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vendredi 18 avril 2025 · 11h47

Sur le site de l’atelier + a.bricolages (text-shadow)

J’ai eu peur de tout.
De moi, des autres, de ne plus sentir.
J’ai eu peur d’avoir peur pour rien.
J’ai eu peur que ce soit tout ce qu’il reste.

Et au-delà, les portes.
Portes vraies, fausses, entrouvertes, murées, répétées.
Une infinité de seuils pour un seul passage.
On entre. Toujours.

Je suis passé.
Je ne sais plus où.
J’ai refermé, peut-être.

En codicille au très beau texte  ci-dessus, son Boost #10, Patrick B écrit sur le site de l’atelier, Patrick B écrit :

Il existe, en marge du chant 1 , une autre version.
Une voix seconde, discrète, fragmentaire, plus exposée.
Dans cette variation à deux voix, le texte se dédouble :
une voix pousse, l’autre vacille ;
l’une scande l’élan, l’autre murmure le doute.
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lundi 13 janvier 2025 · 21h52

lundi 13 janv. 2025, 21:52

Elle fait un pas dans la chambre, elle dit à son compagnon couché, à son compagnon au lit, qui regarde un anime à la télé, je me fais un thé j’arrive.

Elle sort de la chambre, elle longe le couloir dans l’obscurité, elle est suivie par son chat, elle rentre dans une cuisine où règne un peu de désordre, elle met un sachet de thé dans une tasse, elle verse de l’eau bouillante .

Elle sort de la cuisine, pénètre le salon, va vers la table, prend des assiettes qui traînent, les ramènent à la cuisine. en chemin son chat lui saute sur les mollets.

jeudi 17 avril 2025 · 08h17

Anatomie d’un suicide d’Alice Birch, mise en scène Christophe Rauck, à Nanterre-Amandiers

Paris. Hier soir, Anatomie d’un suicide d’Alice Birch, mise en scène Christophe Rauck, au théâtre Nanterre-Amandiers. 

« Trois femmes – une mère, sa fille et sa petite-fille – se racontent à trois époques différentes – des années 1970 jusqu’à aujourd’hui – mais leurs histoires incarnées simultanément sur scène s’entrecroisent et se font puissamment écho.
(…) L’autrice britannique Alice Birch, scénariste de séries (Normal People, Dead Ringers…), réinvente la forme dramatique et signe une œuvre percutante et bouleversante, inédite en France. A travers le destin de Carol, Anna et Bonnie, elle explore la question de l’héritage familial, mais aussi les tourments du mariage et de la maternité. »
https://nanterre-amandiers.com/evenement/anatomie-dun-suicide-alice-birch-2[...]  Lire la suite >

samedi 8 mars 2025 · 06h33

samedi 8 mars 2025

atelier tenir tête à, d’après un texte de Paul Valet

il n’empêche, je lis les autres de l’atelier et je reconnais bien chez moi ma façon de ne pas tenir tête, face à l’adversité.

face à l’angoisse, écrivais-je, tenir tête à rien… tenir tête à rien qui au fil du texte devient rentrer dans ce rien, opposer au rien de l’angoisse un rien de réponse, un rien de ressenti, qui est quelque chose que j’ai peut-être appris avec le tai chi. en opposition à la réponse analytique, qui cherche toujours plus d’analyse. que j’aurais peut être trouvé sans le tai chi. agir en se bouchant à ce qu’elle bouche. et donc tenir tête à rien, à son rien. [...]  Lire la suite >

dimanche 13 avril 2025 · 07h24

13 avril 07h24 // encore encore réfléchir aux valise, juste avant de partir

réveillée vers les quatre heures. beaucoup pensé à l’atelier TL, à ce qui s’y passe, à ce que j’y fais. pas seulement écrire, lire aussi. aux rapports avec les autres, aux zooms du lundi. à ma première expérience des ateliers, qui remonte à l’été 2023, à la façon dont les ateliers étaient alors devenus difficiles pour moi. la façon dont je m’y étais confrontée à des impossibles, à mes impossibles. à certains de mes impossibles. la surprise que ça avait été. l’invention que ça requérait. le temps.

tout ça probablement parce qu’hier, passé la journée à relire dans le blog tout ce que j’avais déjà écrit autour de la valise, tentée que j’étais de trouver le moyen d’éclairer ce qui m’avait paru insaisissable dans l’atelier Moments, pour me rendre compte que j’avais déjà tenté de traiter ça au sein de l’atelier Tiers Livre, en août 23, lors de l’atelier Roman. [...]  Lire la suite >

dimanche 22 décembre 2019 · 13h30

la valise

Tâche : recopier ici tout ce que j’ai pu écrire autour des valises, principalement des rêves.
Toute cette angoisse, ce type d’angoisse-là, la résumer, la chapeauter de ce seul terme : valise.
( Et est-ce qu’il y aura moyen d’écrire l’avalise. L’avalyse ? )

Peut-être écrire à propos du train du livre d’Hélène Bonnaud récemment lu. Le corps, le meuble, le train. Non, ce n’est pas ça qu’elle disait, dont elle parlait, dans son livre, comment s’appelle-t-il, sur l’oubli, non sur l’attente. Monologues de l’attente. [...]  Lire la suite >

dimanche 13 avril 2025 · 09h28

#boost 09 | moment valise — I try to be another dancer

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le haut de pijama déjà plié et déposé sur le lit ouvert encore, devant lequel debout je me tiens, dos à la fenêtre matin gris parisien. il fait froid, un peu, il fera beau paraît-il. la veste à peluches de chez Uniqlo qui n’est plus douce, je la ferme, je la plie, ok, pour la valise. je la pose à côté du haut de pij. elle appartient à ma mère (à qui je dois la rendre, je la lui dois, devoir quelque chose à sa maman, ma fille est une voleuse, une veste de type « polaire » que je n’aurais jamais cru porter un jour, que je porte maintenant, par amour peut-être ou autre chose, depuis que je l’ai empruntée à ma mère un soir où dans sa chambre j’avais froid, qui ne me quitte plus, que F n’aime pas, qui a peut-être été fabriquée par des enfants ouïghours, que ma mère avait reçue de ma belle-sœur qui lui en a offert deux, on en porte chacune une ma mère et moi, elle la verte, moi la violette, sauf que la sienne la verte a disparu. parfois je suis habillée tout en Uniqlo et mes valises sont devenues plus faciles à faire. passer à l’uniforme. fin de la parenthèse.) je compte les jours. quel jour sommes-nous mais quel jour sommes-nous. consulter le téléphone. 2025, avril, 13, dimanche. jusqu’à mercredi on a dit. lundi, mardi, mercredi. trois slips / chaussettes. je prends celles un peu brillantes. eh bien, non, d’angoisse pas la moindre trace. réveil à 4 heures cependant. mais, Donn, c’est facile. on y vit comme à Paris. on ne sort qu’au jardin et au supermarché du coin. on y est plus sauvage encore qu’ici. j’y fais plus de ménage. je ferai du tai chi. est-ce que je m’angoisserai encore pour le jardin. (tout ce là-bas que nous n’arrivons pas à entretenir, faute d’argent ou à force d’aimer nos ordis. ce legs par moi privilégié de ma belle-maman, ses meubles, ses murs, les histoires qu’elle m’en a dites, le jardin et ses hectares qui offrent tant de travail. ce domaine/corps. ce fabuleux domaine/corps, l’abri où y est du regard.) je m’habille, là, je veux dire ici, à l’instant. vérifier la météo. hm. moyen. et orages mercredi. livres ? Durif et Kafka vie, tome 2. trousse de toilette, chargeurs. Mac, carnets de mon père. vernis à ongles pour la voiture. (je mets toujours tellement de choses en réserve pour la voiture: livres, ordi, vernis, vidéos que je voudrais écouter, plus l’attention que je voudrais donner à f, etc.) quel nouveau carnet? le précédent est terminé. le tee-shirt I try to be another dancer. le tee-shirt Rio de Janeiro. ce tee-shirt de mon beau-père est si plein de cette façon que j’ai de me débarrasser des choses auxquelles je tiens le plus, que j’ai le plus voulues. de la valise, je deviens une vraie pro. est-il un vêtement que j’ai envie de mettre ? eh bien oui, bizarrement. le pantalon de sport bleu marine en matière synthétique un peu bruyante, trop léger d’ailleurs et que je ne mettrai pas. je m’imagine dedans, je vois, je sens : trop grosse. comment réorienter mes pensées vers l’amaigrissement. quel poids pesai-je, quel poids puis-je bien peser. pas la tête à ça, pas l’espace mental. ça sera pour quand vraiment j’en pourrai plus, qu’il faudra tout éliminer (je parle des pensées), le recours alors à l’obsession du poids pour tout dégager, le recours à la mesure, retourner au modèle de base (pour un corps). quelles gouttes, quelles potions ? ou aucune ? je trouve un vieux carnet abandonné à la moitié, un carnet blanc acheté à Tokyo, que je trouvais si joli que je n’osais l’utiliser, où j’ai finalement écrit au crayon-papier. où sont les crayons, j’ai perdu tous mes crayons, ils ont tous disparu. me brosser les dents. je me suis vue dans le miroir de la porte de la salle de bains : ça allait. drôle de bruit du jeu vidéo de F. je prends le livre sur Ed Atkins. les écouteurs. je me rince les dents. je réfléchis. ma valise est finie. ma bouche s’ouvre, ça chante : laisse un peu dormir ta peine. je vais chercher la valise, je l’ouvre au salon. voilà ma moitié, voilà la sienne. quelques trajets, salon-chambre. je pousse des petits cris rauques, je souffle. plus qu’à faire la vaisselle et le sac de bouffe. [...]  Lire la suite >

mardi 15 avril 2025 · 09h13

#boost #10 | Recule, Recluse
— Tu passes en mode avion

Aller ! Tu n’iras nulle part, ma fille, car tout s’est arrêté

Aller ! Car tout s’est recoincé

Aller ! La voix une s’est tarie. Celle que tu as tenue, le temps de quelques pas, le temps de quelques trots ou de quelques galops. A la première embardée, envolée, tombée, envolée, à la poussière restée, à la poussière rampée et les chevaux de Camargue sont devenus de manège.

Aller ! Ou trop de voix se sont levées, élancées, depuis loin, depuis le fond du désert, rugies comme de grands vents, vers le fond du désert, des tourbillons de sable que tu ne parviens pas à suivre, qui obscurcissent tout, dont les sons toujours s’amenuisent pour reprendre d’ailleurs et puis d’ailleurs encore, et leurs enchaînements, et leur déchaînement, rendent vains toute tentative toute croyance que rien jamais ne s’arrête, rien, n’est-ce pas, sinon rien. Rien sinon rien. [...]  Lire la suite >

samedi 5 août 2023 · 15h16

#02  |  de la préparation du lieu

Atelier François Bon #02 | du lieu au personnage, via Jane Sautière et les cartes postales de Balzac (18 juin) . Ecrit à Brux, le 5 août.

Nous aimerions qu’il y ait un lieu

Pour aller vers le récit, allons d’abord vers le lieu.

Tout d’abord, il n’y en n’a pas. Au départ. Il n’y a pas de lieu.

Nul lieu qui soit identifiable.

Au départ, il n’y a nul autre lieu que celui de la présence et de la sensation.

De la présence et de la sensation corporelles.

Il y a la pensée aussi, comme lieu, comme lieu d’habitation.

Comme lieu de sensations.

Plus largement, le langage.

Le langage est lieu d’habitation.

Autour et en dedans du corps de la présence, il y a la possibilité du silence. [...]  Lire la suite >

dimanche 13 août 2023 · 12h36

#03 | Blanche

Écrire dans la perte de la langue. Écrire dans son bégaiement. Écrire depuis ce qu’il y a, non depuis ce qu’il devrait y avoir. Voir alors ce qu’il y a. Écrire depuis les rives de la perte de ma langue, depuis mon bégaiement. Dire la langue même comme symptôme. L’exposer. La langue d’avant le polissage, la mise au pas. Est-ce que toute langue ne navigue pas sur sa perte. Je parle ici de la langue individuelle, privée, de la langue de chacun.

Écrit à Paris, dans la nuit du 12 au 13 août, en réponse à l’atelier du 25 juin, #03 | comme je l’avais dit, Gertrude Stein

Une autre nuit, une autre nuit parisienne, en trombes la pluie tombe à un mètre de celle qui écrit fenêtres d’été ouvertes. Au bout de la rue s’entendent les battements sourds et répétitifs d’une fête.

Si nous ne sommes plus sûrs du nom de celle qui une fois encore écrit dans le noir, nom que je vais vous rappeler, soyons sûrs de son sexe : féminin. Elle, l’autrice, l’auteure, l’auteur, s’appellerait Sonia Delarue. Le sexe, lui, est sûr et certain. Seul lieu de l’absence de doute, son sexe, son être féminin, laissons-le lui. Sonia installée dans un creux de la nuit, au bord de son canapé.  [...]  Lire la suite >

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