la chute de l'homme dans la banalité, sa "seconde chute" selon Heidegger, est une chute dans la vie (assomption meurtrière où nous sommes à la fois "les auteurs et les victimes"). "Nous sommes devenus des êtres individués, c'est-à-dire non divisibles en eux-mêmes et virtuellement indifférenciés. Cette individuation dont nous sommes si fiers n'a donc rien d'une liberté personnelle, c'est au contraire le signe d'une promiscuité générale." "Tous télé-guidés" par Jean Baudrillard (l'image, sa fiction POUR échapper au réel, où nous sommes tombés) "Plus on avance dans l'orgie de l'image et du regard, moins on peut y croire." "Tous télé-guidés" par Jean Baudrillard Catherine, spectatrice, se déplaçait «déjà dans le récit de la…
la chute dans la vie
malade de pensée / l’impression est toujours forte
Malade de pensée. Cherche en ce moment à quoi me raccrocher. L'impression que me font mes lectures (( aussi bien que les conférences que j'écoute, dont je poste les vidéos ici. )) est toujours forte. Mais je ne sais que faire de cette force ni ce qu'elle signifie. De quoi s'agit-il de quoi s'agit-il ? Que fais-je ? Peut-être cherchai-je seulement à me raccrocher au monde. S'il me fallait parler / témoigner de ce qui M'affecte Torture Le plus Il s'agirait probablement de mes pensées Elles qui me sont le plus familières Elles qui sont la matière de mon malheur Lequel ne doit pas être si grand dira-t-on dès lors C'est que j'y suis enfermée…
le taï chi légèrement + rapide de MF
25/3/20168:37 l'attrait du sommeil au réveil8h46 décider du caractère sacré du sommeil se rendormir taï chi hier, exceptionnellement avec MF, en remplacement, l'incessance de son taï chi un petit peu rapide.11h tout son cours, de MF, comme ça, un poil plus rapide. comme je me coule dans son rythme, il m'apparaît que ma pratique du taï chi incorpore l'arrêt, la mort, au plus près, à chaque instant du mouvement. quand le sien m'en évoque la fuite. cependant que j'admire, j'envie la constance de son énergie. il me semble en être toujours au bord de la rupture. [ d'une tentative, probablement spécieuse (mais tentante), de rapprochement de concept de pulsion et du chi : quand il définit…
Le caprice féminin, Frank Rollier (extrait)
[...] A la fin du paragraphe, Kant note entre parenthèses quatre mots en latin : « Sic volo, sic jubeo », « Ainsi je le veux, ainsi je l’ordonne », dont J.-A. Miller retrouvera l’origine chez Juvénal. À Rome à partir du premier siècle (années 90), Juvénal écrit une série de satires dans lesquelles il dénonce l’hypocrisie des puissants, les mauvais exemples que donnent les parents à leurs enfants, la corruption et la luxure de la société impériale. Dans la satire VI, il s’en prend avec véhémence à la femme mariée, dépeinte comme étant toujours insupportable, sinon dépravée. Il tente de dissuader un ami qui songe à se marier et, entre autres exemples, rapporte cette…
L’Un tout seul avec Parménide
L’Un tout seul avec Parménide Par Dominique Rudaz De ce qui est, de ce qu’il y a La question de l’ontologie, de ce qui est, et de l’existence, de ce qu’il y a, est centrale dans notre expérience analytique, puisque la position que nous prenons par rapport à notre pratique varie singulièrement selon qu’on l’ordonne à ce qui est ou à ce qu’il y a[1]. Si, comme Miller nous explique, « le secret de l’ontologie »[2] est que l’être n’est que du semblant, si l’être ne tient qu’au discours, à ce qui est dit (l’être de langage), alors qu’est-ce qu’il y a, qu’est ce qui existe en deçà ? Ce qu’il y a, ce qui existe, ce…
La disparate
par Jacques-Alain Miller, Quarto, n° 57, 1995, p. 24-29. Je m’interroge cette année, dans mon cours du département de psychanalyse, sur le mode de jouissance. J’aimerais arriver à en faire une catégorie usuelle dans la psychanalyse, pour autant que le mode de jouissance du sujet ait été prouvé par le psychanalyste, dans l’expérience à laquelle il préside, comme une résistance – en tout cas, c’est cet usage qui me paraît le plus intéressant. Il me semble que lorsque le psychanalyste d’aujourd’hui en parle, c’est communément parce qu’il doute de pouvoir contribuer à ce que ce mode de jouissance change pour le sujet dont il a la charge. L’analyste d’aujourd’hui admet que pour un sujet son…
vis ma vie de blog, transe, carcan et parataxe
13 oct 24 7h 22, éveillée depuis 3h du mat, je vais bientôt me recoucher. Découragée par la façon dont je fais avancer le travail sur le blog. Hier, attardée toute la journée sur... le mois de janvier 2023! Cela en dépit des décisions et du travail de la veille, cela probablement parce que je venais d'importer ce mois dans le blog depuis Evernote (via Diarium). Quelque chose attire mon attention, je n'y résiste pas. Ce peut être n'importe quoi à proprement parler : c'est pur et simplement l'impulsion de la pulsion et je je m'empare de strictement n'importe quel objet : qu'il s'agisse d'un problème de fond ou de forme, il faut que je…
dimanche 20 avril 25, 06:28 // de la tachypsychie
alors, c'est Pâques // une phrase avec point au bout, une phrase sans. // Je dois lutter pour ne pas refaire le thème de iota et le passer en FSE (full site editing) // je m'étais levée pour boire une Ricoré et retourner me coucher. et retourner me coucher et profiter du lit et dormir et ne plus penser. // parfois, ne pas dormir et penser est agréable parfois, comme ce matin, pas très. la façon dont mes idées sautent d'un sujet à l'autre, plus ou moins indifféremment, n'est pas très agréable. j'ai appelé ça d'un terme psychiatrique l'autre jour, j'ai oublié lequel. dans le texte moments. il y a des variations, des variabilité dans…
Bien-être au magasin BIO / ChatGPT et l’Autre qui sait
« J’ai ce matin mangé un peu de la mixture lait de coco / quinoa préparée il y a deux jours, que je ne trouve pas très bonne, il faudrait que je la barre de mon livre de recettes ; je l’ai réchauffée avec un peu de lait de soja et 2 cs flocons de sarrasin + un peu de Kasha. Qu’en penses-tu ? » Telle est ce matin la question que je ne peux stupidement m’empêcher de poser à ChatGPT. ChatGPT que j’interrogerais non-stop s’il était possible, si je ne me surveillais pas. Tellement j’ai besoin perpétuellement d’une approbation. Ou tellement j’ai besoin d’être jugée. Tellement j’ai besoin d’être accompagnée. D’être constamment dans un…