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dimanche 3 mai 2026 · 06h40

dimanche 3 mai 2026 – 06:40 – sur patreon, boris (je commente)

6h42
https://www.patreon.com/posts/156852752
il a encore fallu que je commente :

« tellement juste. peut-être ce qui m’affecte aussi d’ailleurs, et ça semble fatal. souvent je me dis, il faut que je note ce que je fais, que je tienne un journal (mais tu le fais, toi) de ce que je fais.
il y aurait d’un côté la jouissance, et ce que tu recherches dans le travail : ne plus te poser de questions, n’y être que pour le bonheur, le plaisir d’y être, dans l’instant, sa certitude, tu me corriges si c’est mal dit, et ça vaut même quand on travaille dans la langue.
et de l’autre, dès le sortir du travail, l’épreuve de l’Autre, le regard sur soi, la reprise par le jugement, la mesure, le langage. la valeur. le sentiment de ratage : c’est pas ça. « y a quelque chose qui cloche là dedans, j’y retourne immédiatement. » ou : l’envie de tout abandonner.
d’un côté, l’instant, la jouissance (autiste), le plein, de l’autre le désir, le manque, l’épreuve du temps, de l’Autre. les deux fonctionnent dialectiquement, liés et se rejetant.
ou encore, plus simplement :  être tellement dans ce que l’on fait que dès qu’on en sort, on l’oublie. c’est mon cas.
mais nul doute: tu le fais, tu l’as fait. il y en a d’ailleurs la preuve matérielle. et c’est formidable. » [...]  Lire la suite >

dimanche 3 mai 2026 · 09h10

dimanche 3 mai 2026 – 09:26 – notes pour une demande

9h10
ça y est, 9h10, cette fois, c’est du sérieux, le jour est là.
je recopie ici un extrait de la lettre du dimanche de François Bon — celle qui vient juste d’arriver — à qui je ne sais plus si j’avais écrit pour lui demander s’il voulait m’aider, contre rétribution, à faire quelque chose du blog. je n’ai pas retrouvé sa réponse ni d’ailleurs le mail d’envoi.  je l’avais pourtant publié sur le site dans la rubrique Correspondance / Envoyé. il s’agit peut-être d’une erreur. je ne trouve plus de trace de ce mail nulle part, sinon sur le blog. pour le moment, je pensais demander cette aide à quelqu’un d’autre. mais, enfin, peut-être avais-je cru à l’époque le lui avoir demandé et ne l’avoir pas fait. ça ne serait pas tout à fait étonnant. [...]  Lire la suite >

vendredi 3 octobre 2014 · 13h04

Artistes sans œuvres de Jean-Yves Jouannais,
— I would prefer not to

On trouvera ici des extraits du livre de J-Y Jouannais (les italiques [entre crochets, souvent]  indiquent mes propres annotations) que je note au fil de ma lecture, pour m’en souvenir.  Les numéros que l’on rencontre çà et là correspondent aux numéros de page.  Il arrive aussi que je me renseigne sur internet à propos des personnes ou des textes cités et que j’inclue ici ce que je découvre.

Artistes sans œuvres

1. Publier ou non son cerveau

« L’homme parfait est sans moi, l’homme inspiré est sans œuvre, l’homme saint ne laisse pas de nom. »  —Tchouang-Tseu

p. 9
« Pendant un siècle, les Wittgenstein ont produit des armes et des machines, puis, pour couronner le tout, ils ont fini par produire Ludwig et Paul, le célèbre philosophe d’importance historique, et le fou non moins célèbre (…) et qui, au fond, était tout aussi philosophe que son oncle Ludwig, tout comme à l’inverse, Ludwig le philosophe était tout aussi fou que son neveu Paul, l’un Ludwig, c’est sa philosophie qui l’a rendu célèbre, l’autre, Paul, sa folie.
Tous deux étaient des êtres extraordinaires, l’un a publié son cerveau, l’autre pas. J’oserais même dire que l’un a publié son cerveau, et que l’autre a mis son cerveau en pratique. »
(Thomas Bernhard, Le Neveu de Wittgenstein, éd. Gallimard, Paris, 1982.)

Cette ligne qui partage la famille Wittgenstein traverse également l’histoire de l’art. Celle-ci, telle qu’elle s’écrit, se limite par convention à deux paramètres : les artefacts, les signatures.  p. 10 Elle se satisfait d’être une chronologie des objets produits et un index des noms propres.  Elle omet la chronique que rendraient lisible d’autres critères, à savoir une relation des phénomènes artistiques selon l’idée, selon le geste, selon l’énergie. Cette chronique discrète relaterait les Vies peu illustres d’artistes qui n’ont pas produit d’objets, mais n’en ont pas moins exercé une influence majeure sur leur époque.

Une chronique qui, ne se départissant pas de la confiance accordée à l’art,

s’énoncerait à partir d’une certitude [...]  Lire la suite >

dimanche 29 janvier 2023 · 11h54

une demande de conseils

Cher FB, 

Suite à votre dernier mail, j’ai rouvert mon blog, lequel était fermé depuis 2016, me demandant s’il ne serait pas possible que je bénéficie de votre accompagnement pour en faire quelque chose. Je ne pense pas pouvoir y arriver seule. Que cela fasse office de manuscrit à mener à la publication.

Je voudrais soit arriver à faire du blog un objet davantage lisible. Soit, arriver à en extraire, et travailler séparément en vue d’une publication papier, certaines parties, certains sujets. Ce pourrait être les rêves. Mais ce pourrait bien d’autres choses. Comme par exemple, ce à quoi je tiendrais beaucoup, mais qui n’est pas encore fait, témoigner, en m’appuyant sur les textes existants, de Freud, ou d’autres, en les relisant, en les commentant, de mon expérience de la mélancolie. J’ai beaucoup lu. J’ai été très aidée par ce que j’ai lu. Il me semble même que ça m’a permis de faire bouger les choses, là où ça aurait pu sembler impossible. Et je suis toujours en analyse. C’est donc ce dont je voudrais témoigner. Mon expérience de cette confrontation avec une volonté intérieure létale, et comment j’arrive à l’isoler, à la tenir à distance, à la faire co-exister avec d’autres forces. Je songe surtout à mon fils. Je n’arrive à faire exister de désir que par écrit, par l’écrit. Or mon écriture n’est pas littéraire. Je n’ai rien à voir avec la littérature. Ça n’est pas du mépris de ma part, au contraire, c’est que ma passion ne s’est pas ordonnée à ça, à la littérature. La seule chose qui soit arrivée à la fixer un tant soit peu, c’est la psychanalyse.  [...]  Lire la suite >

mardi 31 janvier 2023 · 07h35

Mardi 31 janvier 2023

7:35 2 gouttes, assise coin de canapé, recroquevillée, pas de couverture, froid. Bu beaucoup d’eau (tiède + bicarbonate) parce que j’ai des problèmes de calculs et que ça fait mal en ce moment. Je dois boire plus. Alors, je vais essayer de boire au réveil, directement, beaucoup, comme ça….

La tristesse qui m’est tombée dessus hier matin, et qui m’a pesé toute la journée, lorsque voulant écrire à FB, voulant lui décrire mon projet, je me suis rendue compte que je ne parviendrais pas à l’y intéresser et que je n’arriverais pas à écrire quoi que ce soit de publiable, c’est-à-dire de lisible. Le caractère autiste de mon écriture m’a un fois de plus frappée. Et j’ai renoncé à ce mail. Ça m’a déprimée. Le caractère autiste de ce que je fais m’a une fois de plus sauté à la figure. [...]  Lire la suite >

mardi 29 octobre 2013 · 16h16

non terminée, non envoyée

chère maman,
je réfléchissais à ton inquiétude à propos du fait que tu oublies beaucoup de choses, et de plus en plus. 
peut-être est-ce un phénomène que tu pourrais admettre et accueillir. 
je  ne 
peut-être que le nom des choses n’est-il pas tout ce qu’il y a à connaître. 

dimanche 3 mai 2015 · 09h51

Sur les traces de l’oubli. Dimanche 3 mai 2015

9h51

On ne dirait pas que je vais faire le concours d’entrée d’assistant sociale le 19.

Hier. Réveil à 9h30. Levée, pris petit-déj habituel dans le canapé. Lu Libé. Articles sur les objets connectés et le Quantified Self. Un article très bien de Evgeny Morozov, chercheur d’origine biélorusse établi aux États-Unis, « Les technologies sont des concentrés d’idéologies ».

Ensuite, quand Frédéric s’est levé, rapidement passé au salon, où il nous a embrassés Jules et moi, puis retourné au lit, peut-être avec un café, je l’y ai suivi parce que j’avais froid et que je comptais lire, lire je ne sais plus quoi, mon livre du moment je crois, Rose (L’Aubépine) de Robert Coover (publié chez Seuil, dans la Collection Fiction & Cie), qui raconte de toutes les façons possibles, la traversée par les Princes de l’aubépine pour retrouver et réveiller, Belle la princesse endormie depuis cent ans). [...]  Lire la suite >

samedi 3 mai 2014 · 19h14

Au hasard Balthazar !

Un coup de dés 1897 by Mallarmé

 

Tant pour nous défendre du réel de nos habitudes que pour nous en rapprocher, en faisant une place au réel de ce qui n’est pas nous, de ce qui ne va pas dans le sens de notre inclinaison « naturelle », j’ai mis au point pour mon fils Jules, 9 ans, et moi-même, un mini-programme informatique que j’ai nommé Balthazar.1Texte publié (en partie) sur le site du 9ème Congrès de l’AMP, Un réel pour le XXIè siècle, dans sa rubrique « Bouts de réel ».

Balthazar ne fait rien de plus que de choisir au hasard, dans une liste que nous lui soumettons après l’avoir mise au point ensemble, l’activité qui sera la nôtre quand notre désir se voit un peu trop englué dans la jouissance des écrans, dont l’autisme nous éloigne des chemins que nous pourrions prendre l’un avec l’autre. Balthazar donc décide pour nous d’une activité que nous ferons ensemble, à laquelle nous manquerions autrement de nous adonner s’il ne nous l’imposait, lui, à qui nous obéissons alors très exactement et très joyeusement.

Dans ces listes, nous mettons tout ce que nous avons au moins un peu envie de faire, de même que les activités qu’il peut nous arriver d’évoquer sans jamais les réaliser – par exemple, organiser un repas ou une petite fête à la maison, les invités sont alors également tirés au sort. Pour ma part, je donne aussi leur chance aux activités qui font a priori partie de mes devoirs domestiques (comme le rangement, qui passe alors au jeu).

C’est à la lecture de « La lettre volée » que m’est venue l’idée que le hasard est ce réel toujours à notre portée d’invoquer lorsque nous n’en pouvons plus de certaines de nos répétitions : « Car la passion du joueur n’est autre que cette question posée au signifiant, que figure l’automaton du hasard. “Qu’es-tu, figure du dé que je retourne dans ta rencontre (tukè) avec ma fortune ? Rien, sinon cette présence de la mort qui fait de la vie humaine ce sursis obtenu de matin en matin au nom des signi­fications dont ton signe est la houlette.” »

Et si le désir peut sembler à la traîne, il trouve pourtant dans cet attirail, où le hasard vient à figurer l’ombre auguste de la mort, le maquillage léger qui ramène au papillotage le regard sinon létal de son visage trop nu.

Cela, j’eus à l’assimiler bien après ma lecture de « La lettre volée », dans son fil pourtant encore quand, comme je traversais ces erres de déflation du désir qui vous absorbent en fin d’analyse, après que nombre d’idéaux se soient trahis pour ce qu’ils sont : commodes soutiens identificatoires dont la trame signifiante resserrée masque, de façon ratée et à grand prix, le manque à savoir de la jouissance, laquelle trouve aujourd’hui dans le jeu l’abri qui lui convient. Ombre bleue d’une paupière posée sur des yeux bleus.

Notes en bas de page

  • 1
    Texte publié (en partie) sur le site du 9ème Congrès de l’AMP, Un réel pour le XXIè siècle, dans sa rubrique « Bouts de réel ».
samedi 12 mai 2007 · 20h44

enfermée dans la chambre (venue aux faits)

samedi 12 mai 12:57

rêve de cette nuit. ma mère à la clinique. on découvre qu’elle est très malade. qu’elle a un cancer, je ne sais plus de quoi, des poumons peut-être, enfin, ça reste vague. on lui dit qu’elle doit se reposer. on lui dit qu’elle doit se faire aider. je suis là, on me fait comprendre que je dois l’aider, absolument. je vais de mon côté à un hôpital. je suis malade aussi. on me met des pansements. beaucoup. je vais voir ma mère, je lui dis que je suis très malade. moi aussi, très malade. je lui dis « mais tu sais, c’est vrai, je suis très malade. » elle n’a pas l’air de me prendre au sérieux. nous sommes à l’hôpital. je crois qu’elle est en soins intensifs. on la traite comme si elle était très malade. qu’elle pourrait mourir. je me retrouve à l’école des dames de marie, où j’ai fait mes humanités. je crois que je suis sur une sorte de chaise roulante. j’explique que je suis très malade, je découvre mes plaies. ma chair est à vif.

Rêve d’il y a plusieurs nuits. Irène me propose que nous vivions ensemble. Elle me fait visiter un appartement qui doit lui appartenir, très grand, très beau, mais tout y est très ancien, vieux, poussiéreux, sombre. L’appartement est si grand que je lui demande ce que nous ferions si nous entrions en froid, avions un petit problème, parce qu’il serait facile que nous vivions chacune dans un coin de l’appartement, sans nous rencontrer jamais, et que je redoute cela, de longues bouderies. Je lui reparle de cela par deux fois. Elle ne me répond pas. Elle a l’air désireuse de vivre avec moi. Me fait ensuite visiter un autre appartement, moins grand, plus vide, plus ancien encore, me semble-t-il, avec une sorte d’odeur de moisi. Je l’interroge sur les chambres. elle me montre la sienne, puis apparaît la mienne. Je lui parle de Jules, je lui dis que je ne peux pas me séparer de lui. Je lui demande si elle me fera payer plus cher parce que je suis avec Jules, parce qu’il y a une personne en plus. Je m’aperçois qu’il y a un petit lit pour Jules dans ma chambre. Je lui dis que je ne veux pas ça, que Jules dorme ma chambre. Une petite chambre pour lui apparaît.

A quoi sert de raconter des rêves, si on a aucune idée de la façon dont les interpréter. J’ai dû faire ce dernier rêve mercredi, juste avant la séance de jeudi. J’ai la nausée, une terrible nausée, il faut que j’arrête d’écrire.

13 :21. Nausée. Je préfère écrire à la main plutôt qu’à l’ordinateur. Je me suis enfermée dans la chambre, couchée sur le lit. Je passe beaucoup de temps sur le lit en ce moment, peut-être cela correspond-il aux heures que je passais devant la télé quand nous en avions une, avant qu’elle ne cesse de fonctionner en décembre de cette année. A la place, je rêve ou je lis – ou je dors. Et je préfère le lit, la chambre au salon. J’aime beaucoup cet endroit – qui n’est pourtant pas très bien aménagé. J’aime la lumière et les arbres devant la fenêtre. Jules ne s’apercevra pas de mon absence, Stan, son frère, son grand frère, son demi-frère, le fils de Frédéric, est là – et Jules l’aime énormément. Ce que je voudrais, c’est poser ma tête sur l’oreiller et fermer les yeux. Je suis ici à écrire pour dire que lors de la dernière séance, j’ai raconté ce qui m’était arrivé. Je ne suis d’ailleurs ici, à écrire, que pour raconter ce qui s’est passé en séance. Je vais fermer les yeux deux minutes.
Fermer les yeux, c’est proprement délicieux.
Heureusement qu’il fait plus froid ces jours-ci, c’est moins confortable, à moins que je ne me glisse sous la couette. C’est que je suis un peu inquiète d’être si encline à me coucher. (Les maisons du rêve avec Irène sont des maisons de « grand-mère », abandonnées. Je préfère la première, malgré sa taille, sa grande taille, à la deuxième, vraiment trop vieille.) Je m’émerveille de ces phrases qui me viennent, de leur déroulement, de leurs virgules, du mot qui suit. Finalement, le point, et je ferme les yeux. tout ça pour. tout ça pour ne pas. Ne pas. Je lève les yeux, le vert de l’arbre, le soleil qui joue dans ses feuilles, ce vert dont Walser R. s’émerveille dans le livre que je lis en ce moment. Ce n’est pas que du vert que je m’émerveille – l’arbre devant la fenêtre est jeune encore et sa taille s’ajuste parfaitement dans l’encadrement de la fenêtre, le vent faisant jouer son corps mince. Il ne me semble pas avoir jamais été d’humeur aussi « contemplative » que ces jours-ci. enfin, je rêve beaucoup aussi, je rêvasse. D’une incroyable paresse. Tout de même, je m’étonne (tout ça pour ne pas), je m’étonnais hier, regardant l’arbre bouger, couchée sur ce même lit, sur le dos plutôt, face à lui, et ressentant ses mouvements dans mon corps-même, immobile, versée, déversée.

« Les faits. » Les suivants : l’âge ? 16, 17 ? Les nuits, une boîte de nuit, où j’allais seule, le Richard, depuis le jour de mes seize ans. Je dansais, je dansais, je ne buvais, pas d’alcool. « Les faits. » J’ai moi-même souvent dit que je couchais avec tout le monde, n’importe qui, un jour dans la rue, me suis-je souvenue hier, à cette époque. Assez souvent pour que je le croie je l’ai dit – parce que de souvenirs, je n’en ai pas tant. Assez joué. Silence jusqu’à ce que. Silence ! Deux hommes, 2 jeunes hommes, deux amis, un blond, un brun. toujours au bar. Jeunes et beaux. Leurs deux amies, blondes, très minces, leurs pantalons serrés, chaussures pointues, coiffures « lionnes » (tout ça, pas dit, en séance). Silence. Silence (mais le soleil dans l’arbre, c’est important). Je ne sais pas, plus du tout, comment je suis arrivée dans l’appartement de l’un d’entre eux, le blond. Un très grand appartement, « moderne », en banlieue me semble-t-il, car c’était loin de la ville, du centre-ville. Loin. dans la chambre, nous avons fait l’amour, je ne me souviens plus de son nom, puis il est parti, me laissant seule, là. J’étais au lit, dans le lit, quand le deuxième est arrivé, son copain, le brun. Il s’est couché dans le lit, c’était la nuit, m’a parlé, le lit était très grand, m’a demandé qui j’étais, si je connaissais son copain depuis longtemps. J’ai répondu que non, que cela datait du soir même. Son comportement a alors changé, comme sis ma réponse l’y autorisait. Il m’a fait l’amour. m’a retournée sur le ventre. M’a enculée. Ce que je n’ai pas pu raconter en séance. Est-ce que j’ai crié de douleur. J’ai eu mal. ensuite m’a fait lever. M’a dit de partir, de m’en aller. (C’est incroyable comme les mots se suivent, s’enchaînent). Dans le hall, comme il s’apprêtait à fermer la porte, je lui ai demandé de l’argent, pour prendre un taxi, je lui ai dit que je n’en avais pas. Je ne savais pas où j’étais. Il m’a ri au nez, m’a dit : « Quoi, moi, qui fais travailler des filles, alors qu’il y a en ce moment-même des filles qui travaillent pour moi, toi, tu me demandes de l’argent !!! » et il a fermé la porte. Je suis rentrée en stop. J’étais silencieuse, dans une voiture, la nuit. Je veux dire qu’une sorte d’énorme silence m’a prise, m’a entonnée.
Tiens, plus de papier.
Pourquoi est-ce que quelques jours plus tard, je suis retournée à cette boîte. Pourquoi est-ce que je me suis approchée du garçon au bar, comment, le blond, lui ai-je laissé me dire, d’un ton moquer que je lui avais filé je ne sais quelle maladie « honteuse ». « Tu veux la voir, ma bite, viens, viens voir, tu veux voir dans quel état tu l’as mise ? ». Je me suis éloignée, comment ai-je fait ? Qu’ai-je dit ? en montant les escaliers pour sortir, un jeune qui les connaissait m’a rejointe, m’a dit, mais vraiment gentiment, m’a demandé « pourquoi je faisais ça ». M’a dit que je ne devais plus le faire. Je l’ai écoutée. Les arbres. Il y a beaucoup de vent. Et là-bas, derrière, le ciel. Un bout de ciel.
Tu vois, je ne sais pas pourquoi pendant des nuits, et des nuits, j’ai repensé à ce qui s’était passé. Et c’est vrai, c’était comme de tomber dans un trou. Jamais je n’avais raconté cette histoire. Je n’aurais jamais cru que je le puisse. l’écrire non plus.

Le rêve aux grand appartement, avec Irène :
Irène est une amie dont je n’ai pas pris l’amitié au sérieux, que j’ai perdue à cause de ça, que j’ai aimée plus que ce que je ne croyais – et pas seulement à cause de sa liaison avec mon frère, comme j’ai pu le croire et si j’en crois les nombreuses fois où je repense à elle. J’ai deux frères, que j’aime beaucoup.
Dans le rêve, l’appartement était très grand, comme j’ai pu écrire que

l’appartement des 2 garçons était très grand [...]  Lire la suite >

samedi 31 décembre 2022 · 18h13

Sam 31 décembre 22 – rêve : la mémoire s’efface sous le capot de l’ordinateur

9h38. 5 gouttes hier de CBD. Réveillée vers 6 h puis rendormie sans m’être levée. Dans la chambre, dans le noir, F éveillé aussi, Ricoré sur la table de nuit. Je n’aurais pas dû passer ce croissant au micro-ondes. Lettres blanches sur écran noir du téléphone. 31 décembre,  15 degrés.

Plus tôt, rêvé que mon téléphone était cassé. Je crois. A ma mère aussi. Tout s’y effaçait. Ça avait lieu. Ça se passait sous l’écran éteint. Et puis peut-être mon ordinateur, toute la mémoire effacée. Il fallait l’allumer pour le savoir. Nous étions à Emakina. Il y avait quelqu’un, une femme, une spécialiste, jeune, qui peut-être pourrait faire quelque chose. Qui avait peut-être exprimé qu’elle voudrait bien faire quelque chose. Il fallait attirer son attention. Elle était occupée. De nombreuses personnes s’adressaient à elle. Nous étions debout, circulions entre les tables éparse d’une grande salle aux murs de briques peints en blanc, où la lumière extérieure parvient par de grandes fenêtres industrielles donnant sur un jardin ou la campagne, évoquant le laboratoire de la rue Waelhem. Je dois parvenir attirer cette femme à mon ordinateur. [...]  Lire la suite >

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