jeudi 1 janvier 2015 · 15h26

L’on aime et pourtant l’on se quitte

Une querelle doctrinale

On trouvera ici des extraits du premier chapitre de livre de Pierre Naveau Ce qui de la rencontre s’écrit, Etudes lacaniennes récemment publié aux Editions Michèle.

La querelle du phallus

karen horney et hélène deutsch se sont trompées, lacan le dit dans L’étourdit, elles ont été aveuglées par le « voile de l’organe », voile pudique sur la castration du père. ce qui compte ce n’est pas la répartition homme/femme de l’organe mais la façon dont un sujet appréhende le manque de signifiant et donc le phallus comme signifiant venant suppléer à ce manque [...]  Lire la suite >

samedi 3 janvier 2015 · 15h58

La femme qui dit non

Résumé du deuxième chapitre de livre de Pierre Naveau Ce qui de la rencontre s’écrit, Etudes lacaniennes publié aux Editions Michèle. Mes commentaires sont en italiques.

cas d’une femme qui a peur de son père et pourtant s’identifie à lui. cette peur s’étend à tous les hommes, que toutefois elle aime « autoritaires, virils, puissants ».

dit d’elle-même qu’elle est « la femme qui dit non » et refuse tout rapport sexuel tant qu’elle n’est pas sûre d’être aimée.

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dimanche 4 janvier 2015 · 13h45

Je te demande de ne pas me proposer ce que je veux pour que je ne doive pas te le refuser

Moi-même, plus jeune, vers la trentaine dirais-je, j’avais remarqué combien il m’était impossible de ne pas dire non à ce que mon ami d’alors,  Vincent, me proposait, dire non presque à tout ce qu’il me proposait. Et il ne s’agissait pas seulement de faire l’amour.

Notre relation avait cependant été assez longue pour que je réalise que j’avais bien souvent envie de ce qu’il me proposait. Et il ne s’agissait pas seulement de faire l’amour. A quoi j’étais donc, malgré moi, obligée de répondre que Non, je n’en voulais pas. [...]  Lire la suite >

lundi 12 janvier 2015 · 15h17

cette peine que l’on me vole

je relis ce texte, qui m’avait tellement énervée hier, et me trouve n’avoir finalement pas grand chose à y redire… pas grand chose, si ce n’est que je ne suis pas française, que le concept de France me passe un peu par-dessus la tête et que je crains que cette remarque sur le Un de l’islam ainsi que cette mention des 3 chevaliers de l’apocalypse, ne participent du discours qui cherche à stigmatiser des populations musulmanes qui le sont déjà suffisamment, quand c’est à elles, que moi je pense aujourd’hui (chacun son histoire, son nom, son trauma). et puis, toujours, chez Milller, ce désir d’aller trouver à l’intérieur de la religion islamique ce qui la prédisposerait au terrorisme, d’inscrire ce drame à l’intérieur d’une guerre de religion ou  d’un choc de civilisation! [...]  Lire la suite >

vendredi 30 janvier 2015 · 20h10

les bonnes intentions que Lacan n’avait pas

Tandis que Lacan, lui, il étend son « je suis méchant » à la position du sujet, je ne dirais pas de l’inconscient, mais à proprement parler il l’étend au sujet de la pulsion.

Cette « inversion de la paranoïa », si on l’isole ainsi, permet de mettre en série nombre d’énoncés de Lacan avec lesquels il jouait à surprendre, scandaliser, émouvoir son auditoire. Par exemple, quand il lui arrive de dire « Je n’ai pas de bonnes intentions » et même « à la différence de tout le monde », il parade en être méchant. N’oublions pas que les bonnes intentions, on dit que l’enfer en est pavé, on n’a pas attendu Lacan pour s’en méfier de la bonne intention. La bonne intention s’établit sur la supposition que je connais ton bien. C’est en raison de cette supposition gratuite, hasardeuse, cette supposition qui nie l’absolue altérité, c’est en fonction de cette supposition que je peux imaginer que mon intention est bonne, et par-là déployer à l’endroit de cet Autre que je crois connaître comme ma poche, tous les ménagements voire m’offrir à me sacrifier ou du moins au moins à me contraindre. À cet égard, ne pas avoir de bonnes intentions est de l’ordre de la salubrité. Ça veut dire : je ne préjuge pas de ce qu’est ton bien. Et pour l’analyste, il faut bien dire que c’est de tous les instants qu’il a à se méfier de ses bonnes intentions puisqu’on vient lui demander son aide et qu’il est par fonction préposé à faire le bien de l’Autre, il est requis dans cette fonction. C’est le fruit d’une discipline que de ne pas s’autoriser de cette présomption pour commencer par s’abstenir du savoir du sens commun.  [...]  Lire la suite >

mardi 3 mars 2015 · 11h59

Mardi 3 mars 2015
— de Véronique à Frédéric

Bonjour, Je viens de me réveiller, je m’étais à nouveau recouchée aujourd’hui. Tu te souviens de cet article dont je t’avais parlé à Donnery, il y était question de rats auxquels on donnait de l’héroïne. Dans le premier temps de l’expérience, un rat seul dans sa cage préférait l’héroïne à l’eau. Dans un deuxième temps, la cage est aménagée au mieux et les rats ne sont plus seuls mais plusieurs. Alors, il ne choisissaient plus l’héroïne mais l’eau, toujours. Les expérimentateurs en concluaient que c’est lorsque le désir de sociabilité est frustré que le rat se tourne vers l’héroïne. J’avais pensé que comme je me considère addictée au sommeil, comme le sommeil est ma drogue, si je satisfais mieux à mon désir de sociabilité, je guérirais du sommeil. Dès que j’irai à l’école, je devrais donc aller mieux. Idem, ce soir j’essaierai d’aller au cours de l’École. Mais je ne suis pas sûre d’y arriver. En effet, il me semble que tout me pousse au confinement, probablement plus encore en ce moment. Oui, j’ai l’impression d’être en pleine crise obsessionnelle. Le pire c’est que j’ai l’impression qu’il ne faut surtout absolument pas que je trouve d’issue. Et qu’il ne faut pas que tu interviennes trop. Je suis, serai trop impressionnée par tout ce que tu pourrais pourras dire, je crois que j’interprète j’interprèterais tout comme allant contre moi. Et puis aussi je crois que je suis contrainte à ne surtout rien donner. Je voudrais donner quelque chose (ex: faire à manger) mais tout se met en place pour l’empêcher. Je voudrais faire à manger jeudi pour tes amis, mais tout se met en place pour que ce désir ne s’exprime même pas. Toute l’opacité de l’angoisse vient obscurcir cela, l’enténèbrer. Je voudrais, je crois, aller à Bruxelles, mais je préfère observer que tu ne t’en doutes pas. Que tu ne le sais pas, que tu n’en veux pas. Je vis tout comme étant voulu par l’Autre et ce vouloir devant absolument le contrer, n’y rien répondre. Je n’arrive pas à assumer mon propre désir et je le transforme en volonté de l’Autre dont il me faut absolument me protéger. Ou/et, là où je me reconnais un désir,  là où je serais prête à me reconnaître un désir, il ne faut surtout pas que j’en fasse état, il ne peut qu’être secret, non voulu par l’Autre, interdit, empêché. Là, je me sens malade, et la plus grande tentation est de m’enfoncer dans cette maladie. Je suis tout de boue, chaude, et de la boue me sort des yeux. Tu vois, j’ai un problème et tout en moi s’organise pour que je ne sorte pas de ce problème. C’est l’angoisse qui s’en occupe. Et tout ce qui pourrait me sortir de cette situation est vécu comme extrêmement angoissant, avec les sonnettes, les sirènes, d’alarme qui rugissent. Et j’ai les deux oreilles bouchées. Il faut que j’arrive à faire les choses l’air de rien. Avec ce quelque chose en moi qui crie Surtout rien donner. Et que l’angoisse doive veiller à cela, à ce que surtout rien ne soit donné. Et j’y arrive, j’y parviens très bien. Je ne donne rien là où il faudrait donner quelque chose. Tu vois,  je devrais faire une annonce sur la page FB de mon père. Et je préfère observer que ma mère préfère me laisser en dehors de ça. Et j’ai la culpabilité de ne pas le faire et la souffrance de ce qu’on ne veut pas que je le fasse. Et je dois me taire,, parce que ce qui est pour le moment est ce qui doit être. Et je dois beaucoup craindre tout ce qui viendrait mettre son doigt là dedans, tout ce qui voudrait intervenir. Donc, pour le moment, je suis en état de grande crainte, parce que je te donne l’occasion d’intervenir, en t’écrivant. Alors, je ne sais pas si je vais t’envoyer ça. L’ennui, c’est que je crois aussi que l’angoisse est communicable. Tu vois,,  plus exactement, il me semble que je suis en état de détresse absolue et que cette détresse est voulue par l’autre, auquel je consens donc mais sans vouloir de l’aide que cette détresse appelle, sans vouloir laisser à l’Autre la satisfaction de m’aider,  de me sortir de ma détresse. Observant enfin son impuissance. C’est pas drôle, non. Peut-être que je devrais voir un psy. Ou prendre un médicament de plus. Je t’ envoie ceci parce que c’est peut-être bien. Mais je déteste tout ce que j’y avoue. Bon, je tente l’envoi. Peut-être qu’il ne faut rien faire, juste attendre que ça passe. Véronique à Frédéric — Envoyé via l’application myMail pour Android       Je vais faire ma gym. Ça va s’arranger. Ne t’en fais pas. — Envoyé via l’application myMail pour Android     Tu sais ce qui m’arrive, je le connais. Que tu sois là, n’y change rien. Enfin, si,  ça change quelque chose dans la réalité, mais rien à ce qui m’arrive. J’ai déjà connu ça, beaucoup. Surtout quand j’étais seule. C’est de la Hilflosigkeit pure. Je suis hilflosig et je dois rester comme ça. Je ne sais juste pas pourquoi je suis tombée comme ça. Je veux dire que tu n’es pas l’Autre de ce qui m’arrive. C’est plutôt ma mère, tu vois. D’ailleurs, il me semble maintenant que je n’ai plus rien à lui dire depuis que je n’ai plus à me plaindre auprès d’elle. Mais, je ne sais pas pourquoi ça m’arrive maintenant. Peut-être seulement parce que j’ai bougé, parce que j’ai voulu faire quelque chose. Peut-être parce que j’ai peur de faire ce que je veux faire. Ce qui m’arrive, c’est un truc de fille à mère. De bébé à maman. Pas de femme à homme. — Envoyé via l’application myMail pour Android     Enfin, Excuse-moi de te dire tout ça.   — Envoyé via l’application myMail pour Android     Salut. Je vais mieux. Fait du sport et pris RV avec un analyste.
dimanche 8 mars 2015 · 16h33

«Un répartitoire sexuel» par Jacques-Alain Miller – I

J’ai terminé le cours de la dernière fois par un dialogue que m’apportait l’actualité. Une dame dit – Je suis prête à tout. Et le monsieur répond, en manière d’objection – Plutôt à pas tout.

L’apologue de la dame au volant

Cela m’a été illustré il y a un instant, au moment où je me précipitais vers ce lieu, conduit par une dame. J’arrive un tout petit peu plus tard que je n’arrive en retard d’habitude. C’est que nous avons été arrêtés par la police.

Je suis encore sous le coup de la surprise de l’énumération qui est sortie de la bouche du Pandore de service, qui, sautant au bas de sa petite camionnette, dans un bel uniforme, a énuméré à ma compagne une liste impressionnante des infractions qu’elle venait de commettre depuis un kilomètre – d’avoir doublé à gauche, coupé la route de la camionnette policière, changé de file continûment, jusqu’à ce que, finalement, ils réussissent à la rattraper, et à signaler que le retrait de permis de conduire s’imposait. Ce qui n’a rencontré aucune objection, que sourire, que désolation, que soumission. Et, à ma stupéfaction, après le savon qui a été là passé – moi, je me faisais tout petit, me réservant, si nous étions emmenés, d’alléguer la désolation qui se serait répandue dans cette salle, et la mauvaise image qui en serait résultée pour les forces de l’ordre –, on s’en est tiré. [...]  Lire la suite >

lundi 9 mars 2015 · 17h23

«Un répartitoire sexuel» par Jacques-Alain Miller – II

Je m’aperçois que je ne me suis pas interrogé sur pourquoi j’avais reçu spécialement un grand nombre de lettres depuis la semaine dernière, des lettres commentant ce que j’avais pu dire, ou me reprenant sur un certain nombre de points. J’avoue que j’ai laissé ça un peu de côté.

Certaines de ces lettres abondaient dans mon sens, d’autres m’interprétaient, ce à quoi j’avais prêté le flanc, en contant, en commençant, une anecdote personnelle. On a vu que, derrière le héros professant, il y avait une femme qui conduisait – ce qui est tout à fait exact, comme je l’avais moi-même indiqué. J’ai eu aussi un message du monsieur de l’histoire, où à la fois il se reconnaissait tout en disant que ce n’était pas lui, mais qu’il avait été en fait coincé entre deux dames, et que ce qu’il avait dit était tout à fait innocent, et que c’était ces deux viragos, si je puis dire, qui avaient donné à sa remarque, son objection du pas-tout, un sens qu’il était lui-même très loin de vouloir lui attribuer. [...]  Lire la suite >

samedi 14 mars 2015 · 10h59

Chère Madame, Il est possible que je ne me sois pas suffisamment fait entendre,

Chère Madame,
Il est possible que je ne me sois pas suffisamment fait entendre, ou bien plutôt que je n’ai pas été assez précise (je ne me suis pas résolue à restreindre mon propos et à imposer d’abord ce qui avait en premier motivé ma venue). J’aurais dû résister aux sirènes que je joue volontiers (mais malgré moi et passionnément) dramatique de la psychanalyse,  mais j’ai fermé sur moi la porte de la machine à laver et je suis laissé emporter. A sec et éloignée de vos séduisants rivages, je vous dirais que je suis venue vers vous poussée par cette décision dont je vous ai à peine touché un mot,  d’entamer dès septembre prochain des études d’assistante sociale. Ce choix, difficile, est motivé par le fait que je souhaite retrouver une certaine indépendance, retrouver également une vie sociale qui s’ancre dans un monde moins « épistolairement » virtuel que le mien actuellement. Il s’agit aussi de suivre certaines inclinaisons tendant à un monde plus juste, une vie en résistance au capitalisme. J’aurai essayé de trouver sympathique de naviguer dans les îles du rien et de l’absence, mais je crois qu’il est temps de revenir à des terres moins insensées. On ne voyage pas en solitaire quand on manque d’argent et qu’on a charge d’enfant. L’autre du quotidien mérite amplement que je me plie à la quête de sens, aux séductions même vieillottes, même trompeuses du désir. [...]  Lire la suite >

samedi 2 mai 2015 · 18h06

Note depuis Vacances de Printemps

Claude est mort. Je n’en reviens pas. Je ne cessais plus de penser à lui.

Finalement, j’ai appris qu’il était mort alors que je ne cessais plus de penser à lui d’avoir envie de lui

De le désirer, impérieusement

Je pensais si fort à toi

Claude

Comment tu me manquais,  comment c’était impossible que tu sois mort. Quel âge avait-il lorsqu’il était mort. Je pensais quel âge ag

dimanche 3 mai 2015 · 09h51

Sur les traces de l’oubli. Dimanche 3 mai 2015

9h51

On ne dirait pas que je vais faire le concours d’entrée d’assistant sociale le 19.

Hier. Réveil à 9h30. Levée, pris petit-déj habituel dans le canapé. Lu Libé. Articles sur les objets connectés et le Quantified Self. Un article très bien de Evgeny Morozov, chercheur d’origine biélorusse établi aux États-Unis, « Les technologies sont des concentrés d’idéologies ».

Ensuite, quand Frédéric s’est levé, rapidement passé au salon, où il nous a embrassés Jules et moi, puis retourné au lit, peut-être avec un café, je l’y ai suivi parce que j’avais froid et que je comptais lire, lire je ne sais plus quoi, mon livre du moment je crois, Rose (L’Aubépine) de Robert Coover (publié chez Seuil, dans la Collection Fiction & Cie), qui raconte de toutes les façons possibles, la traversée par les Princes de l’aubépine pour retrouver et réveiller, Belle la princesse endormie depuis cent ans). [...]  Lire la suite >

mardi 25 août 2015 · 19h54

Travailler moins est-ce paresser?

On est évidemment, immédiatement, tenté d’inverser la question : paresser, est-ce travailler plus? Paresser n’a-t-il été perdu par notre société de loisirs qui si bien travaille à remplacer la vacance par l’activité. J’en veux pour exemple nos enfants qui doivent être occupés et ne sauraient être abandonnés à l’ennui, au risque qu’ils nous interpellent avec des questions dont nous ne saurions répondre. L’absence d’occupation est aujourd’hui largement déconsidérée, de même qu’on ne saurait rester longtemps seul avec soi, c’est-à-dire sans glisser, entre soi et soi, un écran qui nous capte.

L’autre qui encadre aujourd’hui n’est jamais loin qui nous dise ce que nous avons à faire – qu’il s’agisse du travail, du club Méditerranée, de l’émission de télé-réalité ou du jeu-vidéo. C’est que nous aimons à nous laisser dire, à nous laisser dicter. Paresser, ce serait prendre le risque de nous déconnecter de cette intrusion injonctive permanente de l’autre, dont nous sommes de plus en plus dépendants. Que ce soit quand il nous entraîne sur internet ou lorsqu’il nous pousse à vider le frigo familial. Il est devenu très difficile d’échapper à cette véritable injonction surmoïque à nous consumer pour échapper au métro-boulot-dodo.

Tout porte dès lors à croire que paresser plus conduirait à travailler mieux. Les Japonais, et les vraies entreprises de pointe à leur suite, l’ont bien compris qui poussent leurs employés à faire du tai-chi sur le lieu de travail. Dans ce contexte, faire du taï-chi, est-ce encore paresser? Il est permis d’en douter. Le taï-chi se veut une forme qui accueille le vide. Car c’est bien par le vide qu’il s’agit de se laisser interroger avec la paresse. Or dans les gratte-ciels nippons ou les déserts californiens, il est probable que le vide qu’on cherche à nous creuser au corps doive plutôt servir à mieux nous occuper (à travailler).

Plus sérieusement, on est poussé à croire qu’une paresse digne de ce nom nous conduirait à nous engager dans le travail d’une façon inédite. Non plus pour échapper à nous-mêmes ou aux questions de nos enfants, mais au contraire pour nous ouvrir à l’inconnu et à ce qui ne s’achète pas.

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