7h42.
Au lit, réveillée à l’instant par J qui commence tôt. Ce courage, l’admiration que j’ai pour lui. Il prend son petit déjeuner seul. Je ne lui prépare rien. Attaque de fracassemeur, mais je ne sais déjà plus lequel. J’ai pris le téléphone uniquement pour noter ça et oups, envolé. Ils sont très difficiles à saisir.
7h48, J sort.
J’éteins la lumière, je ferme les yeux. Saut dans le vide.
8h42, levée, canapé. Dans la rue un camion lent (camion poubelle ?)
« Le parlêtre adore son corps, dit Lacan, parce qu’il croit qu’il l’a. En réalité, il ne l’a pas, mais son corps est sa seule consistance – consistance mentale, bien entendu, car son corps fout le camp à tout instant. Il est déjà assez miraculeux qu’il subsiste durant le temps de sa consumation. – Lacan J., Le Séminaire, livre xxiii, Le sinthome, Paris, Le Seuil, 2005, p. 66. » [...]
