samedi 29 juillet 2023 · 11h01

#00 | 0 le prologue

Donn. Ce texte aurait dû constituer le prologue. "Ce qu'on attend du roman". J'ai l'impression d'avoir triché. Il aurait fallu parler d'un roman sous le nommer, sans en donner ni le titre, ni l'auteur : j'ai parlé d'un roman qui m'est cher, mais dont j'avais oublié aussi bien le titre que le nom de l'auteur, ainsi qu'il en est d'ailleurs pour tous les livres que je lis. C'est ce qui m'a mise sur le track, la voie de l'oubli. J'espère que ce ne sera pas une dead end, au pire, une ornière, au mieux. Mais j'aime que cela m'ait conduit à ce qui est mon dada du moment, ma secrète ambition. J'y parle donc de…

mardi 1 août 2023 · 11h18

#01 | 0 Annie Dillard, le roman commence par en inventer l’auteur

Atelier François Bon:  #01 | Annie Dillard, le roman commence par en inventer l’auteur (11 juin 23), publié sur le site du Tiers Livre le 1er août. Paris. Ça a été, jusque là, le texte le plus « artificiel », qui participait du pari, un pari forcé pour avancer sinon point de texte, je crois. Il est possible cependant que je doive trouver le moyen de retourner en arrière, que le pari soit perdu. Ça n’était pas tout à fait confortable. J’y procédais à une nomination qui m’a parue tout à fait artificielle, à laquelle il est vrai j’avais choisi d’avoir recours en raison de croyances accumulées qui peut-être pourront se briser ou trouver à s’accomplir. En même temps…

jeudi 3 août 2023 · 11h44

#01bis | 0 une scène originelle de l’écriture

Bruxelles. La scène originelle….. qui aurait perdu tant d’aura pour s’être avérée si décevante. Qui n’aurait tenu aucune de ses promesses. En vérité, j’ai déjà si souvent renoncé à l’écriture et le livre, l’objet livre, s’est suffisamment désacralisé pour moi qu’il n’agisse plus en soleil noir. Une méfiance enfin traversée et une distance nouvellement acquise à l’œuvre, à l’écriture, au roman, au livre. Au nom, au nom d’auteur. Distance acquise par une forme de relativisation : aujourd’hui à écrire n’aller que pour guérir. Plaisir de retrouver ce bloc brouillon. Ce que j’ai manqué de dire : la constante inadéquation à un nom, à une profession, à ce par quoi il est attendu qu’on se fasse…

samedi 5 août 2023 · 15h16

#02  |  de la préparation du lieu

Atelier François Bon #02 | du lieu au personnage, via Jane Sautière et les cartes postales de Balzac (18 juin) . Ecrit à Brux, le 5 août. Nous aimerions qu’il y ait un lieu Pour aller vers le récit, allons d’abord vers le lieu. Tout d’abord, il n’y en n’a pas. Au départ. Il n’y a pas de lieu. Nul lieu qui soit identifiable. Au départ, il n’y a nul autre lieu que celui de la présence et de la sensation. De la présence et de la sensation corporelles. Il y a la pensée aussi, comme lieu, comme lieu d'habitation. Comme lieu de sensations. Plus largement, le langage. Le langage est lieu d’habitation. Autour et en dedans…

samedi 5 août 2023 · 19h46

#02 | 0=du lieu au personnage, via Jane Sautière et les cartes postales de Balzac

Atelier François Bon #02 | du lieu au personnage, via Jane Sautière et les cartes postales de Balzac (18 juin) Délires / Souffle Bruxelles, bout de la nuit d'insomnie, agenouillée au pied du canapé. Encore un atelier où j'aurai dû commencer par ruser. Où j'aurai dû commencer par nier. Nier la possibilité d’un lieu. Nier le lieu. Cela s'est imposé. Après des jours d'élucubrations inabouties, de mâchonnages. C'est qu'il n'y a pas de lieu au corps qui n'a pas nom. Ou de lieu qui ne soit de l’étendue de son corps. Ou encore, et c'est moi qui découvre : qu'il n'y ait à ce corps d’autre lieu que celui, imaginaire, du langage, tant qu'il est à…

dimanche 6 août 2023 · 10h49

#02bis | 0 jokari

Ecrit dans la nuit du 5 au 6 août. pour répondre à la proposition 2bis de l'atelier du 21 juin, https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5245 https://www.disparates.org/iota/2023/06/2bis-la-disparition-inapercue/ C'est peut-être la proposition que j'ai écrite le plus à contrecoeur, mais toujours avec amusement et paresse. Il me semble que je suis très loin de la proposition, faute d'avoir correctement suivi la précédente. Je réfléchis encore au moyen d'imposer le mouvement de jokari à ce texte 2bis et je ne pense pas que je puisse y arriver. Une fois encore, j'ai l'impression de tricher. Dans le précédent texte, le 2, je m'étais surprise à dire qu'il me fallait passer de l'extérieur à l'intérieur. Il me semble que je décrivais le possible projet…

samedi 12 août 2023 · 07h06

#03 | 0 d’un personnage à l’autre avec Gertrude Stein

En réponse à #03 | comme je l'avais dit, Gertrude Stein, atelier du 25 juin https://www.disparates.org/iota/2023/06/03-blanche/ grandes difficultés à avancer. je retourne tout le temps en arrière, je me relis, pour me lancer à nouveau. là, je me suis forcée, vraiment. il faut en fait, à chaque fois. je viens cette nuit enfin d'écrire et de rater le #03. c'est cette difficulté extrême à accepter le personnage qui, en plus des contraintes extérieures - les travaux à faire avancer qui n'ont pas avancé, ma si chère petite maman, le retour à Paris - , m'a retardée dans l'écriture, m'a empêchée de continuer. après la difficulté de faire apparaître un lieu. la difficulté de faire apparaître…

dimanche 13 août 2023 · 11h42

#03bis 01 | Quatre je peux pas, quatre c’est trop, c’est trop quatre. Qu’est-ce qu’elle dit ? Elle dit que quatre elle peut pas.

Meta pour le 03bis à venir, "Quatre par quatre", que j'arrive pas à écrire. Je publierai bientôt le 03, je crois. Ce 03 bis, je peine. En même temps que je suis tentée d'y céder, d'introduire l'atelier dans le roman, de faire le roman aussi de l'écriture de l'atelier. De lui donner une présence. Comme auteur, ce texte qui s'écrit, je ne pourrai jamais le considérer comme tout à fait mien. Vraiment. Ça n'en diminue pas du tout l'importance à mes yeux, le goût. Mais les auteurs ici sont plusieurs. Peut-être que c'est ce qu'il me faut. Voir l'atelier sur le site du Tiers Livre : #été2023 #03 | comme je l’avais dit, Gertrude Stein…

dimanche 13 août 2023 · 12h36

#03 | Blanche

Écrit à Paris, dans la nuit du 12 au 13 août, en réponse à l'atelier du 25 juin, #03 | comme je l'avais dit, Gertrude Stein Une autre nuit, une autre nuit parisienne, en trombes la pluie tombe à un mètre de celle qui écrit fenêtres d'été ouvertes. Au bout de la rue s'entendent les battements sourds et répétitifs d'une fête. Écrire dans la perte de la langue. Écrire dans son bégaiement. Écrire depuis ce qu'il y a, non depuis ce qu'il devrait y avoir. Voir alors ce qu'il y a. Écrire depuis les rives de la perte de ma langue, depuis mon bégaiement. Dire la langue même comme symptôme. L'exposer. La langue d'avant le polissage,…

jeudi 17 août 2023 · 07h15

#03bis 02 – Que fallait-il, il fallait, Une situation à quatre. A quatre personnages, un quatuor. Et tout en moi qui y résistait,

C'est fait, je l'ai sorti cette nuit le #03bis, ça ne me plaît pas du tout, mais enfin, il fallait. Bien avancer. Que fallait-il, il fallait, Une situation à quatre. A quatre personnages, un quatuor. Et tout en moi qui y résistait, qui y répugnait. Je m'en rends compte : il n' y a pas, il n'y a plus d'autres personnages dont je veuille que le mien. Bon sang. Quel. Narcissime. Prête, je ne suis plus du tout alors alors à écrire un roman? C'est fini pour moi, le roman? A ces autres personnages, quelle utilité trouver? Bien sûr, il y a la possibilité de l'invention. C'est-à-dire, il n'y a pas. Il n'y a plus…

samedi 19 août 2023 · 15h35

#04 | 0 superposer les temps

Ecrit et publié au matin du samedi 19 août à Donn, publié à la date du 2 juillet, en réponse à la propositions #04 | superposer les temps https://www.disparates.org/iota/2023/07/04-le-train-pour-noirtier/ J'ai écrit, enfin, beaucoup plus que ce que je n'aurais cru. Je suis partie de l'idée du train, de Blanche dans le train. Bien sûr, j'ai complètement foiré, puisque je n'ai pas le deuxième temps (consigne : 2 voyages en train à des années de distance, avec les mêmes personnages ; alterner de paragraphe en paragraphe les 2 années et les distinguer en usant d'italiques). Enfin, j'ai rempli la première moitié du contrat. Et ceci s'est écrit tout entier tendu dans l'idée d'en écrire la répétition.…

mercredi 23 août 2023 · 07h03

#04bis | 0 dans la nuit de samedi à dimanche

atelier François Bon du 5 juillet #04bis | dans la nuit de samedi à dimanche, publié ici le 23 août et écrit le 21 matin à Donn https://www.disparates.org/iota/2023/07/04bis-lauteure-participe-a-un-atelier-decriture/ Et le lendemain, j'ai écrit et publié un quatre ter, qui est en fait la suite du 4 bis https://www.disparates.org/iota/2023/07/04bis-dans-la-nuit-de-samedi-a-dimanche-2/

samedi 2 septembre 2023 · 14h58

#10 et #10bis

J'ai tout à fait perdu le fil, je crois. Publié sur le site du Tiers livre, les deux textes suivants, le 10 et le 10bis (pas encore publiés ici, pas le temps). J'ai d'abord écrit l'instance et puis le non-écrite. Je ne m'en sors toujours pas avec les consignes...... J'ai beau m'en imprégner, j'en ressors toujours avec quelque chose complètement à côté. En même temps que je réalise des choses sur moi-même. https://www.tierslivre.net/ateliers/ete2023-10-non-ecrite/ https://www.tierslivre.net/ateliers/ete2023-10-instance/

samedi 2 septembre 2023 · 19h28

#05 – 00 | ce qui échappe (compressions du temps) / lamento absent
— Non publié sur le site du Tiers Livre

#ateliers #été2023 #05 | ce qui échappe (compressions du temps) - atelier du 9 juillet Première tentative, je ne l'ai écrite que parce que j'en ai eu l'idée. Je voulais vérifier à quoi ça pouvait éventuellement mener. Ça mène trop loin et je ne l'ai pas publié sur le site de l'atelier. De quoi s'agissait-il ? De plusieurs voix qui commentent un même événement. "Se saisir d'un point d'intensité du réel, et en démultiplier le récit par témoins interposés " et aussi : "développer le récit en relation inverse à la durée dont il traite, faire récit d’une compression du temps." Sont cités : Baudelaire, Dostoïevski, surtout Faulkner dans Le bruit et la fureur : "...six narrateurs, chacun s’exprimant…

samedi 16 septembre 2023 · 17h59

#12 | oreillers de l’auteure

encore une autre nuit, encore le noir et la chaleur agréable des draps les fenêtres ouvertes malgré la mi-septembre des disputes dans la rue et qu'est-ce qui dans ce moment est extraordinaire tout en ne l'étant absolument pas qu'y a t il qu'elle voudrait retenir encore empêcher  la nuit d'avancer de passer de s'en aller la vie de reprendre quelle vie le monde et son travail alors que dans sa tête rien qui ne trouve à s'élaborer rien elle le sait qui ne trouvera à s'écrire jusqu'à satisfaction à s'écrire jusqu'à avoir apporté satisfaction. l'auteure ne s'en sort pas. l'auteure s'est maintenant levée, elle est dans la pièce où il fait orange la nuit, elle tapote…

Top