| rêvé il y a deux nuits que mon père n’était pas mon père. je rencontre mon « vrai » père. lui parlant de mon père (du vrai dans la « réalité »), je dis « mon père » et m’en excuse auprès de lui : c’est lui qui toute ma vie a fait pour moi office de père, qui a été un père pour moi, non pas celui qui aujourd’hui se présente comme étant mon père. il ne m’en veut pas, il sait que mon père, qui s’avère donc n’être pas mon père, est mort. ce nouveau père est physiquement assez massif. plutôt muet. il ressemble à un personnage du téléfilm dont j’avais vu la veille la fin où il s’avérait être un homme d’affaires, plutôt que l’agrégé de lettres qu’on avait essayé de le faire passer. qu’il fût un homme d’affaires, tout de suite je le pense un peu mafieux, véreux, pas clair. |
dans la réalité, j’ai sur mon père un travail à faire, pour mon père. c’est à ce travail que je suis coincée. ce travail. qui m’angoisse. ce travail que mon père m’a demandé de faire, de son vivant, sur son lit de mort. ce père qu’éventuellement mon rêve désidéalise. « d’affaires » plutôt que « de lettres ». et dès lors « moins clair ». je n’en sais rien. pour faire ce travail il vaut mieux être « d’affaires », plutôt que « de lettres ». plutôt être soi-même d’affaire (femme d’a), plutôt que de lettres (comme le vrai père). d’où l’angoisse. et le changement de père. |
le père à faire. à faire le père. (l’angoisse, la mauvaise humeur vient de là : quand il s’agit de prendre une place à lui réservée jusque là . un « faire comme », voire un « faire mieux » que le père (souvenir de la mauvaise humeur de freud sur l’acropole, liée à la culpabilité qui l’envahit d’être arrivé si loin, d’avoir accompli son rêve d’enfant (celui de voyager) et de se trouver maintenant face à qq chose, l’acropole, que son père, vague petit homme d’affaire, n’aurait pas même rêvé de voir, faute de culture. enfin, je ne suis pas sûre que son père fût homme d’affaire, disons homme de petit métier.)) |
évidemment, comme à chaque fois, j’accuse l’autre de m’empêcher de faire ce que j’ai à faire. je veux dire que dans la réalité il y a « ce père à faire », l’angoisse, je rumine; j’ai mes humeurs, et j’accuse f de m’empêcher. |
un père à faire
— (coincée)
rêvé que je faisais du théâtre
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rêvé que je faisais du théâtre |
il y avait autre chose, mais je ne sais plus quoi, autre chose d’important.
vers la fin, j’aperçois le public et qq dans le public, roger (metteur en scène). incompréhension, distance, nous ne nous parlons pas. lui sait que je suis une très bonne comédienne. comme si, alors qu’il est arrivé que l’envie m’en reprenne, je refaisais du théâtre, ici, à paris, avec des gens qui ne me connaissent pas et que je ne connais pas et que tout foirait, lamentablement. |
être et avoir été. pas très difficile à interpréter. et pourtant, quand même, pourquoi ce rêve-là ? en ce moment? |
l’insavoir
rêvé cette nuit que je n’en n’avais pas le droit, pas le droit de dire, parce que je ne suis pas diplômée. mon étonnement, ma stupéfaction.
de cela pourtant dont il est question pour moi. trouver comment dire ce qu’il est à ma portée de dire. depuis mon inintelligence même, mon ignorance, dire depuis ce qui me retient de savoir à la façon universitaire, la culture que je n’ai pas, mon histoire & ma géographie que je n’arrive pas à retenir, malgré mes efforts nombreux.
m’étais endormie hier, pensant que si ma mère, elle nous angoissait tant, c’est qu’elle est une femme, elle aura beau eu, recouvrir ce trou, de son silence, de sa bonté, du don d’elle-même, rien n’y fait.
il y aura eu quelque chose de l’ordre de l’horror feminae.
inventer une autre parole. ne pas faire à l’instar.
de la difficulté-même, se réjouir.
chez nous, ça a été ça, les hommes parlaient. c’est les hommes qui parlaient.
le supplice du nom
— prise dans la coulisse
Fort empêchée d’écrire en ce moment, à cause du travail (( Eh non, le mot travail ne vient pas du latin tripalium, instrument de torture à trois pieux. Voir Tripalium: une étymologie écran : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-luce-morlie/280911/tripalium-une-etymologie-ecran-archive )).
Il y a deux ou trois jours : rêve.
1. D’abord seule
Pendant longtemps, de plusieurs façons, je cherche à arriver à l’une ou l’autre piscine.
2. Plutôt à plusieurs
Finalement, il est décidé que nous y irons, à la piscine, à plusieurs. Nous partons du château (enfance).
3. Un nouveau chemin
Plutôt que d’aller vers l’une de celles que j’avais déjà repérées, il est décidé, par le groupe, que nous irons vers une autre, dont je n’ai pas souvent fait l’épreuve du trajet.
4. A droite, le connu, le château de l’enfance. A gauche, la ville de ma mère, l’inconnu
Celle que je connais, c’est plutôt vers la droite – le chemin qui descendait du château au village à travers les prairies, un chemin toujours le même, souvent re-parcouru en rêve. La direction que nous prenons, c’est plutôt vers le fond à gauche. Impression de Poperinge (ville de ma mère). [...] Lire la suite >
Événement Lacan (1) – 2 rêves : les analystes blancs, le bouillon de jules
Dimanche, 7 mai 2006, 8h17
Trop de rêves ces jours-ci, alors que ce sera mercredi peut-être ma dernière séance, et cette nuit, quel cauchemar, au point que je ne sache si je peux le raconter ici.
L’événement Lacan
Le rêve : J’arrive quelque part pour un événement autour de Lacan, grand événement. Salle. Attente. Spectateurs, attendent. Je suis dans le fond de la salle, du côté des grandes portes en bois, blanches à moulure dorées. Je remarque que les premiers rangs sont occupés par des chemises blanches. Certaines pas si blanches que d’autres, mais blanches quand même. Je trouve ça un peu ridicule, étrange, qu’ils soient tous comme ça en uniforme, les psychanalystes. Je pense que je distingue mon propre ex-analyste, chemise blanche. Et puis aussi, comment s’appelait-il, ah oui, JC, Jean Claude, chemise blanche. [...] Lire la suite >
Evénement Lacan (2) – l’événement là-camp
— (et le rêve du Sang N)
Je reviens aux rêves de L’événement Lacan.
Je veux noter maintenant tout ce qui me vient à l’esprit à propos de ces rêves.
Dans le premier rêve, il s’agit donc d’un « Événement Lacan », d’une réunion, d’une conférence, d’une table ronde autour de « L’événement Lacan. » Dans le second rêve, il s’agit d’un enfant ébouillanté.
D’abord, je ne peux m’empêcher de penser que l’arrivée d’un enfant, auquel le premier rêve se réfère également, avec le bébé de 4 mois dans l’assemblée, constitue un événement autrement plus événementiel que n’importe quel « Evénement Lacan ». [...] Lire la suite >
Evénement Lacan (3) – le camp scientifique des travailleurs, suivi de l’esthétique jouet
Réfléchir aussi : le camp scientifique des travailleurs, suivi de l’esthétique jouet : PATATE, patate jules, l’enfant en uniforme, le rose – j’ai oublié de parler des jouets.
Événement Lacan (4) – après-coup et de l’analyste comme déchet
bon voilà, maintenant je suis devenue un peu plus morte.
tout de même, y a rien de plus éloigné de l’identification qu’un analyste, alors?
rêve, le cargo demi-tour
il y a urgence, il y a mercredi, bientôt, la séance. peu de souvenirs, pas un cauchemar en tous cas. un truc affairé, ce que j’en écris déjà ré-inventé:
immense bateau immense peut-être cargo
il avance, il doit faire demi-tour (il le doit vraiment, c’est probablement une question de vie ou de mort, une question cruciale)
il fait demi-tour une première fois, manœuvres gigantesques
en fait, état de guerre, désordre total, insurrections, je ne trouve pas le mot. guerre n’est pas le mot. guerre civile, guerilla, guérilla urbaine. feux, saccages, rues
demi-tour avorté, repart sur route première
des jeunes, comment est-ce qu’on les a appelés, pendant les « événements récents en france », canaille? racaille? non, je ne sais plus. canaille, c’est une terme pour moi devenu lacanien, qui ne peut pas du tout désigner ces personnes. enfin, eux dont j’oublie le mot qui les a désignés, essaient de me fourguer, vendre, sommes dans salle de machine
– avez-vous vu récemment à la télévision le film, c’est ça, un bateau coulait, nombreuses personnes enfermées, allaient essayer de s’en sortir, circulaient dans le bateau, rencontraient partout où ils allaient mort et désolation, le bateau était renversé -,
les jeunes donc essaient de me vendre des fringues de magasins qu’ils en ont profité pour pille. je leur réponds vêtement par vêtement, très calmement, décide de prendre leurs offres au sérieux, fais comme si aurais pu être intéressé,e si ça m’avait convenu et rejette un à un tous les vêtements. à la fin, leur explique, à ceux qui sont restés avec moi, le dramatique de la situation, mais, je ne me souviens plus de quoi il s’agit, de quelque chose de vraiment grave, qu’ils ne savaient pas. s’en vont, savent. je remonte. tout est désert.
le bateau fait demi-tour, demi-tour immense, manœuvre immense. je suis furieuse. folle furieuse. seule et folle furieuse. je ne sais pas qui comment quoi a décidé de ça, comment ça s’est fait. je veux arrêter ça. ce n’est pas du tout que je sois contre le demi-tour, mais pas de cette façon. pas que ça se fasse et que ça soit décidé par d’obscurs dirigeants que je décide de débusquer. je devine où ils se cachent probablement. ils sont dans les machines, et les machines sont disposées en profondeur, cachées, en demi-cercle autour de moi. je suis au centre d’une immense plate-forme ronde, déserte,
au bord de laquelle, dans un demi-cercle, accrochés au bord, dans des cabines (blanches et bleues), sont cachés « les maîtres » [...] Lire la suite >
Événement Lacan (5) – délivre naissance lamelle. aux armes, etc.
mais ça lui fait mal. oui oui. et des feuilles s’échappent de lui. des feuilles. quelque chose va, se feuilletant. s’envole. se « dé-livre » – ce « délivre » en quoi consiste aussi le reste de placenta, délivré, expulsé après la naissance.
à propos du délivre :
À propos du mot « délivre« , Le Petit Larousse le signale comme un nom masculin. De même placenta et arrière-faix sont des termes masculins désignant le même objet. […]
Cet ensevelissement du placenta revenait au père qui, s’il n’assistait pas à l’accouchement, avait cependant un certain nombre de tâches à remplir. […]
La pratique d’ensevelissement des matières issues de la délivrance relevait des relations entre hommes et femmes à propos de la naissance.
Le placenta était un peu l’ombre du nouveau-né, trace de l’univers intra-utérin, aussitôt renvoyé au destin final du corps humain dans la tradition occidentale, la terre. [...] Lire la suite >
N
— Je pensais que c'était un rêve, mais non.
des suites (et son double)
— (d'1 double qui ne sera pas du semblant)
Je vois que je suis seule au milieu du grenier et que n’ai pas de culotte.
— (vieux rêve)
le devoir de suicide
— rêve réellement extraordinaire, cauchemar
Je crois que nous sommes devant la mer. J’ai déjà, en cachette, peut-être dans l’autocar, avalé, à moins que je ne les tienne encore en main, les 5 cachets avec lesquels je compte me suicider. Je ne sais pas si je commence mon suicide, si ce sont les premiers cachets de mon suicide, ou si ce sont les premiers et derniers, les seuls. Je ne sais pas si je commence alors à mourir. Toujours est-il que les cachets que je prends et que je ne vais cesser de reprendre à partir de là vont commencer à faire leur effet.
Il y a une chose que nous allons faire deux fois, devoir faire deux fois. C’est une épreuve, un exercice difficile – c’est lié au devoir de suicide ou au fait que nous postposons le suicide, à la situation dans laquelle nous sommes. La première fois, ça se passe sans trop de difficultés, nous arrivons à le faire. La deuxième fois, ça va devenir si difficile, l’épreuve, que, moi qui suis partie devant, qui mène les autres, vais finir par abandonner, ce qui entraînera mon réveil.. J’avalerai au cours de cette épreuve plusieurs fois des cachets. A la fin, les autres s’en apercevront, le « chef » aussi. Qui se demande également s’il va le faire, si c’est le moment de le faire, qui ne sait pas quoi me dire. Personne ne sait quoi me dire par rapport à mon suicide. [...] Lire la suite >
séances 1 & 2
la semaine dernière, séance 1 :
– Vous trouvez que j’ai l’air soûl?
je reprends la dessus hier, séance 2.
être l’alcool de l’autre. et c’est comme si c’était reparti pour un tour. que je revienne sur ces histoires m’étonne. reparti pour un tour, des accents différents, des échos différents, mais dans ce que je raconte j’entends toute une série de signifiants qui sont toujours présents dans ma vie, délestés aujourd’hui d’une bonne part de leur poids dramatique. il y a rue, fille de rue, mon nom; travail, travail de rue, fille de joie. cette rue où je n’arrive toujours pas à aller aujourd’hui – mais qui encore m’enchante exalte dès que j’y descends. il y a gangster, bandit, mon oncle – cet oncle même, encore, qui régulièrement, ici, aussi, dans les blogs veut revenir -ma « méchanceté »? mon « goût pour la mort »? [...] Lire la suite >