jeudi 2 février 2006 · 09h10

faire n’importe quoi, jouir

mais que cela soit : conforme à l'impossible ~ à la croisée du désir et de la jouissance ~ Le discours capitaliste moderne n’a rien à voir avec ce que notre gauchisme sexuel d’antan appelait la morale bourgeoise. Son impératif catégorique en matière d’éthique est : Jouis! Philippe De Georges, Ethique et pulsion Fais n’importe quoi. Point. Sans conditions. Fais absolument n’importe quoi. [1] Thierry de Duve, Au nom de l’art,  “Fais n’importe quoi”, p. 129   Impératif catégorique (capitaliste, selon Philippe De Georges) : Jouis ! Impératif catégorique (de l'art moderne, selon Thierry de Duve, et en réponse au capitalisme) : Fais n’importe quoi ! Puis, pp. 133-134 : Il y va, disais-je il…

dimanche 5 mars 2006 · 16h47

noir sur blanc, pensées en italique :: le pas sur le tout

Vie étirée entre l’écran du jour et l’écran du soir et tous les deux sont très petits. Il est de ma nature d’être enfermée. Note sur l’angoisse de l’orgasme. Petite note sur l’adhérence à ce fantasme selon lequel il faut signifier à l’autre, au partenaire amoureux, qu’il y a à redire à son désir. Je ne trouve pas le mode du mien dans la mesure où je ne le supporterais calqué sur aucun (pas tout x phi de x :: je privilégie le pas sur le tout). Et puis il y a l’insupportable qui  consisterait à consentir à son désir, de l’autre, à dire oui à son mode, sa modalité. Ce mode, cette modalité, mienne…

lundi 13 mars 2006 · 10h53

de la pulsion donc, le nouveau sujet
— (ce qui est fondamental, au niveau de chaque pulsion, c’est l’aller et retour où elle se structure)

Avant que de poursuivre, j’ai retrouvé une citation de Lacan où il est question du « nouveau sujet » qui advient une fois le tour accompli de la pulsion – et ce malgré que je ne sois pas sûre que ce soit le temps pour moi d’être exacte dans mes citations, que je ne sois pas loin ici de raconter un rêve et que mon souvenir, ce que je peux en dire, compte davantage que ce qu’il en est à l’origine. Freud nous introduit maintenant à la pulsion par une voie des plus traditionnelles, faisant usage à tout moment des ressources de la langue, et n’hésitant pas à se fonder sur quelque chose qui n’appartient…

mardi 21 mars 2006 · 11h10

le supplice du nom
— prise dans la coulisse

Fort empêchée d'écrire en ce moment, à cause du travail (( Eh non,  le mot travail ne vient pas du latin tripalium, instrument de torture à trois pieux. Voir Tripalium: une étymologie écran : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-luce-morlie/280911/tripalium-une-etymologie-ecran-archive )). Il y a deux ou trois jours : rêve. 1. D’abord seule Pendant longtemps, de plusieurs façons, je cherche à arriver à l'une ou l'autre piscine. 2. Plutôt à plusieurs Finalement, il est décidé que nous y irons, à la piscine, à plusieurs. Nous partons du château (enfance). 3. Un nouveau chemin Plutôt que d'aller vers l'une de celles que j'avais déjà repérées, il est décidé, par le groupe, que nous irons vers une autre, dont je n'ai pas souvent…

mardi 2 mai 2006 · 11h17

manque et symptôme et plein et sinthome
— // intermittences du désir constance de la jouissance

je suis payée pour lire : "Cette différence, propre à Lacan, du symptôme et du sinthome, nous montre bien pourquoi nous avons aussi besoin de deux termes comme ceux de désir et de pulsion. Le désir a ses intermittences tandis que la pulsion a sa constance. Il y a du côté du désir tout un jeu de masques et il est incessamment travaillé par une négativité interne, si je puis m’exprimer ainsi, alors que, du côté de la pulsion, nous avons une positivité plus ou moins grande. ¦ ¦ ¦ ... Du côté symptôme et vérité, tout repose sur le manque. Du côté sinthome et jouissance, il n’y a pas de manque. ... ¦ ¦…

lundi 8 mai 2006 · 10h20

rêve, le cargo demi-tour

10h20 il y a urgence, il y a mercredi, bientôt, la séance. peu de souvenirs, pas un cauchemar en tous cas. un truc affairé, ce que j'en écris déjà ré-inventé: immense bateau immense peut-être cargo il avance, il doit faire demi-tour (il le doit vraiment, c'est probablement une question de vie ou de mort, une question cruciale) il fait demi-tour une première fois, manœuvres gigantesques en fait, état de guerre, désordre total, insurrections, je ne trouve pas le mot. guerre n'est pas le mot. guerre civile, guerilla, guérilla urbaine. feux, saccages, rues demi-tour avorté, repart sur route première des jeunes, comment est-ce qu'on les a appelés, pendant les "événements récents en france", canaille? racaille? non,…

mardi 16 mai 2006 · 08h47

SOUVENIR DU SEMINAIRE DE MARIE-HELENE BROUSSE

Notes prises au séminaire du 15 mai 2006. Séminaire d’Étude 1 de l'ECF, animé par Marie-Hélène Brousse. Commentaire du texte de Jacques Lacan sur “Les noms du père” Question de Marie-Hélène Brousse: pourquoi faut-il que Lacan doive ramener l'Eglise quand il en vient à parler des Noms-du-Père? Quel est le lien, le rapport de cet Autre qui est Dieu au Nom-du-Père? Comment, pourquoi l'objet a va-t-il le faire retourner aux Pères de l'Eglise? Néanmoins, quels que soient les prestiges de la dialectique hégélienne – quels que soient ses effets, via Marx, par lequel elle est entrée dans le monde, achevant ainsi ce dont Hegel était la signification, à savoir la subversion d’un ordre politique et…

lundi 22 mai 2006 · 08h55

de l’angoisse et du non-dialectisable

Comme je relis, me demandant qu'en faire, ces notes prises, là au séminaire de MHB, le 15 de ce mois, je reprends en main, ce séminaire des Noms-du-Père, je lis, p. 70: Dans l'angoisse, vous ai-je dit, le sujet est affecté par le désir de l'Autre, d(A) ici au tableau. Il en est affecté d'une façon immédiate, non dialectisable. C'est en cela que l'angoisse est, dans l'affect du sujet, ce qui ne trompe pas. Jacques Lacan, Des Noms-du-Père, Editions du Seuil, Collection Champ freudien, janvier 2005, p. 70 Et je rapprocherai seulement cette note, de celle sur l'orgasme, déjà reprise ici: [...] Freud, lui, depuis le début de son enseignement, articule ce qui, de l’orgasme,…

samedi 3 juin 2006 · 08h10

pas top, des règles de la circulation et de la jouissance des biens matériels

L’OMS a défini la santé mentale comme l’absence de trouble. Le DSM qui permet la mondialisation du traitement hygiéniste des masses humaines décline quatre catégories de troubles de la conduite : conduite agressive, fraude et vol, violation des règles établies, destruction des biens matériels. Avec cette définition du trouble, la santé mentale devient le respect des règles établies de la circulation et de la jouissance des biens matériels. Ces catégories sont celles des experts français lorsque, à l’occasion, ils publient un rapport sur la santé de l’enfant et de l’adolescent. L’utilisation de la génétique y fait sa triste réapparition : des populations dites à risque montreraient une « susceptibilité génétique » au TOP (Trouble Oppositionnel…

jeudi 21 décembre 2006 · 23h13

la charge affective en moins

de l'allègement de la charge affective, de nombreuses choses je vis qui débarrassées sontde leur "charge affective". une histoire triste, Ernst retrouve alors le souvenir suivant : très petit, au moment de la mort de sa sœur, il a commis une chose grave pour laquelle le père l’a battu. Il a alors fait une terrible colère et injurié son père, mais ne connaissant pas d’injures il lui a donné tous les noms d’objets qui lui passaient par la tête : « Toi lampe ! toi serviette ! toi assiette ! » Le père déclare : « Ce petit là deviendra ou un grand homme ou un grand criminel. » A partir de ce moment, son…

dimanche 11 mars 2007 · 22h09

du transfert de la certitude de l’angoisse à la certitude de l’acte

Angoisse constituée, angoisse constituante [...] La seule théorie qui nous intéresse, c'est la théorie de la pratique. S'agissant du Nom-du-Père, s'en passer s'en servir veut dire exactement, c'est au moins ce que je propose ici, se passer d'y croire, tout en s'en servant comme d'un instrument. Le hiatus de la croyance et de l'usage ne recouvre pas mais déplace celui de la théorie et de la pratique. Le hiatus de la croyance et de l'usage, à vrai dire, est essentiel au structuralisme, à toute approche structuraliste. Ce hiatus est au principe même de ce que Lévi-Strauss appelait "le bricolage", qui consiste à réutiliser, à recycler comme on dit, les produits maintenant déshabités des croyances d'un…

mardi 3 avril 2007 · 14h38

« C’est toi même que tu détruis ; voilà ce qu’il aurait fallu lui faire reconnaître »

L’analyse de Bouvet ne repose que sur l’imaginaire de l’envie de pénis et de la castration masculine. Or ce cliché n’a rien de discriminant quand au choix de la névrose. À la place, Lacan fait pivoter la cure non pas sur l’envie de pénis et le désir d’être un homme, mais sur le désir de la mère et du phallus comme signifiant du désir. Dans l’enfance, la personne a été l’objet du désir de la mère : de nombreuses scènes décrivent sa dépendance à la fois vitale et passionnelle. Ce qu’elle détruit, c’est cette dépendance à l’image phallique désirée par la mère. En effet, elle est en rivalité non avec le père, ni avec la…

dimanche 23 novembre 2008 · 14h09

Il exprime tout ce qu’il pense, et jamais ce qu’il sent.

« Il exprime tout ce qu’il pense, et jamais ce qu’il sent ». Cette remarque qui concerne aussi bien la vie du sujet que le déroulement de la cure démontre la valeur de défense des symptômes obsessionnels : il s’agit de pensées faites pour se défendre de ce que l’on pourrait sentir. [...] La défense fonctionne à la fois par rétention et par contrainte. On saisit là l’importance du rapport au surmoi dans la névrose obsessionnelle. La pulsion et le surmoi sont deux concepts clés de la névrose obsessionnelle. Mais il y a des échecs de la pensée qui se marquent par le retour du refoulé, ainsi : ce bout de réel de la toux qui vient par…

mardi 6 janvier 2009 · 13h39

Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons

même l’ignorance ne peut rien contre cela qui nous environne. tu pleurais hier soir. petit. viens encore. pleure. petit. dis. la maladie aussi nous attend. il faudra du courage, encore dire oui. nous ne sommes responsables que de nous-mêmes, c’est ce que je crois. la lumière est dedans. la lumière est dehors.  vouloir ce qui est proche, vouloir ce qui vous arrive, même qui vous arrive à l’improviste, et vous fait mal « La joie est l’affect spinoziste du rapport au réel, l’affect auquel on peut atteindre lorsqu’on ne croit plus aux caprices du sort, mais lorsqu’on s’égale à lui, que l’on s’accorde avec lui, sur un mode qui est proche de l’éternel retour de…

samedi 31 janvier 2009 · 23h35

2235 (abracadabra; comment j’ai tout bien nettoyé aujourd’hui)

la cigarette me manque incroyablement, depuis un jour ou deux. frédéric est au concert. jules dort. je suis dans mon bureau avec la bouteillede vin blanc portugais pétillant. j'ai bien aimé ces trains, regardez http://theartofmemory.blogspot.com/2009/01/trains-in-cinema-part-5.html. regardez ! et puis, il y a ça, qui n'est pas mal. c'est une adresse provisoire. je ne suis même pas sûre d'être autorisée à la diffuser. mais bon. pour le moment, c'est là:  http://bram.org/textdynamics/cnes/index-ecritures.php après, ça sera là http://bram.org/textdynamics/cnes/index.php.  à explorer. pour ma part, il faut encore que je m'habitue à lire sur écran. j'ai du mal. les gens que je commence à connaitre, ça va, je veux dire ça va, j'arrive à les lire facilement, l'intérêt m'aide. note…

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