samedi 24 septembre 2016 · 09h45

Quelle présence du chi en Europe
— Donn, samedi 24 septembre

Samedi matin. Donn. Réveillée à 8h!

Eau chaude, avoine +lait de soja tiède.

Quelle présence du chi en Europe

Le chi devant être étant universel, je me pose la question de son apparente absence en Europe et dans les pays occidentaux.
Entre-nous, nous sommes probablement conva

Bonjour,
Avez-vous une idée de la raison pour laquelle on ne trouve de connaissances et d’étude du chi

Bonjour,

Le chi en Europe et dans les pays occidentaux n’est pas connu. Mais en a-t-il toujours été ainsi et ne disposerions-nous pas de sources qui attesteraient par le passé de sa présence, ou plus exactement de sa connaissance, de sa reconnaissance, de son utilisation, fût-ce à des fins médicinales.  Je pense par exemple à des danses, à des rites, ou à la connaissance de plantes médicinales, soit à une forme de connaissance du corps lié à un savoir ancestral. [...]  Lire la suite >

lundi 26 septembre 2016 · 19h08

Hier, dimanche, à Donn

Hier, dimanche, à Donn, réveil relativement tôt, vers 6h je crois, sans que j’arrive à me rendormir. Trop de pensées, à me répéter les événements de la veille. Anna et ses filles en visite ici, plus son copain, j’avais bu un peu. Mais, le lit dur était agréable, aussi  la lumière du jour se levant qui filtrait au travers des volets. Beaucoup de taï chi, le jour d’avant également, samedi, dehors.  Grégoire la grenouille a disparu de la piscine.  Ce matin, Paris, réveil à 5h50, sans que j’arrive à me rendormir. Finalement venue au salon pour relaxation au sol : délice de retrouver mon  corps dès que je me couche sur du dur.  Bon. Je dois me lever.  9:15. Confusion. C’est la rentrée de l’école de taï chi. Je me suis inscrite à de nombreux cours. J’espère que je tiendrai le coup. Petite angoisse. J’ai des cours prévus tous les jours, sauf le vendredi et le week-end.  Hier, lecture d’un article de Federici (oublié son prénom, Silvia ?) sur les femmes au Moyen-âge, passionnant.  17:10 fatigue et confusion iplus fatiguée comme ça depuis longtemps. je crois uqe c’est le taï chi fait smaedi, à Donn. et la séance de stretching postural de ce matin. et puis, ce texte de silvia fedrici. je cherche à me procurer le texte. le livre est épuisé semble-t-il. on en trouve un exemplaire cependant à 135 euro sur PriceMinister. Je me demandais comment le chi, qui est universel, avait pu cependant disparaître d’Europe, tout de moins de sa culture, fort pesante il est vrai. dans un moment d’exaspération à la pensée du rationalisme français,  j’en avais cherché l’une des causes dans le trop grand crédit de par nos contrées accordé au langage, à sa suprématie. crédit … 18:51 pourquio faut-il que le tri de papiers soit si ennuyeux, angoissant 19:07 eh bien, une petite cigarette et une bière
lundi 26 septembre 2016 · 19h17

Silvia Federici, Caliban et la sorcière

Caliban et la sorcière : femmes, corps et accumulation primitive

L’histoire, telle qu’elle est enseignée, apprend rarement qu’au Moyen Âge les femmes exerçaient les mêmes métiers que les hommes… Une histoire de pouvoir ?    Au Moyen Âge, les femmes étaient artisanes, elles avaient leur place dans les corporations. Paysannes, elles produisaient dans les communs une agriculture vivrière. Elles étaient guérisseuses, accouchaient les parturientes et faisaient aussi « passer » les grossesses non désirées. Elles disposaient d’un savoir ancestral transmis de génération en génération. L’histoire omet aussi de rappeler que les paysan-nes d’alors vivaient en lien avec la Nature, instance supérieure à laquelle ils devaient respect et bienveillance.   La chasse aux sorcières qui débute alors et persécute les femmes durant deux siècles est historiée comme une période de superstition collective née dans l’Église qui, jetant son dévolu sur les femmes, brûle les impies. Pas si simple.  

Analyser et comprendre l’histoire capitaliste

L’historienne et féministe Silvia Federici enquête longuement dans une vaste documentation très peu étudiée, avant de poser un tout autre postulat. Elle veut tracer les racines de l’exploitation des femmes dans la société capitaliste et le moment où leur subordination aux hommes est instaurée. Comprendre ce à quoi nous nous confrontons pour trouver des stratégies de lutte et faire en sorte que l’histoire de l’oppression des femmes arrête de se répéter.

À la théorie marxiste qui affirme l’accumulation primitive en tant que précurseure du capitalisme, Silvia Federici pose ladite accumulation comme caractéristique fondamentale d’un système nécessitant un apport permanent de capital exproprié. C’est à l’aune de cette hypothèse qu’elle remonte l’histoire, interpelée par la différence de statut des femmes dans la société féodale du Moyen Âge et celui qui leur est imposé dans les siècles qui s’ensuivent. [...]  Lire la suite >

mardi 27 septembre 2016 · 14h31

Re: Sorcières

ce texte est venu à point comme je me posais des questions sur ce qui avait pu se passer en Europe, à sa suite dans  le monde occidental, pour qu’elle oublie, occulte complètement, ce que l’on continue de trouver dans d’autres cultures. je pense bien sûr au chi, à l’énergie, à ce que je découvre dans le taï chi chuan.

ce qui m’a donc intéressé  dans cette interview, c’est l’idée qu’il y aurait eu, à la sortie du Moyen-âge, une volonté délibérée de séparer l’humain de ses connaissances ancestrales – proximité avec la nature, connaissance de son propre corps,  afin de mettre en place le capitalisme.  et qu’à ce moment-là, ait été établi une  nouvelle répartition des rôles de l’homme et de la femme, en vue d’instaurer le monde du travail que l’on connaît aujourd’hui. avec d’un côté les femmes censées s’occuper, par amour, du ménage et de la mise au monde des bébés, futurs petits travailleurs, et de l’autre, les hommes, travailleurs et salariés. ça, et à côté de ça, le monde de la science qui s’approprie le savoir sur le corps, et qui expulse du savoir tout ce qui ne relève pas du langage : « Les savoirs ancestraux doivent êtres dénigrés : l’État officialise une connaissance qui se théorise, s’étudie, s’écrit. Les femmes qui soignaient doivent être réprimées au profit des pratiques des médecins et de la science officielle qui se déploient. »  Et que la mise en place de la religion ait participé de cet assujettissement au monde du travail, de cette aliénation à la science officielle. « Les croyances impies en les signes de la nature doivent être méprisées, rendues dangereuses : la croyance culpabilisante et asservissante de la religion prend le pas sur l’animisme et les croyances naturalistes. » [...]  Lire la suite >

vendredi 30 septembre 2016 · 14h09

RE: Rembrandt!
— REMBRANDT INTIME - Du 16/09/16 au 23/01/17 - MUSÉE JACQUEMART-ANDRE

Rembrandt, Les Trois Croix, 4° état.
Pointe sèche et burin.
~1653

États des gravures

Ce qui m’a le plus immédiatement frappée, touchée, parlé : les deux états qui sont données à voir de deux gravures, dans l’avant-dernière salle. Celle du Christ présenté au peuple (dont c’est un des premiers états qui était affiché dans la cuisine de mes parents) et celle des Trois croix.

D’abord, l’inexorable et  dramatique réduction à l’essentiel que donnent à voir les deux états du calvaire à trois croix. Avec un dernier état devenu noir, sombre, ravagé, sa pluie de lumière (dans un océan de noirceur ;)).

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samedi 8 octobre 2016 · 15h25

Showgirls, de Paul Verhoeven, en ce moment, au cinéma Grand Action

Quelle est cette énergie dont elles font montre les filles, et dont rien ne répond. Dont elles font montre quand elles dansent, dont rien ne répond. Quelle est cette force, ce pouvoir, cette séduction.   Qu’est-ce qui les habite,  les porterait à l’amour, dont rien ne répond. Ou si mal. Cherchant à les  ramener vers quels en-deçà. Dont il faut qu’elles se préviennent alors, qu’elles se gardent.  L’insolence que ça leur donne en retour, l’ascendant sur tout, tous et toutes, ce qui les entoure. Dont rien ne répondra jamais et qui les sépare, les isole profondément. Cette force vive qui éclate alors sur les scènes de Showgirls.  [...]  Lire la suite >

jeudi 13 octobre 2016 · 06h25

Re: langage, corps, inconscient

Que nous vivons dans un monde qui vit dans un tel mépris, déni du corps. Et qui privilégie le monde du langage au point qu’il oublie qu’en s’y transportant, en s’y installant, il entraîne avec lui son corps, en passager clandestin.    La raison de ce déni, c’est que le corps obéit à des lois du langage que le langage ignore. C’est que le corps réécrit les lois du langage. L’inconscient, c’est le fruit de la réécriture des lois du langage par le corps.    Le plus souvent le langage se donne comme pouvant vivre totalement en dehors du corps. C’est notre  pratique du langage privilégie cet aspect, qui est en cause. Notre pratique du langage déserte le corps, à pris le pli de déserter le corps. 
mercredi 26 octobre 2016 · 14h31

discipline « Reply #1

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eoik

=&0=& « Reply #1 on: October 26, 2016, 02:31:14 pm » j’ai parfois l’impression que si j’arrivais à être un peu plus disciplinée (je rêve de me concocter des horaires auxquels je me plierais tous les jours que dieu fait, des horaires du style de ceux du lycée (je ne suis jamais allée plus loin)), je serais beaucoup plus équilibrée. et vous, avez-vous des états d’âme par rapport à la discipline. êtes-vous plutôt naturally borned disciplined ou la tenez-vous en horreur ?
jeudi 27 octobre 2016 · 11h27

(tout ça pour ça; pour rien)

Donn. réveillée à 6h50. j’entends le bruit du chauffage,  je déteste le bruit du chauffage.  je déteste les manifestations de tout ce qui tourne pour rien, à vide.  le chauffage qui chauffe la nuit, c’est pour rien, c’est comme ça. l’hiver, la nuit, c’est soi au fond du lit, tout autour le froid. c’est une question d’éducation, aussi. et si ça avait été de la part de mes parents une façon d’être radin. qu’est-ce qu’être radin? s’agit-il d’être près de ses sous, sont-ce les sous qui comptent, ce qu’ils comptabilisent? enfin, comment auraient-ils pu être près de leurs sous, ils n’en n’avaient pas. s’agissait-il alors de ne pas en avoir. de faire ce qu’il fallait pour n’avoir pas de sous. ne pas dépenser pour ne pas avoir à avoir (de sous) (préserver l’être). c’est, de toutes les façons, plus proche de ça.  mais, c’est autre chose. autre chose que ça que je n’aime pas dans le pour rien du chauffage.  je n’aime aucun pour rien.  auquel je m’identifie, comme si ma vie. pour rien.  « il ne faut pas que ce soit pour rien. » ne pas dépenser pour rien. ne dépenser que pour l’utile. quand commence l’inutile, où? selon Lacan, c’est la jouissance qui se définit de l’inutile. pour rien, c’est l’inutile.  je logeais au sous-sol de la maison des mes parents (le reste de la famille dormait sous les toits). je me souviens, je me réveillais la nuit et je voyais par le jour qui encadrait la porte qui se trouvait face à mon lit que la lumière était allumée dans le couloir, que je l’avais laissée allumée, que je ne l’avais pas éteinte, qu’elle brûlait pour rien. c’est une sorte de souvenir-écran. quelque chose qui est arrivé plusieurs fois. il arrivait que je me lève, dans le froid, que j’ouvre la porte, monte, tourne l’interrupteur en haut de la volée d’escaliers, redescende dans le noir les marches en bois, passe ensuite sur le carrelage, me glisse à nouveau ,frissonnante, dans mon lit. mais, le plus souvent, non, le plus souvent je ne me relevais pas. je me laissais emmailloter par une culpabilité triste et sourde. c’est quelque chose que je n’ai pas raconté en analyse. qui n’a pas trouvé sa place, son moment. c’est un souvenir qui cependant me poursuit. je ne me levais pas pour éteindre la lumière. aujourd’hui encore, cela me poursuit. je laissais l’électricité se consommer pour rien.  moi-même, je me sens comme cette électricité qui brûle, qui se consomme pour rien. je me sens privilégier ce qu’il ne faut pas. l’inutile à l’utile. le pour rien à pour quelque chose. et pourtant je déteste ça.  c’est quelque chose que je n’arrive pas à saisir.  que ça ne compte pas. ce qu’il faut : que ça ne compte pas.  car, il y a dans ce que je continuerai d’appeler la radinerie de mes parents, quoique j’aie pu en dire plus haut, une radinerie à l’envers, une radinerie pour n’avoir pas, une façon de comptabiliser, de vouloir comptabiliser la jouissance : et le compte , c’est toujours : trop. trop cher. donc, tenter de maîtriser la jouissance, le pour rien, l’inutile, en le comptabilisant, en vivant près de ses sous que l’on n’a pas.  l’idée, c’est de ne pas dépenser, de ne pas consommer.  c’est curieux , parce qu’elle a été au cœur, cette idée, de mes deux dernières colères : donc, tu ne veux pas que je dépense, tu ne veux pas que je coûte de l’argent, tu regrettes que je vive. car malheureusement vivre coûte. ai-je lancé.  et : donc, je ne vaux pas cet argent, je ne vaux rien.  que la surveillance par mes parents de leurs dépenses, de nos dépenses, de mes dépenses, je l’aie également vécue, étant donné que tout coûte, comme un reproche fait à ma vie. et alors que je me sente si coupable. de toutes ces dépenses pour rien.  que pour rien, c’était pour vivre. qu’il y a dans le bruit du chauffage la nuit aussi le bruit de la vie. elle qui m’a réveillée ce matin, et l’insupportable de ce qu’elle se consomme, consume pour rien. et qu’il en aille d’elle, comme de moi.  et comment je m’acharne à ce que vraiment, tout soit pour rien. (cet échec encore récemment , avec JC.) à désobéir à mes parents.   à défendre mon être de rien.  que je hais.  si bien défendre rien, que rien devienne quelque chose, quelque chose, la seule qui compte.  que mes parents d’ailleurs eux-mêmes défendaient : puisqu’il s’agissait de ne rien avoir, de n’avoir pas d’argent. d’être sans rien. d’être comme les oiseaux des cieux et que Dieu s’occupât d’eux.  on n’y comprend plus rien . 

mes lettres cherchent elles aussi à comptabiliser le jouissance : par le conte. enfin, tout cela mérite d’être nuancé.

dimanche 30 octobre 2016 · 10h23

Re: discipline « Reply #16

Online
eoik  
Re: discipline
« Reply #16 on: October 30, 2016, 10:23:45 am »  

merci beaucoup pour vos réponses. tous les deux au fond, mais Juliet aussi, vous vous en sortez avec des projets.  il vous faut quelque chose à accomplir à l’intérieur d’un délai.

s’agissant de l’écriture, c’est quand elle est hors projet, que tu as, dis-tu Élise, la tentation de la discipline. ah non,  je te relis : tu ne parlais pas de l’écriture, mais de « travailler pour faire ce que tu dois faire », sans autre précision. a priori donc, hors projet, hors délai (si ce n’est l’ultime. c’est alors que la discipline te manque. [...]  Lire la suite >

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