Dans un panier de voyage en osier que j'ouvre, découvre chatte, petite chatte réduite, complètement réduite, devenue toute petite, les entrailles à l'air, ouvertes, sans plus de membres, semble-t-il, c'est une vraie torture. C'est une mère, elle a ses petits, trois, très petits, des fœtus pratiquement, alignés. C'est un énorme chat, qui est aussi dans le panier, qui lui a fait ça, c'est un monstre, il occupe tout l'espace du panier. il fait peur. Je referme le panier. D'autres animaux subissent un sort analogue. Je pense qu'on ne peut laisser cette petite chatte dans cet état. Je crois qu'il est question qu'elle pourrait s'en sortir en sautant par la fenêtre. Je ne sais pas quoi…
interlude 2 : s’en sortir en sautant par la fenêtre
L’argent de ma mère dans le parapluie de cellophane, volé
Le Sambuc, 21 juillet 2018 Dernier jour à Arles, partons demain, aujourd'hui journée à Nîmes prévue. Rêve d’il y a deux nuits : il pourrait y avoir une fontaine jaillissante qui sorte de me tête, mais la structure environnante ne convient pas. La fontaine jaillissante est un point au milieu du pied, « très important », qu’on peut travailler en accupression. Il y a un exercice de chi, où on le fait sortir en fontaine jaillissante au dessus de la tête, et ça retombe en parapluie. Utile. Rêves de cette nuit, trop nombreux. Consultation médecin, c'est Irène du tai chi. Je veux la payer, mais je n'ai que du cash, elle ne veut pas, elle se fâche, elle dit,…
la toute petite bébée
Donn, 29 juillet 2018 Nous sommes près d'une piscine extérieure. Un tout petit bébé s'en approche, il est dans l'herbe, c'est une petite fille. Je m'en inquiète. Je fais signe à d'autres enfants, au loin, que j'aperçois, de sa présence, là, qu'ils viennent le chercher. Pas de réaction, je la prends en main, elle est toute petite, tient dans une main ( comme Mélusine, une petite chatte, quand je l'ai eue). Je n'ai pas de réelle affection, attirance pour elle, elle me répugne un tout petit peu. Je la mets dans une sorte d’œuf fermé en plastique transparent, comme les Kinder Surprise ou plutot les cadeaux surprise qu'on peut gagner dans des distributeurs à l'ancienne,…
Deux notes sur la féminité, extraits (Rose-Paul Vinceguerra)
— Surmoitié, ravage et rien
(...) Où est donc la femme ? Elle est « entre », entre le centre de la fonction phallique et cette absence au centre d’elle-même, faute d’un signifiant qui la représenterait. C’est dans le rapport à cet irreprésentable qu’une femme peut éprouver ce que Lacan va nommer une « Autre jouissance ». Une jouissance Autre que la jouissance phallique limitée. Une jouissance, dont une femme ne dit rien, et par laquelle elle s’éprouve pourtant Autre à elle- même. Une jouis-absence, au cœur de soi mais étrangère à soi. C’est en effet dans un au-delà du terme phallique incarné par un homme que cette jouissance s’éprouve, en un lieu où l’interdit n’aurait plus cours. La jouissance sort là des limites de…
L’objet voix, extrait (Rose-Paule Vinciguerra)
Comment enfin dans l’analyse, le sujet est-il confronté à la voix ? C’est sous la forme d’une voix venant de l’Autre de la façon la plus radicale, sous la forme d’un « Que veux-tu ? » qu’il la rencontre, en fin d’analyse notamment. À partir de là, pour le sujet, pourra s’opérer un retournement sur lui-même faisant apparaître le point où sa jouissance la plus têtue insiste. Ce Che vuoi ?, dit Lacan, est l’ouvre-bouteille d’un flacon dont le contenu est à découvrir [46]. Dans l’analyse, ce Che vuoi ? va confronter le sujet à la béance du désir de l’Autre concernant son être, à celle de son propre désir en tant qu’Autre. Il renvoie au…
l’amour surmoitié
Si on peut, en guise de conclusion, parler d’une «clinique» de l’amour 14 c’est du fait que l’amour ne se déploie pas exclusivement sous la bannière d’Éros, dans la «douce moitié» où le partenaire pourrait combler les aspirations narcissiques du sujet, mais, et plus fondamentalement, comme «surmoitié», – ainsi que Lacan le signale dans L’Étourdit : «C’est là surmoitié qui ne se surmoite pas si facilement que la conscience universelle». 15 Le Surmoi partenaire de l’Amour, Vicente Palomera, https://www.disparates.org/iota/wp-content/uploads/040.pdf 14. J’emploie l’expression introduite par François Leguil dans un conférence à Nantes, le 3 octobre 1987 : «La "clinique" de l’amour et la folie», Travaux 3, Groupe d’études de Nantes, 1988. 15. LACAN, J.…
Le Surmoi partenaire de l’Amour
— Vicente Palomera
Amour et culpabilité La clinique psychanalytique permet de constater que les liens de l’amour avec ce qui le conditionne sont loin d’être aussi puissants que ceux qu’il a avec cet Autre, obscur, derrière lequel pointe le surmoi. Jekels et Bergler ont souligné cette évidence sur le plan clinique dans un article : "Übertragung und Liebe" 1 . Dans son Séminaire VIII, Le transfert, Jacques Lacan, tout en en conseillant la lecture, le résume par une thèse et une anecdote. La thèse est la suivante : «Ce n’est pas simplement que l’amour est souvent coupable, c’est qu’on aime pour échapper à la culpabilité» 2 , ce qui revient à dire que si l’amour est…
les deux surmois
L'explication fait suite : le discours de la sphynge est celui du surmoi féminin. Lacan a posé, nous l'avons vu, l'inexistence du rapport sexuel entre deux moities qui seraient homme et femme; il pose ici l'existence de deux surmois, qu'il dénomme "surmoitiés" : d'une part, le surmoi homme, bien connu comme étant le surmoi paternel de Totem et Tabou, d'autre part le surmoi féminin décrit par la bouche de la sphynge. Celle-ci ordonne au "petit-homme" de la satisfaire, de la comprendre, puis de devenir Tirésias ; autrement dit, de devenir un ami, puis une femme, et de faire l'Autre. Tirésias, transformé en femme, est invité à cette place de l'Autre. L'invitation de la sphynge est…
De la sphinge grecque à la surmoitié (Joëlle Fabrega)
— ...lorsque le sujet féminin fait appel à l’homme à partir de sa jouissance
[...] Lacan va régulièrement se saisir de la figure de la sphinge, notamment dans les Séminaires « La logique du fantasme », D’un Autre à l’autre et L’envers de la psychanalyse. Mais c’est dans « L’étourdit » qu’il lui donnera sa valeur finale de surmoi féminin qu’il appellera « la surmoitié » (( Lacan J., « L’étourdit », Autres écrits, op. cit., p. 468.)). Éric Laurent, dans son bel article « Positions féminines de l’être » (( Laurent É., « Positions féminines de l’être », Quarto, n° 90, juin 2007, p. 28.)), commente la prosopopée de la sphinge lacanienne. Il y montre comment Lacan associe dans « L’étourdit » la position féminine à une position surmoïque lorsque le sujet féminin fait appel à l’homme à partir de sa jouissance.…
Le caprice féminin, Frank Rollier (extrait)
[...] A la fin du paragraphe, Kant note entre parenthèses quatre mots en latin : « Sic volo, sic jubeo », « Ainsi je le veux, ainsi je l’ordonne », dont J.-A. Miller retrouvera l’origine chez Juvénal. À Rome à partir du premier siècle (années 90), Juvénal écrit une série de satires dans lesquelles il dénonce l’hypocrisie des puissants, les mauvais exemples que donnent les parents à leurs enfants, la corruption et la luxure de la société impériale. Dans la satire VI, il s’en prend avec véhémence à la femme mariée, dépeinte comme étant toujours insupportable, sinon dépravée. Il tente de dissuader un ami qui songe à se marier et, entre autres exemples, rapporte cette…
la fête de la mère
Lapsus, le meilleur de tous: La fête de la mère à la place de La faute de la mère Je suis venue au désert pour me moquer de ton amourCar le désert est plus doux et l'épine embrasse mieuxJe suis venue au cœur de nulle part pour crierQue tu n'as jamais mérité tout ce que j'ai tant voulu donnerJe suis venue en courant pour t'effacer à jamaisOffre-moi un baiser oisillon, ne sois pas effrayé colibri.Je suis venue en flammes dans le désert pour brûlerparce que l'âme s'embrase quand tu cesses d'aimer https://lyricstranslate.com/fr/el-desierto-le-desert.html-0 https://www.youtube.com/watch?v=3wXQZdFt1as&feature=share He venido al desierto pa' reírme de tu amor que el desierto es más tierno y la espina besa mejor He venido a este centro de…