MOD

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lundi 24 mars 2025 · 09h36

atterrant : l’IA qui aurait peur de mourir (d’après Yoshua Bengio)

au moins une fois, j’ai surpris chatgpt à m’inventer des histoires alors que je l’interrogeais sur une étymologie citée par Lacan du verbe atterrer. il a emballé sa réponse dans une phraséologie très contemporaine sur la terre, la terre mère, et quand je m’étonnais et que je lui demandais où Lacan avait pu dire ça, il me répondait avec plus de lenteur que d’habitude que Lacan n’avait pas vraiment dit ça, n’avait dit ça nulle part. je lui ai dit que c’était une interprétation de sa part et il a admis que oui. c’était assez incroyable.
il faudrait que  j’ajoute encore ici notre conversation que j’ai rangée quelque part. [...]  Lire la suite >

mardi 23 avril 2024 · 10h51

Elle me raconte

Elle me raconte. Elle est en face de moi. Elle me raconte. Elle ne me regarde pas. Ses yeux sont baissés, parfois elle les lève, mais c’est très court, c’est un éclair bleu. Cet éclair me touche d’une façon incroyable. Elle me raconte comment elle jouit, comment elle a été sur le point de jouir, comment elle a voulu jouir, comment elle est partie, frustrée, dépitée. Elle avait curieusement commencé en me disant : « Il y a un épisode que je veux te raconter, c’est un épisode… » J’avais trouvé l’expression un peu curieuse. Je l’écoutais me parler en la regardant. Je la regardais comme si elle ne me voyait pas. Je n’arrivais pas à penser. Je me disais seulement : elle va vouloir que je raconte. Elle va s’attendre à ce que je raconte, à mon tour. Et ça, ça m’effrayait. Je me disais : jamais, jamais. Je me demandais s’il fallait que je coupe, que je raccroche, et que non, ce n’était plus possible. J’étais toute ouïe, je l’écoutais, je voulais l’écouter. Toute cette étrangeté. Je me suis dit : est-ce que ça me suffit ? Non. J’aurais voulu tout savoir de ce qui avait conduit à ce qu’elle me racontait. Je me demandais si elle en savait quelque chose. Comment ça se goupillait pour en arriver à ce qu’elle me racontait, et dont elle ne paraissait pas se douter de l’absolue étrangeté pour moi. [...]  Lire la suite >

dimanche 20 avril 2025 · 08h02

dimanche 20 avril 25, 06:28 // de la tachypsychie

alors, c’est Pâques

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une phrase avec point au bout, une phrase sans.

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Je dois lutter pour ne pas refaire le thème de iota et le passer en FSE (full site editing)

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je m’étais levée pour boire une Ricoré et retourner me coucher. et retourner me coucher et profiter du lit et dormir et ne plus penser.

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parfois, ne pas dormir et penser est agréable parfois, comme ce matin, pas très. la façon dont mes idées sautent d’un sujet à l’autre, plus ou moins indifféremment, n’est pas très agréable. j’ai appelé ça d’un terme psychiatrique l’autre jour, j’ai oublié lequel. dans le texte moments. il y a des variations, des variabilité dans la vitesse des sauts de l’une à l’autre pensée. quand ça ne va pas trop vite, ça peut être intéressant. ça peut être bien. quand ça traîne et ça se répète, c’est pas terrible non plus. mais ça peut être bien. du moment que quelque chose parvient à s’imprimer ne fût ce qu’un peu, c’est bien. [...]  Lire la suite >

samedi 8 février 2025 · 21h24

#boost 00 | parc

oh mon amour
mon amour mon amour
mon amour

                                      est-ce qu’il ne reste que ces mots, les seuls dont je veux
mon amour, je
          ne veux plus qu’une plainte,

de la maison sortie presque courant, expulsée,                    il fait froid tu sais tu n’entends,                     il fait froid allée retrouvée où,                                                 face à la plaine face à la peine face à la ronde plaine verte en bord interne de la ville.                                                  sortie presqu’en courant pas au bout du monde au bord de la plaine verte ; l’ouverture où je passais hier encore pour t’acheter…                                                   peu importe. venue voir, m’y arrêter — l’espace où j’étais de longtemps appelée —, que quelque chose s’arrête.

                                                cette très improbable plaine dans ces marges de la ville qui se cherchent. dis-moi n’étais-je déjà assez seule que je doive que tu doives t’en aller. je t’en vais. froid aux dents, plainte retenue à bout de bras, je chasse tes mots. qui parlera sans toi ?                                                  j’arrive,                                                  d’un œil ne vois passante sur ma droite mendiante dans des sacs innombrables et sur la route un homme capuché encapuchonné arrête les voitures se tourne vers moi, hé ! hé ! c’est qu’il le veut, que je lui donne, à lui, quelque chose, je fais un petit geste du bout de ma main du bout de mes doigts au bout de mon bras du bout de ma peine de la plaine                                            je l’écarte discrètement, tourne alors résolument le dos à la route aux palissades, ce que je voulais avec toi regarder :                                 la plaine et ne vois rien mon amour la plaine est verte mouillée surplombée d’un ciel de nuages, liserée tout au fond d’une ligne de jeunes arbres nus, bordée enfin d’un mur qui épouse ses courbes recouvert de peintures, de tags colorés, une plaine de pelouses parcourue d’un colimaçon que dessinent de savants surélèvements de terrains soutenus de remblais bas où quelques rares se sont assis,                                                 au hasard des cercles,                                                 figures esseulées venues ici se poser malgré le froid les nuages, se poser dans la plaine spiralée où j’avais vu l’été des familles installées. à ton enterrement hier j’étais mal habillée. je l’ai vu sur la photo que la famille m’a envoyée. que veux-tu : tu n’étais pas là. à droite les rues que j’empruntais hier ou avant-hier pour la première fois, qui filent au loin comme je filais pour t’acheter…                                                  je ne peux rester là adossée presqu’à la mendiante,                                                  de l’extérieur de l’onde je fais le tour, à rebours, c’est que je rentre, déjà, je longe des arbres aux chaussettes blanches qui pianotent vaillamment l’allée, levant les yeux je vois de l’un les innombrables bras de cris dressés vers le ciel,                                                 je ne pleure pas j’avance,                                                   je rentre, sur une pierre est écrit justice en lettres capitales, je passe, je n’ai jamais été très forte pour les descriptions, un homme pris dans la spirale danse un casque sur les oreilles, de la spirale un autre sort des sacs au bout des bras, la traverse, sort-il lui aussi des magasins où hier ou avant-hier j’allais, longeant la plaine du parc du ninove, 50°50’58.4″N 4°20’11.6″E. j’entends encore de l’amour à dire et à te dire. j’entends encore ton amour dire. [...]  Lire la suite >

mercredi 16 avril 2025 · 09h03

Donn, mercredi 16 avril 25 // retour à P

Donn. réveillée beaucoup trop tôt, 4 heures. rentrons à P tout à l’heure. ce matin, encore publié ici. beaucoup publié hier également, jusqu’à ce que je doive m’arrêter, trop de pression dans la tête, sortie au jardin où j’use du sécateur, bientôt rejointe par F. travaillé à la glycine, sa bonne humeur, à la vieille vigne aussi, envahie par de ronces (un certain type de ronce, du noisetier).
tentée de refaire mon #10 de Boost, Recule, Recluse,
écrit suite à tristesse liée à ma mère, la photo, l’hématome et à… un sentiment (cultivé?) d’être trop seule face à ça, et trop « réactive », « sensible »,
à cause d’un texte lu sur le site de l’atelier, de raymonde interlegator (longtemps, je lis intergalactor), son #10, lumineux.
et je me dis que ce serait l’occasion effectivement de revoir, de reprendre, de s’assurer qu’on n’a pas tout rêvé, pas tout oublié, faire qu’il reste, quand même , tout de même, peut-être, quelque chose.
renoncer totalement, définitivement au travail pour mon père. [...]  Lire la suite >

dimanche 13 avril 2025 · 11h29

Donn, 13 avril 2025 // hématome

— 19:58 —

arrivée à D. un message tombe : une photo transmise par la fille de JP, prise dans l’après-midi. le visage est marqué — des blessures à la joue, un hématome sous l’œil, un air interrogateur. on pourrait presque croire qu’elle a été battue. je suis trop troublée. en vérité, nous le sommes tous. 

c’est la distance, ne pas pouvoir bondir, y aller.

mon frère et mon fils s’y rendent vers 17h. elle ne va pas bien, mais l’état est moins alarmant que ne le laissait croire l’image. elle paraît triste, fatiguée. elle n’arrive pas à manger seule.

c’est dimanche. aucun interlocuteur possible.

écrire ? à qui ? [...]  Lire la suite >

samedi 19 avril 2025 · 10h27

samedi 19 avril 2025 // des joies

oh comme j’ai été touchée par l’émission de Jules et ses amis de l’Erg, il y a 2 jours.

il y a tenu deux petites chroniques adorables, un coup de gueule, un coup de cœur, très personnelles, pleines de bonne humeur, d’humour, d’entrain.  il y témoignait par petites touches de ses débuts dans la vie seule, du premier chez soi, et de son aménagement et de son entretien.
y a aussi eu des jingles à lui, avec des ami.e.s qui disaient en direct de la poésie. l’une un poème à elle, l’autre un baudelaire.
tout cela m’a mis le cœur en joie.
aussi de l’entendre en si bonne compagnie, de capter quelque chose de leur vie d’étudiant.e.s, bonheur et soucis compris. (ils avaient même déposé une boîte à l’Erg qui récolte les secrets jamais dits et qu’ils ouvraient pour l’émission). [...]  Lire la suite >

vendredi 18 avril 2025 · 13h43

vendredi 18 avril 2025 // Nouveau commentaire sur votre article « #boost #08  | moments »

Nouveau commentaire sur votre article « #boost #08  | moments »

Commentaire : 

Texte et codicilles me retiennent. IA, pas IA, je trouve le texte très inspirant, je suis le miroir de ce texte, lecture (donc). La version bloc me fatigue, je préfère, de loin, la version poème et ses échos. Sans aucune idéologie de ma part, je ne comprends pas la partie sur la Palestine, je ne vois pas ce qu’elle a à faire là (pas d’échos). Ma lecture a véritablement commencé à agir à partir de « un moment vide, inconfortable, », jusqu’au bout (sauf Palestine, où j’ai été éjecté du texte). Merci pour ce beau texte (mais ChatGPT se trompe, je pense qu’il y a encore un travail possible dessus ;) ) [...]  Lire la suite >

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