Le Sambuc, 21 juillet 2018 Dernier jour à Arles, partons demain, aujourd'hui journée à Nîmes prévue. Rêve d’il y a deux nuits : il pourrait y avoir une fontaine jaillissante qui sorte de me tête, mais la structure environnante ne convient pas. La fontaine jaillissante est un point au milieu du pied, « très important », qu’on peut travailler en accupression. Il y a un exercice de chi, où on le fait sortir en fontaine jaillissante au dessus de la tête, et ça retombe en parapluie. Utile. Rêves de cette nuit, trop nombreux. Consultation médecin, c'est Irène du tai chi. Je veux la payer, mais je n'ai que du cash, elle ne veut pas, elle se fâche, elle dit,…
L’argent de ma mère dans le parapluie de cellophane, volé
23 février 2021 18h51
/ - 19/ 8 °C - Sunrise 07:50 - Sunset : 18:22 Bonsoir, je m'aperçois que ce mail, que je pensais vous avoir envoyé ce samedi 20, n'est pas parti... Incroyable ! Bon, j'appuie sur Envoyer. Chère Hélène Parker, Le printemps est annoncé pour ce week-end. Je vous écris sur mon téléphone. Nous sommes à D, arrivés hier. Il n'y a pas longtemps que je me suis réveillée. Le jour se lève (oiseaux, etc.) Je dors à nouveau. J'ose à peine le dire, je croise les doigts, mais je dors à nouveau, depuis un mois. Depuis que prends de l'huile de CBD. Je ne vous l'avais pas dit, l'effet en a pourtant été immédiat. Je…
13 mai – « dispersion mentale »
Réseaux sociauxL'on voit bienque l'on est prêtà s'accrocher àn'importe quel filn'importe quelle histoiren'importe quelle bribe d'histoireet à l'accoler à n'importe quelle autre,sans que plus on ne se sente tenupar la production d'aucun senssinon celui, fondamental,que ces multiplicités de sens qui s'additionnent passent par nous, et nous plaisent.c'est notre notre jouissance qui fait l'unité des sens dont nous nous faisons détenus, involontaires. involontaires : car nous n'en savons rien. nous y risquons : la volonté, le désir. (y gagnerions : une forme de sagesse, dont je ne me risquerais pas encore à dire les conditions.)
que faire de cette vacance
je ne sais pas du tout quoi faire. à l'instant il ne me semble plus du tout qu'écrire ici soit ce qui convienne. je n'ai, fondamentalement, RIEN à faire. comparez cette état d'esprit avec celui de catherine millot, lorsqu'elle parle de la nécessité où longtemps elle s'est trouvée de se réserver des plages de rien. ce fameux texte que je voulais recopier. ce serait peut-être le moment de le faire. que faire de toute cette vacance que je n'ai cessé de m'aménager. que je n'ai eu de cesse de m'aménager. tous les jours, je connais ce moment de flottement. où je ne sais plus du tout quoi faire.
toute-une-à-une-seule chose
il m’apparut au réveil que ma façon d’être toute-une-à-une-seule-chose, tant d'années durant ardemment combattue, tant cela s’apparente à un gouffre, est peut-être le meilleur moyen de lutter contre le sentiment d’errance qui fait le fond de mes jours, de tenir un fil sans le lâcher, d’avancer sur le vide – comme je me réveillai dans l’envie de reprendre ce texte lu hier soir, sur la mélancolie, en lieu et place de quoi, comme j’ouvrais mon téléphone, je publiai les photos de ces pages, merveilleuses, que je relus par le même occasion, de Catherine Millot dans Abîmes ordinaires (et non pas « intérieurs », comme je l’ai certainement noté, et qu’il me faut immédiatement corriger !) à les relire, je compris ce qui m'avait échappé, cette intransitivité…
Rêve – L’autre femme / La vie là
RêveIl y a une autre femme.Il y a une autre femme. Mais c'est peut-être moi. Dans le rêve, c'est comme si je n'étais pas moi, mais l'autre femme. Je ne sais pas où est moi. Il y a cette sensation d'un manque de moi. ( D'être là, en ombre dans un coin de image, en bas, à droite, en trou dans l'image. C'est depuis ce trou, cette ombre, que j'assiste au rêve. Rien de dramatique: c'est le prolongement de ma conscience de rêveuse, sa silhouette dans l'image. Je me vois voir, assister au rêve.) Il y a une deuxième fois. C'est la deuxième fois. Je suis seule. Je ou elle. Il y a beaucoup de…
« tout entier pris dans le sacrifice, sans aucun recours »
L'action du sujet dans le fort/da est exemplaire. En nommant le vide créé par l'absence de la mère à l'aide de l'alternance présence/absence de la bobine, le sujet la détruit comme objet, mais il constitue cette action même comme objet en la répétant. Le sujet "élève son désir à une puissance seconde (...) Le symbole se manifeste d'abord comme meurtre de la Chose, et cette mort constitue dans le sujet l'éternisation de son désir."15 Le fort/da n'est plus seulement scansion, mais véritable fondement de l'édifice subjectif du désir. La mélancolie, sacrifice suicide, s’identifie à cette mort du sujet qui se nomme dans le même temps où il s’éternise. Par là, le sujet se fait pur…
orage et tachypsychie
l'orage est passé, le jour se lève. quelle beauté cet orage, quel appaisement. immensité. tout du long, j'aurais pu écrire, je ne l'ai pas fait. j'ai laissé l'orage à l'orage. il ne se représentera plus jamais. à moins qu'il n'ait ouvert une nouvelle ère, d'orages. difficultés. hier relu ces passages dans Emmanuel Carrère qui m'avaient mis la puce à l'oreille. bien sûr j'aurais dû écrire pendant l'orage. je n'ai plus que les dernières gouttes, et tout du long qu'il s'abattait, splendide, je pensais à ce moment où il s'arrêterait. au centre de ma maladie, c'est bien plutôt le temps. un gros problème avec le temps. celui qui passe. à Emmanuel Carrère, quand on lui dit…
Yoga, d’Emmanuel Carrère (extraits)
"Tachypsychie C'est un mot que je ne connais pas, "tachypsychie". Je l'ai entendu pour la première fois dans la bouche du premier psychiatre auquel j'ai eu affaire - homme doux et humain, à qui je pense avec gratitude. La tachypsychie, c'est comme la tachychardie, mais pour l'activité mentale. Les pensées sont erratiques, sans suite, stridentes. Elles s'agitent en tous sens, trop vite. Elles tourbillonnent et blessent. Ce sont des vritti, mais des vritti surmultupliés, une tempête de vritti, des vritti sous cocaïne. Cela décrit bien mon état. Moi qui me croyais en si bonne voie pour les domestiquer et atteindre l'état de quiétude et d'émerveillement, je suis la proie de vritti déchaînés. Je leur suis…
emmanuel carrère, suite
réveil. au lit, noir de la chambre, je ne sais pas encore qu'il est tard déjà, bon sommeil, cauchemar, chaleur, souvenirs des lectures de la veille.j'entends : tuuuue.... toi - un très long tue, qui pourrait presque valoir pour tu es ou tue, finalement arrive toi. je pense à tout ça, ces formules entendues depuis si longtemps, qui reviennent régulièrement. que je ne retiens plus que comme le signal de quelque chose qui ne va pas, qui seraient celui d'une "mélancolie enclenchée". il faudrait que je raconte quand ça a commencé, ces cruelles pensées, mais pas maintenant. que j'ai un moment appelés les fracassemeurs, quand les injonctions étaient beaucoup plus violentes, puissantes, et alors pleines…
home working
jamais seule. ce qui me manque c'est d'entendre mes gestes résonner dans le silence. mes gestes, mouvements, déplacements, présence. d'entendre résonner ma présence dans le silence.
la nature de mon corps
Nathalie est fâchée sur moi et j'en suis fâchée. je tente de me faire excuser en lui disant que je suis bipolaire. je lui parle aussi de ce qui peut s'atteindre dans le corps, du corps, se vivre. j'exige alors d'être ramenée "quelque part". nous partons en taxi. arrivée cage aux ours, explosion. je repars dans ma rue seule et heureuse, avec le taximan.
jeudi 8 juillet, 11h54 :: dégoût (le monde réduit à un diagnostic)
nuits d'insomnies se succèdent. c'est l'écriture sur le blog qui devient trop difficile. qui provoque en moi du dégoût. dégoût de la situation, de cette maladie, de ce que je décris. dégoût et crainte aussi.sur le blog, j'ai ajouté une page qui liste tous les billets du mois de juin dans l'ordre chronologique. je voulais voir comment ça se lisait (je projette de faire ça pour tous les mois)1. cette relecture de textes écrits pour la plupart dans l'urgence, la nuit, s'est avérée pénible. je ne cesse de trouver à corriger, à ré-écrire, à supprimer. éventuellement je m'aperçois que je me suis répétée, que deux jours à la suite j'ai redit la même chose, avec…
vendredi 16 juillet :: sur les noms propres dans les magasins de disque
19h21. un verre en terrasse pendant qu'ils magasins de disque. ils toujours des heures magasins de disques. magasins de disque, ça ne veut rien dire pour moi. que des noms, des noms, des noms. je l'ai vu en rentrant dans le magasin, tous ces vinyls affichés qui recouvraient le mur, ces belles pochettes, ne signifient rien pour moi. que des noms, des noms de groupes, de musiciens. jamais arrivée à. il y en aurait des choses à dire. alors, cette fois je suis sortie. j'ai dit je vais boire un verre à côté et me voilà. voilà là. tout ce qui de la culture tient aux noms. aux noms propres. et la façon dont je…
sam 17 juillet :: une invitation facebookienne (I)
J'ai bien peine à m'intéresser au monde tel qu'il s'exhibe dans les médias et je n'en recueille que très rarement d'autres échos. À peine je sais où est la Colombie. Tant de coordonnées m'échappent. Il me semble que le temps et l'espace errent en moi entre zéro et l'infini sans transition. Tous les jours, je perds un peu la parole et me bats pour trouver les moyens de construire un monde à ma taille où je ne finisse pas de perdre la raison : repérer, chérir, accorder, relier, tenter, de relier, entre eux, l'un ou l'autre propos qui garde à l'extérieur (entendez de votre côté, du côté des autres) quelques résonances. Je teste des formules, des formulations. […]