mardi 31 janvier 2023 · 07h35

Mardi 31 janvier 2023

7:35 2 gouttes, assise coin de canapé, recroquevillée, pas de couverture, froid. Bu beaucoup d’eau (tiède + bicarbonate) parce que j’ai des problèmes de calculs et que ça fait mal en ce moment. Je dois boire plus. Alors, je vais essayer de boire au réveil, directement, beaucoup, comme ça….

La tristesse qui m’est tombée dessus hier matin, et qui m’a pesé toute la journée, lorsque voulant écrire à FB, voulant lui décrire mon projet, je me suis rendue compte que je ne parviendrais pas à l’y intéresser et que je n’arriverais pas à écrire quoi que ce soit de publiable, c’est-à-dire de lisible. Le caractère autiste de mon écriture m’a un fois de plus frappée. Et j’ai renoncé à ce mail. Ça m’a déprimée. Le caractère autiste de ce que je fais m’a une fois de plus sauté à la figure. [...]  Lire la suite >

jeudi 9 février 2023 · 06h16

Faire et défaire, c’est toujours travailler (comme disait ma grand-mère)
— jeudi 9 février 2023

jeudi 9 février 2023

05:16

Réveillée depuis 4 heures.

Je crois que je suis très découragée par le blog. Mais, c’est un mal de tête qui m’a réveillée.

Comment continuer ?

C’est un monstre, ce blog.

Publier un journal une fois par semaine ? Une fois par mois ?
Un pas de plus dans l’organisation ?
Mais, comment mettre ça en place ?
Le publier en privé au fur et à mesure. Et puis, le passer public ?

Je voudrais que moins de choses soient publiées. Tout dépublier ? Tout passer en privé ? Comment ? Créer une catégorie spécifique pour ce qui est publié et rendre toutes les autres invisibles? [...]  Lire la suite >

lundi 13 février 2023 · 18h39

Fermeture

Aujourd’hui, 13 février 2023, je décide de ne plus rien rajouter ici. Je tente cette coupure. Je pars ailleurs.

J’espère cependant arriver à tirer quelque chose du monstre qu’est devenu ce blog.

Je tiens  ici une liste des choses que je voudrais faire.
La page mod reprend les derniers articles sur lesquels je suis occupée à travailler.
La page asc par contre reprend tous les articles dans l’ordre chronologique.
Tandis que la page desc est dans l’ordre antéchronologique de rigueur dans les blogs.

Il y a la page des rêves.

vendredi 21 avril 2023 · 07h54

Une fois de plus, partie à BXL en urgence – 21 et 22 avril 23

(Souvenir du 21 avril, écrit et publié à Paris, le 2 mai. Ecrit ne me souvenant pas que j’avais déjà écrit ceci, sur le train le lendemain-même (craignant sans doute, à raison, que j’oublierais), tant pis, je verrai plus tard ce que je ferai. je supprimerai probablement ce texte-ci, vrai doublon.)

Une fois de plus partie à BXL en urgence. Quand? Que consulter? Mon carnet? Où est-il? Non rien, aucune note. Ma mémoire… Aucune idée. Si. Ma mère un soir ne voulait pas aller au lit et puis quand elle est montée, une fois mise en pyjama, est redescendue et quand Angélique a dit qu’elle partait, qu’elle prenait son train, a  voulu la suivre, est descendue à l’entrée avec elle, qui a alors appelé JP pour le prévenir. Plus tard, elle m’expliquera qu’elle a alors dû ruser : a dit à ma mère qu’elle pouvait venir avec elle mais qu’il fallait qu’elle mette son manteau, qu’elle ne pouvait pas sortir en pyjama, ma mère s’est aussitôt dirigée vers le porte-manteau et A en a profité pour s’éclipser. A refermé la porte que ma mère s’est mise à tambouriner, furieuse. A a alors rappelé JP, lui a dit de venir en urgence. JP était épuisé déjà au lit, pour une fois, il est à nouveau en crise de polyarthrite, a couru comme il a pu jusque là, trouvé attroupement autour maison mère, mère à la fenêtre à hurler, est rentré, dans le couloir a mis une demi-heure à la calmer, elle furieuse d’être enfermée, furieuse contre lui, il me dit qu’il a pour la première fois eu l’impression de voir ce dont il s’agit dans la démence, sont arrivés finalement à monter. est arrivé à la mettre au lit. Est redescendu. Je me souviens maintenant de nos messages WhatsApp envoyés. L’effroi traversé.  [...]  Lire la suite >

samedi 22 avril 2023 · 06h42

Samedi 22 avril 2023, 6h42

(texte retrouvé après l’avoir ré-écrit et publié ici. Une fois que j’aurai terminé de publier la semaine entière, je rassemblerai les deux textes. Le blog me sert à compiler. A ordonner. A m’imaginer moins seule, à me mettre en présence d’un lecteur. M’offre la structure dont je remplis les trous au départ de ce que j’arrive à prendre comme note. Au départ de ce qui s’écrit, de ce qui trouve à s’écrire : notes, messages whatsapp, mails.  Après, pour le bienfait du récit, libre à moi de trouver quoi éliminer, supprimer, préciser. Sur le moment même, certaines émotions trouvent à peine un mot pour être dites, que je reconnais ensuite. S’obliger à ces mots, ces bribes. A ce qui se saisit.)

Paris, samedi 22 avril 2023. 
6h42. 
Ça aurait été l’anniversaire de papa, tiens.

Endormie cette nuit pensant que ma mère mourait. Enfin, mis beaucoup de temps à m’endormir.

Malheur hier.

[21/04 à 22:31] Jean-François : Oh my god, JP vient d’appeler, il court chez maman parce qu’elle veut partir avec Angélique, ça a l’air grave
[21/04 à 23:03] Jean Pierre: Pas sorti de l’auberge .

[22/04 à 00:03] Eoik: Angélique vient de rentrer chez elle. On se parle demain. [...]  Lire la suite >

samedi 22 avril 2023 · 18h00

Sur le train pour BXL, 22 avril, 18:00

18 heures. Sur le train pour Bruxelles, une fois de plus. J’arriverai pour donner son souper à ma mère.

Je me force à écrire. Je ne sais ce qui se laissera écrire. Je sais que je le dois : sinon : tout à l’oubli. Tout au trou.

Je pars alors que la situation est déjà considérablement améliorée puisque qu’Angélique restera dorénavant à la maison la nuit quand il se passe des choses trop difficiles pour la modique somme de 10 euros de plus. Elle n’est pas du tout inquiète. Elle dit qu’il ne faut que de la patience avec maman. Que ça ne lui fait pas peur, qu’elle a des personnes beaucoup plus difficile que ça. Elle était très rassurante. Je craignais, nous craignions tous qu’elle ne veuille plus s’occuper de maman. Mais, non, pas du tout.   [...]  Lire la suite >

dimanche 23 avril 2023 · 07h19

dimanche 23 avril 7h19
— message à JC

7h19. 
Déjà 50 minutes de Twitter… 
C’est parce que Jam est de retour…  

Comment ne pas fumer. Boire encore un café. Je suis au salon fenêtres ouvertes pour aérer. J’ai planqué les cigarettes. Je me demande si maman ne pourrait pas oublier qu’elle fume. 

 
Cher J-C,

Je suis de nouveau à BXL. Je me permets de te demander si nous pouvons à nouveau nous parler. 
J’aurais besoin de noter ce que tu m’as dit, qui m’a beaucoup aidée. Dont je voudrais encore affiner la transmission à mes proches. 

Un jour quand j’étais ici, à plusieurs reprises ma mère m’a demandé si quelqu’un savait qu’elle existait. [...]  Lire la suite >

lundi 24 avril 2023 · 08h06

lundi 24 avril, 8h6

Bjr, 

Je suis l’amie de FM, je m’appelle Véronique.  

Ma mère est atteinte d’alzheimer et vit seule chez elle. 

Elle a des aides qui viennent plusieurs fois par jour.  

Des événements récents, un cambriolage et le fait qu’elle soit maintenant enfermée dans la maison ce qui l’empêche de passer sa tête à l’extérieur et de renifler l’air de la rue et saluer éventuellement l’un ou l’autre passant, semblent avoir aggravé la maladie, m’obligeant à venir séjourner chez elle, où je suis maintenant, plusieurs fois récemment. Mes frères, qui habitent à Bruxelles, sont au bord du burnout.  [...]  Lire la suite >

mercredi 3 mai 2023 · 13h12

Extraits et notes de lecture de l’avant-propos du livre Le discours mélancolique de Marie-Christine Lambotte

Extraits relevés en cours de lecture

les numéros pages sont indiqués entre parenthèse

(p. 8) un certain type de discours dépressif que nous avons qualifié de « mélancolique » eu égard à son formalisme dépourvu d’affect et de fantaisie, à sa logique toute formelle et à l’impossibilité manifeste de cerner à son propos un quelconque récit

… l’originalité des formes d’organisation par lesquelles le mélancolique utilise son symptôme.

les signifiants essentiels de la mélancolie

Ainsi, comparativement à la dépression que nous considérons comme un état symptomatique transversal qui peut aussi bien concerner les névroses et les psychoses, et à la (p. 9) psychose maniaco-dépressive que nous considérons comme une psychose, nous avons cherché à caractériser plus précisément le discours mélancolique en fonction de ses signifiants essentiels, tels par le « rien » et le « destin » de même qu’en fonction de ses figures récurrentes telles le « tout ou rien« , « l’avant/l’après » et l' »apparent caché« . A considérer cette dernière figure, par exemple, la Vérité ou la vraie réalité serait pour le mélancolique « derrière les choses, là où ça brille » et la réalité quotidienne serait alors destinée à la masquer. Aussi bien est-ce pour cela que cette dernière se présente comme une surface plane, sans aucun relief et où tous les objets seraient subsitutables les uns aux autres et sans plus de valeur les uns que les autres. La réalité remplirait donc une fonction d’écran face cet objet du désir (l’objet petit a) sur lequel Lacan s’interroge relativement au sujet mélancolique et qui semble avoir affaire à cette expression de « suicide de l’objet » qu’il évoque comme hypothèse à la mélancolie dans la dernière leçon du Séminaire VIII : Le transfert. [...]  Lire la suite >

jeudi 11 mai 2023 · 06h33

que j’ai moins affaire au trou de l’impossible à dire qu’au mur (manquant) de l’interdit (à dire), qui est toujours à dresser

Six heures du mat, réveillée par le chat vers quatre heures.
Les mots qui viennent à mon esprit fatigué, rincé.

Que j’ai moins affaire au trou de l’impossible à dire qu’au mur à dresser de l’interdit à dire. De ce qu’il n’y a pas à dire. Ou de ce qui n’est pas à lire par d’autre que moi ou/et un analyste ?
Comment le dresser ce mur ?
Comment ne pas dire ce que je dis ?
Pour devenir entendable, lisible.
Moi qui suis forcée à une écriture à raz-du-réel ?
Ce mur, je l’érigerais, qu’est-ce qui viendrait s’y écrire ? Quel tag, signature, de choc slogan ? S’y coller quelle affiche ? Et qui le lirait ? Quel anonyme mur. [...]  Lire la suite >

lundi 22 mai 2023 · 07h40

intermittences

un corps suffoque, deux horloges tictaquent. cliquètent l’une et l’autre à contre-temps. le frigo aussi produit son bruit, irrégulier, qui semble insister. parfois la bouche ahane, halète. gémit, pantèle. souffle. des bruits de corps pour dire une plainte sans mots. qui la soutiennent, l’accompagnent. quel est ce sifflement métallique venu s’ajouter.

vendredi 2 juin 2023 · 17h39

#00 | le livre oublié

Texte source : Atelier François Bon #été2023 #00 | le prologue ( 2 juin)
Je le publie ici au 2 juin pour qu’il apparaisse en premier, à la date où FB a donné cet atelier, mais la véritable date de publication sur le blog du Tiers Livre est celle 29 juillet 2023.

j’essaie de me souvenir d’un livre auquel je tiens beaucoup, et rien ne vient, rien ne revient, et cela me stupéfie. je ne me souviens ni du titre ni du nom de l’auteur, de l’autrice. du visage, je me souviens, de son très beau visage, ses cheveux noirs, lisses, tirés en arrière, sa bouche qui malgré le noir et blanc de la couverture paraissait fardée. je n’ose rien dire de plus de ce visage. je n’ose rien dire de plus, un petit quelque chose qui me retient, de ce visage dont je m’étais étonnée, à le découvrir, qu’il ne ressemblât pas davantage au mien. c’est dire. que nous fûmes même, l’une et l’autre, d’un « type » opposé. c’est la chose difficile à dire. l’une blonde, l’autre brune. c’était le deuxième livre que je lisais d’elle. mais quel avait été le premier. le souvenir est encore plus dégradé, voire absent, totalement. #blonde #brune [...]  Lire la suite >

lundi 5 juin 2023 · 12h32

sans titre – Peut-être ne suis-je rien qu’un corps posé là dans le noir
— Atelier rien nulle part (essai 1)

Peut-être ne suis-je rien qu’un corps posé là dans le noir dans la chaleur d’un lit une grande main étrange posée ouverte sur la peau du ventre. Le temps que ça dure c’est l’infini. 

Et puis, levée tout autre pour boire un café. Dans l’obscurité trébuche vers la lumière le temps d’apercevoir les fesses d’un autre corps posé là qui émergent d’une couette repoussée. Mes cheveux je devrais les couper je pense sans leur jeter un oeil dans le miroir de la salle de bain où je me couvre d’un peignoir. Dans le couloir me pencherais-je ou pas sur le chat qui vient vers moi. Je n’ai toujours pas de nom. La question qui se pose : que suis-je quand je n’écris pas. Ou ne se pose pas. [...]  Lire la suite >

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