprenne ce qu’est écrire. Peut-être que c’est ça que je dois faire, si je veux en finir, écrire un livre sur mon analyse. Je me demandais hier matin s’il fallait que je contacte le grand analyste, que je prenne rendez-vous avec lui? Je n’arriverai pas, je pense, à faire quelque chose de tous ces blogs que j’ai rassemblés. [...] Lire la suite >
nous nous prenons en photo

Donn – Jour 2

J’ai encore la bouche empâtée le matin, c’est certainement à cause de la cigarette électronique. Temps pas meilleur qu’hier. C arrive tout à l’heure, enfin ce soir. Je crois qu’on à encore des poux, J et moi. Cuisiné hier, saltimbocca aux fines herbes.
combattre le sacrifice
Le sacrifice consiste à faire passer son désir après celui de l’autre. Le sacrifice consiste en celui de son désir.
Ma mère a sacrifié son désir au nôtre. C’est que je sens en moi l’insondable appel du sacrifice de mon propre désir. Mon désir est coupable du sacrifice de celui de ma mère. Dont elle jouissait.
lundi 23 mai 2012, 11h30, sortir de là sans se faire tuer
cauchemar, cette nuit:
le lieu de mon =&0=&, très immense lieu, à bruxelles, en partie sur l’avenue =&1=&, envahi par des =&2=&(!), armés, des armées d’arabes. des bataillons de femmes aussi, voilées, vêtues de =&3=& différentes; enfin, leurs vêtements comportent quelques =&4=& de couleurs. beaucoup de peur. il s’agit d’arriver à sortir de là, sans se faire tuer.
je note ce rêve pour avoir songé qu’il fallait absolument que je sache pourquoi des arabes.
/ ZA / RA / BES /
les femmes, surtout du fait de la touche de couleur que leur vêtement comporte, chacune sa touche, me font songer à quelque chose, mais je ne sais plus à quoi. « =&5=& j’en ai probablement eu récemment sous les yeux. j’ai dû y songer. mais à quel propos. il me semble que j’en ai eu envie. mais à quel propos. il est même possible que j’ai voulu en créer un, d’assortiment. les femmes voilées, mettons qu’elles évoquent un assortiment de =&6=& de =&3=&.
j’ai pu récemment songer à la coquetterie qu’elle pouvaient continuer à mettre dans le choix de leurs =&8=&, les femmes arabes, les musulmanes, quand elles choisissent de porter le voile. c’était à paris, il me semble, aux =&9=&, où nous cherchions ensemble un cadeau pour nin. une ou plusieurs jeunes femmes voilées se choisissaient des =&8=&. ce court épisode me serait revenu en mémoire à Orléans avant-hier, où nous sommes passés également devant des =&9=& que J a nommées, rappelant qu’il en existait également à PARIS. A Orléans, je me suis acheté du bleu pour mettre sur les yeux. un pinceau doux aussi, très doux aux paupières. bleu gris, bleu acier, un bleu peut-être trop proche de la couleur de mes yeux. un bleu dont j’étais contente. j’y avais vu une femme, dans le magasin, qui sur les yeux portait un bleu outremer, électrique qui aurait pu m’avoir fait envie. qui m’aura fait envie. le pinceau se vantait lui de poser sur les paupières de la couleur en voile. sur Twitter, isabelle disait être au désert, vêtue d’un djellaba sur son avatar, or je la sais déjà de retour. peut-être voulait-elle dire qu’elle n’en est pas encore revenue. j’ai appris que les autres étaient à buenos-aires (congrès). cela m’a rendue triste. à orléans, j’ai eu envie de foulards. de foulards doux.
sur la route hier jules me demandait pourquoi il était écrit « songez à eux (aux enfants), roulez tout doux. »
le lieu de travail, du rêve. je n’avais rien à faire. j’attendais de partir. c’était vendredi, fin de journée. le patron était déjà parti. peut-être depuis tôt dans l’après-midi. je n’osais pas m’en aller. si j’étais partie au moment où j’en avais eu envie, je n’aurais pas vécu l’arrivée des =&2=&. les arabes chassent ou tuent tous les travailleurs et ne s’intéressent qu’aux =&13=&, les démontent.
hier, c’était le premier tour des élections.
le travail. j’ai choisi récemment de ne pas travailler. choix pour partie forcé. pour partie libre, volontaire. choix, et sacrifice de mon futur, de ma retraite, possibilité évoquée pour moi de finir à la rue. forcé, parce que l’angoisse que le travail provoque est trop important, libre parce que cette angoisse est juste, le travail est injuste, le travail ne devrait pas exister. ne devraient être autorisés à travailler que ceux qui aiment leur travail. non pas en raison du prestige qu’il leur procure, ou de l’argent qu’il leur apporte, de la satisfaction qu’il y trouvent à s’y jouer esclaves, ou tortionnaires, mais uniquement de la passion, la passion particulière qu’ils y engagent. évidemment, cette pensée, ces pensées, ces décisions sont inquiétantes, non point tant en raison de mon futur, mais de mon enfant. c’est vraiment le contraire de l’éducation que je me vois lui apporter. et je redoute les conséquences que ce choix pourront avoir sur sa vie, les terribles difficultés. c’est pourquoi j’aimerais être moins triste. que ce choix au moins assume sa gaieté. mais il ne l’est pas, gai, je ne le suis pas, gaie. car je ne suis pas sans ambition. et que c’est œuvre aussi que je veux accomplir. et c’est là que je me vois ridicule.
aussi était-ce peut-être bien pour poutou qu’il fallait voter, [...] Lire la suite >