dimanche 5 mars 2006 · 20h48

Théorie du nom juif par Jean-Claude Milner
— la mise hors-jeu du nom, c'est la Loi

Extraits :

 » C’est que les noms m’importent. Ils m’importent en particulier à propos des Juifs. A la différence de millions de gens sur la surface de la Terre, je ne crois pas que les Juifs soient une race; je ne crois même pas que par des voies culturelles, ils aient acquis des caractères qui les feraient se ressembler entre eux (au sens où nous disons, en conversation, que les Français sont ceci, les Allemands sont cela, etc). Les Juifs, c’est un nom.

Catherine Kintzler [voir l’article dans une fenêtre « popup »] fait l’éloge de la Révolution Française et de la République. Je m’y associe. Mais l’éloge, sous ma plume, serait intrinsèquement relié à la question des noms. L’axiome des Révolutionnaires, je l’exprimerais ainsi : « le pouvoir de décision ne dépend pas du nom qu’on porte ». Ainsi se trouvent écartés d’emblée (qu’il ait fallu du temps pour la mise en œuvre, c’est autre chose) le principe dynastique, les privilèges attachés aux titres de noblesse, les particularités climatiques attachées aux noms régionaux, les pouvoirs des minorités etc. La forme positive de la mise hors-jeu du nom, c’est la Loi (en cela Rousseau importa plus que Montesquieu); la forme matérielle de la décision détachée du nom, c’est le vote secret et anonyme. Ainsi, les Juifs et les protestants pouvaient-ils voter au même titre que les catholiques (je rappelle que les discriminations liées aux appartenances confessionnelles ont duré très tard en Europe, y compris en Grande-Bretagne). Je passe sur les détails : on mesure le degré d’accomplissement matériel d’un tel modèle politique en répondant à la question très pragmatique : de quoi le vote décide-t-il ou ne décide-t-il pas ? La République, telle qu’elle est entendue, depuis la Première jusqu’à la Cinquième, c’est que le vote y décide de tout. Je dis bien le vote, et non le sondage.
[…]
Soit donc la proposition : le propre de la politique issue de la Révolution française, c’est de ne pas poser la question des noms. Certains en concluent que la question des noms ne doit pas être posée. C’est ne rien comprendre à la politique, telle que la Révolution française la détermine. La politique n’est pas là un illimité, mais un limité. Comprendre la Révolution française et comprendre la République qui en pousse les conséquences à leur point d’aboutissement, conduit à conclure : la question des noms peut se poser librement. J’use de cette liberté. J’en use à propos du nom de Juif, parce qu’il concentre sur lui un nœud de difficultés. J’en use, sans m’interdire de recourir ni à mon savoir de linguiste ni aux réflexions que j’ai menées à partir de Lacan ni à ce que j’ai pu apprendre des philosophes et des historiens.
[…] [...]  Lire la suite >

lundi 13 mars 2006 · 10h53

de la pulsion donc, le nouveau sujet
— (ce qui est fondamental, au niveau de chaque pulsion, c’est l’aller et retour où elle se structure)

Avant que de poursuivre, j’ai retrouvé une citation de Lacan où il est question du « nouveau sujet » qui advient une fois le tour accompli de la pulsion – et ce malgré que je ne sois pas sûre que ce soit le temps pour moi d’être exacte dans mes citations, que je ne sois pas loin ici de raconter un rêve et que mon souvenir, ce que je peux en dire, compte davantage que ce qu’il en est à l’origine.

Freud nous introduit maintenant à la pulsion par une voie des plus traditionnelles, faisant usage à tout moment des ressources de la langue, et n’hésitant pas à se fonder sur quelque chose qui n’appartient qu’à certains systèmes linguistiques, les trois voies, active, passive et réfléchie. Mais ce n’est qu’une enveloppe. Nous devons voir qu’autre chose est cette réversion signifiante, autre chose ce qu’il en habille. Ce qui est fondamental, au niveau de chaque pulsion, c’est l’aller et retour où elle se structure. [...]  Lire la suite >

lundi 13 mars 2006 · 12h21

vivre

tu es parti, tu m’as laissé des disques, j’écoute : king geedorah take me to your leader. oui, je suis triste, non, je m’en sors pas, oui, j’essaie de bien le prendre. et je préfèrerais me donner congé, me coucher ou m’en aller, sortir avec Jules. l’appartement est très bien rangé/ j’ai dû me batte ce matin avec une erreur php. quel ennui, comme si.

lundi 13 mars 2006 · 14h58

copy/right-left

vous savez pourquoi je m’en fous de ces histoires de copyright copyleft, c’est parce qu’il faut bien qu’il continue d’y avoir des lois non-écrites. hein. de la cité les lois non-écrites. que la possibilité encore me soit laissée de faire ma petite antigone – à moi, à tous.

vendredi 17 mars 2006 · 19h35

l our d

l’asperge était seule et elle était sur le bord de la table

vous dites : que la vie devînt de chacun l’œuvre – vous dites d’art – l’œuvre d’art .

(j’entends une voix qui s’éloigne : detached detached)

que je m’alourdisse et vous rejoigne : que l’œuvre sera cela dont vous vous serez détaché.

pesamment j’ajoute encore, cela justement à quoi vous aurez renoncé.

mardi 21 mars 2006 · 11h10

le supplice du nom
— prise dans la coulisse

Fort empêchée d’écrire en ce moment, à cause du travail (( Eh non,  le mot travail ne vient pas du latin tripalium, instrument de torture à trois pieux. Voir Tripalium: une étymologie écran : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-luce-morlie/280911/tripalium-une-etymologie-ecran-archive )).

Il y a deux ou trois jours : rêve.

1. D’abord seule
Pendant longtemps, de plusieurs façons, je cherche à arriver à l’une ou l’autre piscine.

2. Plutôt à plusieurs
Finalement, il est décidé que nous y irons, à la piscine, à plusieurs. Nous partons du château (enfance).

3. Un nouveau chemin
Plutôt que d’aller vers l’une de celles que j’avais déjà repérées, il est décidé, par le groupe, que nous irons vers une autre, dont je n’ai pas souvent fait l’épreuve du trajet. [...]  Lire la suite >

samedi 25 mars 2006 · 08h11

blog

de quoi le travail nous protège – nous devrions remercier nos élus de – j’ai acheté le livre de ph. de georges sur la pulsion – je ramène tout à l’heure les livres à la bibliothèque . je n’ai pas beaucoup le temps de lire – ce n’est pas le temps de lire pour moi . au bout d’un temps on se rend compte que les temps, ça existe, dans une vie . la seule chose que j’aurais à te reprocher finalement c’est d’être un homme . et les trucs que ça implique . je pense aux trucs sexuels , le reste: passe encore.

pendant la manifestation, je regardais paris. c’était il y a une semaine exactement. qui paradoxalement me paraissait désert, dénudé, déshabillé. sentiment de solidarité non, ce n’est pas celui qui dominait / d’organisation grosse / qui fait alors une foule étendue nombreuse dispersée – sans compacité / seule avec parfois des chansons idiotes / mais le sentiment tout de même que c’est ça, qu’il faut faire, marcher, avec les gens qui sont là, loin, là. // alors plutôt un sentiment de beauté, de grandeur. paris, la lumière, ce boulevard, la rue. de beauté, d’humanité. [...]  Lire la suite >

samedi 25 mars 2006 · 08h21

sous un autre nom

                                         je m’écrivais des lettres à moi-même, à moi-même sous d’autres noms. l’un des prénoms, je m’en souviens, c’était sonia.
(mon père s’en était rendu compte, enfin, forcément, qu’il s’en était rendu compte, ça l’avait beaucoup fait rire. mais ce sont des rires qu’on ne comprend pas. on est là, avec son père, dans le couloir, debouts, dans la lumière du jour de l’entrée, du marbre blanc, qui vous donne la lettre, il est grand, son pantalon est beige, il rit.) [...]  Lire la suite >

mardi 28 mars 2006 · 23h01

la neuvième heure

Quand on vient de passer huit heures devant un ordinateur, on souhaiterait ne pas y passer la neuvième. Aussi, lis-je, Ethique et pulsion de Ph. De Georges. Arrêtée par cette phrase:

Le discours capitaliste moderne n’a rien à voir avec ce que notre gauchisme sexuel d’antan appelait la morale bourgeoise. Son impératif catégorique en matière d’éthique est : Jouis!

Toutes choses connues s’il en est, si ce n’est « l’impératif catégorique » pour ce qui me concerne et qui me rappelle au texte de Thierry de Duve « Fais n’importe quoi ». Texte auquel déjà souvent j’ai fait allusion ici et dont je dois m’excuser ce soir encore de ne l’avoir point encore relu – relu vraiment. Ouvert cependant, me demandant si lui oui ne parlait pas d’impératif catégorique moderne en terme de « n’importe quoi ». (Non, je ne sais pas ce que c’est « l’impératif catégorique » : mais c’est sur lui que j’ai buté – cela n’empêche donc qu’il puisse faire borne dans mon esprit, aussi bornée que je m’en trouve.) [...]  Lire la suite >

mercredi 29 mars 2006 · 12h21

ISEA2006/ZeroOne San Jose

----- Message transféré de joel@well.com ----- Date : Tue, 28 Mar 2006 22:11:49 -0800 De : Joel Slayton Répondre à : Joel Slayton Sujet : ISEA2006_Artist À : fmadre@free.fr Dea rFrederic Madre, Congratulations! On behalf of ISEA2006/ZeroOne San Jose: A Global Festival of Art on the Edge, your submission: Vignettes to the Artist Presentation category has been accepted. We received an extremely high number of exciting proposals for the Symposium from which a very small number were selected. Each submission was read by at least three anonymous reviewers and received at least two formal reviews. We are delighted your submission will be included in the program. You will be receiving a formal letter of invitation in the next several days. Please confirm by April 10th if you plan to participate. For more information on ISEA2006/ZeroOne San Jose: http:// isea2006.sjsu.edu For help and questions: Joel Slayton joel@well.com or Steve Dietz stevedietz@xyproductions.com Please note that the quality of submissions to the ISEA2006 program is extremely high. Your contribution will certainly help make this a very exciting and memorable event. We look forward to seeing you in San Jose! Joel Slayton Chair, ISEA2006 + ZeroOne San Jose Steve Dietz Director, ISEA2006 + ZeroOne San Jose ----- Fin du message transféré ----- [...]  Lire la suite >

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