mardi 2 février 2016 · 02h14

c’est pas-tout qui est politique

pas-tout est politique (c’est pas-tout qui est politique)
(l’universalisme du tout ne convient à rien)
au politique également il convient un concept incomplet (qu’il s’affiche comme tel, annonce la couleur)

pour ma part, le politique concerne le vivre ensemble, la polis, le comment faire pour vivre-ensemble
et ne saurait se réduire à un moment révolutionnaire qui n’arrivera pas et dont le fantasme emprisonne la pensée et  inhibe l’action.

l’art se coltinerait le même impossible, l’impossible du vivre-ensemble. (il peut ouvrir des moments de possible aussi bien que révéler la cruauté de l’impossible, de même que la part de responsabilité de tout un chacun)

mardi 2 février 2016 · 11h52

pas-tout est politique

pas-tout est politique (c’est pas-tout qui est politique)
(l’universalisme du tout ne convient à rien / ne convient qu’à rien)
au politique également il convient un concept incomplet (qu’il s’affiche comme tel, annonce la couleur)

pour ma part, le politique concerne le vivre ensemble, la polis, le comment faire pour vivre-ensemble
et ne saurait se réduire à un moment révolutionnaire qui n’arrivera pas et dont le fantasme emprisonne la pensée et  inhibe l’action.

l’art se coltinerait le même impossible, l’impossible du vivre-ensemble. (il peut ouvrir des moments de possible aussi bien que révéler la cruauté de l’impossible, de même que la part de responsabilité de tout un chacun)

~~

alors aussi, et qui touche à la subtilité de ce pas-tout politique, et sur quoi j’espère avoir le temps de revenir :

avec le texte ici : Audre Lorde, The uses of the erotic

et en français :  http://feminism101.blogspot.fr/2007/09/usages-de-lrotique-lrotique-comme.html

samedi 13 février 2016 · 10h23

sevrage, etc.

morning (not mourning), samedi 8:51, tout le monde dort, dans la pénombre, je tapote sur mon téléphone.

gastro, suite au excès de la veille, de jeudi, m’a fait perdre 2 kilos.

ça m’est déjà arrivé, au tout début du sevrage, dans les premiers jours, cette sorte de gastro. à cause de quoi m’étais mise aux huiles essentielles (cannelle je-ne-sais-quoi, une goutte avec un peu de miel, c’est très fort, hier soir je l’ai diluée dans de l’eau chaude) et au gingembre. j’avais ensuite prolongé ça avec le massala chai et la cuisine indienne.  envie de réconfort. de senteurs, de goûts. envie d’hiver, de senteurs, d’odeurs, de goûts.

à rebours :

hier, vendredi, au lit, à rendre tripes et boyaux.

20160211_233001jeudi, en vrac, la fameuse sortie, le livre de Ferdinand, la soirée chez castel.

Arturo et Manu et me disent qu’ils me lisent, avec plaisir, en ce moment, le blog, la dernière chose au monde à laquelle je m’attendais. je ne sais pas très bien encore comment je vais deal with it, faire avec ça, ce que ça me fait, plaisir, bien sûr, mais c’est plein de questions, c’est tellement strictement utilitaire pour moi, d’écrire, en ce moment. pourtant ça m’encourage, mais à quoi. après tout, je voulais arrêter. bon sang, je ne vois pas ce qu’on peut trouver à tout ça.

krapo, très agréable, he knows everything, mettait des mots sur tout ce que je ressentais, tu as mal partout, tu te sens grippée, tu frissonnes, tu as froid, c’est normal.  très rassurant, finalement, à force d’être avec ça, seule avec ça, le sevrage, on finit par avoir des doutes, on n’est plus sûr de ne pas les inventer, voire de les invoquer, tous ces maux.

20160212_011327 20160212_011332Chez Castel, dans la nuit, sur moi, le regard de quelques femmes très souriantes, mais peut-être l’étais-je également, oui, certainement, en fin de soirée, extrêmement.

de l’un de ces regards, j’ai pensé par après que j’aurais dû le photographier, pour pouvoir l’observer, comprendre, voir encore. plutôt est-ce me rapprocher que j’aurais dû. mais mais j’étais dans ma bulle, et peut-être elle aussi. ça lui est arrivé plusieurs fois, de plus ou moins loin, dans l’obscurité de cette boîte de nuit, son plafond rouge (brillant comme le fond de la gorge d’Irma mais en version joyeuse), elle s’adressait à moi, me faisait des signes, je lui répondais, mettant à mes gestes, à mes mimiques, autant de doutes et de convictions qu’elle, sans que nous ne soyons arrivées, jamais, à aucune conclusion, nos gestes finalement dilués dans les limbes, entreprises par d’autres personnes qui passaient, plus proches. elle vêtue de beige.

2 magnums de vodka, très douce (et qui rendait les gens très souriants).

je me suis rendu compte que j’étais très sourde et que c’était très embêtant, eussé-je voulu parler, je ne l’eusse pu; est-ce que le chi peut soigner ça, est-ce irrémédiable?

une autre jeune femme, fille, m’a, elle, parlé longuement, sans que j’y comprenne rien, si ce n’est qu’elle n’accepta étrangement pas la réponse que je lui fis quand je lui affirmai que je ne faisais rien. trop jeune sans doute. enfin, ne pas la comprendre ne m’empêchait pas, ou au contraire m’obligeait, non pas à la tripoter, le mot serait trop grand, mais à la frôler, flatter, caresser (avec grande légèreté, mais tout de même, je ne devrais pas faire ça, j’ai tendance à faire ça, quand je suis à bout de mots, ce qui m’arrive plus souvent qu’à mon tour). je n’ai pas vu son visage, perçu seulement qu’elle était « jeune et jolie ».

il y en a eu d’autres, trop frôlés. lui, que j’ai agrippé par le tee-shirt, l’attirant vers moi. ou pas trop, au bout du compte. après tout, personne ne ne m’a giflée en retour. je dois faire ça à défaut du lien que j’arrive à établir. d’aussi loin que je me souvienne de moi, j’ai fait ce genre de chose, toucher les gens.

et puis, ils étaient gentils. (à mon sens, exceptionnellement gentils)

bon, c’est pas tout ça, faut qu’on parte. faut que je laisse ce récit là.

dimanche 14 février 2016 · 19h01

Un jour à Donn (avec Pomm) – l’idée est de garder l’ombre de l’oeuvre

Donn, 7 heures 35. Dimanche, chauffage cassé. 7 degrés quand nous sommes arrivés hier, maintenant je ne sais pas.

Après vérification : 14 degrés. Peu.

Glacée la maison dort. J’écris.

Ferdinand, tu écris qu’à un moment Pommereulle adopte une « stratégie de dépouillement« , enfin, ce ne sont pas tes mots, il faudra que je les retrouve… Il se défait de ses œuvres (qu’il n’aime pas appeler comme ça), il les détruits. D’où lui vient, viendrait cette sagesse, ou s’agit-il de  la tienne ? Comment cela s’acquière-t-il ? Ou pas? Puis-je la rejoindre, c’est la question, c’est ma question, pourrais-je, vais-je pouvoir? Et quelle est-elle, d’ailleurs, cette sagesse? Celle dont je manque. Tu peux bien sûr ne pas me répondre, après tout, le texte est là, et se suffit à lui-même. Je relirai tes mots plus tard; là, trop froid, peux pas sortir du lit. Ni allumer la lumière, tout le monde dort.

Je suis sortie. Regardé l’aube un instant, puis relancé le chauffage dans le garage. Plus qu’à attendre.

8h21. Hier, avons pu observer que le chauffage montait à raison d’un degré par demi-heure. C’est assez lent.

11h, 19 degrés ! petit déj, nettoyer la cour rapidement. Quelques morceaux de plastique pris dans les buissons. Des feuilles mortes abandonnées.

14h, 22 degrés, paradis !

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16:24, on repart bientôt.

L'idée, dis-tu, est de garder l'ombre de l'œuvre, c'est-à-dire sa présence mentale plutôt que physique. Et puis ne pas participer à la logique de circulation marchande [...] La volonté de garder la réminiscence du geste plutôt que l'objet physique lui-même. Rien à vendre, "l'occasion, unique, de dégager nos sens" (Rimbaud). La production, voilà l'ennemi, quand elle s'attaque à l'intégrité du cheminement de pensée de l'artiste.
L’idée est de garder l’ombre de l’œuvre, c’est-à-dire sa présence mentale plutôt que physique. Et puis ne pas participer à la logique de circulation marchande […] La volonté de garder la réminiscence du geste plutôt que l’objet physique lui-même. Rien à vendre, « l’occasion, unique, de dégager nos sens » (Rimbaud). La production, voilà l’ennemi, quand elle s’attaque à l’intégrité du cheminement de pensée de l’artiste. Daniel Pommereulle, Huitièment, qu’est-ce que la cruauté, Ferdinand Gouzon, Multiple, février  2016.
Je n’interrogerai pas Ferdinand. Les réponses sont dans le livre. Dans l’étonnement même que cause la réponse rencontre avec ce personnage, Daniel Pommereulle. Hors-norme, en effet. Pourquoi tout de suite chercher à comprendre,  et ne pas plutôt accepter d’être touchée par l’étrangeté.

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mardi 16 février 2016 · 13h32

… que l’Amour est fils de Poros et de Penia

mardi 16 février 2016

taï chi tout à l’heure, à 19 heures. je n’en ai pas fait de toute la semaine dernière, j’allais mal,  il faisait froid, je voulais rester à la maison. il y avait eu le symposium tout le week-end. symposium de taï chi  où, après m’être désistée et n’être pas allée aider le samedi matin à 7 heures, offrant la dégoulinante excuse des mes angoisses,  je m’étais plus tard surprise à me plaindre encore, à S, toujours, et de mon genoux cette fois, ce qui m’a semblé trop, ce qui m’a dévoilé/révélé quelque chose de ma position, posture ( me donner à plaindre). quelles que soient mes difficultés, il faut que je mette un frein à ça (que j’aille voir ailleurs).

(Il y a des jouissances auxquelles il faut résister, comme celle où je suis l’incarnation de Penia, du pur manque; à mon âge, je ne dois plus trop m’attendre à ce que ça puisse encore exercer la moindre séduction,  que du contraire, c’est clair il faut que je résiste au désir de n’être que totalement démunie, ça ne peut que faire peur.  il faut que je passe à une version plus samouraï de moi-même : ne jamais se plaindre, ne jamais se montrer démuni !)

[ sur Poros et Penia,  respectivement père et mère d’Eros: http://auriol.free.fr/psychanalyse/eros.htm – mais j’aimerais retrouver les textes dans Lacan, plutôt :

" ... qui ne sait, depuis que Platon l'a dit, que l'Amour est fils de Poros et de Penia? [...] Si je vous amène à ce propos la formule, que l'amour, c'est donner ce qu'on n'a pas, il n'y a rien là de forcé, histoire de vous sortir un peu de mes bateaux. Il est évident qu'il s'agit bien de cela, puisque la pauvre Aporia par définition et par structure n'a rien à donner, que son manque, aporia, constitutif. L'expression donner ce qu'on n'a pas se trouve écrite en toutes lettres à l'indice 201a du texte du Banquet, [...] C'est exactement la formule, calquée à propos du discours. Il s'agit là de donner un discours, une explication valable, sans l'avoir. "

20160216_130649

c’est surtout du transfert dont je me méfie. comment appeler ça autrement, comment nommer cela, quand on veut se faire bien voir par la maîtresse et le désespoir où l’on plonge quand la maîtresse ne fait pas attention à vous… la maîtresse ici étant n,  la pauvre…  j’étais tout à fait prête à l’aimer, mais. il ne faut pas. il faut prendre ce qu’il y a à prendre et au moment où on le prend et qui est aussi ce  pour quoi on a payé.  pas plus. patience. maniement du tout et du pas-tout. le tout étant la jouissance, la maman et la dépendance. pas-tout, c’est autre chose. une façon d’être adulte, de supporter l’impatience. se mettre pas-toute au taï chi.

pas-toute malgré qu’on s’y trouve dépendant de personnes qui vous apportent un enseignement. c’est là, que le transfert se noue.  la relation à ces personnes, il faut la travailler,  lui laisser son temps, il n’y a pas de raison qu’elle soit plus simple que n’importe quelle autre, et surtout, refuser de tomber, refuser d’aller plonger dans la dépendance. c’est d’autant plus difficile avec le taï chi que ce qu’on y apprend, approche, paraît vraiment à même de transformer la vie complètement.

dimanche 21 février 2016 · 07h38

dimanche 21 février 2016 – méditation et acquérir un corps, encore

6:20 – aime assez écrire dans le noir sur mon téléphone quand tout le monde dort (même si j’aurais bien dormi encore un peu). beaucoup de rêves, encore. pu acheter hier chez Gibert  Mon cours de cuisine : les basiques indiens (aux éditions Marabout).  par ce livre que me suis initiée à la cuisine indienne, mais dû le rendre à la bibliothèque, where it belonged. or çà, vais donc pouvoir continuer à utiliser les épices que j’ai achetées, même que j’ai encore des étagères à leur construire. pu sans problème m’inscrire et participer aux ateliers de relaxation et de méditation hier (NOT AM I HATED).  

 

atelier de méditation du 20.2.2016

l’atelier de méditation a eu lieu après une longue séance de relaxation d’une heure et demi. 
tout de suite, me suis demandée comment j’allais tenir assise
n. demande de faire attention aux « sensations » = à ce que l’on ressent dans le corps. 
demande d’en nommer une. 
« désordre »,  je dis, « sensation que ça tourne à l’intérieur, que ça cherche sa place ». 
sensation d’ailleurs assez forte, tout de suite, en même temps que douleurs dans la cuisse gauche m’empêchent de me tenir en tailleur comme j’en ai l’habitude; pour une fois j’allonge mes jambes. 
n. parle, demande de distinguer sensation, émotion et pensée. 
et dit qu’à chaque fois que l’on réussira à distinguer dans quel registre on est, on sera centré. 
peut-être ai-je mal compris. 
suis en fait très vite partie dans la méditation, dans la sensation justement. 
n. parle. 
amène une sorte de relaxation assise, avec redressement de la colonne vertébrale, empilement des vertèbres une à une « dans le liquide chaud ». 
tantien
je ne sais pas comment je tiens assise. je ne comprends pas. 
n. parle de la force et de la sécurité qu’on peut ressentir à ce niveau là, du tantien, dans le bas du ventre, entre les hanches, et je pense que non, aucune force, ou très peu de force ou je ne sais quelle force. 
et quand elle dit que ça gonfle, je me dis non, ça ne gonfle pas, et je sens que ça gonfle
que ça prend de l’extension, dans le ventre. 
alors même que je me dis qu’il n’y a pas de force là, que je n’en ai pas, que j’en manque, qu’il n’y a rien, alors qu’en pensée, je nie ce qu’elle dit, je sens une force dont je pense qu’elle n’est pas la mienne, j’observe que dans mon corps ça se passe exactement comme elle dit. 
après la phase d’expansion du tantien, phase de rétractation.
n. demande de réduire petit à petit la boule, au rythme de la respiration, jusqu’à ce qu’elle devienne tout petite, très dense. 
je l’observe, je le ressens, même si c’est petitement, c’est là, en même temps que je prends conscience de la sensation de vide en moi. et du peu de foi que j’ai en moi. 
donc, il y a une force mais je ne sais pas ce quelle est, ni si c’est la mienne – est-ce qu’il ne s’agit pas essentiellement de la force des gens autour de moi
quand je songe à cela, aux autres, je ressens quelque chose d’encore plus fort, chaud, émouvant. 
 
la méditation commence. 
 
toutes les douleurs ont disparu, mon corps continue son mouvement en spirale de l’intérieur, tantôt plutôt vers la gauche, tantôt vers la droite. je ne sais pas si je ne suis pas parfois vraiment penchée. je ressens beaucoup de choses et, comme pendant la relaxation, je pense aux autres. 
pendant la relaxation, je pensais à F, à son dos.
là, je pense à lui ainsi qu’aux personnes présentes dans la salle. 
la sensation devient alors beaucoup plus forte. de plénitude, de chaleur. c’est agréable en même temps qu’épuisant. une sorte de tension qui vous dépasse, qui vous fait vivre un peu au-delà de vous-même. 
et à nouveau, cette sensation, émouvante, de recevoir, d’acquérir un corps
de temps en temps, je veux penser à ma voisine de droite, je veux être avec elle, la soutenir, parce que j’ai été touchée par ce qu’elle a dit avant qu’on ne commence. qu’elle avait trop de trucs dans sa tête et qu’elle ne pouvait pas ne pas écrire. pendant la relaxation, je l’avais entendue griffonner, j’avais trouvé ça étonnant, intéressant, compliqué, mais je l’avais accepté. là, elle venait d’expliquer que c’était nécessaire pour elle. 
après la méditation, cette jeune fille a dit qu’elle avait eu un « trauma cérébral » (c’est possible ça ?) 
 
après la méditation, beaucoup d’eau à coulé sur mes joues. 
 
Je ne sais pas si j’ai de la force en moi, ni comment cette force peut coïncider/coexister avec le vide. mais j’ai une assez grande capacité à sentir (imaginer ?) la « force » autour de moi, et ça me fait pleurer. 
les pensées disaient : rien. je sentais l’absence et cette absence était comme un manque au creux du ventre. en même temps qu’avec la voix de n., ce dont elle parlait, cela m’arrivait. je ressentais une « présence », quelque chose que je ne peux pas vraiment qualifier de « force », mais c’était agréable, émouvant. 
dimanche 28 février 2016 · 16h01

28.2 (on the road again)

Au fond, il est plus difficile de se laisser aller à sa pente que l’inverse. Cela suppose une traversée de l’existence qui retourne les conditionnements et les envoûtements, pour abolir la séparation avec soi-même. Cela suppose une nécessaire virulence dont le but est de se libérer des entraves. Cela suppose une grand courage.

F. Gouzon, Daniel Pommereulle –  Huitièmement, qu’est-ce que la cruauté? Editions Multiple, Paris, 2016,  p. 133.

lundi 29 février 2016 · 14h14

semaine bruxelloise

mercredi‎ ‎24‎ ‎février‎ ‎2016 ‎16‎:‎02
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mercredi‎ ‎24‎ ‎février‎ ‎2016 ‎16‎:‎09
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vendredi‎ ‎26‎ ‎février‎ ‎2016 ‎17‎:‎27
vendredi‎ ‎26‎ ‎février‎ ‎2016 ‎17‎:‎27

vendredi‎ ‎26‎ ‎février‎ ‎2016 ‎17‎:‎27
vendredi‎ ‎26‎ ‎février‎ ‎2016 ‎17‎:‎27

samedi‎ ‎27‎ ‎février‎ ‎2016 ‎11‎:‎40
samedi‎ ‎27‎ ‎février‎ ‎2016 ‎11‎:‎40 – Nous partons

samedi‎ ‎27‎ ‎février‎ ‎2016 ‎11‎:‎39
samedi‎ ‎27‎ ‎février‎ ‎2016 ‎11‎:‎39 – Nous sommes partis.

samedi 27 février, 13:18

#bruxMère _ne serai rien arrivée à écrire de ce qui s’est passé à Bruxelles. un peu regrettable. trop d’angoisse (un moment, ai-je  même pensé : peut-être la source de la haine).

dimanche, Paris, 10h47

#bruxMère _non, ne serai arrivée à rien écrire. ne sais comment guérir cela. mère me plonge dans une angoisse noire.

#méditation _cette nuit, j’ai voulu m’asseoir sur le lit pour faire une méditation,
ce que j’avais également essayé la nuit d’avant, à Bruxelles encore, pour tenter d’éloigner mes tristes pensées, mais…
trop froid et… ne suis arrivée à RIEN sentir de mon corps…  bien essayé de me raccrocher aux endroits où j’aurais PU AVOIR MAL, or… rien, nulle part, en dehors du froid, qui ne m’inspirait pas.

(me suis souvenue de cette impression déjà ressentie avec la méditation, qu’elle me donne un corps, mais c’est quand je la pratique avec le groupe et N. or cette nuit, pas de N, pas la voix de N.
essai tout de même de retourner vers le souvenir de ce corps, au départ de la douleur, ainsi que N l’avait indiqué
(elle songeait à la douleur due à l’inconfort de la position, de la posture assise, à nécessairement maintenir pour la méditation).
or, pas même de douleur… peut-être juste reconnu le manque
déjà ressenti la dernière fois, au creux du ventre, du ventre bas, sous le nombril ;
étrange.
cependant, cette tentative seule, cet essai seulement, de pratiquer une méditation, je l’ai senti, déjà m’aidait à renoncer aux pensées, constituait une voie possible _______ces pensées : penser à ce qui s’était passé, chercher le moyen de le saisir, le résumer, voire d’en donner la formule. hélas, il me semble que ne pourrai rien en tirer que d’épars, nul enseignement possible, si ce n’est qu’il le faut, pourtant, passer à travers, aller en sa présence, puisque je l’aime, ma mère, et cette nuit, je songeais, effrayée, à sa mort, qui se rapproche. )

(l’autre nuit, à bruxelles, après la tentative de méditation sur le lit, quand je me suis rallongée, j’ai tenté d’aller vers elle, ma mère, qui dormait dans la chambre à côté, d’aller vers elle en pensée, mais en pensée des ondes, en pensée du chi, en pensée sans mots, comme je l’avais fait lors du dernier atelier de méditation… peut bien paraître… extravagant stupide idiot… mais… finalement, diriger vers elle mes pensées, les vidant justement de leurs pensées, de leurs mots, et cherchant à atteindre, rejoindre, ce qui chez elle, au creux de son corps, aussi, est nu de pensées, de mots, n’est peut-être pas si fou; et je puis dire que la seule imagination, représentation, de cet espace, comporte en soi, déjà, de l’apaisement, offre la possibilité de s’éloigner de la passion des mots, de ces mots passionnés de l’angoisse, si proches de l’horreur pure; raison pour laquelle je ne peux les écrire – au mieux, pourrais-je les dire chez un analyste, mais je sais, je sens, que là, je souffrirais alors du vernis de fiction, de semblant, qui immanquablement reviendrait les enduire, loupant ce dont il est question -, car ils sont ensorcelés.
ces mots, dans l’instant où ils  me viennent en pensées (pire: où ils remontent à ma bouche), s’articulent, ces mots agissent, physiquement sur moi, expriment réellement ce qu’ils disent, sans la distance d’ordinaire déplorée, qui sépare un mot de sa signification, dans une cruauté inouïe, que je ne connais heureusement qu’en sa présence, à ma mère. et que je n’écris alors pas, d’une part parce que les écrire serait en ressentir encore la violence, mais également parce que les écrire comporterait une forme d’impudeur, dans la mesure où je les vis d’une façon réelle, dans un en-deçà de la communication (et qu’il me faut pour les communiquer leur trouver le traitement adéquat). cela tient à la cruauté du réel de la présence, une cruauté qui ne trouve que de trop cruels mots pour s’exprimer. (la cruauté (je ne trouve que ce mot, influencée par la lecture encore du Pommereule de Gouzon F), à préciser. à quoi tiendrait la cruauté du réel?)

(( – tu peux me voler ce livre
– pourquoi dis-tu voler, je ne dois pas te le voler. ah mais, tu m’as toujours vécue comme cela, comme une voleuse. tu te souviens, déjà : ces propos que tu rapportais en riant, affolée de ce qui devait t’apparaître comme leur justesse : ma fille est une voleuse, ma fille est une voleuse…
– mais, mais, non, je n’ai pas
– mais si. ah c’est terrible, nous, c’est l’inconscient à ciel ouvert
– mais non, c’est de la comédie
– non, ce n’est pas de la comédie. et si c’est de la comédie, pour toi, alors, arrête, parce que pour moi  ) (or, peut-être qu’elle joue peut-être et que je manque totalement du sens de son humour) (bon sang, c’est moi, qui dois paraître folle, je m’en rends compte…)

cette nuit donc, j’ai pensé tenter une relaxation, couchée, mais chester prenait toute la place dans le lit, à cause de quoi, j’étais toute tordue, ce qui n’est pas ce qu’on cherche, ce qu’on veut. je l’ai soulevé et mis sur ma poitrine, où il a bien voulu rester, où il a même eu l’air content de rester, de s’étendre, et j’ai ainsi profité de sa « douce chaleur » pour me relaxer. il ronronnait, c’était très agréable. nous en avons bien profité. j’ai pu me rendormir, toutes mauvaises pensées disparues.

Partons à Donn, dans le froid, vers le froid. Brux la semaine dernière, glaciale également.

11h17 avons la valise à faire. mais j’ai vraiment envie d’écrire. or, nous avons décidé de partir, donc. ce que je peux (écrire)

#bruxMère
11h23 mère et moi: inconscient à ciel ouvert
acier l’Ouvert (disait Jam)

11h34 excessivement envie de l’accuser
me sur-veille et puis la haine qu’elle a d’elle-même

15h20 me met en fureur

mardi 1 mars 2016 · 15h26

un peu plus vite, peut-être ( et l’objet cruel de l’angoisse)

Donn, au lit, une Q suffisante de degrés, lundi 29 février, 23:16

Je lis.

Daniel Pommereulle Objet Hors saisie (1964) Boite de peinture, lame de rasoir 10X8,5 cm
Daniel Pommereulle
Objet Hors saisie (1964)
Boite de peinture, lame de rasoir
10X8,5 cm

« Le ciel nous tombant sur la tête serait un bonheur. Caractère incompréhensible de Ia superstition gauloise. Quand ça arrive, c’est là, et sans doute n’y a-t-il rien dans tout ce qui arrive ou peut arriver qui soit aussi près de vite ou de rien. Savoir l’éclair garder serait la vraie, l’impossible devise. Art de vivre ennemi de la fiction, du rêve, du vague (rien est à l’opposé de vague).»

« DP ; ou le Dictionnaire Portatif de Daniel Pommereulle » de Jean-Christophe Bailly  IN Ferdinand Gouzon, Daniel Pommereulle –  Huitièmement, qu’est-ce que la cruauté ? Editions Multiple, Paris, 2016,  p. 160.

1er mars, mardi, Donn, 11h00

DP : … vie, vite, vide … l’éclair, le vite, le rien

à quoi je songeais cette nuit, moi qui  suis toujours dans la lenteur (dont l’âme est la lenteur).

… et la cruauté … mais la cruauté et le vite  ….or la cruauté et le vite

et la semaine dernière, avec ma mère, c’était bien ça : la cruauté, le vite. le trop vite. le trop cruel.

je songeais à cet objet de Pommereulle que décrit Ferdinand, cet objet insaisissable (parce que bardé lardé de lames de rasoir)

quel est-il cet objet, que m’apprend-il sur ce que je vis avec elle, ma mère. que me dit-il de l’angoisse,  de l’objet au cœur de l’angoisse, nommé par moi « cruel » (aussi cruel que son nom) (dans la suite probablement de ma lecture du l.  de Ferdinand.)

car je ne sais de quel côté chercher, ou s’il faut laisser tomber. analyser encore,  expliquer encore,  chercher à décrire encore. ou trouver autre chose. trouver à cette angoisse,  à cet insaisissable, une autre assomption, un autre destin,  un autre arrangement que celui des mots.

Pommereulle et sa vitesse : ce n’est pas une tension que je puisse soutenir cependant (moi qui suis lenteur et puissance toujours au bord de la défaillance).

et je songeais cette nuit aux tourments qui étaient les miens quand je suis arrivée à Paris, il y a une quinzaine d’années. qu’un analyste d’ailleurs avait  diagnostiqués, interprétés, nommés, baptisés : « angoisses », me soulageant au moins dans la mesure où je disposais enfin d’un angle, d’un coin par où saisir l’état pitoyable dans lequel j’étais. l’analyste convint également du traitement aux AD (on y revient, on les retrouve), malgré mon désagrément : car,  on le sent,  qu’il y a quelque chose, dans l’angoisse, quelque chose qui détient, qui attient à ce à quoi l’on tient plus qu’à n’importe quoi d’autre. (MY PRECIOUS,  murmure-t-on d’une voix assoiffée.) enfin, l’analyste sut me convaincre que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. qu’il serait encore possible de travailler là-dessus malgré l’apaisement apporté par les antidépresseurs.

je ne dirais pas cependant qu’aujourd’hui je retrouve l’angoisse, maintenant que j’ai cessé les AD, non, je ne dirais pas cela, car cette angoisse est toujours revenue quand je revoyais ma mère. et je m’en suis cette fois d’ailleurs plutôt honorablement sortie et plus vite.

11:50 plongeon rapide dans la baignoire  puis préparer à manger (sa salade de kasha, kale et patates douces). vite.

il y a bien une urgence qu’il faut rejoindre. :-)

jeudi 3 mars 2016 · 15h40

donn, jeudi, 7:46, réveillée par oiseaux

jeudi, 7:46, réveillée par des oiseaux, 17 degrés, j’ai relancé le chauffage.

 

HIER – au réveil, angoisse à propos de ce que j’avais écrit la veille… à propos de l’angoisse justement et ennuyée à l’idée que nous ne soyons pas sortis, ou si peu, que nous n’ayons pas FROPITE-DE-LA-BELLE-NATURE – et les arbres.  aussi ai-je entraîné jules dehors et en avons-nous étreint quelques-uns, d’arbres.  puis, il est rentré, son heure d’écran approchant.1  de mon côté, j’ai prolongé la ballade avec le Ches.

– Fer. et Pomm. , eux peut-être un peu trop confiance en la pensée pour moi. –

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à mon tour rentrée, me suis déplacée dans la cuisine,  manipulé des objets en faisant des pas, à droite, à gauche, en tentant d’être centrée – de me centrer sur mon tantien – dans l’espace restreint de la cuisine. manipulant, maniant les divers éléments préparés la veille en vue de la préparation d’un tofu mariné à la citronnelle auquel je m’essayais. il ne restait qu’à suivre les dernières indications de la recette, c’était peu de choses.       ( et je songeais qu’il faudrait que j’en finisse avec cette série du blog : « Pour en finir avec les antidépresseurs« . et que peut-être, à partir de maintenant ce serait : « FACE A L’ANGOISSE ». ou alors, plus simplement : « L’ANGOISSE ».  or ça, physiquement, à ce stade, cela seulement que j’arrive à en dire, c’est – quasi rien, sinon : Pression au niveau du cerveau, au niveau de la dure mère (la dure mère, ça fait partie des méninges, ça ne s’invente pas).  là, ça grésille, ça chauffe, c’est mon signal d’alerte. voilà, elle est là, l’angoisse, c’est dedans elle que tu es maintenant).

(NOTE: je n’adore pas que ces histoires de chi, d’énergie, soient entrés dans ma vie, seigneur, ça m’embête – après la psychanalyse, ça -, encore un de ces trucs pas présentables, juste bons à provoquer des sourires au coin des lèvres sceptiques.)

ensuite, en vrac: 

après-midi, taï chi dans le salon: 11 et 24. 

après ça, crépettes ( =  pancakes minutes) (toute trace d’angoisse disparue) avec jules.

et, en début de soirée, dans un coin trouvé L’ incorazionone de Poppea,  écouté le premier CD —–  Disprezzata Regina, Disprezzata Regina ——-  ma voix préférée reste celle de Poppée… ah – ce que l’on trouve dans les coins, par ici… c’est très rare, que je mette, «  de la musique à moi », de la musique de mon enfance, de la musique qui : tout de suite : diapason immédiat. me suis assise, ai écouté. j et f étaient là. f, travaillait. j. faisait des légos.

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terminé avec  Les variations Goldberg  en passant rapidement un coup de torchon espagnol sur le carrelage noir et blanc, autour du tapis, entre les pieds des assis, m’astreignant à la plus grande imperfection possible. pour le dire rapidement : bonheur.

soir : Better call Saul, dernier épisode de la dernière saison.

– sinon l’idée de rentrer tête baissée, de front, de face dans le vieillissement,  vaillamment. de plein fouet.
se prendre ça dans la gueule et l’exposer au monde, et que le monde se taise, encaisse : DANS TA FACE

dans ta face
dans ta face au carré, plein soleil, imperfection mortelle

 

Notes:
  1. horaire des vacances et des jours férié : il est autorisé à « faire de l’écran » (télé, ordi, jeu vidéo, etc.) à partir de 11 heures. en théorie, il n’a droit qu’à une heure. []
dimanche 6 mars 2016 · 12h47

dimanche

Bois café,  8h, au lit, noir, tout le monde dort.

Pas vrai que j’aime tant que ça à écrire sur ce téléphone.  J’aime le peu de place qu’il prend, le peu de bruit qu’il fait,  la petite taille de son écran brillant dans la nuit grâce à quoi je focalise mon attention en un point restreint, compact, son inconfort même me gardant de m’éparpiller – de surfer par exemple. Sinon, j’y pratique des phrases plus courtes que mon ordinaire ( soit du fait de la susdite étroitesse de l’écran, soit que je veuille plus rapidement atteindre le point (de la fin de la phrase),  de façon à me rassurer quant à l’effective possibilité d’écrire sur cet engin et continuer d’avancer, m’offrant alors cet étrange, non-invité, bienvenu, neuf petit plaisir, du point que je tape,  particulier, léger, rebondissant), tant il est vrai que  je ne peux pas m’y esquinter à les corriger indéfiniment (ce qui n’est hélas plus vrai dès que je passe à la publication sur WordPress, sur le blog, que je pratique sur un écran d’ordinateur et où je peux donc malmener mes phrases inlassablement, ce qui est le cas pour le moment, je manipule des virgules, je fais sauter des points, et d’une façon qui finit par devenir un petit peu angoissante. Le point rapidement apporté à la fin de mes phrases sur le petit téléphone comporte donc cette jubilation inédite d’être un point allé droit au but, purement, simplement, sans circonvolutions inutiles et pouvant s’avérer déplaisantes. En effet,  je ne maîtrise pas du tout la frappe sur cet appareil (cela dit, je le note à toutes fins utiles, il est possible que ce soit au lit que je m’en sorte le mieux). Mais comment font les gens pour taper à deux pouces, ça, je regrette de ne pas le savoir – et non sans une pointe d’amertume à l’idée que les « jeunes » y parviennent mieux que moi. Perso, je le tiens dans la main gauche (celui-ci, le Samsung S6; le précédent, le Samsung Galaxy Note 2, je le tenais à  deux mains), je tape un peu,  très peu,  du bout du pouce gauche et pour l’essentiel du médium droit. Le plus agaçant,  je crois, c’est que régulièrement, avec le petit bout de chair, de gras qui se trouve à la plante du pouce (gauche donc), j’appuie sur la touche 123 du clavier (SwiftKey) et perde le clavier des lettres –  faut que je maigrisse du gras du pouce ou que je réduise encore son utilisation, que je me résolve à n’écrire qu’à un seul doigt. Enfin,  assez rapidement, j’ai mal aux mains. Et, j’avoue stupidement aimer que cet appareil soit si lisse. Lisse comme du verre poli mais avec l’élasticité et la chaleur du plastique. J’ai terminé hier soir la lecture du livre de Ferdinand. Il faudrait que je lui écrive, je m’en voudrais de ne pas le faire. Mais je ne trouve particulièrement pas mes mots en ce moment, enfin surtout quand je m’adresse à quelqu’un. Je n’y arrive plus bien, je panique, tout se disperse, les mots, il me semble que je les vois s’envoler,  me quitter,  je me sens dans un sentiment d’immaîtrise absolue. Et puis ce livre,  et les livres en général,  que j’aime… – BATTERIE FAIBLE ! Va falloir que je change de place !  VOILA ! Lumière (brillante, étonnante, c’est soleil dehors) et froid du salon! – Les livres donc, je m’en veux, toujours, de ne pas leur rendre, à chaque fois, l’hommage qui, me semble-t-il, leur est dû. De ne pas arriver à restituer ce qu’ils me font, comment ils pénètrent ma vie. Il me semble être toujours en-deçà de ce qu’ils m’offrent, et je pense que je ne m’en voudrais pas tant si je ne ressentais pas,  de l’intérieur, là, sous la peau, tout près, la possible expression de ce qu’ils entraînent, amorcent en moi. Les fils qu’ils tendent, que je pourrais saisir, étirer, tisser. Pourquoi faut-il que je reste toujours en deçà de quelque chose, de quelqu’un, pas à la hauteur de moi-même. Maintenant c’est Chester qui est venu s’installer sur moi…. décidément, on ne peut pas écrire tranquille dans cette maison.

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