samedi 12 septembre 2015 · 12h59

j’irais bien à la piscine

Une piscine a débordé, considérablement. Nous arrivons au bord, Jules et moi. J’ai envie de rentrer dans l’eau, voir si elle n’est pas trop froide, traverser la piscine, voir de l’autre côté. L’eau n’est pas trop froide, je peux la pénétrer, Jules heureusement ne me suit pas.

Je suis rentrée dans l’eau dont le mouvement s’est rapidement amplifié, a considérablement monté. Il y avait moyen de s’accrocher à l’eau et je le faisais. Il fallait s’accrocher très fort, en fait. Parce que l’eau vous saisissait, vous emportait, dans un mouvement tournoyant, montant considérablement, puis, soudainement se relâchant, vous relâchant, vous laissant retomber dans le vide, vous rattrapant, vous relâchant… Je songeais, je disais, que ça valait toutes les attractions foraines du monde. C’était énorme et à chaque fois différent, ne laissant pas le loisir de s’habituer au mouvement.

– Hier, Chester faisait de beaux saltos arrières. C’était vraiment comme si ça lui plaisait de se laisser entraîner physiquement par ce qu’il désirait attraper, le petit bout de peluche mauve que Jules faisait tournoyer au bout d’une sorte de cane à pêche. A un moment, Chester bondissait dans le mouvement tournoyant du bout de peluche, son corps, son grand corps pris, soulevé dans les airs, retourné vers l’arrière. Ça évoquait aussi les jeux des dauphins dans l’eau.  Il a d’ailleurs été question de cirque, hier, aussi, mais je ne sais plus à quel moment. Et j’avais songé aux peintures de mon père. A moins que je n’y ai songé ce matin, en sortant du rêve. –

L’eau avait considérablement monté, formait une immense boule, qui nous faisait monter très haut au-dessus de la terre que nous apercevions. C’était à Bruxelles, dont je reconnaissais les bâtiments étrangement reproduits à l’identique plusieurs fois et s’étirant, en de longs rayons qui irradiaient en étoile depuis la boule d’eau. J’ai peut-être reconnu l’Atomium et l’église Sainte-Marie. L’eau était aussi de l’air. C’est ce que je croyais quand je pensais que j’étais dans un rêve. Je songeais à cette matière dans laquelle je virevoltais, qui n’était que de l’air, l’air me paraissait un élément signifiant, dans les deux sens du terme: signifiant vide, rien et signifiant l’R, l’air de Mu-ller, mon nom.

– Aussi, le meurtre, la mort affreuse, il y a peu de temps d’un enfant de trois ans, mis par ses parents, son père, dans une machine à laver. –

Dans la boule, il y avait du monde. Aussi une femme, auprès de laquelle je me retrouvais quelquefois entraînée dans le mouvement tournoyant de l’eau, assez longuement. Avec qui je m’entendais bien. Avec qui j’espérais m’entendre. C’était rassurant d’être ensemble. Je me demandais si nous n’allions pas nous embrasser.

A la fin du rêve, Frédéric et Jules sont également entrés dans l’eau qu’on essayait de vider. J’étais triste pour Jules qu’il soit pris là-dedans.

À ce moment-là, différentes manœuvres sont mises en œuvre donc, pour vider l’eau, mises en œuvre par les terriens (les personnes au sol). Ces manœuvres paraissent dangereuses. Il est question d’un filet en fer ou d’une ossature en fer qui prenne la place de l’eau. L’eau soutenant en l’air les personnes et l’ossature en fer étant destinée à remplacer ce soutien. Le danger étant de se retrouver plaqué contre le fer, parce que s’il n’y a plus d’eau, son mouvement de tempête est toujours là, fait toujours rage. Un homme recherche ce danger dans une sorte de masochisme. Cherche à son corps soit plaqué contre le soutien en fer, contre la grille, de façon à en être marqué.

Pendant tout le rêve, je sais que c’est un rêve, ce qui ne fait que renforcer sa réalité. Tout le temps, je sens, je pense, je constate que ce qui arrive, m’arrive au corps. Je pense même que, comme je sais que je pense, que dans le rêve c’est d’une pensée qu’il s’agit, que mon corps s’exerce réellement aux mouvements qu’il fait (comme l’entraînement des sportifs à qui l’on recommande de penser à leurs mouvements, leur assurant que cela vaut un entraînement réel, ce qui aurait été scientifiquement prouvé.) Je pense donc que mon corps fait réellement le mouvement. Et je me dis qu’il n’y a que la jouissance, de mon corps à ce moment-là, qu’il n’y a pas moyen de penser, je me dis qu’il n’y a que la jouissance qu’il y a.

lundi 21 septembre 2015 · 10h32

puisque rien ne semble plus pouvoir faire sens alors

puisque rien ne semble plus pouvoir faire sens
alors 

 gloire au moment où tu as quelque chose à faire avec ton corps
  gloire à ce devoir et 
où tu obéis 
    gloire au moment où tu obéis 
      où  tu  fais quelque chose avec ton corps
depuis que tout sens ne cesse de disparaître
qu'il ne reste plus que le sacré 
 que tu loges
  dans cette sensation du corps qu'il reste
  la sensation 
     le silence, la naissance d'un rythme 
     comme d'une phrase
 qui résonne loin, par delà la fenêtre

  rythme et beauté
mouvements dans la cuisine
dimanche 1 novembre 2015 · 12h12

LA SOLITUDE QU’IL NE FAUT PAS

JE SUIS TRÈS SEULE ET POURTANT ÇA N’EST PAS ENCORE ÇA, ÇA N’EST PAS ENCORE LA SOLITUDE QU’IL FAUDRAIT, ÇA N’EST TOUJOURS PAS ASSEZ SEULE, ENCORE PAS.

JE SAIS PAS CE QU’IL LUI MANQUE À MA SOLITUDE. CE QUI LUI EST EN TROP. COMMENT LA REJOINDRE. ELLE ME MANQUE ELLE ME MANQUE.

JE LA VEUX. JE LA RATE.

LA DIFFÉRENCE ABSOLUE, SI ELLE EXISTAIT.

(CAPITALE MALADRESSE)

Mon chat lui vit du côté de cette solitude.

Référence : Lacan, la jouissance qu’il ne faudrait pas.

dimanche 1 novembre 2015 · 13h01

RELIEF

AND I SAID TO MYSELF
MAYBE IF I GIVE IT away MAYBE
I SHAN’T HAVE IT ANYMORE.
OF COURSE ONLY BECAUSE
IT IS A REAL THING,
THAT NEEDS
TO BE SYMBOLIZED
OTHERWISE not EXISTING
ANYWHERE BUT IN THAT
SO-CALLED SOUL
OF MINE
WHERE  I’D HAVE TO
CARVE IT,
HOLING IT OUT
THE DENSE INSIDE
– the instant death
the voice said –

mardi 3 novembre 2015 · 10h10

À l’église, de ma mère les fesses et le discours

Vois mère sur petit écran, ordinateur portable. Elle est dans grande église. Poperinge peut-être. Elle commence discours. Peut-être sur mon oncle JP. Je ne supporte pas sa désinvolture. Désinvolture, nouvelle attitude depuis mort de mon père. Me paraît mensonger, un déni, mais de quoi. Je ne veux pas l’écouter. Plus tard, plus loin dans le discours, elle fait un gros succès. Les gens l’applaudissent à tout rompre, l’interrompent pour l’applaudir. Je n’en reviens pas. Il font vraiment un vacarme de tous les diables. Je ne sais pas de quoi elle parle. Peut-être de la vie à la campagne, en Ardennes ou à Poperinge autrefois.
Je n’entends pas ce qu’elle dit, le son est trop bas. Après le discours, un jeune homme lui saute dessus, veut la serrer dans ses bras, danser. Ils sont debout dans l’allée de l’église, la nef. Ma mère se dégage, ce n’est pas le moment, elle est trop bouleversée par ce qui vient de se passer. Elle veut se rasseoir. Elle s’avance entre les chaises, elle est de dos. Je m’aperçois qu’elle porte un vêtement transparent, une petite jupe en tulle noire, un tutu. Dessous, on voit ses fesses, de petites fesses rondes. J’hallucine. Je veux alerter mes frères, mais ils sont occupés. Je veux leur repasser la vidéo, mais ça ne marche pas très bien. Je leur dis que je suis bien contente de ne pas y avoir été, que je ne le regrette pas du tout. Eux non plus n’y sont pas allés. Ça les intéresse, mais ils discutent, puis la vidéo ne fonctionne pas. Je veux qu’ils voient son succès, son triomphe.
A ce moment. Jean-François se met à jouer d’un instrument qu’il a acheté et travaillé en secret. Je le savais,  qu’il l’avait fait, mais je n’avais jamais vu l’instrument. Jean-Pierre est épaté, mais il doit s’éloigner un moment (il est appelé au téléphone). Jean-François joue, je sais que c’est important pour lui, je me rapproche, je l’écoute jouer. De loin ça paraissait être une sorte de  banjo. De près, il  semble plutôt que ce soit composé d’une suite de tournevis peints en rouge, à la peinture brillante (comme dans ? Ça me dit quelque chose. Sur des éclairs, dans l’émission l’autre jour, de cuisine, l’un des candidats avait mis une crème très brillante, une sorte de vernis très épais, très rouge). Il y a comme 5, 6 tournevis, alignés du plus grand au plus petit. L’objet ressemblerait à une flûte de pan.

vendredi 13 novembre 2015 · 07h07

les femmes avaient de nouvelles ambitions / Mauvaise mère
— 13 novembre 2015

Lors de mes nombreuses conversations avec moi-même, je me plains de mes cinquante ans, et hier, je me dis soudainement que mère ne m’a pas appris à faire tout ce qu’elle faisait, ne me l’a pas communiqué. Elle a dû croire qu’elle serait toujours là.

Je ne fais toujours pas ce qu’elle faisait. Je ne suis pas une bonne mère. C’est ce qu’elle disait toujours. Moi aussi, je commence à le dire. Je me le dis quand je pense que je devrais faire tout ce qu’elle faisait. Quand je compare ce que nous faisons. Mais, je ne dois pas. Comment je suis comme mère ne devrait pas être lié à ce qu’elle a été comme mère. D’ailleurs, ça ne l’est pas. Les temps ont trop changé. Son rôle et ses devoirs de mère lui suffisaient, l’accomplissaient. Au moins donnait-elle cette impression. Et d’ailleurs l’affirmait-elle: Mais non, je me sacrifie pas. Mais oui, je fais ce que je veux faire. Elle se faisait une haute idée du service. Et moi, pas du tout. Ça ne me suffirait pas du tout. Ma mère ne s’est pas vraiment rendu compte des changements. De ces changements qui arrivaient sans qu’on s’en rende compte. Qui faisaient qu’une femme ne se satisfaisait plus, ne se contentait plus d’être mère. Ma mère ne m’a pas enseigné ça, aussi parce que déjà ça changeait. Déjà ça changeait, déjà ça n’était plus ce qu’il fallait, pour les femmes, d’être mère. Les femmes avaient de nouvelles ambitions.

samedi 14 novembre 2015 · 19h47

bascules de bassin

méditation, séance du 13 novembre 2015

Bassin, bascules de bassin beaucoup plus faciles couchée qu’assise. Couchée, ventre inexistant. Dès qu’assise, ventre là. Et, qui plus est, c’est comme si toute cette région était paralysée. Repère-avant devient impossible à repérer, à cause de l’épaisseur. Où est-ce qu’il s’arrête, le ventre, le corps ? Où est la limite, la peau ? J’avais pensé que c’était une raison probablement pour laquelle il fallait travailler les abdos. Et travailler « musculairement » le repère avant. En position assise, repère arrière également difficile à trouver, aussi parce que mouvements paraissent impossibles. Toute cette région coincée. Du coup, ça m’est au fond plus facile de sentir ou d’imaginer le tantien que les repères. (Je viens de me rendre compte que j’écrivais les repaires plutôt que les repères.) Donc hier, pour la méditation, pendant la méditation, je ne trouvais pas le repère avant. Et je réfléchissais à tout cet espace dans le ventre, et à ce qui en était accessible à la représentation…. et à la sensation. Je pensais que c’était peut-être un lieu qui avait été imaginairement fort investi, détesté par moi à l’adolescence, quand je me trouvais trop grosse. Je pensais à ce qu’une des profs de taï-chi avait dit, qu’on ne savait pas ce qu’il y avait là, dans le corps, que les Chinois y mettaient des vallées, des montagnes et des rivières… Qu’on pouvait y mettre ce qu’on voulait. Moi, je ne sais pas ce que je veux y mettre. J’aurais plutôt d’abord des choses à enlever (à tout le moins y aurait-il des représentations dont j’aurais à me séparer). À moins qu’on ne puisse avoir à faire avec ce qu’il y a. Ce qu’il y a, vraiment dans le corps, réellement, est-il accessible à la sensation ? A un moment, je me suis ensuite rendue compte que j’étais mal assise, que j’avais dû m’affaisser, j’ai mis mes mains sur mes genoux et je me suis redressée. Un pli à l’intérieur du ventre s’est effacé, ce qui a rendu le travail plus facile. C’est par ce pli, que j’avais pu sentir que j’avais un « gros » ventre, à l’époque comme aujourd’hui, c’est le pli qui était douloureux, inconfortable. Le reste du ventre est comme inaccessible à la sensation, « muet ». Je retiens que ce ventre n’était pas aimé et que ce ventre « représentait » un peu tout le corps. Le corps, la chair, cet en-trop. Moi-même, en trop. —- Je pensais à ce que Lacan disait de la jouissance, que ce qui s’exprimait dans le racisme, c’était la jouissance de l’autre qu’on ne supportait pas, l’idée qu’on s’en faisait (ou plutôt qu’on manquait à s’en faire, puisque la jouissance est ce qui échappe au langage) dont on se s’imaginait qu’elle se faisait, qu’elle avait lieu à vos dépens. Pourquoi faut-il qu’on se sente menacé par la jouissance de l’autre? Autrefois, danses « folkloriques » , on créait des espaces balisés de jouissance à plusieurs, peut-on dire ça ? Taï chi un peu comme ça. Avec cet indéniable plus de « l’ancestralité ». Comme si l’on renouait, retrouvait des ancêtres, un peu chinois bien sûr. Mais, ça compte. Des ancêtres, une culture, soit la mise en place de balises symboliques (de repères) dans la jungle du réel (du corps). Et puis, les « routes » de chi dans le corps, repérables, sensibles, énonçables, traçables. —– Taï-chi, labilité des frontières (que je ressens très fortement). Mais : repères avant et arrière (endroits précis du corps qu’il m’est difficile de repérer justement) et puis surtout tantien. —– Le chi est-il présent dans littérature chinoise, japonaise ?

vendredi 4 décembre 2015 · 13h29

42 premières minutes #paschagrinMatin #valse-hesitation

Bonjour,
Ce matin, je ne sais pas quoi faire, mais hier j’ai regardé les 42 premières minutes de L’amour fou de Rivette sur YouTube mais en grand écran sur la télé. Le son était très mauvais mais c’était bien.
Après, j’ai préparé à manger en songeant à vous écrire que j’avais regardé les 42 premières minutes de L’amour fou de Rivette sur YouTube, mais en grand écran sur la télé et que le son était très mauvais mais que c’était bien et que maintenant (hier) mes pensées avaient la voix de Bulle Ogier, ce qui leur donnait de la beauté qui pouvait me donner l’envie de vous écrire pour vous en passer. Mais bon, ça c’était hier.
Aujourd’hui matin, je suis confrontée au problème de choisir quoi faire. De décider quoi faire. Je suis souvent confrontée à ce genre de problème. Ainsi, par exemple, il m’arrive de ne pas écrire, comme hier d’ailleurs, simplement parce que je ne sais pas quel support choisir (à la main, sur le petit Mac, sur le téléphone, sur le gros ordi ?) Hier, en effet, je vous aurais écrit beaucoup d’autres choses encore (en plus du fait que j’avais regardé L’amour fou de Rivette jusqu’à la 42ème minute sur YouTube mais sur le grand écran de la télé et que le son était très mauvais mais que c’était bien et qu’ensuite mes pensées résonnaient dans ma tête avec la voix de Bulle Ogier, ce qui leur donnait de la beauté que j’aurais bien aimé essayer de vous transcrire, quoique je ne me fis pas d’illusions, en vous écrivant, ce que je ne fis pas parce que je n’étais pas arrivée à décider du support sur lesquels vous écrire, etc.) Cependant, hier, du fait de la beauté dans laquelle je restais et de la voix de Bulle Ogier, je me suis dit que ce n’était pas grave, de ne pas vous écrire, que déjà, il y avait ça, cet agréable moment de passé, à cuisiner avec en tête la voix de Bulle
Ogier.

Au fond, ce que je voulais dire, c’est (tout bêtement) que le son avait beau être mauvais, il n’empêchait pas d’entendre, la beauté des voix, la qualité particulière de leur détachement. Elles sont ce qu’elles sont, portées par des organes phonateurs qui remplissent leur office. Elles articulent sans état d’âme. Peu importe finalement ce qu’elles disent, quand bien même elles diraient Andromaque – « Est-ce là, dira-t-il, cette fière Hermione ? » Elles résonnent, claires, donnent au texte de retrouver un moment un corps, ses vibrations, dont la mémoire inscrit les rythmes au cœur des nôtres. Nos propres rythmes, à les entendre, continuent de jouer, pour un moment, de partitions qui ne sont pas les leurs et qui nous enchantent. Juste la force du beau, je suppose.


http://www.cineclubdecaen.com/realisat/rivette/amourfou.htm

 

dimanche 6 décembre 2015 · 16h09

un petit peu de chi pour le réveil?!

#taïchi #réveil 3ème jour que je fais au réveil la technique de chi indiquée par Nicole.
Je croyais que j’allais m’en souvenir, mais je ne ne suis pas sûre d’avoir bien retenu.
Non, c’est le 4ème jour. Le 1er jour, quand je l’ai fait, après j’avais mal à un drôle d’endroit, je dirais près du tong,  à droite du tong. Ça a bougé pendant la journée. Ça me faisait mal quand je marchais, vraiment mal. Mais le lendemain matin, la douleur était partie et n’est pas revenue quand j’ai refait la technique. J’étais rassurée.

Donc. Assise ou en tailleur sur le lit .
D’abord ( et c’est là que je ne suis pas sûre), respiration en 3 temps :
1/ Inspiration  par le nez.
Démarrée dans le tantien, puis par les basses côtes, puis par les « ouïes » des côtes médianes, enfin par les clavicules.
2/ Retenir  un moment l’inspir à ce niveau. Et recommencer en repartant du bas, sans expiration –  tantien, basses côtes, médium côtes, clavicules.
(Puis, mais je ne suis pas sûre, finir par le haut du dos, puis sommet du crâne).
3/ Ensuite, expiration complète en enroulant la colonne, jusqu’à ce que les poumons soit vidés. (Quand on fait ça, du moins ça l’a fait aujourd’hui, on peut faire descendre le chi dans le bas corps.)
Faire cette respiration deux fois.
————-
Ensuite. Doigts qui poussent dans repère avant, pousser boule vers l’avant dans une courte inspiration, le plus fort et rapidement possible. S’arranger pour avoir un expir plus long que l’inspir. Faire ça 50 x.
—————
Refaire ensuite première technique, de nouveau. Les inspirs montants en trois temps, suivis d’expirs enroulés.
Faire tout ça 3 x en tout.

C’est assez difficile. Mais, on ne sait pas vrai ce qu’on fait et on n’a pas le temps de réfléchir.

 Ça me paraît une technique efficace pour apprendre la respiration subombilicale.

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai à chaque fois dû aller aux toilettes juste après. Et puis, eh bien tendance à l’euphorie pendant la journée.

Weird.

dimanche 13 décembre 2015 · 15h51

ne calcule ni ne juge – la conscience et l’inconscient

#sevrage #Paroxétine 5ème jour de diminution Paroxétine (=Deroxat). J’ai commencé à réduire le 9 décembre 2015. Je suis passée de 1 Deroxat à 1/2. Je ne m’attendais pas à ce que ça soit si difficile. Confusion. Tout ce que je puis dire.

#méditation Hier, ATELIER DE MÉDITATION. N. propose un petit exercice de non-interprétation qu’elle appelle également exercice de non-identification. Je ne peux m’empêcher de comprendre/d’interpréter : délaissement du symbolique, oubli des mots, donc interprétation rendue impossible et chute des identifications. (c’est bien au symbolique d’abord que l’on s’accroche, auquel on s’identifie – au symbolique, à un mot, à un signifiant  :  tel le Christ sur sa croix :: se souvenir de Michel Tournier :::   « Méfie-toi, dit-il dans le Roi des Aulnesqu’à force de porter ta croix, elle ne finisse par te porter! »   C’est bien ça, l’identification symbolique, de ça qu’il s’agit de décrocher). Quelqu’un dit « désapprendre« .    N. de raconter l’histoire d’un sage en méditation dont l’un des disciples, à son grand effroi, s’aperçoit qu’un serpent l’approche, lui grimpe dessus, le traverse, et,  à la fin de la méditation, lui rapporte : « Maître, maître, il y avait un serpent, il vous est passé dessus ! » Et le Maître de répondre : « C’était donc ça, cette chose gluante et glissante qui m’est passé dessus… » (le récit que j’en rapporte est approximatif, hélas). N. ajoute que la conscience, celle à laquelle elle voudrait qu’on atteigne par ces méditations, n’interprète ni ne juge. La formule (il est possible que je me trompe dans mon souvenir) est très proche de celle de Freud : l’inconscient ne calcule ni ne juge. Elle n’a donc donné aucune consigne pour la méditation, si ce n’est de garder ça à l’esprit.

#lettre je me suis gardée hier d’écrire à N. (me méfie du transfert, de l’amour, me méfie de moi-même, et peur de faire peur, peur de paraître vraiment trop en demande, que de trop laisser transparaître ma demande. du coup, j’écris plutôt ici.)

mardi 15 décembre 2015 · 15h49

d’ici à ce que, tous les matins

#matin #Paroxétine #sevrage 6 jours que je diminue la Paroxétine.
#taïchi Hier, j’ai décidé que d’ici à ce que ça se calme (je revois le Dr G dans une semaine), je ferais du taï chi tous les matins. D’abord les exercices qu’a indiqués Nicole pour un réveil en pleine forme, ensuite les 108,  y compris la 3ème section que je connais pas, avec le DVD de Nicole.

Cette 3è section, c’est très amusant. Elle me paraît différente, ponctuée de çà de là  de petites fantaisies, je me sens un peu comme une extra-terrestre quand je la fais, elle contient une sorte d’accélération, d’urgence joyeuse, enfin, c’est l’effet qu’elle me fait, surtout maintenant que je ne la connais pas, ce que j’aime beaucoup, beaucoup ne pas savoir quel mouvement va suivre. Il me semble que le taï chi qu’on fait alors est beaucoup plus près du taï chi qu’il va falloir ensuite reconquérir, que l’on perdra au fur et à mesure que l’on apprendra la forme… Donc, j’en profite… Je profite de la découverte. Là, je viens juste de terminer. Et je dois dire que ça me fait vraiment du bien.

Faudrait que je retrouve le DVD des 24, pour le soir.

#après-midi pas facile, et la mort de l’ami chabert, pas facile. yeux tout gonflés. paupières si lourdes. faut s’accrocher.

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