lundi 1 janvier 2018 · 10h04

J’aime le ciel comme un oiseau,

J’aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l’herbe profonde pour m’y rouler, pour y courir comme un cheval et l’eau limpide pour y nager comme un poisson. Je sens frémir en moi quelque chose de toutes les espèces d’animaux, de tous les instincts, de tous les désirs confus des créatures inférieures. J’aime la terre comme elles et non comme vous, les hommes, je l’aime sans l’admirer, sans la poétiser, sans m’exalter. J’aime d’un amour bestial et profond, méprisable et sacré, tout ce qui vit, tout ce qui pousse, tout ce qu’on voit, car tout cela, laissant calme mon esprit, trouble mes yeux et mon cœur, tout : les jours, les nuits, les fleuves, les mers, les tempêtes, les bois, les aurores, le regard et la chair des femmes. [...]  Lire la suite >

vendredi 9 février 2018 · 11h13

vendredi 9 février 2018

Rêve – Je m’aperçois que je n’ai pas de boîte aux lettres. c’est tout ce dont je me souviens. Je crois qu’un autre nom est mis sur ma boîte aux lettres. Mon nom est sur une plaque, caché derrière les boîtes aux lettres. Je ne sais pas du tout si c’est ça. Il y a encore autre chose. ça paraît sans issue. 

Ajout du 18 janvier 2021

l’objet petit a derrière l’image narcissique i(a) dans la mélancolie

Lacan a très peu parlé de la mélancolie. A la fin du Séminaire X, il reprend la distinction de Freud entre deuil et mélancolie. Il avance que si on ne différencie pas l’objet a et i(a), c’est-à-dire de son image, on ne pourra pas concevoir la différence radicale entre le deuil et la mélancolie. « Le problème du deuil est celui du maintien, au niveau scopique, des liens par où le désir est suspendu, non pas à l’objet a, mais à i(a), par quoi est narcissiquement structuré tout amour. » (( Lacan Jacques, Le séminaire, Livre X, L’angoisse, p. 387. )) , affirme-t-il. Dans la mélancolie, il ne s’agit pas de i(a) , mais de l’objet (a). C’est parce que l’objet a est dissimulé derrière le i(a) du narcissisme et méconnu dans son essence, que le sujet mélancolique attaque sa propre image. Il l’attaque justement pour atteindre l’objet a. Lacan nous enseigne :  [...]  Lire la suite >

mardi 13 février 2018 · 20h22

13 février 2018

Madame ,

J’ai essayé d’atteindre votre cabinet mais je n’y suis pas parvenue. J’ai quitté bien à l’heure mon domicile à vélo, suis arrivée à moins le quart à Denfert et là me suis perdue. Ai pris la mauvaise route et ne suis plus parvenue à  retrouver votre adresse. J’ai tourné en rond une demi-heure et suis finalement parvenue à rentrer chez moi,  assez décontenancée.

Peut-être pourrions-nous reprendre RV mardi prochain.

En espérant que vous voudrez bien m’excuser,

Jeanne Janssens

vendredi 23 février 2018 · 10h54

23 février 2018

j’arrive au travail mais je n’ai plus ma place, ou plutôt Brice est assis à ma table,  en face de moi. je me lève, je suis debout. il me dit qu’il y a un problème, qu’il est mal à l’aise avec moi, qu’il ne peut pas m’en parler maintenant, plus tard. ça remet en cause le fait que je travaille là. il ne veut pas me dire quoi. je me demande ce qui se passe, j’éprouve un sentiment d’injustice. je me demande si Brice pense que je suis amoureuse de lui. je pense au travail que je fais, je me dis que c’est quand même du bon travail. je me retrouve assise seule à une autre table. je pense appeler ma mère. je me dis que tout le monde m’entendra dire « Maman ».  [...]  Lire la suite >

samedi 24 février 2018 · 11h16

24 février 2018

rêvé de Rachel, elle n’allait pas bien, pas bien du tout. moi, tout près d’elle (comme à un banc d’école ?) sur lieu de stage peut-être. on se parlait, comme deux élèves, copines. elle allait se reposer, je m’occupais d’elle.

rêvé aussi sorte viol au bureau. avais eu travail en plus qui n’avait rien à voir avec le boulot. 2 travaux différents. au départ n’avais presque rien à faire, mais là, débordée. pour l’un des deux travaux, surveillée par 2 enfants. à un moment dans le bureau, je fais un long pet, à un moment où je marche. je suis, gênée, sors, reviens, m’excuse, dis que c’est maladie, les 2 enfants m’énervent, je veux qu’ils s’en aillent. puis, il se passe quelque chose. j’ai l’objet du travail sur mes genoux (un ordinateur ? un sac de courses ?), je travaille, un texte m’est dit, je crois, que je suis, puis, à cause du positionnement de l’objet sur mes genoux, qui me fait une boule chaude dans l’aine, à droite, il y a comme quelque chose qui me pénètre. c’est hallucinatoire, je le sais, ça n’a pas lieu, ça ne sort pas de la machine, mais je le vis comme un viol. Édouard vient. je le lui dis, il fait le numéro d’une société de protection de consommateurs ou un SOS viol. je lui dis de raccrocher, je ne veux pas. c’est une grosse boîte pour laquelle je dois travailler.   [...]  Lire la suite >

dimanche 11 mars 2018 · 07h49

interlude 1 – j’ai vu des femmes comme des chosettes dans l’avalyse, comme des enfants sans père.

rêve
– les chosettes sont dans l’avalyse, toutes les chosettes.
avertissement
– le baiser de l’osier est un brasier.
rêve (suite)
– les chosettes en fait ce sont des femmes.
il est dit: elles sont rangées dans l’avalyse, comme des chaussettes, comme des enfants sans pair, on ne les entend pas parce que le couvercle est refermé sur elles.
addendum
– l’avalyse est non en cuir mais en osier.
doute : et si on ne les entendait pas uniquement parce qu’elles n’avaient RIEN à dire.
résultat dans la réalité
– grande ire.
va va va vol et nous venge
(longtemps, folle, j’écrivis des lettres sans double.) [...]  Lire la suite >

lundi 26 mars 2018 · 10h45

l’écriture du symptôme

hier lundi, vu analyste HB.

ne pas perdre mon temps mon espoir à chercher à rassembler mes idées. tout dans l’épar, dans et par, dans et par l’épar. l’essentiel c’est de surmonter les vides, ni s’y arrêter ni tomber, sauter. n’importe comment.

mais pourquoi avez-vous arrêté de travailler, avez-vous laissé votre métier, perplexité, perplexité, mais parce que je n’y arrivais, y arrivais plus, plus le moindre faire, aucun, telle que me voyez là, suis là à la reconquête du faire.

l’écriture, ce qui s’est passé, si je n’ai plus écrit de fiction, c’est que je suis tombée amoureuse du symptôme, il me fallait, me faut, me fallait, inlassablement, tenter de restituer rendre cette écriture, je suis tombée amoureuse de l’écriture du symptôme. elle seule encore à mes yeux d’une quelconque valeur, intérêt, passion. j’ai tenté de redoubler dans l’écriture l’écriture du symptôme.  [...]  Lire la suite >

mardi 10 avril 2018 · 07h37

mar. 10/04/2018 07:37

Madame, 

Je me permets de vous écrire,  parce qu’après je serai partie jusqu’au 29 avril  et que je n’arriverai peut-être pas à vous dire si clairement (si j’arrive seulement à vous l’écrire) et qu’il devient urgent que j’éclaircisse, évacue. 

Ce que je veux, c’est arriver à parler. Si j’écris, c’est pour cela, c’est cela, j’écris la perte de la parole, la déprise, c’est ce symptôme que je traque, qu’est-ce qui a fait qui fait que je ne parle que je ne rentre pas en parole que je n’aie rien à dire que je laisse la parole à l’autre. Franck Berger m’avait aidée par rapport à ça, me disant Ce qu’on ne peut dire,  il faut l’écrire. Ça m’avait rassurée (je me trouvais fautive).  Et pendant des années, j’ai cherché à écrire ce qui sépare la pensée de l’écriture, ce qui fait de la pensée une écriture à rejoindre, rejoindre ce qui ne cesse pas de s’écrire de l’écriture. Mais, aujourd’hui je vois qu’il s’agissait de chercher à l’écrire pour que ça puisse rejoindre la parole.  [...]  Lire la suite >

lundi 21 mai 2018 · 09h09

Lundi, 21 mai 2018 – 9h9

Bonjour Madame,

Je me permets de vous écrire encore, parce que je viens de recevoir la réponse à ce mail, que je vous transmets, de mon amie, qui m’a entendue, ce qui me fait plaisir. S’il vous paraissait que je ne dois pas vous écrire, vous me le direz, comme l’avait fait Berger en son temps.

Le film dont il est question, est un film de Chantal Ackerman, Jeanne Dilman, quai du commerce 1080 Bruxelles. Il passe en ce moment sur Mubi, c’est une merveille. Je crois qu’il y a moyen de s’inscrire à Mubi et de faire une semaine d’essai gratuite, ça en vaut la peine.  [...]  Lire la suite >

jeudi 24 mai 2018 · 06h49

24 mai 6h49

j’ ai dit à l’analyste, à Hélène Parker, pour mon genou, elle m’a demandé si j’avais consulté, j’ai dit que j’avais peur qu’on ne dise que je ne pouvais plus faire du tai chi, elle m’a dit ça aussi vous avez peur qu’on vous l’interdire, eh bien, ça va loin ! j’ai ri, je me suis exclamée vous voyez, incroyable, c’est fou, c’est vraiment grave… et ça m’a rassurée 

vendredi 8 juin 2018 · 22h54

8 juin 2018 22h54

vendredi soir 

pas dire grand chose, si ce n’est que HP disait que partir en Auvergne, ça serait comme un passage à l’acte. Et elle se trompe, je crois. Elle disait que je ne connais rien de Nathan, qu’avec Édouard j’avais construit quelque chose. 

avec Nathan tout était beau et facile. nous n’avions aucun mauvais souvenir, aucune inquiétude. du moins quand nous nous voyions. je n’arrive pas à écrire beaucoup plus.

samedi 23 juin 2018 · 21h24

première leçon du Séminaire XXIII Le sinthome, « la difficulté d’arracher l’obsessionnel à l’emprise du regard »

« Lacan indique dans la première leçon du Séminaire XXIII Le sinthome, « la difficulté d’arracher l’obsessionnel à l’emprise du regard », ce regard de l’Autre qui fonctionne comme un Maître, comme Jacques-Alain Miller a pu l’évoquer, et qui lui permet de situer son propre regard : un regard auquel il se mesure en permanence. Raison pour laquelle Lacan évoque ici la fable de La Fontaine dans laquelle la grenouille voulait se faire aussi grosse que le bœuf. »

https://www.lobjetregard.com/2016/08/22/sous-lemprise-du-regard-par-fabian-fajnwaks/

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